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Full text of "Le Monde Diplomatique, 1983, France, French"

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QUARANTIÈME ANNÉE N° 12028 


- JEUDI 29 SEPTEMBRE 1983 


« La France a été perçue 
comme l'auteur principal 
du coup d'Etat du 17 mai a 

nous déc/are le président 
de la Haute-Vofta 

LIRE PAGE 6 



Fondateur : Hubert Beuve-Méry 



W V? ""F 

Directeur : André Laurens 


3,80 F 


Algérie. 3 DA ; Maroc. 3.80 iflr. : TunMa. 380 m. \ AH», 
umpoe. 130 DM ; Autriche. 16 ach. ; Belgique, 26 4r. : 
Canada. 1.10 S ; Cdce-dlvoire. 340 F CFA : Danemark. 
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Tel. : 246-72-23 


Réalisme 

sino-américain 

Un nouveau réalisme marque 
les relations entre la Chine et 
les Etats-Unis après les conver- 
sations que le secrétaire améri- 
cain à la défense, M Wember- 
ger, rient d’avoir à Pékin. 
L'échange de visites projeté 
pour les premiers mois de 1984 
entre le président Reagan et le 
. premier ministre chinois illus- 
tre, mieux que toute autre 
considération, le regain de 
confiance entre les deux pays 
alors que les intentions et le 
comportement de l’équipe Rea- 
gan avaient initialement paru 
des plus suspects à Pékin. 

Il n’y a pas si longtemps, le 
chef de la Maison Blanche se 
voyait reprocher d’entretenir de 
coupables relations avec le ré- 
gime de Taiwan et de mener 
ainsi la politique dite des «deux 
Chines» visant à perpétuer la 
séparation de file. Aujourd’hui, 
la République populaire met ce 
différend entre parenthèses 
pour se feficiter de l’accord 
donné par Washington au 
transfert de technologies dites à 
double usage, c'est-à-dire aussi 
bien militaire que civil. 

Pékin n’en a pas moins pris 
soin de bien marquer les limites 
de ce rapprochement L’Afgha- 
nistan et le Cambodge sont les 
seuls sujets sur lesquels 
M. Weinberger a rencontré , 
faceord total de ses interiocu- 
ceure. Ceux-ci se sont en revan- 
che bornés à l'écouter — sans 
pour autant l'approuver — sur 
des chapitres tels que l’ra- 
fltience soviéto-cubaine en j 
Amérique latine, l'expansion- 
nisme libyen en Afrique, les 
conditions d’un régiment paci- 
fique an Proche-Orient, voire la 
sécurité dans f océan Indien. 
Pour ne rien due du renforce- 
ment du potentiel militaire ja- 
ponais ou de la Corée, domaines 
sur lesquels les dirigeants 
chinois se démarquent expres- 
sément des positions améri- 
caines. Aussi bien se sont-ils 
gardés de faire le moindre écho 
aux propos du secrétaire à la 
défense sur la « coopération 
stratégique » souhaitable entre 
les deux pays. Le temps n’est 
plus, décidément, où M Deng 
Xiaoping appelait de ses vœux 
la formation d’un « front uni », 
au sein duquel la CMne et les 
États-Unis se seraient trouvés 
associés, contre l’« hégémo- 
nisme soviétique ». 

Que la Chine s’estime tou- 
jours menacée par l'U.RJSLS. , 
la preuve en est qu’elle s'efforce 
if accélérer la modernisation de 
son armée et qu’elle n'hésite 
pas, pour ce faire, à s’adresser 
aux Américains. Mais, loin de 
se fer à Tun des deux Grands 
contre l'autre, elle s'applique à 
rééquilibrer ses relations avec le 
monde extérieur, à renouer les 
contacts avec Moscou, en même 
temps qu’elle améliore ses rap- 
ports avec Washington. 11 est 
sigaiGcarif à ce propos qu'un 
vice-ministre soviétique des af- 
faires étrangères ait précédé à 
Pékin M. Weinberger, et qu’un 
autre y soit attendu au début du 
mois d'octohre. Comme si la dî- 
pkuaatie chinoise, dont le chef 
est aux États-Unis, trouvait 
Aux sou dialogue avec W a- 
shiogeoo des atouts supplémen- 
taires pour la partie en cours 
avec Moscou. 


f lire page 4.! 


Les négociations au Uban 

Le cessez-le-feu semble consolidé 
mais le « dialogue national» 
s'annonce difficile 

Comme au Tchad... 

par ANDRÉ FONTAINE 


L'accord de cessez-le-feu au 
Liban — que Moscou juge 
• positif • — a été, à quelques 
exceptions près, respecté. La 

■ réunion, ce mercredi marin 
28 septembre à Khaldé. à l’en- 
trée sud de Beyrouth, de la 
commission militaire suscite 
l’espoir que l'accord serait 
consolidé. Cependant, notre 
envoyé spécial. Jean Gueyras. 
rapporte que les milieux gou- 
vernementaux sont de plus en 
plus réticents pour appliquer 
le volet politique de l’accord 
concernant l’ouverture d’un 
dialogue national. 

Il faudrait avoir le cœur bien sec 
pour ne pas se réjouir de l'arrêt du 
carnage libanais. Mais il faudrait 
avoir la vue bien courte pour ne pas 
comprendre que le cessez-le-feu est 
fragile et qu'il entérine un sérieux 
recul du gouvernement de Beyrouth 
et de ses protecteurs occidentaux. 

L'an dernier, après le dépan de la 
capitale des Palestiniens chassés par 
Israël. Amine Geraayel avait claire- 
ment défini ses ambitions : réunifier 
le pays autour de son armée recons- 
tituée, obtenir le départ des troupes 
israéliennes et syriennes qui occu- 
paient encore 80% du territoire 
national. Les États-Unis, la France, 
l’Italie et, dans une moindre mesure, 
la Grande-Bretagne, lui envoyaient 
une force multinationale destinée à 
dissuader qui que ce soit de s’oppo- 
ser par les armes à la mise en oeuvre 
de cette politique. 

Au début, le président a marqué 
d’incontestables succès : après huit 
ans de partage de fait, la capitale 
était réunifiée, même si le contrôle 
de sa partie est demeurait aux mains 
des milices chrétiennes, autrement 
dit du parti phalangiste. L'armée 
dont l'encadrement était en majorité 
chrétien et la troupe en majorité 
musulmane voyait ses rangs s’étoffer 
rapidement. Sa tenue au combat, 
ces dernières semaines, a montré sa 
cohésion morale et l'efficacité de ses 
instructeurs américains et français. 

Malgré les erreurs des phalan- 
gistes, trop enclins à se comporter 
comme en pays conquis. Amine 
Gcm&yel aurait peut -cire pu gagner 
la partie s’il avait négocié l'évacua- 
tion du pays en même temps avec 


Israël et avec b Syrie. Mais les 
Américains étaient convaincus — à 
ton - que, le moment venu, l’Ara- 
bie Saoudite, qui subventionne lar- 
gement Damas, saurait lui forcer b 
main. Et c'est ainsi que le président 
libanais s'est laissé persuader de 
signer au mois de mai un accord 
d’évacuation avec le seul Israël dont 
certaines clauses ouvraient à celui-ci 
un droit de regard que b Syrie 
n'avait aucune chance d'accepter. 

Or elle pouvait compter sur 
l'appui de 1’U.R.S.S-, qui avait tout 
intérêt à montrer l'impossibilité au 
Proche-Orient d'une pax americana 
ou d'une pax hebraïca durable. 
Walid Joumbbtt et ses druzes, tenus 
à l'écart du gouvernement libanais, 
ne demandaient qu’à le torpiller. 
Tout au long de l'hiver et du prin- 
temps, des combats sporadiques se 
déroulèrent dans b montagne du 
Chouf, à deux pas de Beyrouth, avec 
la bienveillante tolérance des Israé- 
liens. alors maîtres du pays. Dès leur 
départ, au début de l’été, ce fut b 
guerre ouverte. 

f Lire la suite page 2. ) 


Les mécomptes du plan acier 

Usinor et Sacilor perdront encore 
7 milliards de francs en 1983 


Le plan-acier est dans l'impasse. 
Il devait conduire à une modernisa- 
tion des usines et à un retour à 
l’équilibre financier en I986T Mois 
après mois, sont apparus des pro- 
blèmes nouveaux, posés par l'effon- 
drement d’entreprises privées — 
Valexy, C.F.E.M., Creusot-Loire. — 
que le secteur public doit absorber 
en partie et financer. Le marché, de 
son côté, reste désespérant- Le pian 
gouvernemental décidé en août 1982 
prévoit pour 1986 des capacités de 
production de 24 millions de tonnes 
d’acier brut. En ! 982, la production 
est tombée à 1 8,6 millions de tonnes. 
Cette année, 17 millions de tonnes à 
peine sortiront des laminoirs. 
L'année prochaine, on le sait main- 
tenant, ne sera pas meilleure : le 
marché européen, dont dépendent 
la quotas attribués aux sidérur- 
gistes français, ne semble pas devoir 
se redresser, et les portes de b 
grande exportation se ferment, aux 
Etats-Unis par exemple, par des 
maures protectionnistes. 

La déficits financiers s'addition- 
nent. Le groupe Schneider a besoin 
de trouver 7 milliards de francs sur 
quatre ans pour redresser sa filiale 
Creusot-Loire, malade de son acier. 
Usinor et Sacilor ont reçu 6.4S mil- 
liards de francs en dotation de capi- 
tal pour 1983. et néanmoins leur 
déficit atteindra 7 milliards de 
francs. Si Sacilor s’en tire mieux. 
Usinor devra recevoir une rallonge 
supérieure à 2 milliards de francs, 
rien que pour finir l'année. Com- 
ment b financer? Pour 1984, la 


deux groupes ont déjà demandé, et 
apparemment obtenu, près de b 
moitié de l’enveloppe des dotations 
budgétaires réservé» aux entre- 
prises nationalisé» : 6 milliards de 
francs. La marge brute d’autofinan- 
cement de chacun des deux groupa 
ai négative de 3 milliards de francs. 
Comme ni la quantités produites ni 
la prix décidés de façon commu- 
nautaire ne laissent de marge de 
manoeuvre, il apparaît désormais 
établi que le retour à l'équilibre 
financier ne sera pas au rendez-vous 
en 1 986 comme prévu et imposé par 
ailleurs par b Commission économi- 
que européenne qui veut voir cesser 
toute subvention publique à cette 
date. 

Cette impasse financière se dou- 
ble aujourd’hui d'une impasse indus- 
trielle. Mardi 27 septembre. 
M. Raymond Levy, P.-D.G. d'Usi- 
nor, en célébrant le vingtième anni- 
versaire de b « mise à feu » des 
hauts fourneaux d'Usinor- 
Dunkerque, s’est alarmé contre b 
forme que prend la concurrence 
entre son groupe et Sacilor : • Je ne 
vois pas la nécessité de la concur- 
rence entre l’État et l’État. • Le 
pire, a-t-il expliqué, at la course à 
l’investissement • destructeur ». 

> Quand l'un des deux fait quelque 
chose, est-ce la peine que l'autre s’y 
précipite ? La concurrence, est-ce 
construire ici pour que l’autre 
détruise là ? •. 

ÉRIC LE BOUCHER. 

( Lire la suite page 401 


Le sursaut des paysans du Salvador 

Des milliers de manifestants ont défilé dans fa capitale 
pour défendre la réforme agraire menacée 


San-Salvador. - Des milliers de 
paysans ont manifesté le 27 septem- 
bre dans bs rua de San-Salvador. 
Ce n'est pas un événement habituel 
dans un pays où ceux qui travaillent 
la terre forment depuis toujours une 
majorité clouée par b peur — sur- 
tout quand se poursuit une guerre 
civile commencée trois ans aupara- 
vant. 

Depuis b semaine dernière, des 
affrontements entre l'année et la 
guérilla ont été signalés en plusieurs 
endroits du pays : à l’est, dans la 
départements de San-Miguel et 
d’Ûsulutan ; dans le centre, dans 
ceux de San-Vicente et de Cusca- 
tlan. 

Des milliers de paysans avec leurs 
chapeaux de paille, leurs cabas, leur 
démarche raide et leurs corps angu- 
leux. lis ont déployé leurs bande- 


De notre envoyé spécial 
CHARLES VANHECKE 

rôles : « Pas d’homme sans terre, 
pas de terre sans homme!- Ou 
bien : - Seul le peuple sauvera le 
peuple /» Ils ont défilé devant b 
cathédrale où, en 1980, Mgr Oscar 
Romero, leur archevêque, a éié 
assassiné. Ils sont passés devant un 
mur où l'un de ceux qui défendait le 
prélat a écrit : * On ne pleure pas 
Mgr Romero. on l’imite ! • 

11s l'ont imité. De toutes la terres 
à café, à coton, à maïs que possède 
ce pays fertile mais surpeuplé, ils 
sont venus manifester en faveur de 
b réforme agraire lancée en mars 
1980, mais aujourd'hui paralysée et 
même menacée. Signe encoura- 
geant : le gouvernement de coalition 


(droite eL démocratie chrétienne) 
de M. Alvaro Magana, a autorise la 
manifestation. Et celle-ci s'est 
déroulée sans incident, ce qui 
n'aurait sans doute pas été le cas Û y 
a deux ans. 

Au début, ils étaient sans voix, ces 
hommes au visage creusé et fatigué. 
Leurs dirigeants syndicaux la invi- 
taient à crier le slogan choisi pour ce 
défilé soigneusement prépare : il 
s'agissait de montrer qu’on était 
pour la justice et la réforma - par 
la voie démocratique - — donc 
contre la violence et la guérilla. Us 
étaient sans voix parce que peu habi- 
tués à protester. El puis, sur la place 
de la Liberté, quand ils ont été 
invités à agiter leurs chapeaux 
- devant la presse du monde 
entier -, ils ont obéi. 

(Lire la suite page 6 1 


Le scénario 
de M. Barre 

Une logique 
de crise 
de régime 

M. Louis Mermaz a traité une 
fois M. Jacques Chirac de > fac- 
tieux >. Le président de l'Assemblée 
nationale aurait sans doute récidivé 
si les propos tenus, mardi soir 
27 septembre, par M. Raymond 
Barre l'avaient été par le président 
du R.P.R. De quoi s'agit-il? Une 
fois de plus, d'une éventuelle • coha- 
bitation » entre un président de gau- 
che et une majorité de droite au len- 
demain des élections législatives de 
1986. MM. Giscard d'Estaing et 
Chirac l'envisagent. M. Barre la 
refuse. On ne traitera pas M. Barre 
de - factieux •. Cela ferait rire. Le 
style de M. Chirac, 1’ - éloquence du 
menton» (1), permettent de ne 
répondre que sur la forme : la 
manière de M. Barre oblige à répon- 
dre sur le fond. 

.Car M. Barre a l’an de présenter 
d'une façon apaisante une réalité qui 
ne le serait pas. Si l'on suit bien 
l'ancien premier ministre, la victoire 
de l'opposition en 1986 conduirait le 
chef de l’État, soit à se « soumettre 
totalement -, soit à tirer la consé- 
quences de l’impossibilité d'un 

• compromis historique ». Il lui res- 
terait donc à partir, - se soumettre 
ou se démettre ». comme disait 
M. Marchais en 1978 à propos de 
M. Giscard d’Estaing. C’at une 
logique de crise de régime. 

C’est aussi une logique nettement 
présidentialiste, puisque une nou- 
velle majorité entraînerait l'élection 
d'un nouveau président, au lieu que. 
dans le système mixte instauré par le 
général de Gaulle, c'est le fait prési- 
dentiel qui crée le fait majoritaire. 
Sans doute objectera-t-on que. en 
matière de cohabitation, ni la lettre 
ni b pratique da institutions ne 
donnent la solution. Mais il ai clair 
que ce débat ai de pure opportunité 
politique. 

En premier lieu, il s'agit pour 
l'opposition, en évoquant dès main- 
tenant la probabilité d'une victoire 
en 1986, de faire patienter ses 
troupes, et de répondre à l’exaspéra- 
tion - réelle - d’une partie de l’opi- 
nion. En second lieu, débattre de la 
« cohabitation - permet aux » prési- 
dentiables » de l’opposition de 
contrer la - problématique - de 
M. Mitterrand, qui est celle de 
l'élargissement de la majorité, du 
« recentrage -, dont M. Barre craint 
qu’il n'apporte à l'actuel président 

• les concours les plus empressés et 
sans doute les plus inattendus ». 

Enfin, cette discussion renseigne 
sur la stratégies da chefs de l'oppo- 
sition. 

JEAN-MARIE COLOMBANI. 

f Lire la suite page S. I 


fl) La formule at de M. Barre. 


Catherine 

R1HOIT 

Triomphe 

delamour 

“Un vrai roman, de bout en bout savoureux 1 . 

François Nourissier/Lc Figaro Magazine 

“Une romancière-née, farouche et spontanée”. 

Jacques-Pierre A mette/ Le Point 

GALLIMARD Ul'f 


40% DES HABITANTS DE LA PLANÈTE MENACÉS PAR LE PALUDISME 


La recrudescence alarmante de la maladie 
accélère la mise au point d'un vaccin 


Jamais b mise au point d'un vac- 
cin contre le paludisme n’a paru si 
proche; jamais b compétition scien- 
tifique et industrielle sur ce sujet n’a 
été aussi âpre. Le congrès qui vient 
de se réunir, à Annecy, sur l'initia- 
tive conjointe de la Fondation 
Mérieux. de l'institut de parasitolo- 
gie de Grenoble et de l'université de 
l'Illinois aux Etats-Unis aura révélé 
la nécessité d'un effort accru : pre- 
mière maladie mondiale, le palu- 
disme menace... 40% de b popula- 
tion de b planète. 

Près de deux milliards d’êtres 
humains vivent aujourd'hui dans da 
zona touché» par le paludisme. 
Cet effectif augmente sans case. 
La malades sont, atime-t-on, deux 
fois et demi plus nombreux qu'en 
1968. date à laquelle l’Organisation 
mondiale de la santé reconnut que 
I’ - éradication - entreprise 
treize ans plus tôt avait échoué et 
qu’il fallait imaginer d'autres straté- 
gies. Certes, la évaluations statisii- 
ques du paludisme sont approxirra- 


tiva et temporaires. L'Inde, par 
exemple, déclarait soixante mille cas 
en 1962. quatre millions eu 1982. 
Combien aujourd'hui? 

Plusieurs cenituda pourtant : le 
paludisme représente aujourd'hui b 
première cause de mortalité infan- 
tile dans le monde et. probablement, 
l’une da touta premières causa de 
mortalité da adultes: il constitue un 
frein majeur au développement éco- 
nomique : enfin, la situation 
s'aggrave d'année en année. 


Pourquoi? En premier lieu, parce 
que les campagnes massives d'- éra- 
dication - lancées au cours da 
années 1950 dans l’euphorie qui 
avait suivi la décou verte du D.D.T. 
( dichloro-di phény 1-t riefc lorétane 1 
ont, après quelque succès, marqué le 
pas. puis manifestement échoué. 

CLAIRE BRISSET. 

f Lire la suite page 10 . 1 


AU JOUR LE JOUR 

Les pouvoirs publics 
s’inquiètent de l’existence, sur 
le marché français, d’un som- 
nifère aux effets secondaires 
redoutables puisqu’il peut 
entraîner des pertes de 
mémoire et des réveils diffi- 
ciles. On traque les individus 
malveillants qui n'ont pas 


Amnésie 

hésité à l’utiliser pour abrutir 
leurs ennemis. 

Un moyen simple d’oublier 
ses tracas, les promesses et 
les crises ? L’amnésie pour 
tous P Mais c’est un bienfait 
ptour l'humanité ! 

BRUNO FRAPPAT. 




LkJJW 




Page 2 - UE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 ••• 


Un plan de renaissance nationale 


LU 


« LES ARABES DES MARAIS » 


Le cessez-le-feu 
au Liban 


André Fontaine, 
après avoir constaté 
que l'accord 
de cessez-le-feu 
consacre un sérieux recul 
du gouvernement 
de Beyrouth 
et de ses protecteurs 
occidentaux, se demande 
s'il existe encore 
une chance de sauver 
le Liban. 

Roland Tomh 

met en évidence, 

avec de précieux rappels 

historiques, 

la complexité 

du tissu libanais. 

Enfin, Georges Heuze 
présente 

un plan de renaissance 
qui prend en compte 
les réalités 
démographiques 
du Liban 
d'aujourd'hui. 


L E premier Séminaire inieruni- 
versitaire de libanologie, or- 
ganisé par la Fondation mon- 
diale pour là qualité de la vie et 
l'Université européenne d’été pour 
les sciences en formation, n’ayant pu 
avoir lieu â Luxembourg en juillet 
dernier et le second Séminaire, 
prévu à Beyrouth en novembre pro- 
chain, s'avérant problématique en 
raison des événements, il importe 

S ie l'Etat libanais soit informé sans 
us tarder des grandes orientations 
de la sociothérapeutique libanaise 
qui auraient été abordées par ces sé- 
minaires. 

]. Le recensement libanais de 
1943 indiquait SS % de chrétiens et 
45 % de chiites, de sunnites et de 
druzes. Selon les dernières estima- 
tions faites en 19S1, la population li- 
banaise compterait aujourd'hui envi- 
ron 63 % de chiites, de sunnites et de 
druzes, et 37 % de chrétiens : cette 
inversion du rapport chrétiens/ mu- 


par GEORGES HEUZE (*) 


sulmans en guère plus d’une généra- 
tion constitue une première donnée 


lion constitue une première donnée 
fondamentale. Si la fertilité et l’émi- 
gration différentielles se mainte- 
naient à leur taux actuel, le nombre 
des chrétiens serait, dans un siècle, 
inférieur à 20 % et, dans deux siè- 
cles , à 10 %. La mobilité démogra- 
phique différentielle révélant tou- 
jours certaines tensions et certaines 
inadaptations sociales, il importe de 
Considérer comme prioritaire la re- 
cherche d’une formule nouvelle qui 
permettrait à toutes les commu- 
nautés de prospérer dans l’égalité et 
la fraternité, au sein d’une même na- 
tion et d’une même patrie. 

2. Les phénomènes démographi- 


ques libanais supposent, pour un 
Etat démocratique, la prise de dis- 


Etat démocratique, la prise de dis- 
positions telles que : 

ai la création d’un conseil pour 
l'uni lé nationale, oû toutes les par- 
ties seraient représentées chacune 
par deux ou trois membres élus par 
leurs communautés respectives. Ce 
conseil serait consulté par le chef de 
l’Etat et le gouvernement, et dissous 
après les élections générales, précé- 
dées par un recensement de la popu- 
lation sous le contrôle des Nations 
unies; 

b) la dissolution du Parlement, 
qui n’a plus, en fait, aucune repré- 


sentativité : depuis la loi du 26 avril 
1 960, la répartition des sièges est de 
54 pour les chrétiens. 39 pour tes 
musulmans chiites et sunnites, 6 
pour les druzes, alors qu’aujourd’hui 
des élections à la proportionnelle at- 
tribueraient environ 38 sièges aux 
chrétiens f- 16), 53 sièges aux mu- 
sulmans chiites et sunnites (+ 14) 
et 8 sièges aux druzes (+ 2) ; 

c) des élections générales, sous le 
contrôle des Nations unies. Le 
Liban se trouvera à nouveau placé 
devant le dilemme qu'il doit enfin 
résoudre pour mettre un terme â des 
dissensions périodiques : nations ou 
agglomérat de communautés confes- 
sionnelles divisées. Dans le premier 
cas, le choix des représentants devra 
se faire sur la base d'élections natio- 
nales non confessionnelles ; dans le 
second, il serait préférable que, dans 
une première étape, les élections 
aient lieu dans le cadre des commu- 
nautés. qui éliraient chacune leurs 
propres députés ; 

d) la création d’un Conseil 
constitutionnel ayant pour but la ré- 
vision de la Constitution dans J'inié- 
rêt supérieur de l’EtaL 

3. L'inversion du rapport chré- 
tiens/ musulmans remet tout natu- 
rellement en question le pacte natio- 
nal de 1943, pacte non écrit, qui 
donnait la présidence de la Républi- 
que à un maronite, la présidence du 
conseil à un sunnite et la présidence 
de la Chambre à un chiite, alors que 
la Constitution ne contient, depuis 
1947, aucune affusion â fa représen- 
tation confessionnelle dans les fonc- 
tions électives. Le document consti- 
tutionnel de Damas, entériné en 
1976 par les présidents Frangié et 
Karamé, sous les auspices du prési- 
dent syrien Hafez El-Assad, 
confirme cette répartition pour fa 
première fois par écrit, mais il n’a 
pas été intégré à la Constitution li- 
banaise. 

La solution la plus rationnelle 
consisterait à créer une vice- 
présidence de la République et à ré- 


(*) Président de la Fondation mon- 
diale pour la qualité de la vie. 


Réplique à... André Fontaine 


Quatre passages de 1 article d An- 
dré Fontaine * La tentation du par- 
tage • {le Monde du 22 septembre) 
qu'il juge ■ lucide » et « coura- 
geux » ont amené le docteur Roland 
Tomb, médecin libanais, & nous 
adresser les précisions suivantes : 


ment druzes, qui pratiquaient déjà 


une double politique vissi-vis des ré- 
gents musulmans de Damas et du 


S :nls musulmans de Damas et du 
aire, et des principautés franques 
de la côte. 


Au treizième siècle, il y a une 
avance des druzes du Midi vers le 
Nord contenue par celle en sens in- 
verse des chiites. La -partie septen- 
trionale du pays étant essentielle- 
ment peuplée de maronites auxquels 
s'intégrent des chrétiens melkites et 
jaco biles, sans parler des alaouites, 
musulmans hétérodoxes. Mais l'is- 
lam va mater les « rébellions des hé- 
rétiques » (chiites, druzes, 
alaouites). Cest la fameuse expédi- 
tion du Kesrouane, en 1305, 
conduite par les mamelouks sun- 
nites. Cette défaite allait favoriser 
les maronites et les faire essaimer 
dans tout le Liban. 

A partir du seizième siècle, c'est 
l’ascension des Ma’n. émirs druzes 
du Chouf, dont le chef. Fakhre, 
dine I er . s’était lié aux Ottomans. 
Ces derniers partagent alors le pays 
entre les préfectures de Beyrouth. 
Saïda et Tripoli. Mais c'est à ce mo- 
ment que la montagne commence à 
jouer un rôle politique, se transfor- 
mant peu à peu de sanctuaire des 
minorités en entité plus ou mains dé- 
finie. 

Cotovicus notait déjà en 1598 
(Itinerarium hierosolym et syria- 
cum ) : « Les maronites sont remar- 


1) * Maîtres nominaux du 


pays depuis 1516. tes Turcs ne 
contrôlèrent jamais vraiment la 
montagne, gouvernée depuis le 
douzième siècle par des émirs 
druzes. » 


En fait, sous les croisés, les scld- 
joucides puis les mamelouks, le ter- 
ritoire du Liban actuel relevait de 
petits principicules ou chefs de clan 
plus ou moins autonomes. Au dou- 
zième siècle, les druzes ne contrô- 


laient qu’une partie du Chouf et du 
Wadi-Taym, avec d'autres tribus 
musulmanes. Les maronites et les 


chiites, repliés au Nord, jouissaient 
d’une indépendance relative. Ainsi 


d’une indépendance relative. Ainsi 
sous les mamelouks, le Liban d’au- 
jourd’hui relevait des districts de 
Damas et de Tripoli. Dans le Gharb 
(région d’Aiey où se situe le 
« front » actuellement), se firent re- 
marquer les Bani Bohter, probable- 


ERRATUM. - Une erreur typo- 
graphique a déformé la pensée de 
M. Bernard Stasi dans notre page 
Idées du 23 septembre. Il fallait 
lire : - mais Factuel titulaire de la 
rue de Valois peut-il être l'homme 
de celte métamorphose vers un 
mode d'action plus modeste ? », et 
non pas : « peut être ». 


Ils étaient alors soumis à des chefs 
tribaux, les « moqaddam •. issus de 
leur propre communauté. Sur les 
druzes, le même Cotovicus remar- 
que : • Ce sont des montagnards ac- 
tifs. belliqueux; pleins a'audace- r 
dux Turcs et aux musulmans, ils 
préfèrent les chrétiens... Quoique 
établis au milieu de l’Empire otto- 
man. ils ont réussi leur indépen- 
dance. » 

Mais c’est seulement avec Fakb- 
reddine fl -, dont parle justement 
A Fontaine —, élevé parmi les ma- 
ronites du Kesrouane, que le petit 
émirat ma’nide du Chouf s'étendra 
aux dimensions de la montagne et 
au-delà, que les différentes commu- 
nautés se rassembleront au sein de 
ce qui sera fa première ébauche de 
l’État libanais. « Facardin. le pre- 
mier de tous les princes de l’Empire 
ottoman, - encourage les paysans 
maronites et melkites à s'établir 
dans le Liban méridional, et compte 
sur eux pour tenir en échec les féo- 
daux druzes, lesquels eurent aussi 
recours aux cultivateurs chrétiens. 


Le prince se lia à l’Europe, séjourna 
à Florence, et facilita rinstallation 


des missionnaires européens. 


quablement intelligents et actifs, 
nés pour le travail Dans les villes, 
habituellement modestes, ils se ré- 
vèlent dans le Liban grâce à l'agri- 
culture et à l’industrie de la soie. » 


2) ■ Les plus célèbres (des 
émirs druzes ) furent Fakhred- 
dine II... Et Bachir II. de la fa- 
mille des Chehab. qui écrasa au 
dix-neuvième siècle la dissidence 
d'un ancêtre de Walid Joumblatt 
et fît mine de se convertir au 
christianisme pour séduire les 
maronites. » 


Au dix-huitième siècle, les Che- 
bab succédaient aux Ma'n. Mais, 


DESCARTES ET 
L’ORDRE POLITIQUE 


Critique cartésienne 
des fondements de la politique . 


Par Pierre Guenancia. 



C E RETOUR à Descartes vise à dégager la 
philosophie de la politique qui n'en est 



et symétrique point de vue d’une subjectivité 
aveugle et d’une totalité sans dehors. Descartes 


ni ie couronnement ni l’accomplissement, et â nous permet d’envisager sans dogme ni passion 
suivre renseignement cartésien de la maîtrise la politique ei d'accéder ainsi plus > -q 

dp sm pr dp In OPnpmciT f- Fn icînT L ^niKla iPi-airtMnAHt 5 nAtm nnmn «minliiâ ImiT I 


de soi et de la générosité... En refusant le double sereinement à notre propre acrualité. 

QdktttenfPhibi^thû , l'aujourd'hui " Jingix par Peul-Laurent Asunm ■ 25tî pages ■ ISO F. 


SMS 


duire & trois ans le mandat du prési- 
dent, le vice-président prenant la 
présidence à la fin du mandat du 
president et ce dernier devenant 
vice-président pour la durée des trois 
années suivantes : si le président 
était chiite, sunnite ou druze, le 
vice-président serait chrétien (maro- 
nite. grec catholique, grec orthodoxe 
ou autre) et vice versa. Il y aurait 
donc alternance présidentielle effec- 
tive et présence simultanée et inin- 
terrompue des chrétiens et des mu- 
sulmans dans -la direction supérieure 
de l'Etat. Le président du conseil se- 
rait nommé par le président, et le 
vice-président de la République, 
parmi les candidats d’une troisième 
communauté, tandis que le prési- 
dent de la Chambre serait élu parmi 
les candidats d'une quatrième com- 
munauté. 


de Wilfrid Thesîgei 


Un voyage hors dû temps 


jppressic 

une erreur, serait rétabli, et un cer- 
tain nombre de sièges seraient attri- 
bués aux dirigeants de l’Union liba- 
naise culturelle mondiale, qui 
représente quatre millions et demi 
d émigrés. Si PUnîon libanaise avait 
été appelée, comme elle le souhai- 
tait. à participer à la gestion de 
l'Etat, sa puissance économique et 


i Etat, sa puissance economique et 
politique eût constitué un grand ap- 
port pour le Liban et la conduite de 
ses affaires, et eût préservé ce d 


ses affaires, et eût préservé ce der- 
nier d’un fatal isolement. U convien- 
drait, en outre, que les émigrés puis- 
sent jouir d'un statut juridique les 
habilitant à participer à distance 
aux choix politiques de leur pays, 
comme c’est le cas pour de nom- 
breux Etats. 

4. L’annonce d'un tel « plan de 
renaissance nationale » devrait don- 
ner satisfaction à la quasi-totalité 
des Etals membres des Nations 
unies et à la grande majorité des Li- 
banais, qui n’apprécient ni les domi- 
nations internes ni les dominations 
externes, la Syrie et Israël pouvant y 
trouver une motivation pour mettre 
fin à leur occupation. 

De tous les devoirs, ceux des 
chefs d'Etat sont les plus difficiles. 


chefs d Etat sont les plus difficiles. 
Que le président de la République li- 
banaise soit persuadé que les Liba- 


banaise soit persuadé que les Liba- 
nais et les amis du Liban seront à ses 
côtés s'il choisit la voie de la renais- 
sance, pour que vive le Liban. 


F IÉVREUSE, insolite, mysté- 
rieuse, la région des ma- 
rais du sud de l'Irak est 
l’une des plus belles du monde 
avec ses J2 000 km? étalés en 

de mouvantes . échancrures du 
nord de Bassorah, où se rejoi- 
gnent le Tigre et l'Euphrate, au 
nord d‘ Amans, le long d'une fron- 
tière embrasée depuis trois ans. 

Les étrangers n'y pénètrent 
guère que pour chasser te canard 
alors que la vraie chasse, celle où 
l’on prend des risques, est la 
chasse au sanglier. Les fonction- 
naires nommés par Bagdad 
considèrent comme une punition 
d'y être nommés : boudeurs et 
méprisants, ils demeurent 
confinés dans les locaux de r ad- 
ministration. Le régime baasiste 
avait bien envisagé d* organiser 
dans les roseüères une zone de 
tourisme pour Européens for-- 
tunés et amateurs de pares natu- 
rels, mais, tes difficultés de l'en- 
treprise et la guerre du Golfe 
aidant, R y a renoncé. Ainsi se 
trouva encore protégée cette in- 
confortable mais fascinante 
contrée. 

Enfant de diplomate, né en 
Abyssinie, Wilfrid Thesiger ap- 
partient è une lignée d" explora- 
teurs et de voyageurs en voie 
d’extinction. Mais, contrairement 
' à ses contemporains qui ne dé- 
daignaient pas de jouer les e»r. 
frions, H adopte une démarche 
humaniste qu'8 ne considère au- 
cunement démodée : découvrir, 
pendant qu’il en est encore 
temps, des sociétés vouées à là 
transformation ou à la disparition 
par la richesse ou la modernité. 

Ain» avait-il vécu plusieurs 
années avec les bédouins' d’Ara- 
bie Saoudits, marchant à pied et 
se nourrissant comme eux. avant 
de tirer de son expérience un li- 
vre superbe, le Désert des dé- 
serts (le Monde du VI août 
1978). Changeant totalement de 


..décor, il renonce une nouvelle 
fois au confort anglais pour par- 
tager l'existence (tes Maadan, un 
peuple de pécheurs et de chas- 
seurs qui méprise f argent. C'est 
cette curiosité soutenue par, une 
grande qualité d'écriture qui fait 
de son récit un document hors du 
commun. 1 

e L'histoire des hommes en 
Irak, raconte Thesiger, a com- 
mencé su bord des marais. Au 
phts profond de la nuit des 
temps, un peuple déjà sociale- 
ment et culturellement avancé 
descendit du plateau irakien et se 
fixa dans le delta de l'Euphrate. 
Au cours du cinquième millénaire 
avant Jésus-Christ, ces nou- 
veaux venus construisirent dès 
habitations de roseaux et des ba- 
teaux. et se mirent à pécher avec 
harpons et filets. Us vivaient là i 
peu près comme y vivent les 
hommes cT aujourd'hui a Pour- 
tant, Ils ont vu défiler les crviRsa- 
tiqns : Sumer. Babylone, ISQntve. 
les Perses. Avec T avènement de 
Hâtant, tes Maadan se convertis- 
sent et s'arabisent. 

L'histoire, brièvement sdhd- 
tée, n'est Si que-, pour mieux 
transformer ce voyage dans Tes- 
. pace en un voyage hors du 
temps ! Nous vivons rites et cou- 
tumes dont certains viennent du 
fond des âges ; vendetta, circon- 
cision, mariage, cérémonies mor- 
tuaires ; nous rencontrons les 
mustarfiïs. vraies amazones nées 
femmes mais sé voulant 
■hommes, et acceptées comme 
tels, tes danseurs homosexuels... 
Thesiger prédisait alors que cçtte 
société singulière avançait à 
grands pas vers sa ruine. EHe a 
résisté. Mais pour combien de 
temps ? 

PAUL BALTA. 


Les Arabes des outrais. Tigre 
et Euphrate. Pkra. coll- - Terre hu- 
maine •, 292 pages, 100 F. . 


Les druzes, les maronites et les autres 


contrairement à ces derniers, ils 
n’étaient pas druzes mais sunnites ! 


• Grâce à leur influence auprès des 
pachas de Tripoli et de Saïda. les 
Chehab, par des prodiges de sou- 
plesse. parvinrent à maintenir Vàcr 


cord scellé par Fakreddine entre les 
deux principales communautés 
druze et maronite (1)-» Le voya- 
geur Volney, lui, est frappé au Liban 
« par le rayon de liberté qui y luiL 
Là. à la différence du pays turc, 
chacun jouit dans la sécurité de sa 
propriété et de sa vie « (2). Lam- 
mens remarque que * c’est- cette 
même situation que conserva le Li- 
ban jusqu’à la chute de l’émir Ba- 


chir 11840) l’esquisse de ce qu’on 
appelle le Grand-Liban (1). » 


appelle le Grand-Liban (1). » 

L’émir Melhem Chcbab. musul- 
man très fervent, fait de Beyrouth sa 
seconde capitale avec Dcir- 
el-Quamar. Plusieurs de scs enfants 
embrassent la religion catholique 
(maronite), imité en cela par la ma- 
jorité des Chehab, et par les émirs 
druzes de la famille AbiUama’. Ainsi 
les successeurs de Melhem seront 
dorénavant maronites, à savoir les 
émirs Qasim, Youssef et le célèbre 
Bachir IL La conversion des Che- 
hab au christianisme lui est donc an- 
térieure. 


3) « En fin de compte les 
Turcs reconnurent l’autonomie 
d’un Mont-Liban réduit à la por- 
tion congrue, à la tête duquel ils 
placèrent un gouvernement polo- 
nais et donc catholique... - 
En 1842, la Sublime Forte profi- 
tera des troubles pour tenter l'expé- 


rience du double • qaimaqamat » et 
assujettir subrepticement le Liban 
aux pachas de Saïda etde Beyroutk ■ 
- Ce dualisme se maintiendra près 
de vingt ans pour, aboutir à la casas-, 
trophe de l860/'1l~ s’ihpïVà 'de là 
supposition chimérique que. au 
nord de la route Beyrouth-Damas, 
le Liban était complètement chré- 
tien, exclusivement druze au sud de. 
cette lignes. ( l ). * 

Comme on le voit, la « partition» 
du Liban n'est pas une idée neuve..' 

Cest en 186J-1864, à la suite des 
terribles massacres, que les Turcs se 
résolurent sous la .pression des puis- 
sances occidentales à accepter offi- 
ciellement un Liban unifié et auto- 
nome quoique amputé de Beyrouth» 
des villes côtières, de la riche -plaine 
de la Bekaa. A la tête du - moutas- 
sarrifîat du Mont-Liban » très ma- 
joritairement chrétien était placé un 
gouverneur ottoman mais catholi- 

3 ue. détenant toutes les attributions 
e l’exécutif et assisté par un conseil' 
piuriconmnuiaii Caire. La gendarme-' 
rie, les tribunaux, l'administration, 
étaient confiés aux seuls «indi- - 
gènes ». Le premier moutassarrif ne 
fut pas polonais mais arménien 
(Daoud Pacha), suivi de l’Alépin 
Franco Pacha .et rte l'Italien Rosion 
Pacha. IJ y eut un seul Polonais, et 
huit gouverneurs en tout, entre 1861 
et 1915. 


4 )• La France reçut pour sa . 
pan la Syrie. Elle en détacha 
aussitôt le Grand-Liban. » 

Cette formulation peut laisser 
croire qull existait déjà un Etat sy- 
rien, alors que la Syrie - notion géo- 


graphique — n'a jamais constitué 
raie èmiré politique distincte et était 
panagée Cuire divers districts otto- 
mans. Contrairement - aù Liban qui, 
autour déjà montagne, a pu, dès le 
d&septîème siècle, affirmer son 
.existence: autonome et suscister une 
entité multiconfessionnelle que les 
tueries de 1 860 n 'entamèrent pas. 

La France prenant pied au Le- 
vant du fait «tes accords Sykes-Pîcot 
sur le partage de l'Empire ottoman, 
reconstitua l'État libanais à Ja de- 
mande expresse de ses habitants, no- 
tamment' des chrétiens: Trois délé- 

S ' ns officielles se rendirent à la 
érencê de la paix, cohduites par 
les maronites et groupant ortho- 
doxes, druzes et musulmans. Ce sont 
bien les Libanais qui,- en 1919, de- 
mandèrent la restitution au Liban 
indépendant de * ses frontières na- 
turelles et historiques ». Et contrai- 
rement à ce que dit Paul Bal la dans 
le Monde du 18 septembre, ce sont 
des provinces en majorité musul- 
manes qui furent akns rattachés au 
Mont-Liban, qui était essentielle- 
ment chrétien et maronite. C’est le 
pari de l’État pluraliste- et multicon- 
fessionnel que les maronites- et les 
seize autres communautés voulurent 
alors tenter. 

'Reste à. savoir si le pari tient tou- 
jours.. . . 

ROLAND TOMR. 


- (1) H- Lammens» La Syrie. Précis 
historique (,1921).. 

(2) C-P. de Volney, Voyage en Sy- 
rie et eh' Égypte (1787). 


Comme au Tchad.. 


(Suite de la première page. ) 

Ni l’armée libanaise ni les milices 
chrétiennes n’avaient les moyens de 
venir & bout des druzes, protégés à 
la fois par le relief et par rartiTlerie 
syrienne. Les Israéliens sont restés 
larme au pied, derrière le fleuve 
Awali, ne le traversant qu’une ou 
deux fois aux fins d'empêcher les 
druzes d'arriver à la mer, ce qui 
aurait permis ce dont on a le plus 
peur à Jérusalem : le retour des 
Palestiniens à Beyrouth. La force 
multinationale n’était là que pour 
« dissuader » les adversaires du gou- 
vernement de reprendre les armes. 


Tchad. Cest aussi ce qu'elle a aidé à 
faire au Liban en soutenant les 
efforts de médiation de l’Arabie 
Saoudite. Car, si le cessez-le-feu 
devait déboucher sur une négocia- 
tion, on ne voit pas par quel miracle 
elle pourrait conduire â l’évacuation 
du pays par la Syrie, dont la partici- 
pation à la future négociation consa- 
cre en fait le droit ae regard sur le 
Liban : elle a déjà obtenu la démis- 
sion du président du conseil, Chafik 
Wazzaà, coupable d’apporter à 
Amine Gemayel une caution musul- 
mane sunnite. On ne voit pas non 


gouverner vraiment le Liban est 
vain. On ne peut pas ne pas noter 

S ue d’ores et déjà les. adversaires 
'Amine Gcmayel y sont en. majo- 
rité, fi n'y a pas si longtemps, pour- 
tant. que le président se targuait 


d’être appuyé par... 90 % des JLiba- 
; nais. Est-il encore possible de réédi- 
ter fèxploît du générai Chehab, qui. 
au lendemain dTinc première guerre 

civile, en 1958,, avait réussi de 

manière extraordinaire à recoudre le 
tissa national? De .persuader de 
mettre fin à leurs ingéiences tous 
ceux qui. Syriens, Israéliens, Palesti- 
niens. Américains, SovictiqUâ, Ont 
pria l’habitude de considérer le 
.Liban comme un terrain de cfiasse? 
D’amener lès Libanais eux-mêmes à 
cesser de foire appel à -l’étranger 
poarprbitrer leurs querellés V~ 

■ Deux k&ines Libanais sont venus 
me -voir lundi après-midi. U? «valent 
line question à poser : •■ Croyez-vous 
que .les chrétiens ont encore, un ave- 
nir , en. Orient ? * ' Sûus-en tendu : 
« Que. comptez-vous faire/ vous les 


La dissuasion ayant échoué, elles ne 
savaient que foire, sinon se faire 


savaient que foire, sinon se faire 
tuer. Les Français n’ont tiré qu’une 


plus comment les druzes pourraient 
laisser l’armée, symbole .de l’unité 
nationale, s’installer chez eux. Le 
fait que l’on parie de confier à des 
observateurs de l’ONU In surveil- 
lance du cessez-tefeu signifie en bon 
français que 1’U.R.S.S. pourra, avec ' 
son droit de veto au Conseil de sécu- 
rité, couvrir autant de violations 
dudii accord qa'il lui chantera. 

De même, enfin, ne voit-on pas 
par quel miracle une équipe gouver- 
nementale. dont le «congrès de là. 
réconciliation. nationale» préfigure 
sans doute la' composition, pourrait ' 
réaliser en son sein le minimum de 
consensus sans lequel toux espoir de • 


tuer. Les Français n’ont tiré qu’une 
fois, pour stopper le tir contre leurs 
positions. Les Américains ne se sont 
décidés qu’/n extremis à arroser les 
batteries syriennes, leurs propres . 
lignes ayant déjà été abondamment 
pilonnées. 

Ce faisant, ils ont bloqué l'avance 
adverse, maïs Us n'ont aucunement 
aidé le pouvoir légal à reprendre le 
terrain perdu. Tout en proclamant 
leur attachement à l'intégrité terri- 
toriale, ils ont consolidé dans les 
faits ie partage du pays. Cest exac- 
tement ce qu'a fou la France au 


Occidentaux.-. pour nous aider à 
. l’assurer ? » -U eS un peu tôt, -après 


ce qui vient de se passer, pour leur 
répondre avec certitude. , ; . 

. - ANDRÉ FONTAINE. 



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• • • LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1 983 — Page 3 


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7rr ■ 


LA SITUATION AU LIBAN APRÈS LE CESSEZ-LE-FEU 


Le gouvernement semble peu pressé de s’engager 
dans la voie du dialogue national 


De notre envoyé spécial 


Beyrouth. — Le cessez-le-feu est - 
0 menacé ? Telle est la question que 
Ton se posait ce mercredi matin, 
28 septembre, 2 Beyrouth. En effet, 
les violations de la trêve se multi- 
plient dans la banlieue sud et H*nq la 
région d’Iqlim et Kharroub; on ne 
sait même pas où se réunira la com- 
mrssion militaire de sécurité chargée 
•de surperviser la trêve. Il faudrait 
ajouter à celà que des voix chré- 
tiennes, de plus en plus nombreuses, 
s'élèvent pour contester, voire re- 
mettre en question le volet politique 
die l’accord de dimanche, c’est-à-dire 
le principe même d'un dialogue na- 
- tionaL 

Pourtant, les premières mesures 
concernant la formation de la com- 
mission de sécurité n’avaient pas 
posé de problèmes particulier, et 
toutes les parties concernées étaient 
tombées d’accord sur sa composi- 
tion. L’armée libanaise sera repré- 
sentée par le colonel Nassif. le Front 
libanais par M. Jean Ghanem, le 
Front de salut national (opposition) 
par M. Charif Fayad, et le mouve- 
ment chiite Amal par M. Ayoub Ha- 
mid- Cependant, les représentants 
du Front de salut national et eu par- 
ticulier les miliciens druzes ont aus- 
sitôt fait savoir qu’ils n’étaient pas 
d’accord sur le lieu de la rencontre 
proposée par l’armée, c’est-à-dire le 
m i nis tère de la défense à Yarzé. Les 
autorités demeurent cependant opti- 
mistes et affirment que la commis- 
sion se réunira, ce mercredi, en un 
lieu qui n’a toujours pas été officiel- 
lement annoncé. 

La réunion de la commission mili- 
taire est d'autant plus urgente, 
qu’elle aura pour tScbe prioritaire 
de préparer l’installation des obser- 
vateurs neutres chargés de supervi- 
ser l’appiicaton de cessez-le-feu. On 
pense, ici, que si cela n’est pas fait 
rapidement, les violations qui, pour 
l’instant, n’ont pas un caractère de 
gravité exceptionnelle, pourraient 
conduire à une reprise des combats 
sur les différents fronts militaires du 
pays. Selon le SAFIR, la surveü- 
lance de la trêve serait confiée aux 
« casques bleus » de la FI NUL sta- 
tionnés au Liban Sud, après autori- 
sation du Conseil de sécurité. 

Quant au dialogue national prévu 
par l’accord de dimanche, une cam- 
pagne se développe pour le geler et 
lui subsituer, ainsi que le note 
L'Orieni-Je-Jour. une » procédure 
moins visible de contacts officieux, 
diplomatiques et internes C’est 
ainsi que le quotidien d’expression 
française de beyroutb pense qu’un 
cabinet de coalition nationale rem- 
placerait avantageusement le comité 
de dialogue national. 

Les grandes manœuvres en vue de 
retarder le dialogue avaient com- 
mencé mardi avec l’ouverture d’une 
session extraordinaire de l’Assem- 
blée nationale en vue de - discuter 
les derniers développements de ta 
situation ». Les cinquante-deux dé- 
putés présents (sur 99) ont été una- 
nimes pour condamner les exclusives 
prononcées contre les autorités légis- 
latives et exécutives, et plusieurs 
parlementaires ont exprimé leur j 
crainte que le dialogue national i 
prévu par l’accord ne débouche sur i 
aucun résultat et consacré le statu i 
quo sur le terrain. Les députés se 
réuniront & nouveau le jeudi 29 sep- ( 
tembre pour poursuivre leur débat. j 

Dans les milieux de l’opposition, J 

on estime que la convocation ex- ] 
Ira ordinaire du Parlement, obtenue 1 
par son président, M. Kamal El As- ‘ 
saad - écarté du dialogue national à 
la suite d’un veto syrien — n’est 1 
qu’une nouvelle tentative de « ba.ua- ‘ 

User- le rôle du congrès national de 1 
réconciliation envisagé. 1 


Campagne anti-américaine 

On a id de plus en plus l’impres- 
sion que le président Gemayel n’a 
accepté l'accord du 25 septembre 
que sous la pression directe des 
Etats-Unis, et que l’Etat libanais 
n’est nullement pressé de s’engager 
dans la voie du compromis négocié. 

L'Orient le jour, qui semble avoir 
pris la tête de la campagne contre 
cet accord - dont la paternité vérita- 
ble * ‘revient tris vraisemblablement 
aux Etats-Unis», écrit-il, se livre & 
une attaque én règle contre - ces 
grands naïfs ou cesfiêfés hypocrites 
d'Américains». 

• Pour les Américains, écrit encore 
r 'édito rialis te, il parait désormais 
acquis que le dialogue interlibannis 
devra déboucher sur un rééquili - 


- brage interne impliquant fatalement 
une plus large participation musul- 
mane à l’exercice effectif du pou- 
voir. Ainsi aurait évolué spectacu- 
lairement le concept fort à la mode 
l'an dernier de • gouvernement cen- 
tral fort - : d’un Liban à nette domi- 
nation chrétienne [l’Etat Béehirl, 
qui semblait tjevoir émerger de l’in- 
vasion Israélienne, on en viendrait à 
un pouvoir qui ne tirerait plus sa 
force que de la tris large adhésion 
mahométane qu’il susciterait. 

» L'Idée se défend, mais — et 
c’est là que le bàt blesse — cette 
opération de - rééquilibrage » pa- 
rait s’appuyer sur une double et 
dangereuse fiction à laquelle se rac- 
croche pourtant Washington : ainsi 
la Syrie aurait véritablement à 
cœur les intérêts des musulmans li- 
banais. assertion pour le moins ha- 
sardeuse lorsqu’on sait avec quelle 
violence désespéréé les groupements 
sunnites de Syrie combattent un ré- 
gime qu'ils jugent minoritaire, et 
avec quelle violence froide ce ré- 
gime sévit contre ses détracteurs », 
conclut l'éditorialiste. 

D'autre part, répondant aux dé- 
clarations au Monde du ministre sy- 
rien des affaires étrangères 
(le Monde du 28 septembre) le mi- 
nistre de l’information, M. Chik- 
hani, affirme que les propos de 
M. Abdel Halim Khaddam « confir- 
ment l’intervention syrienne directe 
ou indirecte dans les affaires Inté- 
rieurs libanaises... Nous sommes 
des partisans du dialogue et j’es- 
time que le dialogue doit s'engager 
en premier entre les ministres syrien 
et libanais des affaires étrangères 
dans une indépendance totale, une 
liberté complète et sans compter sur 
les courants marginaux qui sont 
venus se greffer sur le dialogue 
principal -, 

Sur le terrain, la violation la plus 
caractérisée du cessez-le-feu a été si- 
gnalée dans la région de lqlïm où les 
miliciens des - forces libanaises » 
stationnées dans le village de Baassir 
se sont opposés mardi pendant trois 
heures aux troupes du parti socia- 
liste de M. Joublat et de leurs alliés 
du village de Baija dans un violent 
duel d'artillerie. Plusieurs affronte- 
ments entre t’aimée et les milicien 
chiites d'AznaJ ont d’autre part eu 
lieu dans la journée de mardi 

M. Nabih Berri, chef du mouve- 
ment Amal, a d’autre part invité les 
chrétiens de Mreijé qui ont fui le 
quartier lois des combats de ven- 
dredi dernier, à regagner leurs 
foyers. M. Berri affirme que le mou- 
vement Amal - se porte garant de 
leur sécurité, de leur liberté et de 
leutrs- biens ». soulignant que la 
coexistence islamo-ch retienne de la 
banlieue sud au cours des années de 
guerre écoulées est la meilleure 
preuve de la crédibilité du mouve- 
ment AmaL 

Dans un communiqué publié par 
la presse, l'union des ligues chré- 
tiennes libanaises dénonce - l'exode 
forcé auquel sont contraints les ha- 
bitants chrétiens de Mreijé » ; le 
communiqué affirme que - depuis 
l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, 
les chrétiens de Mreijé continuent à 
être forcé à l'exode après que les 
maisons de nombre d’entre eux eu- 
rent été pillées et incendiées. Les au- 
teurs de ces actes, pouisuit le com- 
muniqué, sont des Libanais et non 
des étrangers, ce qui rend le pro- 
blème d'autant plus grave et nous 
porte à nous interroger sur la portée 
du plan mis au popint pour dépla- 
cer les populations chrétiennes de 
certaines régions. 


AVEC LES MILITAIRES DRUZES D'ALEY 

« Des deux côtés, on creuse et on établit 
des barrages de sable pour les futures batailles » 


Atay. — En temps normal, un 
automobiliste mettait environ une 
demi-heure pour parcourir les 
20 kilomètres séparant Beyrouth 
d’Aley. Il met aujourd'hui deux 
Heures et demie. Les vicissitudes 
de ia guerre civile et la division du 
pays en plusieurs zones occupées 
par des factions ennemies obligent 
le voyageur à emprunter la routa 
de montagne passant par Beh- 
Mery. Broumana. Dhour- 
ef-Cbooeyr. H amarra, Sofar, Bban- 
doun, avant d'arriver sur Atay. 

Jusqu'à Dhour-el-Choueyr. les 
contrôles sont effectués par l'ar- 
mée libanaise et parfois par les 
Forces libanaises qui se déplacent 
d'habitude dans leur mouvance. 
Entre Douar et Dhour-el-Choueyr, il 
faut traverser un no man’s land de 
près de 200 mètres bordé de mai- 
sons et d’hôtels en ruine et. d’un 
coup, on se trouve en territoire 
contrôlé par les Syriens. Les gué- 
rites sont décorées par l'inévitable 
portrait du président Assad et les 
contrôleurs sont revêtus de l' uni- 
forme des « panthères roses », les 
unités spéciales syriennes. 

D'habitude, es changement ne 
comporte pas de difficultés ma- 
jeures. Il faut tout simplement pré- 
senter aux factionnaires syriens le 
permis délivré à Beyrouth par le 
parti socialiste progressiste 
(P.S.P.) de M. Wafid Joumblatt. Il 
est cependant vivement recom- 
mandé de ne pas se tromper de 
permis et de ne pas leur montrer 
celui délivré, toujours à Beyrouth, 
par le ministère de l'information 
pour les déplacements à l'intérieur 
des zones contrôlées par le gouver- 
nement. 

Les choses se sont apparem- 
ment compliquées depuis quelques 
jours, puisque les factionnaires sy- 
riens exigent maintenant une auto- 
risation — valable pour un seul 
voyage - délivrée à Chtaura par 
un bureau spécialisé de l'armée. Ce 


De notre envoyé spécial 


qui allonge le trajet de près de 
deux heures si l'on prend en consi- 
dération la lenteur de la bureaucra- 
tie syrienne. Il semble, cependant, 
qu'il s'agisse d'une mesure vexa- 
totre appliquée aux seuls journa- 
listes français. 

Même après Sofar, où com- 
mence le « territoire druze », il ne 
fait plus bon de se recommander 
de la France, e Pourquoi nous fais- 
tu la guerre ? », telle est la pre- 
mière question que l'on vous lance 
à la figure dès que vous déclinez 
votre qualité de Français. On in- 
siste pour vous montrer les des- 
tructions causées à Aley par les 
« bombardements de la marine 
américaine, de l’armée libanaise et. 
ajoute-t-on inévitablement malgré 
vos protestations, des unités fran- 
çaises de la force murimationale ». 

En tout les cas, les dégâts sont 
impressionnants. Tout le centre- 
ville autour du vieux quartier du 
Souk a été ravagé. Certains bâti- 
ments de la place, noircis par les 
incendies, tendent à confirmer les 
affirmations de nos guides qui nous 
assurent que les Américains ont 
utilisé des bombes au phosphore. 
De même, l'hôpital national a été 
touché de plein fouet et quatre de 
ses ambulances calcinées. Les ma- 
lades d’Aley sont désormais soi- 
gnés dans des cliniques privées ou 
transférés dans les hôpitaux de 
Chtaura si la gravité de leur état 
l'exige. 

Un peu en retrait de la place du 
Souk, l’unique synagogue israélite 
d*Aley a été soufflée par l'explo- 
sion de plusieurs bombes qui ont 
dévasté les maisons qui l'entou- 
rent. Le toit de la vieille synagogue 
a été emporté et l'édifice est entiè- 
rement recouvert de gravats. Seule 
est demeurée intacte la plaque ap- 
posée à l'entrée qui nous apprend 


que a le temple d'Ohel Jacob a été 
érigé en l'an 5 657 (f 8971 par 
M. Aneurut pour perpétuer la mé- 
moire de feu son père. Jacob Amo- 
rtit. décédé à Manchester le 7 kis- 
lev 5 652 ». 

Les villages vont revivre 

Il ne fait pas de cloute que le 
cessez-le-feu est apparemment 
respecté. Nous n'avons pas en- 
tendu un seul coup de feu, alors 
que lors de nos précédents 
voyages on entendait le bruit in- 
cessant de bombes qui partaient 
ou atterrissaient le long du trajet. 
La circulation a repris sur les 
grands axes de la montagne, et les 
villages que l’on croyait complète- 
ment désertés vont à nouveau revi- 
vre. 

Le responsable militaire du 
P.S.P. d'Aley n'est cependant pas 
très optimiste, r Je veux vous par- 
ler très franchement, nous dit-il. 
Des deux côtés, on creuse et on 
établit des barrages de saNe pour 
les futures bataillas. Il est vrai qu'il 
n'y a pas de véritable violation du 
cessez-le-feu, mais nous demeu- 
rons vigilants et avons jusqu'à re- 
pousser plusieurs tentatives de 
l'armés de s'infiltrer dans nos posi- 
tions. Nous souhaitons que ie 
cessez-le-feu dure, mais nous 
n'avons aucune confiance dans les 
militaires libanais et le gouverne- 
ment de Beyrouth. C’est pourquoi 
nous nous apprêtons à accroître 
nos forces, pas nécessairement 
pour reprendre les hostilités, mais 
pour nous défendre le cas 
échéant. » 

Ras-Djebel, situé à quelques ki- 
lomètres au sud-ouest d'Aley. est 
une succession de collines. Les 
forces du P.S.P. occupent dans ce 
paysage féerique plusieurs places 
fortes qui font face, cent mètres 


plus loin, aux positions de l'armée 
et des forces libanaises. Un im- 
meuble de six étages, qui porte ie 
nom d'AI Khinkeriy, était, il y a un 
mois, le P.C. des forces israé- 
liennes dans la région. Il a été, par 
la suite, occupé par les forces liba- 
naises avant de passer sous le 
contrôle du P.S.P. Il en est de 
même d'un autre immeuble nommé 
AI Matar, détruit â moitié * par la 
marine américaine ». nous précise- 
t-on, et qui se trouve à cinquante 
mètres plus au nord. 

De loin, on aperçoit las s posi- 
tions ennemies a qui portent les 
noms évocateurs d'AI Khazzanate 
(les réservoirs). Tell al Emir (la col- 
line du prince). Qasr El Salam {le 
palais de la paix) ; plus à gauche, 
une colline chauve dissimule à nos 
yeux Souk-EI-Gharb, situé à mille 
cinq cents mètres de là à vol d'oi- 
seau : par la route, il faut compter 
au moins six kilomètres. Dans cet 
amoncellement de montagnes les 
uns plus belles que les autres, on 
se demande comment font tes bel- 
ligérants pour se reconnaître tant 
sont imbriquées les positions. 

Al Khinkeriy et Al Matar sont 
tenus par de jeunes miliciens liba- 
nais appartenant aux organisations 
du Front du salut national (opposi- 
tion). Ce sont tous des jeunes 
gens, âgés de dix-sept à vingt-cinq 
ans, qui affirment avoir suivi une 
longue période d'entraînement 
avant de s’enrôler pour, disent-ils 
t défendre nos droits civils et poli- 
tiques». Un garçon de dix-sept 
ans, pas plus haut que la fusil qu'il 
porte en bandoulière, dit : tt Nous 
voulons respecter le cessez-le-feu. 
Mais si rien n'est entrepris rapide- 
ment pour donner satisfaction à 
nos revendications politiques, nous 
ferons tout sauter de nouveau. Il 
faut que l'on comprenne que nous 
avons autant de droits au Liban 
que les Phalangistes. » 

JEAN GUEYRAS. 


Jérusalem craint que le président Gemayel 
ne puisse résister aux pressions syriennes 


Jérusalem. - Les éventuelles ré- 
percussions du cessez-le-reu au Li- 
ban et le nouveau rapport de forces 
qui en découle provoquent une cer- 
taine inquiétude dans les milieux po- 
litiques israéliens. On redoute avant 
tout à Jérusalem que le président 
Amine Gemayel soit de moins en 
moins en mesure de résister aux 
pressions syriennes visant à obtenir 
du gouvernement libanais une dé- 
nonciation explicite de l’accord 
conclu le H mai avec Israël et qui 
n’est toujours pas ratifié officielie- 
menti 


De notre correspondant 


Certes M. Gemayel avait jusqu'à 
présent tenu bon face à la Syrie, qui 
tient l’accord israélo-libanais pour 
un « contrat de soumission •. Com- 
bien de temps pourra-t-il faire la 
sourde oreille aux exigences de 
Damas, alors que la Syrie et ses pro- 
tégés ont renforcé leur main au Li- 
ban. La présence au sein du comité 
de réconciliation nationale de plu- 
sieurs personnalités ouvertement 
hostiles à l’accord israélo-libanais et 
auquel elles ont toujours déclaré 
vouloir faire obstacle - notamment 


Les dirigeants Palestiniens 
craignent les « manœuvres » de la Syrie 
pour neutraliser l'O.L.P. 


De violents combats continuent à 
opposer, à Tripoli, dans le Nord- 
Liban, des fedayin appartenant à la 
même organisation, le Front popu- 
laire de Libération de la Palestine- 
Commandement général (F.P.L.G.- 
C.G.) de M. Ahmed Jibril. 
Adversaires et partisans de celui-ci 
se sont battus pour le contrôle de la 
base militaire de l'organisation si- 
tuée au camp de réfugiés de Bad- 
daoui. 

Les principaux cadres de cette 
base s’étaient, en effet, ralliés à 
M. Yasser Arafat, ce qui avait 
conduit les fidèles de M. Ahmed Ji- 
bril (pro-syrien) à tenter de prendre 
d’assaut cette position militaire. Les 
combats se sont soldés par au moins 


La livre libanaise se valorise... 


Beyrouth IA. F. P.}. — En l'es- 
pace de quelques heures, la livre 
libanaise — qui connaissait an fin 
de semaine dernière ses journée» 
les plus sombres députe r inva- 
sion israélienne de l'été 1982 — 
a effectué une remontée specta- 
culaire dès l’ouverture des mar- 
chés le lundi 26 septembre. La 
simple annonce de rentrée en vi- 
gueur du cessez-le-feu a suffi 
pour que s'opère un renverse- 
ment total de ta tendance quatre 
heures plus tard. 

Le plus troublant de l'Histoire, 
c'est qu’il n'existe aucune raison 
véritable de réjouissance immé- 
diate ou dans un proche avenir, 
fait-on valoir dans les milieux 


économiques. L'économie liba- 
naise est dans un piteux état, 
quel que soit ie secteur concerné. 

Les partes n'ont pu être 
jusqu'à présent évaluées, mais 
une étude non exhaustive effec- 
tuée il y a deux semaines par 
l'Hebdomadaire Ibanais Al Nahar 
Arab Report and Mémo, estimait 
à 700 millions de dollars environ 
tes pertes directes et indirectes 
de la nouvelle guerre au Liban, 
pour l'ensemble des secteurs. Ce 
chiffre a au moins doublé au 
cours des deux dernières se- 
maines. â cause notamment du 
déchaînement sans précédent 
des armes destructrices. 


une dizaine de morts et de nom- 
breux blessés. La dissidence au sein 
du F.P.L.G.-C.G., rappelle-t-on, 
avait éclaté le 17 août dernier. 

De Tunis, notre correspondant, 
Michel De uré. rapporte que la direc- ] 
tion de l’O.L.P. est vivement in- I 
quiète de la tournure que prennent 
les événements au Liban. Elle re- 
doute que la conclusion de l’accord 
de cessez-le-feu ait été en partie réa- 
lisée à son détriment. Elle se méfie 
en particulier des - manœuvres - 
auxquelles se livreraient les auto- 
rités syriennes pour neutraliser 
l’O-LP. 

Outre les troubles suscités à Tri- 
poli, les forces syriennes ont ces der- 
niers jours assiégé, désarmé et dé- 
placé des combattants loyalistes du 
Fath dans la partie centrale de la 
Bekaa. « La mise sous tutelle politi- 
que ayant échoué, déclare-t-on dans 
les milieux palestiniens de Tunis. 
Damas s'emploie désormais à res- 
serrer l'étau sur le terrain. • 

Le président de l’O.L.P.. qui au- 
rait décidé de prolonger son séjour à ! 
Tripoli, dans le nord du Liban, mul- 1 
tiptie les appels aux divers gouverne- [ 
ments arabes, mais en vain, ces der- 
oiers préférant observer une | 
prudente • neutralité » dans le j 
conflit qui oppose M. Arafat au pré- 1 
sident Assad. Les diverses - mis- 1 
sions de conciliation » entreprises i 
par les Etais • frères » sont au point ; 
mort. Les dirigeants palestiniens en- j 
visagent de convoquer une réunion 
extraordinaire du conseil central de | 
l’O.L.P. pour faire le point de la si- j 


MM. Walid Joumblatt. Rachid Ra- 
nimé et Soleiman Frangié, - ainsi 
que le statut d'observateur obtenu 
par la Syrie, alimentent, bien en- 
tendu. les craintes israéliennes. 

Autre sujet d’inquiétude : l’éven- 
tuel renforcement de la coopération 
militaire entre les druzes et l'O.L.P. 
M. Mosbe Arens. ministre de ia dé- 
fense. a adressé mardi une mise en 
garde aux druzes en leur demandant 
d’« expulser les terroristes du 
Chouf : sinon nous devrons agir 
• Aussi longtemps, a-t-il ajouté, que 
vous combattiez pour vos villages et 
la sécurité de votre population, 
nous pouvions vous comprendre. Ce 
n’est plus possible lorsque nous 
vous voyons avec les terroristes aux 
portes de Beyrouth. - 

M. Arens a indiqué qu'lsraël 
avait adressé ces derniers jours un 
message d’avertissement en ce sens 
aux responsables druzes. Il a précisé 
que les patrouilles israéliennes au 


nord de la rivière Awati se poursui- 
vraient - tant qu’il y aura du désor- 
dre dans cette région et qu’il exis- 
tera un danger de voir les terroristes 
s'approcher de cette ligne ». 

A plus long terme, la presse s’in- 
terroge sur les formes que revêtirait 
la présence israélienne au Sud- 
Liban si celle-ci devait se prolonger. 
Va-t-on vers le renforcement d’ua 
- canton israélien - eu deçà de la ri- 
vière Awali ? 

Les structures mises en place par 
l'administration militaire de cette 
région, remarque le journal Haa- 
retz. ressemblent à celles établies en 
Cisjordanie occupée : les municipa- 
lités soumettent leur budget à l’ap- 
probation des autorités militaires et 
les tribunaux locaux leurs verdicts. 
« Ces activités, observe Haaretz, 
n'ont aucun fondement légal. Bien- 
tôt. nous ne serons plus des hôtes de 
passage au Sud-Liban, nous devien- 
drons des propriétaires. » 

JEAN-PIERRE LANGELUER. 


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Le charme noir 

roman 

“Yann Queffelec possède ce don rarissime : 
une voix dont la tonalité accroche Poreille 
d emblée. Angelo Rinaidï/ L’Express 

/‘Netteté, intelligence et drôlerie/ce texte- 
très dur frappe au cœur... La naissance d’un 
grand écrivain.” 

Jean -François Josselin / Le Nouvel Observateur 


GALLIMARD 


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Page 4 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 

DIPLOMATIE 


AU COURS DU SOMMET ORGANISÉ PAR M 1 ™ GANDHI A NEW-YORK 

M. Mitterrand a regretté le durcissement 
de certains pays industrialisés à l'égard du tiers-monde 


New-York- - Arrivé dans l'après- 
midi à New- York, M. Mitterrand a 
participé à la première réunion du 
sommet informe] réuni par le pre- 
mier ministre indien, M* indira 
Gandhi, au titre de présidente du 
groupe des pays non alignés. Orga- 
nisé sur le modèle des conférences 
du Commonwealth, ce sommet n'a 
pas attiré tous les chefs d’Etat ou de 
gouvernement que le premier minis- 
tre indien souhaitait. Les pays indus- 
trialisés y sont particulièrement mal 
représentés, puisque le président 
Reagan, M“ Thatcher et le chance- 
lier Kohl ne font pas à M“ Gandhi 
l'honneur de leur présence. 

La première réunion, dans la- 
quelle M. Mitterrand a fait figure 
de vedette, a duré deux heures, et a 
été essentiellement consacrée aux 
problèmes économiques nés de la ré- 
cession et à leurs effets sur les pays 
en voie de développement. Outre la 
Communauté européenne et la 
France, treize pays y étaient repré- 
sentés : l'Autriche, la Bulgarie, le 
Cap-Vert. Chypre, la Hongrie, 
ITnae, Maurice, le Nicaragua, la 
Pologne, le Surinam, la Tanzanie, le 
Vanuatu et la Yougoslavie. Une se- 
conde réunion aura lieu jeudi, à la- 
quelle participeront les grands ab- 
sents de mardi : MM. Trudeau 
(Canada). Palme (Suède). Mouba- 
rak (Egypte). Doe (Libéria), ainsi 
que le roi Hassan II du Maroc. 

Ouvrant les débats, M™ Gandhi a 
fait un vaste tour d'horizon, souli- 
gnant la •stagnation du dialogue 
Nord-Sud ». Le président français 
lui a succédé pour évoquer les dé- 
ceptions qui ont suivi le sommet de 
Cancun et regretter le durcissement 
de l'attitude de certains pays indus- 
trialisés à l'égard des problèmes du 
développement, des pays dont cer- 
tains ont des conceptions dignes du 


De notre correspondante 


dix-neuvième siècle, a-t-il estimé, 
alors que le dialogue Nord-Sud est 
également indispensable aux deux 
parties. 

M. Mitterrand a insisté sur la né- 
cessité de développer les négocia- 
tions économiques et financières en 
cours entre les pays du Nord et du 
Sud par le truchement des institu- 
tions déjà existantes, comme le 
Fonds monétaire international et la 
Banque mondiale, qui doivent 
conserver leur autonomie. Le prési- 
dent a assuré que la France n’accep- 
terait jamais la régression de Faide 
des pays industrialisés as tiers- 
monde, et a souligné que les pays ri- 
ches devaient répondre aux deux 
défis majeurs des pays en développe- 
ment : l'endettement et le sous- 
développement. Il a aussi exprimé la 
volonté de la France de faire avan- 
cer le projet de conférence moné- 
taire internationale lancé lors du 
sommet de WiUïaxnsburg. 

Le chancelier d’Autriche, M. Si- 
nowatz, a. pour sa part, estimé que 
la priorité, pour les pays du Sud 
comme pour ceux du Nmd, était le 
désarmement ou, au moins, 1a réduc- 
tion des stocks d'armes, « de façon à 
réduire les risques d'attaques- 
sur prises ou d’erreurs ». 

Dans la matinée, (e ministre des 
relations extérieures français, 
M. Claude Cheysson, a rencontré 
ses homologues des pays membres 
de la force multinationale au Liban. 
MM. Shultz, Andreotti et Sir Geof- 
froy Howe. Les quatre ministres se 
sont rais d’accord sur trois points : 
soutien au président GemayeL, pré- 
sence souhaitable d’observateurs sur 
le terrain, nécessité de conserver des 
tiens avec les Nations unies. Aucune 
précision supplémentaire n'a été 


donnée sur f origine possible de ces 
« observateurs », mais on rapproche 
ces informations des suggestions 
faites à plusieurs reprises, notam- 
ment par les responsables libanais, 
de l’envoi d'observateurs de l'ONU 
sur le terrain. 

L'offensive diplomatique 
du Nicaragua 

Si les problèmes du développe- 
ment avaient été pratiquement 
ignorés par M. Reagan dans son dis- 
cours de lundi devant l'Assemblée 

§ énéra!e de l’ONU, ils ont été dou- 
lement & l’honneur mardi : avec le 
mini-sommet de M aK Gandhi, mais 
aussi l'offensive diplomatique lancée 
par M. Daniel Onega, coordonna- 
teur de la junte nicaraguayenne. 
Comme s'il n’avait décidément plus 
rien à perdre avec les Américains, ce 
dernier a prononcé un discours ex- 
trêmement violent, accusant de 
• génocide » ceux qui • invoquent le 
nom de Dieu et les droits de 
l'homme pour justifier leurs bud- 
gets d’armes nucléaires et leurs 
agressions contre les peuples ». 

Apportant son appui à tous ceux 
que Washington considère actuelle- 
ment comme ses ennemis — la 
SWAPO en Namibie, l'African Na- 
tional Congress en Afrique du Sud. 
le Poüsano, les indépendantistes 
portoricains, les Palestiniens, les Li- 
byens, Je Chili de M. AJiendr, eic_ 
M. Ortega a lancé l'anathème 
contre Tordre économique imposé 
par « les pays partisans de l’écono- 
mie de marché ». • Un ordre écono- 
mique. dît-il, qui a assuré ta prospé- 
rité de ces pays, mais a accumulé 
664 milliards de dollars de dettes 
pour les pays du tiers-monde non 


producteurs de pétrole (...), a incité 
les banques internationales à ré- 
duire à 95 milliards de dollars 
leurs prêts, contre 160 en 1980. » 

Accusant les Etats-Unis de •faire 
la guerre en Amérique centrale pour 
assurer leur politique expansion- 
niste ». M. Ortega a donné les chif- 
fres les plus récente des pertes ci- 
viles et militaires nicaraguayennes : 

717 tués entre 1981 et 1983., 
SI 4 blessés, S29 personnes enlevées.' 
Dans le même temps, 1636 - contre- 
révolutionnaires » ont été tués et 
280 blessés; 108 millions de dollars 
de dégâts ont été infligés par la 
guerre au Nicaragua, soit le quart 
des investissements annuels du pays, 
a précisé M. Ortega. 

Remerciant une nouvelle fois la 
France et le Mexique •pour leur 
contribution au dialogue », et le 
groupe de Contactera (Panama, Ve- 
nezuela. Colombie, Mexique), le 
chef de la junte n’en estime pas 
moins que leurs actions restent in- 
suffisantes, surtout étant donnée 
> la progression rapide de l'engage- 
ment américain • dans la région. Et 
il a demandé que « la question 
d’Amérique centrale, ses menaces 
pour la paix, la souveraineté et le 
droit à V autodétermination de son 
peuple » soit ajoutée d'urgence au 
calendrier de la trente-huitième ses- 
sion de l'Assemblée générale de 
l’ONU. 

Au cours d’une conférence de 
presse, M. Ortega a, d’autre paît, in- 
diqué quH y avait eu, pendant le 
week-end. un combat contre des 
« contras » venus du Honduras 
« avec la participation directe de 
l’armée hondurienne ». Vingt d'en- 
tre eux auraient été tués, ainsi que 
six soldats nicaraguayens. 

NICOLE BERNHEIM. 


A TRAVERS 
LE MONDE 


Afghanistan 

EMBUSCADES AU SUD DE 
KABOUL - Les sources diplo- 
matiques occidentales à 
La Nouvelle-Delhi et à Islama- 
bad font état de revers subis ces 
derniers jours par les forces 
soviéto-afghanes au sud de Ka- 
boul. Un convoi est tombé dans 
une embuscade tendue par les ré- 
sistants, le 16 septembre, dans la 
vallée de Musayi, à l'entrée de la 
province du Logar, proche de la 
capitale. Vingt-quatre soldats so- 
viétiques et afghans auraient été 
tués. Le 19 septembre au autre 
convoi a été contraint de faire 
demi- tour après être également 
tombé dans une embuscade. - 
(A.F.P.. U.P.Ll. 

Pérou 

GRÈVE GÉNÉRALE. - Des 
incidents ont provoqué la mort de 
deux personnes et cent cin- 
quante arrestations à Lima, à 
('occasion de la grève générale de 
24 heures organisée le mardi 27 
septembre par la Confédération 
générale des travailleurs péru- 
viens (C.G.T.P.-communisle). 
Le mouvement avait pour but de 
protester contre la politique éco- 
nomique libérale du gouverne- 
ment. Selon la C.G.T.P., à la- 
quelle s'étaient jointes les quatre 
autres centrales syndicales du 
pays, Je mouvement a été très 
suivi. - (A. F, P., Reuter.) 


APRÈS LE SÉJOUR DU SECRÉTAIRE AMÉRICAIN A LA DÉFENSE A PÉKIN 

Un échange de visites aura lieu début 1984 
entre MM. Reagan et Zhao Ziyang 


Pékin. - Chinois et Américains 
paraissent avoir utilisé au mieux 
l’occasion que leur fournissait la vi- 
site â Pékin de M. Weinberger, se- 
crétaire à la défense, pour poser les 
bases d’une coopération dans le do- 
maine des armements. M. Zhao 
Ziyang, le premier ministre chinois, 
a lui-même évoqué, mardi 27 sep- 
tembre, devant les journalistes amé- 
ricains, la possibilité d'achat 
» d’équipements militaires ou 
d'armes » aux Etats-Unis. 

Le bon déroulement des conversa- 
tions a, d'autre part, été confirmé 
mercredi matin lorsque M. Wein- 
berger, à l'issue de son entrevue 
avec M. Deng Xiaoping, a annoncé 
que le chef du gouvernement chinois 
se rendrait en visite officielle à 
Washington en janvier prochain 
avant d’accueillir à Pékin, au mois 
d'avril, le président Reagan. Avant 
de s'envoler pour Xian, où fl devait 
visiter une usine de moteurs 
d’avions, M. Weinberger a déclaré 
que son voyage avait été jusque-là 
• très utile et positif » et ses conver- 
sations • très amicales, franches et 
empreintes d’un climat de 
confiance » en dépit de l'existence 
de » certaines divergences en cer- 
tains domaines ». 

Bien qu'un flou règne sur les 
types de licence ou de matériel que 
les Etats-Unis seraient prêts à céder 
à la Chine - on parle de systèmes de 


De notre correspondant 

défense antiaérienne, de radars, 
d’hélicoptères, - il apparaît que 
l'administration Reagan a travaillé à 
partir d’une liste de demandes re- 
mise par les Chinois en 1981, vrai- 
semblablement pendant ta visite de 
M. Haig, alors secrétaire d’Etat. 

La vente de onze types de maté- 
riel figurant sur cette liste avait déjà 
été autorisée avant le mois de mai 
dernier. A la suite du voyage en 
Chine de M. Baldridge, secrétaire 
au commerce, trente-deux autres 
produits furent retenus pour faire 
l’objet d'une approbation. Le feu 
vert devant être donné, selon les 
Américains, par le département du 
commerce, on peut en induire qu'il 
ue s’agit pas d’armements, mais 
d'équipements (ordinateurs, micro- 
circuits, etc.) se prêtant à une utili- 
sation civile aussi bien que mili- 
taire. Resteraient en suspens onze 
demandes chinoises, dont certaines, 
selon un porte-parole américain, 
tombent sous la réglementation sur 
le contr&le des exportations d’arme- 
ments. C'est essentiellement de 
cette dernière catégorie de matériels 
qu’experts chinois et américains au- 
raient discuté ces deux derniers 
jours, les responsables du Pentagone 
so uhaitan t obtenir de leurs interlo- 
cuteurs des assurances quant à leur 
utilisation future. 


M. Zhao Ziyang n’a pas caché 
que la Chine accordait â (a question 
des transferts de technologie - qui 
est distincte de oelle des ventes d’ar- 
mements - une grande importance. 
Aux yeux des dirigeants de Pékin, 
ces échanges doivent en effet être 
compris comme - une marque de la 
confiance » susceptible de se déve- 
lopper entre les deux pays. En ce 
sens, une étape impartante a été 
franchie et le premier ministre 
chinois s'est ouvertement félicité, en 
recevant M. Weinberger, de l'assou- 
plissement de l’attitude américaine 
à ce sujet même ri, a-t-il dit, « bien 
des obstacles restent encore à sur- 
monter*. 

M.L 


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• Démenti du Pentagone. — Le 
Pentagone a démenti les informa- 
tions diffusées mardi 27 septembre, 
à Tokyo, selon lesquelles la « boîte 
noire » du Boeing sud-coréen abattu 
par les Soviétiques près de lHe Sak- 
halîne avait été repérée (nos der- 
nières éditions datées du 28 septem- 
bre). Les recherches se poursuivent 
en mer du Japon pour retrouver 
l’épave de l'appareil. 


R. F. A. 


la gauche malade des euromissiles 


Plus l’échéance de l'implanta- 
tion des euromissiles se rappro- 
che et plus la gauche ouest- 
allemande est gagnée par le 
trouble. Die n'est certes pas te 
seule. Le parti libéral qui. en tant 
que membre de la coalition gou- 
vernementale, soutient le prin- 
cipe du déploiement, est égale- 
ment anxieux de l'éviter. Son 
préskient, M. Genscher, qui est 
aussi vtce-chanceffer et ministre 
des affaires étrangères, dans son 
souci de voir aboutir les négocia- 
tions de Genève, avait même cru 
déceler récemment une -sou- 
plesse nouvelle dans l'attitude 
soviétique. Il fut vertement rems 
A sa place par Moscou qui lui re- 
procha tout simplement de pren- 
dre c ses désirs pour des réa- 
lités». 

L'attitude de M. Genscher est 
significative du cas de 
conscience posé aux Allemands 
de l'Ouest par l'arrivée prochaine 
des Perahteg et des missies de 
croisïbre. Les syntfeats A ten- 
dance social-démocrate ont 
bravé leur vokxïté traditionnelle 
de ne pas se mêler ouvertement 
de poétique en appelant à un ar- 
rêt de travail symbolique de cinq 
minutes la 5 octobre. En .repre- 
nant A leur compte les rayendca- 
tions pacifistes, ils veulent sur- 
tout éviter que leurs adhérents 
soient récupérés par les Verts ou 
se détournent des actions pure- 
ment revendicatives. 

Les déchirements 
du$.P.D. 

Si l'opposition des Verts à 
l'installation des euromissiles ne 
souffre pas de nuances, ils n'en 
sont pas moins divisés sur te 
stratégie. L‘« automne chaud» 
qu’ils ont promis au gouverne- 
ment de M. Kohl s'annonce plu- 
tôt tiède. Les uns sont partisans 
d'actions non violantes qui 
seules leur perme tt ron t de ga- 
gner ou de conserver la sympa- 
thie de l’opinion publique et le 
soutien de personnalités reli- 
gieuses ou cutturên8S. Mais 3s 
sont bien conscients de l'effica- 
cité très Bmitée des «grandes 
messes » pacifistes. C'est pour- 
quoi la violence a ses défenseurs. 
Comme aux plus beaux jours du 
mouvement étudiant de te fin des 
années 60, la tendance durs des 
Verts fait ta dtotinction antre la 
« violence contre les per- 
sonnes », qu’elle réprouve, et ta 
« violence contre les biens », 
qu’elle soutient ; les plus déter- 
minés prônent une « s tr a tè ge de 
l'escalade» qui pourrait com- 
mencer per des grèves pour 
s'achever par un blocus des 
bases américaines où seront ins- 
tallés les missiles, voire par des 
sabotages. Les autorités de Bonn 
craignent que cette tendance ne 
gagne du terrain après que les 
Perehing auront été effective- 
ment déployés. 

La plus embarrassé est toute- 
fois le parti soctal-démocrata, qui 
a (te mal A masquer ses déchire- 
ments. Toutes les opinions y 
coexistent. A droite, un petit 
noyau, regroupé autour de l'an- 
cien chancelier Schmidt et de 
M. Hans Apei, ancien ministre de 
ta défense, soutient ta e double 
dérision » de l'OTAN : négocia- 


tion et déploiement en cas 
d'échec. 

Mais 9 est très isolé. A gau- 
che, des fédérations régionales 
de plus en plus nombreuses se 
prononcent contre le déploie- 
ment des euromissiles sans 
même attendre le résultat des 
pourparlers de Genève. Une par- 
tie va même plus loin, en mettant 
en cause ta participation de ta 
R.F-A. à l'OTAN. 

Entre ces deux extrêmes, ta 
direction du S.P.D., avec 
MM. Brandt. président, et VogeL 
chef du groupe pariemsntair», 
espère encore que Soviétiques et 
Américains parv i endr on t A un 
. compromis qui évitera ta d é p l o i e?- 
ment des missiles de l'OTAN et 
leur épargnera une prise de posi- 
tion cteire. Pour ménager cette 
hypothèse pourtant peu probable 
les dirigeants sociaux- 
démocrates ont déridé de re- 
pousser le congrès extraonfinaim 
consacré aux questions de dé- 
fense qui était prévu pour ta dé- 
but du mois de novembre. 
Paradoxalement, iis ont de- 
mandé à M. Schmidt de pronon- 
cer le discours inaugural, bien 
que l'ancien chef du gouverne- 
ment de Bonn ait affirmé sans 
ambiguité qu'fl défendrait la poli- 
tique de TOTAN, dont il a été un 
des principaux inspirateurs è la 
fin des années 70. Cens politi- 
que a cT ailleurs été approuvée 
par deux congrès du S.P.D. mais 
ses adversaires font maintenant 
valoir qu'entre- temps ta situation 
a changé, que la détente Est- 
O m e t eet d# plus que compro- 
mise et que le Congrès américain 
a notamment refusé de ratifier 
Taccord SALT-2. 

Pour éviter que les divisions 
de leur parti ne s'étalent au 
grand jour. MM. Brandt et Vogef 
sont prêts A se raccrocher A 
toutes tas branches et A faire en- 
trer dans le marchandage f arse- 
nal nucléaire de leurs parte- 
naires. Ne souhaitent-ils pas que 
les forces de dissuasion française 
et britannique soient prises en 
compte dans ta potentiel occi- 
dental comme le demandent les 
Soviétiques ? Pourtant les 
sociaux-démocrates, comme 
d'ailleurs l'ensemble du mouve- 
ment pacifiste, ne sont pas. beau- 
coup 'aidés par ftJ.R.Si». M. An- 
dropov vient seulement -de 
répondre A une lettre que lui 
avaient adressé. 3 y a plusieurs 
mois, des parlementaires du 
S.P.D., mais 3 se contente de ré- 
péter les positions anciennes de 
son gouvernement sans manifes- 
ter te moindre esprit d'ouverture. 
Las pacifistes occidentaux au- 
raient bien besoin d'un petit coup 
de pouce de Moscou pour donner 
quelque crédit à leur argumenta- 
tion. 

La fermeté du Kremlin ne 
change rien au fiait que ta majo- 
rité du SJ’.D. est maintenant op- 
posée au déploiement des euro- 
missiles. La parti peut même 
s'appuyer sur ses deux succès 
électoraux de Brême et de Hesse 
pour affirmer que son « gauchi»: 
semant » ne nuit pas A son au- 
dience; si le prochain congrès 
confirmait cette orientation, ta 
S.P.D. briserait le consensus très 
large qui existait en R.FJL sur ta 
politique étrangère depuis plus 
de vingt ans. 

DAMELVERNET. 


APRES LES PROPOSITIONS DE M. REAGAN 

«La France est favorable à un équilibre des forces 
au niveau le plus bas» 

déclare le Quai d'Orsay 

• La France est favorable à un 


équilibre effectif des forces au ni- 
veau le plus bas ». a déclaré le 
mardi 27 septembre le porte-parole 
du Quai d'Orsay à propos des propo- 
sitions formulées au sujet des euro- 
missiles par M. Reagan dans son dis- 
cours A l’ONU ( le Monde du 
28 septembre). 

Le porte-parole a indiqué que. la 
France n 'étant pas partie aux négo- 
ciations, il ne lui appartenait pas 
d'émettre des avis sur chaque propo- 
sition soumise, et a rappelé les trois 
conditions qui permettraient au gou- 
vernement français de s’associer, te 
moment venu, à une négociation sur 
1e désarmement nucléaire : réduc- 
tion des arsenaux des deux grandes 
puissances à des niveaux tels que 
« l’écart entre les potentiels ait 
changé de nature » limitation qua- 
litative et quantitative des systèmes 
stratégiques défensifs; enfin, pro- 
grès significatifs dans ta réduction 
des déséquilibres conventionnels et 
dispari lion de ta menace des armes 
chimiques. 

Cette prise de position a trouvé un 
écho à la tribune de l’Assemblée gé- 
nérale des Nations unies, oh le mi- 


nistre chinois des affaires étran- 
gères, M- Wo Xueqian, a indiqué les 
conditions de ta participation de son 
pays à une conférence des pays dé- 
tenteurs d’armes nucléaires, afin de 
négocier une réduction générale de 
ces armements : TCJ.R.S.S. et les 
Etats-Unis, a-t-il dit, devront avoir 

* abouti à un accord sur une réduc- 
tion de 50% de leurs arsenaux nu- 
cléaires • et avoir « entrepris des ac- 
tions concrètes» pour mettre un 
terme aux expérimentations et à ta 
fabrication de ces armes. 

Le mimstrechiiKSs a accusé les 
deux superpuissances de n’avoir 

• aucun désir sincère de désarme- 
ment » et de chercher à • tromper 
l'opinion internationale » par des 
propositions qui «ne viseur qu’à 
couvrir leurs efforts tendant à un 
accroissement continu de leurs arse- 
naux nucléaires ». 

A Moscou, tandis que l'agence 
Tass continue de voir dans le dis- 
cours de M. Reagan à l’ONU « le 
même jeu de propagande a rien 
d’autre ». M. Gromyko, sans com- 
menter directement tes dernières dé- 
clarations américaines, a accusé 


Washington tT« avancer des prqposi- -• 
tions déséquilibrées, inacceptables" 
par l'autre partie ». 

Parlant devant son collègue- tché- 
coslovaque, M. Chnoupek, en visite 
an Kremlin, 1e ministre soviétique •• 
des affaires étrangères a encore ac- . 
cusé les Etats-Unis d'* agir en occu- . 
ponts » au Liban, tout en relevant ta - 
* signification positive » de l’accord . 
de cessez-Ic-fcu récemment conclu.' 

Le communiqué soviéto- 
tchécostevaque, publié â l’occasion ~ 
de cote visite affirme que les pro- 
jets d’installation des misâtes' de 
l’OTAN • constituent une menace 
extrêmement grave » et que leur 
réalisation « conduirait inévitable- '■ 
ment à des conséquences d'ordre po- 
litique et militaire- qui aggrave- - 
raient considérablement la situation 
en Europe ei au-delà». 

« L’URSS., la Tchécoslovaquie 
et les autres pays membres du pacte ■ 
de Varsovie seront confrontés à. la. 
nécessité de prendre des contre- ■ 
mesures pour assurer leur sécurité, 
pour maintenir la parité militaire à ‘ . 
l’échelon européen et global ». 
conclut le. communiqué. - (A.P.P, 
Tass.) 





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LE MONDE Jeudi 29 septembre 1983 - Page 5 7 

DIPLOMATIE 


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POINT DE VUE 


Dans on premier article, 
Jean-PSetre Cot évoque le pbé- 
«Hnèae pacifiste et estime qn*a 
comient. après le déploiement 
des SS- 20 soviétiques, de res> 
tanrer PéqnïEbre es Europe (le 
Monde du 28 septembre) . 

Restaurer la stabilité stratégi- 
que fondée sur la dissuasion est 
notre second objectif. La crise de 
la dissuasion ne date pas d’hier 
Le cours s’en est accéléré avec la 
thèse de la riposte graduée, mise 
en œuvre par l’OTAN dès la fin 
des années 60. Dès tore qu’on rai- 
sonne par palier, on accepte une 
forme de bataille, que l’on cher- 
che à contenir et à limiter h»™. 
ses effets. 

_ La thèse correspond aux inté- 
rêts des Etats-Unis qui cherchent 
â mainteni r l’affrontement Ha ne j e 
cadre européen et à éviter d’être 
entraînés dans un conflit avec 
leurs villes, leurs maires, leur 
population. Elle s’oppose aux inté- 
rêts de l’Europe, pour qui un 
conflit limité au continent euro- 
péen serait tout aussi désastreux 
qu’un holocauste générai et dont 
la garantie ultime doit être la 
menace de généralisation de la 
guerre. 

Aussi, on comprend que diplo- 
mates et généraux américains 
n’aient eu de cesse d’affaiblir la 
notion de dissuasion — interconti- 
nentale par définition — au profit 
de la notion de bataille, géogra- 
phiquement plus limitée. Dans un 
premier temps, il s’est agi, par 
tous les moyens d’élever le seuil 
nucléaire, c'est-à-dire de retarder 
le moment où l’armement 
nucléaire entrerait en jeu et donc ' 
de prolonger au maximum la 
guerre conventionnelle. Une telle 
stratégie rejoignait la politique de 
gribouille en raison de l’éclatante 
supériorité de la puissance 
conventionnelle soviétique en 
Europe. Dans un second temps, il 
s’est agi d’égaler le pacte de Var- 
sovie sur le plan conventionnel 
grâce à la supériorité technologi- ; 
que de l’Occident. C’est l’ambi- 
tion du plan Rogers proposé par le 
commandant en chef américain 
de l’OTAN qui appelle à une 
modernisation de l’armement 
conventionnel des forces, atlanti- 
ques pour faire pièce à un éven- 
tuel déferlement des forces du 
pacte de Varsovie. Mais, dans 
l’affaire, que deviendrait la pau- 
vre Europe ? L’exiguité de notre 
territoire, la densité de notre 
population nous fait craindre une 
guerre menée par les moyens 
conventionnels modernes tout 
autant qu'un conflit nucléaire 
limité. 

Une action sans relâche 

L’évolution est favorisée aux 
Etats-Unis par le renouveau de 
l'isolationnisme ou. plus exacte- 
ment. de l’indifférence améri- 
caine au regard de l’Europe. Je 
suis frappé de voir combien, dans 
le présent débat stratégique aux 
Etats-Unis, les intérêts spécifi- 
ques des alliés sont négligés. Les 
nombreux démocrates qui. autour 
du sénateur Kennedy, animent le 
mouvement du -freeze». le gel 
des armements nucléaires, ne 
s'attardent pas au déséquilibre 
européen et regardent le seul 
équilibre bipolaire entre les deux 
superpuissances. Quant au prési- 
dent Reagan, en relançant la 
course aux armements par son 
discours - Guerre des étoiles », il 
pane un coup sévère à 13 crédibi- 
lité pour l’3veair des forces de dis- 
suasion française et britannique. 

Le développement de protections 
ami missiles par des systèmes j 
A.B.M. installés le cas échéant' 
dans l'espace, s’il n’est pas pour) 
demain, indique la volonté de j 
sanctuariser le territoire améri- 
cain et donc de renoncer à l'équili- 
bre de la terreur, fondement de la 
dissuasion depuis trente ans. Or la 
sanctuarisation physique de 
l’Europe occidentale est un leurre ; 
qui rend d’autant plus amère ! 
"offre, ajoutée à la hâte, dans le ! 
même discours, de partager avec | 

«s alliés la technologie A.B.M- ; 

Sur le chapitre de la stabilité \ 
stratégique, la France doit mener , 
une action sans relâche. D’abord j 
en s'opposant, dans la mesure du j 
possible et avec les moyens qui i 
son: les siens, à la dérive qui mène j 
ce la dissuasion â la bataille et I 
demain du concept de bataille au J 
rêve insensé de victoire qui com- . 
mencc de s'installer chez certains ; 

Ces plus excités â Washington. ; 
Ensuite en prenant l’initiative sur • 
ce terrain e: dans le domaine de la . 
maîtrise des armements. Si le • 
désarmement généra! et contrôlé : 
r, es: pas pour demain, b négocia- i 
v. zr. peut restaurer et renforcer b 
stabilité stratégique en é lavant b ■ 


Pacifisme, atlantisme, sécurité européenne 


H. — La crise de la dissuasion 


dissuasion. Kissinger l'avait 
naguère compris en concluant 
l’accord sur l'interdiction des sys- 
tèmes A.B.M. de protection ami- 
missile défensif en apparence, 
déstabilisateur en réalité. Plus 
récemment, il a proposé, à juste 
titre, d'éliminer progressivement 
les fusées à têtes multiples et de 
revenir £ la notion de vecteur à 
tête unique, qui facilite le 
contrôle du respect des accords et 
éloigne la tentation d'une attaque 
préventive. 

Nous avons intérêt à toute 
mesure qui réduit l'avantage de 
l’attaquant ou renforce la capa- 
cité de riposte. Nous devons 
condamner ia relance de la course 
aux armements dans l’espace 
extra-atmosphérique, faire pres- 
sion en faveur d’une limitation des 
armes anti-sous-marines qui 
menacent l'invulnérabilité de 
notre dissuasion. Plus générale- 
ment, nous avons avantage à b 
maîtrise des armements. Puisqu'il 
s’agit de la dissuasion du faible au 
fort, c’est le faible qui a intérêt 
aux règles du jeu. L’hostilité du 
général de Gaulle au processus de 
désarmement ou de maîtrise des 
armements m’a toujours semblé 
en contradiction avec sa volonté 
d'assurer l’indépendance et l’effi- 
cacité de notre force de frappe. 
Car le pouvoir égalisateur de 
l'atome est appelé à s’efiriter avec 
les progrès de la technologie mili- 
taire. Nous avons un intérêt évi- 


par JEAN-PIERRE COT (*) 


dent à figer les choses en l’état, 
c’est-à-dire à soutenir 1a maîtrise 
des armements, â l’animer. 

Certes, les problèmes de procé- 
dure ne sont pas aisés. Comment 
négocier alors que nous n’avons 
rien à négocier, notre propre force 
de dissuasion étant caiculée au 
plus juste ? Et où négocier ? Je 
pense que des réponses peuvent 
être apportées à ces questions, à 
condition qu'on le veuille. Pour le 
moment, il faut bien constater la 
timidité des positions française en 
matière de désarmement, c’est- 
à-dire l'insuffisance de l’impulsion 
politique. Porter un regard neuf 
sur la sécurité européenne, exami- 
ner autrement le processus SALT, 
saisir l’occasion de b Conférence 
sur le désarmement en Europe 
pour avancer des propositions dif- 
férentes, reprendre les thèses 
naguère développées par François 
Mitterrand sur la création 
d’autres structures de négocia- 
tion, la matière ne manque si 
an en a b volonté. 

Le tabou 

du «découplage» américain 

Pallier le découplage améri- 
cain, ce troisième objectif est le 
plus délicat. Il est toujours diffi- 
cile de dire que le roi est nu. Nous 
touchons au tabou abordé à mots 
couverts dans les couloirs de 


l'alliance. J'ai la faiblesse de 
croire que b méthode Coué n’est 
pas une réponse en ce domaine. 
De Gaulle, encore lui. avait vu 
juste : la logique du feu nucléaire 
conduit au découplage, car 
aucune nation n'acceptera de 
s’immoler pour un allié, si proche 
fût-il. Sa repense était la force de 
frappe indépendante. Elle ne suf- 
fit plus aujourd'hui. 

L’incertitude sur l'engagement 
américain alimente l’inquiétude 
des opinions publiques et justifie 
b poussée pacifiste. Si les jeunes 
Allemands ou Néerlandais répon- 
dent en masse à l'appel des orga- 
nisations ou aux diverses marches 
pour la paix, c'est parce que b 
quiétude à l'ombre du parapluie 
n’est plus. La guerre redevient 
une possibilité : il faut donc l’évi- 
ter par tous les moyens, y compris 
b soumission. 

L'inquiétude est partagée par 
les responsables dans les pays de 
l’OTAN et singulièrement en 
République fédérale d'AUleman- 
gne. En public, il n'est pas ques- 
tion de bisser transparaître le 
doute: mais, en privé, l’auitude 
change au S.P.D. et â la C.D.U. 
Les réflexions portent en priorité 
sur les moyens de recoupler les 
défenses américaines et euro- 
péennes, de mieux arrimer le sort 

(*) Ancien ministre. 


des uns et des autres. Mais si ceb 
ne suffit pas, U faut bien songer à 
autre chose. Et c'est ainsi qu’une 
défense européenne autonome 
redevient d'actualité. 

Cette démarche rejoint celle 
qui doit être aujourd'hui la nôtre. 
La crédibilité de notre force de 
dissuasion a toujours été liée à 
l'existence de b garantie améri- 
caine que nous entendions provo- 
quer de ce fait, mais à laquelle 
nous ne pouvions nous substituer. 
La sanctuarisation du petit Hexa- 
gone. l'indifférence au fracas de 
la bataille outre-Rhin, n'ont 
jamais été des hypothèses 
sérieuses. Aussi le désengagement 
américain nous conccrne-t-il 
autant que nos alliés. La seule dif- 
férence est que vous avons les 
moyens de faire avancer une solu- 
tion alternative. 

Certes, il n'est pas question 
pour le moment d’étendre la 
garantie nucléaire française au 
territoire de b République fédé- 
rale d’Allemagne. Ce serait une 
erreur tout aussi considérable 
pour l'avenir de l’exclure. L’incer- 
titude touchant l'étendue de nos 
intérêts vitaux est nécessaire pour 
étayer la crédibilité de notre dis- 
suasion. mais aussi les évolutions 
indispensables à la définition 
d'une notion commune de sécurité 
européenne. 

Quels peuvent être les contours 
de cette notion ? Une zone dénu- 
cléarisée en Europe centrale ? 
Certainement pas, tant que le 


niveau d’armement conventionnel 
et le déséquilibre des forces en 
présence ne sont fondamentale- 
ment pas modifiés. La sécurité 
commune ne peut se construire 
que progressivement, par des 
consultations fréquentes sur les 
questions de défense, qui ne doi- 
vent plus être interdites dans les 
enceintes de la Communauté. 
L'industrie européenne d'arme- 
ment doit devenir une réalité. Une 
position commune de l’Europe sur 
les questions de maîtrise des 
armements doit être développée 
avec une autre audace qu'à pré- 
sent. où elle se ramène â un 
médiocre dénominateur commun. 

Dans un second temps, il fau- 
dra bien aborder les questions 
nucléaires. On connaît les 
contraintes actuelles ; cela 
n’empêche pas d'évoquer l'avenir. 
La double clef européenne, 
l'arrangement nucléaire tactique, 
b bombe à neutrons, sont autant 
de sujets obligatoires si l'on veut 
s'engager dans la voie préconisée. 

Nous devons, au cours des 
annéess à venir, gérer ce paradoxe 
qui nous impose une extrême pru- 
dence dans b démarche el une 
grande audace quant à l'objectif. 
Si nous ne sommes pas déter- 
minés à en accepter les périls, ne 
parlons plus de sécurité euro- 
péenne et résignons-nous à l'une 
des deux branches de l'alternative 
que sont l'atlantisme ou le paci- 
fisme. Mais le plus dangereux est 
de ne pas choisir ! 



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I 


I 



p a Page 6 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 




; AFRIQUE 


UN ENTRETIEN AVEC LE PRÉSIDENT DE LA HAUTE-VOLTA 

« La France a été perçue comme Fauteur principal 
du coup d’Etat du 17 mai dirigé contre moi » 

nous déclare le capitaine Sankara 


- Quelle est la finalité de la 
révolution voltaïque ? 

- C’esi d'abord la réponse appro- 
priée à une série de questions que le 
peuple voltaïque s'est posées tout au 
long de son histoire. Nous cherchons 
donc à faire le bonheur d'un peuple. 
Plusieurs expériences se sont suc- 
cédé. La lutte contre le colonisateur 
s’est effectuée à travers un certain 
nombre de partis, qui. à l'époque, 
avaient le mérite de mobiliser les es- 
prits contre un ennemi commun, .fa- 
cilement identifiable ; le colonisa- 
teur. Un sentiment d’esprit national 
s'est développé â la faveur de cette 
lune, mais, très vite, celle-ci a été ré- 
cupérée. Bien que l'on ait proclamé 
l’indépendance, le peuple voltaïque 
n'a pas eu ie sentiment qu'une solu- 
tion correcte avait été apportée à ses 
problèmes, alors que l’indépendance 
était précisément apparue comme 
pouvant être une solution. 

» L’indépendance dans les Etats 
africains n'a pas été cette réponse 
que nous attendions, d’où les pre- 
miers soubresauts, les premiers 
heurts, juste après les années 60. 
Chez nous, cela s’est traduit par la 
naissance ou le développement d'or- 
ganisations politiques, clandestines à 
l’époque. Elles aussi avaient rassem- 
blé un espoir du peuple. Puis, le 
3 janvier 1966. la contestation bru- 
tale du régime a entraîné la chute du 
président de l'époque, Maurice Ya- 
méoga 

» C’était un point de départ : les 
Voltaïques comprenaient que ni les 
lu Lies de la période coloniale ni 
celles de la période post-coloniale ne 
pouvaient véritablement résoudre la 

a uesiion de la capacité du peuple à 
éfendre ses intérêts. Les familles 
politiques se sont alors affirmées et, 
à cette époque, on a commencé à 
parier de démocratie voltaïque. 
Mais ces partis ont démontré claire- 
ment qu’ils étaient incapables, eux 
aussi, de poser et de résoudre les 
problèmes du pays. En fait, ils ne le 
voulaient pas. Ces problèmes sont 
d’ordre matériel, intellectuel et mo- 
ral: se loger, se nourrir, se vêtir, 
avoir droit aux soins médicaux et 
sauvegarder sa culture. 

- En tirez-vous la conclusion 
que le principe même du multi- 
partisme n'est pas bon pour la 
Haute-Volta ? 


Avant le sommet franco-africain des 3 et 4 octobre à Vittel, auquel 
U doit, en principe, participer, le capitaine Thomas Sankara, chef d'Etat 
de la Haute-Volta, président du Conseil national de la révolution 
(C.N.R.), qui a pris le pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat le 4 août der- 
nier, s'explique, dans un entretien qu*Q nous a accordé, sur les objectifs 
de ta « révolution » voltaïque, ainsi que sur les relations de la Haute- 
Volta avec la France et la Libye. A Ouagadougou, où le couvre-feu est 
maintenu de 23 heures à 5 heures du matin et où les activités des partis 
potfàqœs ont été suspendues, la mise en place des comités de défense de 
la révolution (C-D-R-) s'accélère par un quadrillage de la ville destiné 
notamment à empêcher toute tentative « cou tre- révolutionnaire ». Le 
chef de l'Etat voltaïque, qui est âgé de trente-cinq ans, se dëffant avant 
tout comme un nationaliste. 


- Non, le multipartisme n’est 
pas mauvais en soi, dans la mesure 
où des forces contradictoires peu- 
vent être source de créativité, de dé- 
passement, d'émulation. Mais nous 
disons que la vision politique et la 
nature même de ces partis leur inter- 
disaient de s'occuper d’autre chose 
que des intérêts d'une minorité. 
Cette vieille garde politique a la res- 
ponsabilité d'avoir trahi l’élan natio- 
naliste et patriotique qui s’était dé- 
gagé dans la lutte contre le 
colonisateur. Etant récupérés, ces 
dirigeants se sont comportés en véri- 
tables ennemis du peuple, parfois de 
manière consciente. 


« L’Afrique 
eux Africains » 


- L'une des accusations que 
vous avez portées contre les diri- 
geants des partis aujourd’hui in- 
terdits est d'être soumis à l'im- 
périalisme. Qui est cet 
impérialisme ? 

— L’impérialisme, ce ne sont pas 
des pays pris dans leur sens géogra- 
phique. Lorsque les Américains lut- 
taient pour leur indépendance et 
criaient «l'Amérique aux Améri- 
cains », ils lançaient un slogan que 
nous-mêmes, aujourd’hui, nous 
sommes fiers de reprendre à notre 
compte en disant «l'Afrique aux 
Africains », parce que c'est une vé- 
rité universelle. 

- Mais cet Impérialisme, 
n’était-ce pas aussi la France ? 

— Justement, lorsque l'on envoie 

des troupes massacrer, imposer un 
ordre dans un autre pays, nous appe- 


LE CONFLIT SAHARIEN 


Hassan II s'engage devant l'ONU 
à se considérer comme tenu 
par les résultats d'un référendum 


Le règlement du conflit saharien 
est plus que jamais dans l’impasse 
après l’échec de la réunion du 
comité de mise en œuvre des résolu- 
tions de i’Q.U.A. à Addis-Abeba, 
provoqué par le refus de la déléga- 
tion marocaine de s’asseoir à la 
même table que le Front Polisaria 
{le Monde du 24 septembre) . 

Se présentant comme l’élément 
• de oonne volonté ». les Sahraouis 
entendent isoler Je Maroc et pousser 
leur avantage. En route pour 
l’Assemblée générale de l'ONU. où 
le roi Hassan U a pris la parole 
mardi 27 septembre, M. Brahim 
Hakim. • ministre sahraoui des 
affaires étrangères ». avait annoncé 
la veille, à Paris, que M. Mohamed 
Abdelaziz. secrétaire général du 
Front Polisaria, avait écrit aux 
cinq membres permanents du 
Conseil de sécurité (dont trois, la 
France, les Etats-Unis et rU.RJS.S. 
ont des accords de coopération mili- 
taire avec Rabat) pour les prendre à 
témoin du » refus marocain » et les 
mettre en garde contre les livraisons 
d’armes, qui > encouragent l' intran- 
sigeance - du Maroc. 

•* Un débat à l'ONU est inév ita- 
ble. Le vote d’une résolution égale- 
ment. Le comité de décolonisation 
de l'ONU est saisi de façon perma- 
nente du dossier du Sahara occiden- 
tal ». a déclaré M. Hakim. Il a éga- 
lement affirmé qu’il n’y aura pas de 
Maghreb sans la - République 
arabe sahraouie démocratique ». 
« Le Maghreb comprend six pays », 
a-t-il dit (Mauritanie, Sahara occi- 
dental, Maroc, Algérie, Tunisie et 
Libye), en soulignant que les com- 
bats se poursuivraient tant qu’il n’y 
aurait pas de négociations directes. 

Les autorités marocaines s’effor- 
cent, elles, de dédramatiser l’affaire, 
en expliquant que le point principal 
des résolutions est ['organisation 
d’un référendum avant le 3 1 décem- 
bre, alors que la question des négo- 
ciations directes est un - élément 
accessoire ». De toute façon, 
affirment-elles. • la porte reste 
ouverte pour trouver d’autres for- 
mules ». afin de sortir de l’impasse. 
Revenant sur ce qu’il avait dit pré- 
cédemment lie Monde du 22 sep- 
tembre), Hassan II a affirmé à 
l’ONU qu’il s’engage a se - considé- 


rer obligé et tenu » par les résultats 
du référendum. 

Quelques amis du Maroc se sont 
également étonnés que le lieutenant- 
colonel Mengistu, président en exer- 
cice de i’O.U-A^ait cherché à met- 
tre face à face les deux parties alors 
que dans le passé les sept « sages • 
les entendaient séparément. Mais 
M. Hakim a affirmé à ce propos que 
le chef de l’Etat éthiopien avait, en 
lançant les invitations, informé les 
intéressés de la procédure qu’il 
entendait suivre sans soulever 
d’objections de leur part. De plus, 
précise-t-il, » la formule de travail 
adoptée a été décidée à l’unanimité 
par les membres du comité de mise 
en œuvre ». Pour byzantines qu’elles 
puissent paraître, ces discussions 
sont un élément non négligeable des 
batailles de procédure dans les- 
quelles excellent les intéressés. 

L’Algérie reproche sévèrement ao 
Maroc de - prendre la responsabi- 
lité de faire éclater l’O.U.A. ». 
tandis que les dirigeants maurita- 
nien et sénégalais se montrent sou- 
cieux et inquiets : les présidents Hai- 
dalla et Abdou Diouf avaient, en 
effet, rédigé le texte de la résolution 
adoptée à Addis-Abeba. Confrontés 
& de graves difficultés économiques 
comme leurs voisins, ils souhaitaient 
qu’un règlement ramène la paix 
dans la région et ils voient leurs 
espoirs déçus. 

Pour lever les imprécisions et les 
ambiguïtés des résolutions de Nai- 
robi l. Il et UJ, ils avaient nommé- 
ment désigné les deux belligérants et 
prôné une procédure classique dans 
ce genre de conflit : négociation, 
cessez-le-feu, référendum. Le prin- 
cipe du référendum rallie tous les 
chefs d’Etat du tiers-monde, mais 
tous savent également qu’il n’est 
applicable que s’il est précédé d’un 
accord entre les intéressés. Or 
l’échec d’ Addis-Abeba remet en 
cause la procédure adoptée en juin 
par le dix-neuvième sommet. Ne 
risque-t-il pas dès lors de compro- 
mettre le vingtième, que doit 
accueillir â Conaltry Je président 
guinéen Sckou Tourê ? C’est ce 
qu’on redoute apparemment & 
Nouakchott et à Dakar. 


PAUL BALTA. 




che, si cette aide est apportée au 
peuple, alors s'établiront entre les 
peuples français et voltaïque des re- 
lations de respect mutuel. U y a du 
reste quelques exemples heureux de 
ce type de coopération. 


«U France 
a livré des armes » 


- Vous estime; que fa France 
est intervenue dans les affaires 
intérieures voltaïques, le 
4 août ? 

- Nous savons qu’a y a eu des li- 
vraisons d'armes, en quantités 
énormes, avant le 4 août, au prési- 
dent Jean-Baptiste Oucdraoga, par 
la France. Les échanges téléphoni- 
ques se sont multipliés, des plans ont 
existé. Nous savons surtout que le 
17 mai (1) la France a été perçue en 
Haute-Volta comme étant l'auteur 
principal de ce coup d'Etat 

— A tort ou à raison ? 

- Il est difficile de le dire, dans 
la mesure où les accusations étaient 
catégoriques, dans la mesure aussi 
où des coïncidences déroutantes se 
sont produites» 

- Vous parlez notamment de 
la visite de M. Guy Penne ... 

- Par exemple. Mais aussi de 
certains propos tenus, une joie mal 
dissimulée, parfois proclamée; le 
17 m a i . lors de banquets auxquels 
assistaient des Voltaïques ; de cer- 
tains contacts pris juste avant le 
1 7 mai avec des autorités françaises 
qui disaient que l’ordre allait Être ré- 
tabli en Haute-Volta... Bref, un en- 
semble de faits qui permettent d'ac- 
cuser. La France n’a rien fait pour 
démentir ces accusations qui demeu- 
rent dans les esprits des Voltaïques 
et de Français, 

— Ces soupçons peuvent-ils, 
dans l’avenir, assombrir les rela- 
tions franco-voltaïques ? 

- Non. Mais nous voulons que la 
France accepte une critique, peut- 
être dure, mais objective. Nous au- 
rons été de ceux qui, en Afrique, au- 
ront osé dire à la France comment 
elle est perçue chez nous. Non pas 
dans le but de jeter l'anathème sur 
la France et les Français, mais dans 
celui de lui montrer ce que nous 
pouvons supporter et oc que nous ne 
supportons pas. 

— Vous avez fixé aux comités 
de défense de la révolution la 
mission de « conscientiser - le 
peuple voltaïque. Dans quelle 
mesure peut-on inculquer à tout 
un peuple une conscience politi- 


que qu'il 
jusqu’alors L 


n'avait pas 


Ions cela de l’impérialisme. Et tous 
les pays, tous les régimes qui le font, 
pratiquent une politique impéria- 
liste. De même, lorsque l’on organise 
une domination économique très 
subtile, mais finalement perceptible, 
pour faire de tel ou tel pays une zone 
de pillage. L’impérialisme, c’est ce 
capitalisme débordant, envahissant, 
qui ne peut plus se développer dans 
ses limites initiales et qui est obligé 
d’en imposer à d’autres, plus faibles. 

» S'agissant de la France, nous 
avons des rapports avec des Français 
qui semblent nous dire que eux- 
mêmes dénoncent l'impérialisme. 
Mais force est de constater que la 
Haute-Volta en 1983 est et de- 
meure, avec le Conseil national de la 
révolution et un gouvernement de 
gauche en France, une terre à la 
merci d'un système qui l'exploite et 
que nous appelons l'impérialisme. 

— Dans la mesure où la 
France apporte une aide finan- 
cière importante à la Haute- 
Volta, est-ce qu’il n'y a pas obli- 
gatoirement une relation de 
dépendance, voire d'impéria- 
lisme ? 

— L’aide que la France peut ap- 
porter à la Haute-Volta n'est pas for- 
cément empreinte d'une volonté 
d’exploitation et d’un paternalisme 
s’apparentant à du néo-colonialisme. 
Mais il s'agît de savoir si les intérêts 
réels des peuples sont pris en consi- 
dération. De France, nous sont ve- 
nues beaucoup d’aides, les statisti- 
ques le prouvent Mais ces aides ont 
généralement été apportées au profit 
de tel ou tel régime, que l’on savait 
être un régùnè rejeté par les masses 
populaires voltaïques. C’était alors 
un vaste complot international 
contre le peuple voltaïque. En revan- 


— Pour vous répondre franche- 
ment, je (lirais que c'est impossible. 
En revanche, il est possible de déve- 
lopper chez un peuple une 
conscience politique qui avait pris 
naissance. Notre tâche est donc pos- 
sible. Lorsque l’on évoque le concept 
d'impérialisme en Haute-Volta, les 
Voltaïques savent ce que cela veut 
dire, même si ce n’est pas avec toute 
la profondeur voulue. Lorsque l'on 
parle d* «ennemis du peuple». Os 
peuvent citer des noms, identifier 
des gens qui ont amassé des ri- 
chesses en empiétant sur les droits 
des autres. 


— Quelle est la différence en- 
tre la délation et le fait de 
conseiller à la population de 
• débusquer les ennemis du peu- 
ple »... 


- La délation revêt un caractère 
de médisance, une intention de 
nuire, c'est souvent de la calomnie. 
Nous ne l'encourageons pas. Mais la 
vertu pour un responsable, c'est 
d’accepter de devenir transparent, 
d'accepter que le peuple soit sa mau- 
vaise conscience. Il nous est impossi- 
ble, à nous, aujourd'hui quand bien 
même nous le voudrions, de détour- 
ner l’argent du peuple, parce que de 
par nos engagements nous avons 
permis au peuple de s'ériger en cen- 
seur. Sept millions de Voltaïques 
sont prêts & dénoncer le moindre dé- 
tournement. 


— On a beaucoup dit dans Ut 
presse internationale, notam- 
ment française . que le 4 août, 
c’est un • pro-Lyoien » qui accé- 
dait au pouvoir. : Quelle est la na- 
ture des relations que vous 
comptez avoir avec la Libye ? 


- La Libye est un pays africain. 
Le colonel Kadhafi est un chef 
d'Etat africain. Nous entendons en- 
tretenir d’excellentes relations avec 
tous les pays africains, avec la Libye 
également. Nous entretenons des re- 
lations avec ce pays, en respectant 
sa souveraineté, son indépendance et 
ses choix. A l'inverse, nous exigeons 
de lui la garantie d’un respect total 
des choix des Voltaïques. Nous pen- 
sons que cette garantie existe. C'est 
pourquoi nous ne nous inquiétons 
pas. Le colonel Kadhafi a une politi- 
que internationale que je n'ai pas à 
apprécier. Mais cette même presse 
qui le présente comme un épouvan- 
tail, oublie que cet homme a trans- 
formé son pays, lui faisant réaliser 
un bond qualitatif. Ce quH a fait sur 
la base de ses convictions politiques 
et idéologiques, du point de vue des 
résultats concrets, est fort apprécia- 
ble. Les Libyens ont maintenant des 
routes, des écoles, des hôpitaux, des 
universités... 


— Est-ce un exemple possible 
pour la Haute-Volta ? 

- C'est une aspiration pour tous 
les pays. Evidemment les Libyens 
ont eu cette base économique, cet 
outil puissant qu'est la pétrole. Mais 
le pétrole n'a pas été découvert par 
te colonel Kadhafi. D’autres pays 
sont riches. Vous croyez que l’Afri- 
que du Sud n’est pas riche ? Mais 
est-ce que ses richesses sont mises & 
la disposition du peuple d'Afrique 
du Sud ? Dans ces conditions, nous 
ne pouvons pas ne pas être d’accord 
avec cette recherche à outrance de 
la justice sociale. Il y a des pays qui 
ont peur de l'exemple du colonel Ka- 
dhafi. dans la mesure où celui-ci 
montre, de manière brutale â leurs 
peuples, que les richesses peuvent 
être exploitées autrement au béné- 
fice du peuple. » 

Propos recueShs par 
LAURENT ZECCHMD. 


(I) Le !7 mai 1983, te capitaine 
Thomas Sankara, alors premier minis- 
tre, est arrêté sur ordre du Conseil de sa- 
lut du peuple (CSJ*.) présidé par le 
médociD-commiiidaüt Jean- Baptiste 
Oucdraoga chef de l'Etat. Le même 
jour. M. Guy Penne, conseiller de 
M. Mitterrand pour les affaires afri- 
caines, était présent à Oua g adougou. 


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AMÉRIQUES 


Cuba 


Unopposatrtqus’étaftprécédnimieirtréhp 
à f ambassade de France a été arrêté 


Deux affaires de violation des 

droits de l'homme dans, tes Caraïbes, 
l’une à Cuba, l’autre à Haiti, préoc- 
cupent le gouvernement français. 

Le Quai d’Orsay, qui estime que 
de telles affaires ne peuvent être 
traitées efficacement que dans ta 
discrétion, confirme seulement que 
le secrétaire général du Quai tTOr- 
say, M. Gu tfflgnn, a reçu le mardi 
27 septembre l'ambassadeur de 
Cuba, M. Boxa. M. Gotmana lui a 
demandé • des éclaircissements 
compte tenu des rumeurs qui cour- 
rent sur la situation de M. Ricardo 
Bonn ». L’ambassadeur a répondu 
qu'il allait s'informer auprès de ses 
autorités. .. 

M. Ricardo Bofill -(sans liens de 
parenté avec son homonyme l’archi- 
tecte catalan), quarante-neuf ans, 
est un ancien vice-doyen de la fa- 
culté des sciences humaines de 
La Havane, et ancien professeur de 
marxisme, de sociologie et de jour- 
nalisme. Accusé de faire partie d’un 
groupe d'opposition au sein du parti 
communiste cubain, il a déjà fait 
plusieurs années dé prison. 


aussitôt entourée de soldais' cubains. 
L’ambassadeur, M. Décampa.' ayant 
obtenu du vice-président du gouver- 
nement, M. Caries Rafaël Rodri- 
guez, l’assurance qu’il ne serait pas 
inquiété et qu'il pourrait quitter le 
pays, M. Bonll était -rentre chez IuL 
L’hebdomadaire Y Express ayant ré- 
vélé cette affaire sans donner de 
nom et en la situant juste avawia vi- 
site de M. Cheysson à La- Havane 
(au début août), le Quai d’Orsay 
avait * rejeté ■ catégoriquement les 
allégations selon lesquelles, l'am- 
bassadeur de France à La Havane 
aurait, remis un opposant, anticas- 
triste aux autorités cubaines*. 


Haiti : une famiBe réfugiée 
..à l'ambassade 


Selon le correspondant de )’AJ\P. 
à La Havane, M. Bofill a été arrêté 


le samedi 24 septembre. L’écrivain 
espagnol Fernando Area bai a égale- 
ment été alerté de h • disparition » 
par la femme de M. Bofill. réfugiée 
aux Etats-Unis, et par l’écrivain an- 
ticastriste M. Armando VaUadares, 
actuellement h Madrid. ~ 

Le gouvernement français est im- 
plique dans cette affaire car. le 
29 avril, M. Bofül s’était réfugié à 
l'ambassade de France, qui avait été 


À Haïti, c’est une emeteoame, 
M“ Lafontant Mêdard, qui s’est ré- 
fugiée^ l’ambassade de France de- 
puis trois semaines, avec ses deux 
enfants, âgés de onze et douze «n* 
Le Quai d’Otsay refuse toute 
confirma tkm et tact commentaire, 
mais les faits ne font aucun doute. 
M“* Lafontant Mêdard s'estime me- 
nacée et veut obtenir la! libération de 
son mari, M. Yves Mêdard, dit-Ras- 
soul Labuchin, cinéaste, poète et op- 
posant au régime du président Jean- 
Claude Duvalier. Après un temps 
d’exil au Mexique, il était rentré i 
Haïti en juin et a été arrêté te 
29 aoüL 11 aurait provoqué la colère 
du président eu refusant de travail- 
ler pour le Panthéon national, monu- 
ment à la gloire du régime. 


El Salvador 


Le sursaut des paysans 


{Suite de la première page.) 

Ils ont agité aussi les pavois bleu, 
blanc et vert, qui servent d'emblème 
& leurs coopératives. 

A la tribune est monté M. Jorge 
Camacbo, un homme menacé de 
mort comme tant, d'autres ici Diri- 
geant de l'association qui regroupe 
toutes les coopératives agricoles du 
pays, Q est devenu une cible pour les 
Escadrons de la mort qui défendent 
les intérêts de l'oligarchie. Une 
bombe a fait exploser sa voiture le 
6 septembre dernier. Il a. été « in- 
vité » sous peine de mort à quitter le 
pays. Il est resté. Comme était resté 
M. Santiago Hernandez, secrétaire 
général de la. Fédération .unitaire, 
syndicale salvadorienne (syndicat' 
de gauche) arrêté dans un jardin pu- 
blic, le 25 septembre, alors quU se 
rendait h un congrès de sa fédéra- 
tion. Disparition qui a suivi de quel- 
ques jours celle d'un haut responsa- 
ble du ministère des affaires 
étrangères. M. Amflcar Martinez ' 
Aguets, enlevé devant chez lui et '• 
« condamné à mort » par ses ravis- 
seurs sous prétexte qu'il avait appar- 
tenu autrefois au parti communiste. 

C’est doue la gorge un peu serrée 
sans douce que les manifestants ont 
commencé à sillonner les rues 
mardi. Comment savoir si quelque 
part il n’y avait pas des tueurs venus 
tes provoquer ? • Pas d'homme sans 
terre », ont-ils dît. C’est l’un des pro- 
blèmes les frf us difficiles à résoudre 
au Salvador où plus de cinq millions 
d’habitants se disputent vingt mille 
kilomètres carrés. D y avait, en 
1980, trois cent mSks familles sans 
terre, soit près de deux millions de 
Salvadoriens. Soixante-seize mille 
d'entre eux ont profité de la réforme 
décrétée par la junte mihtaro-civüe 
qu’a présidée jusqu’au printemps . 
1982 le chef du parti démocrate- 
chrétien, M- José Napoléon Duarte 
- soit en devenant membres de coo- 
pératives sur les exploitations de 
plus de 500 hectares qui ont été ex- 
propriées, soit en devenant proprié- 


taires des lopins de terre qu 'aupara- 
vant eDes devaient louer. 

Mais les élections du 28 mars 
1982 ont amené an Parlement une 
importante représentation de la 
. droite. CeQe-ci est entrée en force 
dans le gouvernement de coalition 
-formé avec ie parti démocrate- 
chrétien, le premier du pays. Com- 
ble d’ironie : l’Arena (Alliance répu- 
blicaine nationaliste), le parti des 
grands propriétaires terriens, a mis 
la main sur 1e ministère de l'agricul- 
ture et sur tous les organismes 
chaigés de mettre en oeuvre la ré- 
forme agraire : autrement dit, ceux 
oui étaient contre cette réforme sont 
depuis un an et deau tenu de la faire 
appliquer. 

A en croire 1« syndicats agri- 
coles, ils s'en sont bien gardés. Ils 
ont bloqué tes crédits destinés aux 
coopératives. Un ancien technicien 
de l’ISTA (Institut salvadorien de 
transformation agraire) affirme que 
20 % des dirigeants de coopératives 
. ont été remplacés par des sympathi- 
sants de rArena * et a autres. 
sjoutcnL sont marginalisés ». 

L'Assemblée législative élue en 
mars 1982 est en train d'élaborer 
une nouvelle Constitution. Elle doit 
bientôt discuter tes articles de lois 
portant sur te régime économique du 
pays. Un équilibre instable s’est éta- 
bli entre les soixante députés à 
propos de la réforme agraire : la 
moitié sont pour,, et la moitié 
contre ; il suffirait de peu pour que 
celle-ci soit mutilée. C’est pourquoi 
les syndicats qui se. présentent 
corame démocratiques (Unité popu- 
laire démocratique et Confédération 
générale des travailleurs) mit appelé 
leurs adhérents paysans à manifes- 
ter. 0s souhaitent que leurs voix se- 
ront entendues dans te bâtiment mo- 
derne êt froid qui sert de Parlement 
et où va se discuter le sort de ceux 
qui espèrent encore et qui sont, pour 
la plupart, dans les campagnes entre 
. les raids de la guérilla et les offen- 
sives de l'année. 


CHARLES VANHECKE. 


Etats-Unis 


La nouvelle « gaffe » • 
du secrétaire à l'intérieur 


Washington (A.F.P.f. — 
M. James Watt, secrétaire h l'in- 
térieur, vient de commettra une 
nouvelle «gaffe» qui pourrait, 
selon certains, amener M. Rea- 
gan à se passer de ses services. 
M. Watt a décrit H y a quelques 
jours la commission chargée de 
te conseiller sur les problèmes 
charbonniers comme « une mix- 
ture ; un Noir, une femme, deux 
juifs et un Marne ». U secrétaire 
h l‘ intérieur, qui partait devant 

ries hommes d'affaires, a re- 
connu ultérieurement que sa for- 
mule e n’était pas très heu- 
reuse i et a expressément 
demandé au président Reagan 
d'excuser ses propos. 

La fonction de secrétaire à 
l'intérieur est Tune des plus di- 
versifiées «t des plus tfifficêes qui 
soient. Celui-ci administre près' 
d’un tiers du territoire américain 
encore propriété -fédérale, gère 
les parcs nationaux et tes ré- 
serves naturelles, décide de la 
politique de l'eau, contrôle f ex- 
ploitation minière, sus» bien en 
mer (pétrole offshore) que sur- te 
continent. 


Gaffeur complet, M. Watt 
avait indiqué Fan dernier à ram- 
bassadeur d'teraéiaux Etats-Unis 
. que -Washington supprimerait 
l'aide à son pays si les juifs- ltoé~ 
faux américains ne soutenaient 
pas son programme énergétique. 

La, perte incontestée du secré- 
taire à l'intérieur était jusqu'il 
rintartfiction signifiée au groupe 
de rock The Beach Boys.de parti- 
ciper A la célébration de te fête 
nationale du 4 juillet parce qu'ils 
attiraient ides &Smènts indési- 
rables». L'avalanche de protes- 
tations qui avait- suivi cette dé- 
claration avait contraint Je 
président : Reagan à désavouer 
publiquement son ministre.en in- 
vitant persortnelfemerit les Beach 
Boys h la Maison Blanche. 

Dans une interview au New 
York Pool M. Reagan a indiqué, 
hindi 26 septembre, qu'il laissait 
M. Watt libre de décider s’il de-, 
van on non donner "sa démission. 
Le Sériât doit également se' pro- 
noncer dans les prochains /ours 
■ sur une motion demandant le dé- 
parrdu secrétaire à l'intérieur.- .. 


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politique 


•••LE MONDE — Jeudi 29 septembre -1983 — Page .7 


LES JOURNÉES PARLEMENTAIRES DE L'OPPOSITION 


M. Barre cherche à mobiliser l'opposition 


Les députés et sénateurs de FU.D.R, tétais à 
Dnome-bs-Babos (Ain) nanti 27 septembre, ont 
consacré ta première de leurs journées parlemen- 
taires & l'Europe et à la politique économique et bud- 
gétaire de la France. Après le débat qui, le matin, 
avait opposé, eu présence de M^Stmooe Vefl, parti- 
sans et adversaires de FalBaiicc entre 1TJ.D.F. et le 
Front national au deuxième tour des muni- 

cipales de Dreux, la journée a surtout été marquée 
par le itiscons de M. Raymond Bane. 

L’ancien premier ministre a expliqué avec beau- 
coup de fermeté les raisons de sou hostilité i toute 
idée de cohabitation entre on président de la Républi- 
que et une majorité de seusanBté pofidqw différente. 


•B a proooocé son discours de Bayou!», (I) 
remarque un sénateur. Un député note qu'eu fixant 
comme butoir l'élection de 1986, en établissant on 
échéancier précis, ML Barre pourrait remobiliser une- 
partie de l'électorat de roppositfou; celui-là même 
qui a voulu croire à réveatnafité d'élections législa- 
tives anticipées. «AL Barre rient de mettre là main 
sw une partie da RJPJL qui semble désorientée par 
les récentes prises de position de AC Jacques Chirac 
sw la cohabitation.» Députés et sénateurs atten- 
daient mardi sofa* avec impatience les réactions du 
président du ELPJL et de M. Valéry Giscard 
«FEstafaf sa- ce thème de la cofcaUtatiou. 


Divonne-les-Bains. - Mardi 
matin, 27 septembre, Mme Simone 
Vefl consacre sou propos à l’Europe. 
L'ancienne présidente de l'Assem- 
blée des communautés europé enn es 
souhaite que le R.P.R. et FU.D.F. 
• ne mènent pas des campagnes trop 
différentes, sinon, dit-elle, la suren- 
chère sera nationaliste et non pas 
européenne ». 

Mme Vefl évoque les «graves 
dangpn • qui menacent la C.E.E„ 
du fait de la montée du pacifisme et 
de l’évolution des partis socia- 
listes ». Hile estime que les • réac- 
tions tris vives à l’Implantation des 
Fershing. en R.F.A.. davantage 
encore aux Pays-Bas, ne sont que le 
révélateur d'une évolution beaucoup 
plus profonde vers un neutralisme 
diffus qui se répand dans toutes les 
couches de la population, sentiment 
que savent cristalliser les partis 
sociaux-démocrates jusqu'ici sincè- 
rement attachés à l’alliance atlanti- 
que. Or la distance prise par rap- 
port à r alliance atlantique est aussi 
tme distance par rapport à la Com- 
munauté ». 

Mme Vefl dénonce • les contra- 
dictions et les ambiguïtés de notre 
politique étrangère qui suscitent la 
méfiance de nos partenaires » 
( européens /. « Nous refusons, dit- 
elle, que f—) que la présence de 
ministres communistes au gouver- 
nement nous isole au sein de la 
Communauté et fasse que. seule 
avec la Grèce, la France ait refusé 
de prendre des sanctions contre 
l’Union soviétique à la suite de la 
destruction du Boeing coréen. » 

Le d&at qui, après l’intervention 
de Mme Vefl, devait s’engager sur la 
politique européenne, porte très vite 
sur la récente élection municipale de 
Dreux. 

Hypothèses 

_ Mardi soir, M. Raymond Barre a 
dit qne ce serait une « erreur » de 
croire que les élections législatives 
de 1986 sont considérées par les 
socialistes et les communistes 
comme un ■ moment décisif • : « fis 
savent que ce qui compte sous la 
V' République, c’est l’élection prési- 
dentielle. » Pour gagner cette Sec- 
tion, la gauche déploie, selon 
M. Barre, une «stratégie de la sur- 
vie » qui repose, d’une part, sur «un 


De notre envoyée spéciale 

changement d’orientation de la poli- 
tique économique conjoncturelle et 
l’adoption d’un nouveau langage 
destiné à donner l’impression de la 
rigueur, de l’efficacité » (.-) ; 
d'autre part, sur «la réforme du 
mode de scrutin pour les élections 
législatives ». 

Cette réforme, selon lui, «pour- 
rait permettre l’élection d’une 
Assemblée nationale assez morce- 
lée. où le président de la Républi- 
que. fort de son expérience de la 
IV' République, pourrait se forger 
une majorité à sa convenance („J, 
• Il suffirait d’ailleurs, poursuit 
l’ancien premier ministre, que les 
communistes quittent le gouverne- 
ment pour que le président de ta 
République obtienne au nom de 
l’anticommunisme, du bon fonction- 
nement des institutions et du 
« recentrage « qui sommeille au 
fond du cœur d’une bonne part de la 
classe politique, les concours les 
plus empressés et sans doute les 
plus inattendus. » 

M. Barre envisage ensuite l’hypo- 
thèse de l'élection en 1986 d'une 
majorité issue de l'opposition 
actuelle, et le problème qui se 
posera alors d'une «cohabitation» 
entre un président de la République 
et une majorité d*« inspiration poli- 
tique différente ». • J’ai lu la 
Constitution de 1958. dit-il, et je la 
respecte. Je sais qu’elle ne comporte 
aucune disposition qui interdise 
juridiquement la cohabitation d’un 
président de la République et d’une 
Assemblée nationale élue successi- 
vement par des majorités opposées. 
Je pense cependant que cette situa- 
tion „ si elle n’est pas interdite à la 
lettre par la Constitution, est en 
contradiction flagrante avec son 
esprit, surtout si I r on veut bien tenir 
compte de ta réforme de 1962 intro- 
duisant l’élection du président au 
suffrage universel (...). Je suis en 
effet convaincu. Insiste M. Barre, 
que la cohabitation serait Intenable 
— pour ne pas dire invivable — pour 
le président de la République (~.j 
et pour le premier minisire (...) ». 

D continue : • Je n’td jamais 
■pensé, ni dit, ni laissé entendre que 
l’opposition devenue majorité à 
l’Assemblée nationale devrai en 
quelque sorte déposer le président 
de la République. Elle n’en a ni te 


Le «tournant» de Dreux 


En affirmant que, si eHe devait 
voter au deuxième tour des élec- 
tions municipales de Dreux, elle 
choisirait f abstention plutôt que 
le vote en faveur d’une liste 
d’opposition faisant place à 
l’extrême droite, M** Simone 
Vefl a suscité de profondes divi- 
sions au sein de ru.D.F. Ces divi- 
sions sont apparues nettement 
mardi matin lors des journées 
parlementaires de cette forma- 
tion. Les partisans et adversaires 
de l'alliance avec le Front natio- 
nal è Dreux se sont violemment 
opposés. 

Curieusement, alors que le 
C.D.S. avait dénoncé Taffianoe 
avec l'extrême droite, c'est un 
sénateur cen triste, M, Jean Colin 
{Essonne), qui parle du * carac- 
tère malheureux » de la déclara- 
tion de M"* Vefl et qui souligne 
que M. Le Pan est «quand même 
un bon Français». C'est non 
moins curieusement un député 
U.O.F.-P.R., M. Emmanuel 
Hamel (Rhône), qui remercie 
M”* Vefl pour sa «fonce monde», 
e Notre combat dans las années 
i venir, drt-d, sent spirituel et 
moral. Bien entendu, le commu- 
nisme est le mal. Mais ce n'est 
pas une raison pour faire aXanca 
avec des hommes qui n'ont pas 
dans leur pMosopNe le respect 
de la personne humaine.» 

M. Christian Bonnet (P.R.), 
nouveau sénateur du Morbihan, 
se (St «accablé par ces discus- 
sions de queues de cerises». 
M"* Simone Veil s'étonne que sa 
prise da position en faveur 
deTabstemion ait pu surprendre 
le monde politique. Elle estime 
qu'en s'associant au Front natio- 
nal ru.D.F. a amorcé « un chan- 
gement de stratégie fondamental 
qui méritait un débat appro- 
fondi». Elle regrette que la 
confédération n'ait pas su assu- 
mer ce débat, il aurait foUu se 
demander «si este ne valait pas 
la peine de perdre Dreux avant 


de prendre un tel tournant politi- 
que ». souligne M™* Veil, qui 
estime qu'elle a rendu service è 
ru.D.F. en exprimant la « voix de 
la morale». Elle souligne enfin 
quelle ri aurait « aucune crédibi- 
lité au Parlement européen» si 
elle n'avait pas adopté une telle 
attitude. 

M. Jean-Claude Gauc&i. prési- 
dent du groupe U.D.F. de 
r Assamblée nationale, intervient 
fort maladroitement en ironisant 
sur l'attitude qu'auraient pu 
adopter, face i r extrême droite, 
« un Jacques Chtdrac ou un Oli- 
vier Sdm nus en ddfxtdté par la 
-gauche dans leur propre ville ». Il 
rappelle que M. Hieaux, tête de 
la Este d'union d'opposition è 
Dreux, avait clairement annoncé, 
dès le premi er tour, quelle serait 
son attitude au deuxième tour. 
Dans la mesura où l'U.D.F. ri a 
pas, i es moment-là, manifesté 
son désaccord, pouvait -elle 
ensuite abandonner M. Hiaeux au 
milieu du gué, demande M. Gau- 
din 7 H conclut : « Nous nous 
sommes engagés dans un com- 
bat poStkfue. c’eût été grave si 
nous avions perdu i Dreux!» 

•Nous avons perdu morale- 
ment >, s'exclame M. Stasi, 
député C.D.S. de la Marne, qui. 
avant M*" Veil, s'était prononcé 
pour l’abstention. 

Enfin, M. Michel Poniatowski, 
présidant d’honneur du P.R., 
intervient pour défendre 
Mi" Vefl, dont « l'attitude do rt 
nous donner à réfléchir». Il souli- 
gne que, sur le terrain, les élec- 
teurs qui ont voté pour f extrême 
droite ne sont pas • des gens de 
l’extrême droite, mais des gens 
da l'extrême ras-h-bol ». « C’est 
pourquoi, dit- S, il est urgent que 
noua nous interrogions sur les 
réponses que nous pouvons 
apporter i leur problème. » 

C.F.-M. 


droit ni les moyens. Et je ne suis pas 
amateur de coups d’Etat ! H appar- 
tient au président de la République 
et à lui seul de prendre ses respon- 
sabilités Tout dépendrait en 
réalité de l’ampleur de ta victoire 
de la nouvelle majorité. Si cette vic- 
toire est franche et massive, je vois 
mal une autre solution que le 
déport. Si cette victoire est incer- 
taine. le président de la République 
peut nommer un premier ministre et 
un gouv ernement de son choix qui 
chercheraient à voir s’ils peuvent 
travailler convenablement avec 
l’Assemblée ; ou bien il peut démis- 
sionner et se présenter à nou- 
veau (...) ou il peut dissoutire à un 
moment opportun la nouvelle 
Assemblée. Mais ce qui importe 
dans la Constitution de 1958-1962. 
c’est le contrat personnel de 
confiance entre le président et le 
peuple : il convient pour le président 
de s’en assurer et de ne point cher- 
cher à survivre sans cette 
confiance. » M. Barre ajoute cepen- 
dant : - Une seule hypothèse per- 
mettrait à la rigueur une cohabita- 
tion provisoire : celle où le président 
de la République accepterait de se 
soumettre totalement Je ne peux 
envisager cependant une telle éven- 
tualité car elle me parait à la fols 
injurieuse pour le président de la 
République et dangereuse pour 
l’avenir de nos institutions, dont le 
président cesserait d’être la clé de 
voûte. » 

CHRISTINE FAUVET-MYOA. 


(1) Le 16 jnn 1946. è Bayeux (Cal- 
vados). le général de Gaulle, qui avait 
quitté le pouvoir six mas auparavant, 
avait pris date pour l’avenir, en exposant 
ses conceptions politiques et constitu- 
tionnelles. 


M. Chirac s'installe dans la durée 


Les journées d'études parlementaires du ILPJR. 
s’onvreat jeudi 29 septembre es Avignon, dont le 
maire RJPJL, M. Jeu-Pierre Roux, a été Su contre 
une «miripofité à direction sotéafiste eu mass der- 
nier. 


s hw n rat sur la politique étrangère, l'économie, le 
budget et la fiscalité, ainsi qne sur fat sécurité. Lés 
travaux seront présidés par M. datée Labfaé, qté 
prononcera m dbcous v cm fa- ed l 30 A Orange, ville 


reprise par le RJ* JL à Fopporitioa. U même jour, 
les poduKataires seront reçus à Gurpateas, dont le 
maire est M. Charretier, ancien marâtre, ancien 
député UJXF-, et dans deux autres vffles où Poppo®- 
tiou Ta emporté : Noues, aujourdl» administrée par 
M. Bousquet, «t Arles, que dirige M- Camoin (tous 

deux ont battu des municipalités communistes}. 
Samedi après-midi, M. Chirac prononcera m dfe- 
conre an coure ffme ifi n ui oa pu Mi p i P an Pahb due 
expositions <P Avignon. 


Consci en t de Y «exaspération» 
grandissante d'une parties de l'opi- 
nion publique, M. Chirac prêche 
aujourd'hui Y « apaisement », la 
« modération * et le « sang-froid ». 
L’ancien premier ministre, qui — i 
la différence de certains de ses amis 
— n’a jamais demandé la démission 
du président de la République, le 
renvoi du pre mi er ministre ou la (fis- 
solutioa de F Assemblée nationale, 
s'est installé dans la patieuceL 
Ne parlant plus des deux années 
auxquelles devait se limiter, selon 
lui, l’expérience socialiste, le prési- 
dent du RJ.R. préfère envisager 
dès maintenant • l’après-1986 ». 

L’accceptation de la' durée ne ' 
s’accompagne pus pour autant de 
résignation. Ainsi, dans le domaine 
institutionnel, M. Chirac s’oppose 
toujours à l'éventuelle introduction 
d'une dose de représentation propor- 
tionnelle dans Factuel scrutin majo- 
ritaire pour les Sections législatives 
de 1986. ainsi que le go u v er ne m ent 
l'envisage. 

La notion de durée hd a aussi 
p erm is de normaliser ses relations 
avec les antres leaders de l'opposi- 
tion. Depuis mai 1981, M. Chirac 
s’est toujours soigneusement gardé 
de prendre è partie, ne serait-ce que 
par de simples allusions, MM. Gis- 
card d'Estaing et Barre. Cet armis- 
tice, même s’il est formel, est 
observé scrupuleusement, 
aujourd'hui, par les anciens frères 
ennemis, comme Fattestent les ama- 
bilités échangées récemment entre 
les deux anciens premiers ministres 
(le Monde du 20 et du 21 septem- 
bre). 

C’est dans cet esprit que 
ML Chirac a proposé — sans grand 
succès -<• une liste unique de l'appo- 


sition pour les élections - euro- 
péennes. De même, 3 s'est gardé 
d’exploiter au profit du RJPJR. les 
difficultés que connaît actuellement 
YUJDJF. H est vrai que ce comporte- 
ment p er met à M. Chirac d'affir- 
mer, par contra st e; que le R.PJL se . 
porte bien, de souligner qu’il n'est 
traversé d'aucun courant, qu'aucune 
fronde ne s’y fait jour. 

En outre, la conquête de nom- 
breuses communes en mars dernier, 
après celle des départements com- 
mencée lors des cantonales de 1982, 
constitue pour le chef d'on parti qui 
a longtemps, au cours de son his- 
toire, négligé les collectivités locales 
une précieuse base pour ses ambi- 
tions nationales. Le maire de Paris 
va d'ailleurs multiplier les déplace- 
ments en province, comme celui 
qu'il a Tait a Rambouillet le 12 sep- 
tembre et comme ceux qu'il fera 
dans la région d'Avignon pendant 
les journées parlementaires pour 
rencontrer des maires de l’opposition 
tout entière, et pas seulement ceux 
du HP.R. 


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DES “PLUS” QUI FONT LA DIFFÉRENCE. 


: et telle qu'il l’a expliqi 
du « Grand Jury R-TJL-Ze Monde » 
du 1 8 septembre a été fort bien com- 
prise à la base par les partisans de 
l’opposition. Selon loi, les risques 
rétés de dérive droitière d'une frac- 
tion de l'opinion ne sont qu’une réac- 
tion contre la politique du gouverne- 
ment et centre le «sectarisme» de 
la gauche, mais ils peuvent fort bien 
être contenus, canalisés, voire exor- 
cisés, par les (Erigeants des jpandes 
formations de l'opposition, et tout 
d’abord par le R.P.R. Quant, à une 


radicalisation' de l’extiré use droite, il 
ne croit pas qu’elle poisse avoir une 
ampleur plus menaçante. 

Plusieurs concepts inspirent 
aujour*huLfion action : 1 a fidélité aux 
institutions et au dogme de l'indé- 
pendance nationale ; la • réhabilita- 
tion » de l'initiative privée, le retour 
à un certain libéralisme économique 
et la réduction du rWe de FEtat 

Face à la majorité, M. Chirac 
continue de privilégier un angle 
d'attaque : la « disqualification » . 
que constitue, selon .lui, l’alliance 
des socialistes avec les communistes. 
Celle-ci, affirme-t-il, pèse, plus qu*3 
n’y paraît, à la fois sur la conduite 
des affaires intérieures et sur la poli- 
tique étrangère du chef de l'Etat. 

Seule Fattitnde de M. Mitterrand 
en faveur de FinstalJatiaa des euro- 
missiles américains en Europe a 
trouvé grâce aux yeux du député de 
la Corrèze. Dans les antres 
domaines — Boeing, Tchad et même 
Liban, — la critique de M. Chirac 
s’est faite récemment plus sévère. 
Une occasion lui sera donnée au 
cours (Ton voyage en Allemagne 
fédérale vers le 15 octobre de parler 
de la politique étrangère tout en 
développant sa propre dimension 
internationale. 


Un cooHWrtement négatif 

Lorsque l’on ' reproche à 
M. Chirac d’avoir h l'égard de là 
majorité on comportement essentiel- 
lement négatif, fl répond par plu- 
sieurs arguments : 

L’opposition, étant par nature 
fadversaire de la majorité, ne peut 
approuver la politique conduite par 
celle-ci. M. Chirac rapelle Cepen- 
dant que son hostilité n'est pas a 
priori et qu'il a approuvé certaines 
initiatives du pouvoir ne serait-ce 
que FabafitH» de la peine de mort, 
le discours de M. Mitterrand au 
Bundestag, le maintien de la politi- 
.que de dissuasion nucléaire, celles 
des kns Auroux qui concernent 
l'expression des travailleurs, la cin- 
quième semaine de congé et la 
retraite i soixante ans. 

— L’opposition n’a pas à fournir 
au gouvernement ses propres 
recettes — que celui-ci d'aflkurs ne 
réclame pas — puisque, selon 
M. Chirac « Il est uniquement guidé 
par l’idéologie et appliqua son 
dogme ». 

- La situation évolue trop vite 
pour que deux ans avant F éventuelle 
alternance, Foppositkn prévoie et 
annonce ce qu’dle devra mettre en 
ouvre. 

M. Chirac compte préciser, en 
Avignon, les grands principes . qui 
inspireront ses solutions et aussi 
quelques-unes des mesures qu’une 
nouvelle majorité arrivant an pou- 
voie devrait immédiatement mettre 
en ouvre, pour, dit-il, » réparer les 
dégâts de la gestion socialo- 
comnaadste », D s'inspirera des 
propositions précises élaborées par 
le « Club 89 » qui prépare les 
contre-projets techniques visant, par 
exemple, les dénationalisations, 
remploi et la défense et qui réunira 
une « convention » Le g octobre h 
Paris, 

En même temps que son action se 
développe auprès des Sus locaux, 
des jeunes, des cadres, M. Chirac va 
également tenter de convaincre les 
salariés delà fonction publique et du 
secteur privé. D voudrait rassembler 
une majorité qui ne soit jpas unique- 
ment négative, c’est-à-dire faite de 
l’addition des mécontentements 
c at ég ori els et d'hostilité au pouvoir 
en place comme c’est le cas 
aujourd'hui. 

Enfin, le président du R.P.R. 
compte associer davantage les 
quatre-vingt-dix députés et les 
cinquante-quatre sénateurs de son 
mouveme n t à la véritable campagne 
pe rm ane n te qu’il va pratiquement 
aoer jusqu'en 1986. Les parlemen- 
taires qui se sentent parfois un peu 
négligés par le chef de leur parti 
souhaitaient, en effet, jouer un rôle 
plus important auprès de lui 
M. Chirac s'efforce doue toujours 
de tracer une troisième voie entre 
le libéralisme mou, le capitalisme 
sauvage » «t «le socialisme mar- 
xiste et le totalitarisme bureaucra- 
tique ». N’ayant pas été assez 
entend a lorsqu’il développait oe 
thème pendant -la campagne prési- 
dentielle de 1981, fl estime que, 
aujourd'hui, après » l’expérience » 
socialiste conduite depuis deux ans, 
l’opinion doit y être plus réceptive. 

ANDRÉ PASSHRON. 




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Page 8 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 •" 


* POLITIQUE 


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LA RENTRÉE PARLEMENTAIRE 

La dernière session «utile» 


Les traditionnelles journées 
d’études parlementaires mar- 
quent, cette fois, le mi-parcours 
de la législature commencée en 
juin 1981 (1). Les députés ont 
déjà usé vingt-huit des soixante 
mois de mandat que la Constitu- 
tion leur accorde, sauf dissolu- 
tion de l'Assemblée nationale par 
le président de la République. 

Au ministère chargé des rela- 
tions avec le Parlement, comme 
à l'hôtel Matignon, on a donc 
pris conscience que la session 
d'automne, qui s'ouvrira le 2 oc- 
tobre. sera la dernière session 
« utile » avant les élections légis- 
latives de 1986. Si les «sor- 
tants» de la majorité veulent, 
alors, faire campagne sur des ré- 
formes déjà entrées en vigueur, il 
importe que celles-ci soient 
mises en œuvre dès le début de 
1985. Cela implique que les dé- 
crets d'application soient pris 
dans les derniers mois de 1984. 
autrement dit que le Parlement 
ait définitivement voté les lois ré- 
formatrices avant l'été 1984. 
Comme un travail législatif sé- 
rieux impose, pour les textes im- 
portants. que l'Assemblée natio- 
nale et le Sénat disposent de 
plus d'une session ordinaire - li- 
mitée par la Constitution à 
quatre-vingt-dix jours, — il faut 
que le travail parlementaire sur 
les réformes, dont ta gauche veut 
pouvoir se prévaloir en 1986, 
commence avant le printemps de 
1984, MM. Pierre Mauroy et An- 
dré Laban-ère expliqueront ces 
contingences techniques aux 
deux groupes de la majorité. 

Des choix politiques devront 
être faits. La majorité va être 
contrainte de déterminer les ré- 
formes qu'elle juge indispensable 
de faire voter, après celles 
qu’elle a déjà adoptées. Or cha- 
que ministre dispose d‘un stock 
de textes que. légitimement, il 
juge prioritaires; tous ne pour- 
ront pas être débattus dans les 
prochains mois. Parmi toutes 
celles qui ont déjà été annon- 
cées, pourraient être retenues 
des propositions ayant une in- 
fluence directe sur la vie quoti- 
dienne des Français : politique de 
la montagne; aménagement du 
littoral; réforme du code pénal 
et. particulièrement, des condi- 
tions de l'application des peines; 
modification de la gestion des 
entreprises en difficulté, avec la 
réforme des syndics de liquida- 
tion et des tribunaux de com- 
merce. Des textes dont la com- 
plexité empêche le recours à 
l'« urgence», c'est-à-dire la limi- 
tation des « navettes » entre 
l'Assemblée nationale et le 
Sénat. 

La convocation d'une session 
extraordinaire en janvier paraît, 
dans ces conditions, difficile à 
éviter, malgré le souhait du prési- 
dent de la République de limiter 
un tel recours, dont la gauche a 
largement usé entre juillet 7981 
et octobre 1982. La session 
d'automne est largement consa- 
crée au débat budgétaire. Or, en 
plus du budget, son ordre du jour 


est déjà fort chargé : le gouver- 
nement souhaite qu'il permette 
d’adopter définitivement la ré- 
forme de l’enseignement supé- 
rieur. les textes sur la fonction 
publique de l’Etat et (a fonction 
publique des collectivités territo- 
riales, le projet sur la formation 
professionnelle, la réforme hospi- 
talière et celle des caisses de 
mutualité sociale agricole, enfin 
un projet de loi bancaire. 

En juin dernier, M. Labanrère 
reconnaissait lui-même qu’il 
s'agit là d’un programme quel- 
que peu optimiste. En effet, il 
reste encore un certain nombre 
de textes en navette entre les 
deux Assemblées (pèche en eau 
douce, loi sur les sports, préven- 
tion des difficultés des entre- 
prises. vente à leurs occupants 
des logements H.L.M.L Après le 
renouvellement du tiers de ses 
effectifs, le Sénat va devoir 
consacrer une semaine à la 
constitution de ses deux groupes 
— donc à la répartition des 
postes, qui sont liés aux effectifs 
des uns et des autres — et de 
ses commissions. En outre, deux 
débats sont d'ores et déjà prévus 
à l'Assemblée nationale : l'un sur 
la politique étrangère, le 6 octo- 
bre. l'autre sur la politique indus- 
trielle. le 1 1 octobre (avec une 
exposition des productions de 
pointe de l'industrie française 
dans les salons de l'hôtel de Las- 
say). 

Car. bien entendu, la politique 
« pure » aura, aussi, droit de cité 
dans les enceintes parlemen- 
taires au cours de cette session. 
D'abord parce que le vote du 
budget est l'acte politique majeur 
d'une majorité et que l'extrême 
rigueur que traduit le projet du 
gouvernement n’est guère ac- 
ceptée de gaieté de cœur par 
l'ensemble des élus, socialistes 
et communistes. Ensuite, parce 
que le résultat des nouvelles 
élections partielles ne manque- 
ront pas d'influer sur l’ambiance 
du Palais-Bourbon. Enfin, parce 
que. si c'est la mi-course pour les 
députés de la majorité, ceux de 
l'opposition sont aussi à mi- 
parcours. Comme les différents 
chefs de file nationaux de la 
droite vont, naturellement, ac- 
centuer leur « positionnement » 
personnel dans l’opinion, leur 
stratégie se reflétera dans l’atti- 
tude de leurs partisans au Palais- 
Bourbon. 

THIERRY BRÉHIER. 


(1) Les parlementaires de 
l’U.D.F. sont réunis à Divonne- 
I es- Bai ns depuis le mardi 27 sep- 
tembre. Ceux du R-P.R. se rassem- 
bleront pour trois jouis le jeudi 29 
en Avignon. Ceux du P.C. doivent 
tenir à Vîtry (Val-do-Mamel, le 
mercredi 28. une réunion de travail 
au cours de laquelle le premier mi- 
nistre devait répondre, l'après-midi, 
à leurs questions. M. Mauroy doit 
participer également, jeudi après- 
midi 29 à la réunion des parlemen- 
taires socialistes, commencée mardi 
dans une annexe du Palais-Bourbon. 


Le scénario de M. Barre 


(Suite de la première page. ) 

M. Chirac cherche à changer son 
image de marque et à montrer que, 
président, le maire de Paris cherche- 
rait à unir les Français. M. Giscard 
d'Estaing, dont le problème est de 
rester dans la course, est fidèle à ses 
prises de positions antérieures et à 
son souhait de choisir des orienta- 
tions susceptibles de rassembler les 
deux tiers des Français. 

L’un et l’autre ont intérêt à se va- 
loriser mutuellement aux dépens de 
M. Barre. Ce souci prendra, mardi 
4 octobre, un tour spectaculaire, 
lorsque MM. Giscard d'Estaing et 
Chirac célébreront ensemble, à 
l'Hotel de Ville de Paris, le vingt- 
cinquième anniversaire de la Consti- 
tution. 

M. Barre pense que, l’ancien pré- 
sident étant hors course et le maire 
de Paris prenant !e risque de se dé- 
valuer en paraissant accessible à un 
compromis avec le chef de l’Etat, il 
pourra en tirer lui-même bénéfice. 
Son attitude est celle d'un homme 
sans parti et sans députés, qui en- 
tend incarner, comme M. Mitter- 
rand en son temps, une opposition 
sans concession. M. Barre se marque 
clairement à droite, comme 
l’homme d’un seul camp qui ne 
pense pas, comme M- Giscard d'Es- 
taing, que la France aspire à cire 
gouvernée au centre. 

Il ne faut pas oublier, toutefois, 
qu’en cas de victoire de l'opposition 
le chef de l’Etat n’est pas démuni, 
tant s’en faut, li dispose d’une arme 

- la modification de la loi électorale 

- qui est certes préventive (la pers- 
pective de la représentation propor- 
tionnelle permet d'encourager les 


forces centrifuges dans le camp ad- 
verse), mais aussi défensive ; l’oppo- 
sition la présente, déjà, comme une 
manœuvre de - survie ». Mais il y a 
3ussi les armes constitutionnelles, 
qui. toutes, sont populaires (voir le 
sondage de la Sofres) : le référen- 
dum, la dissolution de l’Assemblée 
ou la démission d'un président se re- 
présentant immédiatement. 

Dans tous les cas. cependant, nous 
aurions à vivre des jours dramati- 
ques. Et c'est là, sans doute, que, 
dans l’argumentation de M. Barre, 
le bât blesse. Car, en matière d’al- 
lemance, la France revient de loin. 

C’est la gauche elle-même qui. 
longtemps avant les échéances, po- 
sait ce problème, lorsqu'elle était 
dans l’opposition, parce que la droite 
agitait constamment la menace du 
chaos. L'évolution des esprits s’est 
faite en trois temps : en 1967, alors 
qu’il craignait une victoire de la gau- 
che aux élections législatives. 
M. Peyrefitte avait évoqué la possi- 
bilité. pour le chef de l'Etat, d'utili- 
ser l’article 16 de la Constitution ; en 
1973, Georges Pompidou avait ac- 
cepté de discuter d'une perspective 
analogue, sans qu’il soit question du- 
dit article 16; enfin, en 1978, 
M. Giscard d’Estaing franchit le cap 
décisif, en indiquant qu’il resterait 
et jouerait le jeu en cas de victoire 
de la gauche. Force est de constater 
qu’en rendant aux législatives le ca- 
ractère plébiscitaire qu’elles avaient 
peu à peu perdu M. Barre voudrait, 
en 1983, en revenir à la crispation 
dont M. Giscard d'Estaing voulait 
nous délivrer. 

JEAN-MARIE COLOMBANI. 


Le communiqué officiel du conseil des ministres 


Le conseil des ministres 
s'est réuni mardi 27 septembre 
sons la présidence de 
M. François Mitterrand. Au 
terme des travaux, le commu- 
niqué suivant a été publié : 

• DÉMOCRATISATION 
DU SECTEUR PUBLIC 

Le premier ministre a présenté 
au conseil des ministres un projet 
de loi complétant, selon des moda- 
lités tenant compte de la décision 
du Conseil constitutionnel des 19 
et 20 juillet 1983. les dispositions 
de la loi du 26 juillet 1 983 relative 
à la démocratisation du secteur 
public. 

• DISSOLUTION 

DE GROUPEMENTS DE FAIT 

La plate-forme politique et les 
activités de propagande des grou- 
pements de fait agissant en Corse 
sous l’appellation de « Consulte des 
comités nationalistes» et 'de 
« comités nationalistes » ont pour 
objectif de soustraire par tous les 
moyens, y compris celui de la vio- 
lence, les départements corses à la 
souveraineté nationale. 

Le conseil des ministres a 
constaté que ces groupements de 
fait étaient justiciables des disposi- 
tions de la loi du 10 janvier 1936 
sur les groupes de combat et les 
milices privées. 

En conséquence, il a adopté le 
décret prononçant leur dissolution 
à dater de ce jour. 

• ÉLECTIONS SÉNATORIALES 

Le ministre de l’intérieur et de 
la décentralisation a rendu compte 
au conseil des ministres des résul- 
tats des élections sénatoriales du 
25 septembre 1983, qui ont eu lieu 
dans l'ensemble des départements 
et territoires rattachés à la série B. 

Le conseil a constaté que les 
résultats de ce scrutin étaient la 
conséquence logique de ceux des 
élections locales précédentes et, en 
particulier, de l'introduction du 
système proportionnel dans les 
communes de plus de trois mille 
cinq cents habitants. 

• DÉVELOPPEMENT 
DE LA FILIÈRE 
ÉLECTRONIQUE 

Le ministre de l'industrie et de 
la recherche a présenté au conseil 
des ministres une communication 
sur le bilan et les perspectives de 
l’action menée en faveur de la 
filière électronique. 

I. - Le premier objectif du 
gouvernement a été de poser les 
bases du développement industriel 
‘de la filière électronique en renfor- 
çant les domaines dans lesquels la 
France est bien placée, comme les 
télécommunications, la télématique 
et la monétique, les matériels pro- 
fessionnels civils et militaires et les 
logiciels, et en comblant les 
lacunes existant dans les autres 
secteurs. 

Diverses opérations permettant 
d'aboutir à une plus grande effica- 
cité dans la répartition des acti- 
vités des entreprises nationales ont 
eu lieu ; rapprochement de Thom- 
son et de la C.G.E. pour les télé- 
communications, les matériels 
grand public et les équipements 
militaires; consolidation et diversi- 
fication du groupe Bull pour 
l’informatique. 


UN APPEL DE GAULLISTES DE 
GAUCHE EN FAVEUR DE 
M. MITTERRAND 

Le Mouvement gaulliste popu- 
laire (gaullistes de gauche), proche 
de la majorité, dont le secrétaire 
général est M. Jean-Louis Dele- 
court, lance, à l'occasion du vingt- 
cinquième anniversaire de l’adop- 
tion de la Constitution de la 
V* République un - appel aux 
hommes de bonne volonté • pour 
qu'ils expriment - leur soutien à 
l’action du président de la Répu- 
blique 

Cet appel poursuit ; - Nous esti- 
mons que la politique de rigueur 
actuellement mise en oeuvre est la 
seule possible, avec les sacrifices 
qu’elle implique, à condition que 
ceux-ci soient assortis d'une large 
justice sociale qui épargne les plus 
défavorisés. Les électeurs auront à 
en juger les résultats en 1986. 
comme des réalisations positives 
accomplies depuis le 10 mai 1981. 
mais d'ici là les Français ont à se 
sauver eux-mêmes sans attendre de 
miracle extérieur. C’est dans cette 
perspective que nous appelons les 
Français au travail en commun, au 
rejet des dissensions inutiles, à 
l'instauration d'un minimum de 
solidarité. » 

{La Constitution de la V» République 
a été adoptée lors do référendum du 
28 septembre 1958 par 31 066 502 
- oui - contre 5 419 979 « non » sur 
proposition du général de Gaulle, prési- 
dent do Conseil depuis le 1" juin. René 
Coly étant président de la République. 
La Constitution fut promulguée le 
4 octobre 1958.] 


L’effort de recherche a été 
accru. Six projets nationaux asso- 
ciant industriels et centres de’ 
recherche permettront de faciliter 
les transferts entre la recherche et 
l’industrie. Ils seront complétés par 

des initiatives dans des domaines 
nouveaux comme celui de l'intelli- 
gence artificielle. 

Des actions ambitieuses de déve- 
loppement ont été lancées : 

- Pour les circuits intégrés, qui 
mobiliseront plus de 3 milliards de 
francs de crédits publics sur quatre 
ans; 

- Pour les vidéo- 
communications (câbles) ; 

— Pour les composants passifs, 
qui bénéficieront de 800 millions 
de francs sur quatre ans ; 

- Pour l'informatique et l’élec- 
tronique grand public ; 

- Pour l'espace, où l’effort a 
été accru de 4S % de 1982 à 1983. 

Un effort de formation excep- 
tionnel, qui se poursuivra pendant 
tout le IX* Plan et qui impliquera 
la mobilisation de l’ensemble du 
système éducatif, a été mis en 
œuvre par le ministère de l’éduca- 
tion nationale et par le ministère 
de la formation professionnelle. 

Une restructuration des respon- 
sabilités administratives au sein du 
ministère de l'industrie et de la 
recherche et du ministère des 
P.T.T. a été engagée afin de mieux 
exploiter les complémentarités exis- 
tant entre les secteurs de l’informa- 
tique et des télécommunications. 

De nouvelles initiatives seront 
prises pour encourager le dévelop- 
pement de la coopération interna- 
tionale, et en particulier de la coo- 
pération européenne. 

II. - La diffusion des applica- 
tions de la filière électronique est 
indispensable à la modernisation et 
à la compétitivité de notre écono- 
mie. Elle sera poursuivie et ampli- 
fiée. notamment en direction des 
petites et moyennes entreprises. A 
cette fin ; 

- Les financements du Fonds 
industriel de modernisation seront 
accordés en priorité à des actions 
portant sur les machines à haute 
technologie, la bureautique et la 
monnaie électronique, ainsi que 
l’installation de micro-ordinateurs; 

- Pour Favoriser l’innovation, un 
programme d'incitation à l'utilisa- 
tion de la micro-électronique .dans 
les produits industriels a été 
décidé; 

- Le conseil des ministres exa- 
minera prochainement un -plan- 
visant à soutenir l'offre industrielle 
en informatique, automatisme et 
robots, et l'installation de ces équi- 
pements dans les industries manu- 
facturières. 

L’utilisation de l'informatique et 
de la bureautique sera encouragée 
dans les administrations et les 
organismes publics. De nouvelles 
procédures seront definies sur une 
base contractuelle, avec tous les 
partenaires concernés. 

Enfin, un plan de sensibilisation 
et d'initiation à l’informatique à la 
maison sera réalisé en collaboration 
avec b télévision ( lire page 40). 

• INFORMATIQUE 

DANS L'ENSEIGNEMENT 

Le ministre de l'éducation natio- 
nale a présenté au conseil des 
ministres une communication sur 
l'informatique dans l'enseignemenL 

Le gouvernement a engagé 
depuis deux ans une action de 
grande envergure visant à donner à 
l'informatique, à la fois comme 
objet et comme outil d'enseigne- 
ment, la place qui doit être la 
sienne dans l'ensemble de notre 
système éducatif. 

L - Les actions déjà engagées 

1 ) La formation des étudiants. 

Le nombre des étudiants en 
informatique formés chaque année 
a d’ores et déjà considérablement 
augmenté à tous les niveaux ; 

- 5 400 étudiants en 1983. 
contre 3 300 en 1981, pour les for- 
mations de niveau licence, maî- 
trise, et diplôme d’ingénieur; 

- 3100 en 1983. contre 2400 
en 1981, pour les formations de 
niveau technicien supérieur 
(B.T.S., D.U.T.) ; 

- 20000 jeunes suivent une for- 
mation en informatique préparant, 
dans le cadre de programmes 
rénovés, au brevet d’études profes-' 
sionnelles. 

2) La formation des ensei- 
gnants. 

Un dispositif spécial de forma- 
tion continue des enseignants a été 
mis en place (20 centres de forma- 
tion approfondie, 27 équipes acadé- 
miques de formateurs). Il a 
permis, au cours des deux der- 
nières années, de donner à 
20000 enseignants une formation à 
l’utilisation pédagogique de l'infor- 
matique; 20000 autres enseignants 
seront formés au cours de la seule 
année 1983-1984. 

3) L'équipement des établisse- 
ments. 

Un effort considérable a été 
entrepris en vue de rattraper le 
retard qu'avait pris notre pays dans 


ce domaine. En 19S4. les crédits 
d'équipement informatique auront 
été multipliés par quatre depuis 

1981 dans l'enseignement supé- 
rieur, et par cinq dans les enseigne- 
ments da premier et du second 
degré. Au cours de b même année, 
20 000 micro-ordinateurs français 
supplémentaires enrichiront le parc 
de l'éducation nationale. Parallèle- 
ment, une politique cohérente de' 
conception de logiciels pédagogL 
ques a été mise en place. 

4) La participation de l'éduca- 
tion nationale à b formation conti- 
nue en informatique. 

Cent trente stages de formation 
continue touchant 180 000 sta- 
giaires (jeunes demandeurs 
d’emploi, salariés' en congé- 
formation, adultes en reconversion) 
ont été organisés en 1982-1983. 

XL — Les perspectives à moyen 
terme. 

Le programme d'action engagé 
permettra d'atteindre dans les 
délais prévus les objectifs que s'est 
fixés le gouvernement, soit : 

— Eh 1985, pour l'équipement 
informatique des établissements . 
d’enseignement supérieur ; 

- En 1986. pour tes formations 
dans la filière électronique 
(3 600 diplômés supplémentaires 
par an) ; 

- En 1988, pour l’équipement 
des établissements scolaires et pour 
la formation continue. 

A cette date. 100 000 micro- 
ordinateurs dotés de logiciels péda- 
gogiques auront été livrés, et 
100 000 enseignants auront été 
formés à l’utilisation pédagogique 
de l'informatique. Tous les ensei- 
gnants qui ie souhaitent auront été 
ou pourront être initiés. 

Un colloque national, qui se 
tiendra les 21 et 22 novembre pro- 
chains. permettra de rassembler 
l'ensemble des partenaires 
concernés par l'effort ainsi entre- 
pris, et de sensibiliser à celui-ci 
l’opinion publique. 

• FORMATION 

PROFESSIONNELLE 

CONTINUE 

EN INFORMATIQUE 

Le ministre de b formation pro- 
fessionnelle a présenté an conseil 
des ministres une communication 
sur le développement de l'eiTort de 
formation continue lié à la crois- 
sance de b filière électronique. 

Les premiers résultats du- * plan ■ • 
de rattrapage » arrêté en juillet 

1982 pour la période 1983-1985- 
s’avèrent positifs. En 1983-1984 
auront été ouvertes ; 

- 795 pbces de formation d'in- 
génieurs (objectif; 1 100 di-pJômés 
d’ici à 1985) ; 

- 2 500 pbces de formation de 
techniciens supérieurs (objectif; 

3 000 diplômés d’ici à 1 985) ; 

- 200 places de formateurs 
(objectif : 300 diplômés d'ici à 
1985). ’ 

En outre, des formations spécifi- 
ques pour les représentants ou 
délégués du personnel des branches 
concernées sont et seront dévelôp- 
pées. 

Le programme est mis en œuvré 
en collaboration avec l'ensemble 
des partenaires concernés et en 
particulier avec les professions (un 
important accord a été conclu avec 
l'Union des industries métallurgi- 
ques et minières), et avec les 
régions (de nombreux contrats 
Etat-région incluent des pro- 
grammes concertés en informatique 
et en électronique). 

Il sera prolongé par des actions 
nouvelles dans le ‘cadre du 
IX e Plan, qui prévoit en particulier 
une modernisation de l'Association 
pour b formation professionnelle 
des adultes (AFPA) dans les 
domaines de l'électronique, de 
l’informatique et des automatismes. 
Dans le cadre du programme 
d’action prioritaire n° 3. un mon- 
tant global de 1 046 millions de 
francs sera consacré à l'effort de 
formation professionnelle en infor- 
matique. 

• FORMATION 

DE JEUNES- CHOMEURS 

A L'INFORMATIQUE 

PAR DES VOLONTAIRES 

OU CONTINGENT 

Le secrétaire d’Etat auprès du 
ministre de l’éducation -nationale a 
présenté au conseil des ministres 
une communication sur Je pro- 
gramme de formation de jeunes 
chômeurs à l’informatique, par des 
volontaires du contingent ce pro- 
gramme, établi à b demande du 

président de là République, doit 
permettre de donner à des jeunes, 
chômeurs une formation à l'infor- 
matique, qui leur sera dispensée 
par des diplômés des grandes 
écoles ou des universités accomplis- 
sant leur service natioflàL 

Ce programme est en cours 
d'exécution : quatre cents - volon- 
taires pour b formation à l'infor- 
matique» (V.F.I.), recrutés- dans 
les contingents incorporés ch août 
et en octobre, recevront, après 
avoir fait un mois de «classes», 
un complément de qualification 
scientifique et pedagogique. Ils 
assureront ensuite J 'animation'- de 


stages d’insertion ou de qualifica- 
tion d'une durée de cinq à -dix *; 
mois, dans lesquels il est prfcvu ~ 
d'accueillir dix mille jeunes chv>' 
meurs. 

Ce projet donnera ainsi ïide 
jeunes demandeurs d'emploi, b pos-, 
sibilité d’acquérir une formation - 
adaptée aux besoins d'une société 
en profonde mutation technologi- 
que. n manifeste dans le même 
temps b solidarité qui doit s'éta- 
blir eutre jeunes d'une même gêné- : 
ration. 

• INDUSTRIES CULTURELLES 

Le .ministre délégué à la culture 
a présenté au conseil des ministres . ' 
une communication portant sur le 
programme de développement.. des 
industries culturelles. 

L’essor des industries culturelles 
s’appuie sur tes ressources de b .. 
création, tes capacités de b recher- ' 
che et l’innovation technologique, 
il est pour b .France une chance 
majeure, en même temps qu’un . 
enjeu économique et culturel. 

Cette politique, definie en liaison .- 
avec les antres départements minis- 
tériels intéressés (industrie et 
recherche, postes et télécommuni- 
cations. communication) dans le- - 
cadre des programmes prioritaires .r. 
du IX* Plût, poursuit trois objec- 
tifs; 

- — Le développement des indus- . ; 
tries de programme en liaison avec . 
la mise en place des nouveaux 
réseaux de communication ; 

— Le soutien au tissu industriel 
régional dans les divers secteurs de . .. 
b production et de b distribution 
des biens culturels: 

— La reconquête du marché . 
intérieur et l’aide à l’effort d’expor-.’. 
ration des produits culturels. 

Deux instruments financiers d'un 
type nouveau seront mis en pbce. : 
afin de faciliter l'accès au finance- - ’ 
ment de projets industriels priori-,., 
taires : 

- L'Institut de financement du - 
cinéma et . des industries cultu- 
relles, -créé en liaison .avec le sec- 
teur bancaire; 

— Le Fonds de soutien aux - 
industries de programme, qui sera 
alimenté par une taxe sur les 
recettes des nouveaux réseaux de 
communication et qui bénéficiera à 
titre transitoire d'un concours de 
l'Etat. 

La politique ainsi définie trouve 
notamment son application dans les 
cinq plans d’action sectoriels lancés 
en 1982 pour assurer le développe- 
ment du potentiel de production 
des entreprises culturelles- Ces 
plans, dont 1e ministre a adressé un . 
premier bilan, concernent 
1 ) Là modernisation des indus- - 
tries du cinéma (utilisation de ' 
technologies nouvelles, modernisa- 
tion des installations, encourage- ..; 
ment des exportations...) ; 

2) La recherche sur les techoe- ' 

Jogies nouvelles de communication '= 
(réseaux câblés, nouvelles images,.* 
vidéo, télématique... J ; :v 

3) La relance de b facture ins- . ’ 
trumentaie (synthétiseurs, ïnstru- 
ments de moyenne gamme,- promo- 
lion de b production française...) ; •* 

' 4) Le soutien aux industries du ‘ 
livre (aide aux éditeurs, formation 
des libraires, promotion du livre à' a 
l'étranger—) ; ' ' • ‘ 

5) Le développement. de$ arts - *;] 
plastiques (relance des métiers f 
d’art, plans verre et vitrail, école V 
nationale 'dé la création indus- 
trieile._). 

Deux nominations 

Sur proposition, du ministre de la ... 
défense, le vjce-emiral Jean Bru*. 
son est élevé aux rang et .appella- 
tion de vice-amiral d’escadre et 
nommé major général de Tétai- 
major des armées. 

[Le vice-amiral Brasson est né, lé V 
9 mars 1925, & Viüaudric (Haute* “ 
Garonne). Ecole navale eu novembre- - 
1944, breveté d’état-major en mars 
1964,. il embarque comme chef «ta .. . 
service * Manœuvre » i, bord 
porte-avions ONKobe» «, eu janvier -- 
1966, 3 est affecté comme chef de ia- 
sectiofi • Opérations à fétai-major «ta 
préfet maritime de là 27* région ». ■ 
Nommé, eu septembre 1974.coja-:. ■ 
mandant de la Ttmrvïlle. il est .- 1 

affecté, en mars 1976, à Tétat-major 
du commandai es cher pour PAdau- „ 
tique et préfet maritime de -là.., 
2 r région et, . depuis août 1976, Ü ; 
occupe .les fonctions de chef êd‘ 
bureau » Etudes générales ». de ta 
dMnoo «Plans» à rferar-major de ta 
marine.] 

Sur .proposition du ministre de 
l'industrie et de la recherche, 

: M: Olivier Marée est nomen? 

directeur de Tinformation et de là 
communication au ministère de 
. {Industrie et dé b recherche. 

[M. Obvier Marée est ufe, en 1943C h 
Bondy (Setoe-Satat-DenrâJ. Attaché de 
direction i ITJerâo financière (filiale 
iunobfliêfe du Crédit lyouuafei, il est 
nommé chargé de mission au aiob'èri 
du bsdget, « mai 1982. Chef do ca ld- 
net du'mkdstre délégué, chargé du bud- 
get jusqu'en 1983, U occupa emattefe 
poste 4e duf de cabinet du ministère de 
la recherche et de l'industrie dans te 
troisième gouvernement Pierre 
-Mauruy-j . . . r ■ . 








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LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 9 


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POLITIQUE 


Selon un sondage 
d e la SOFRE S 

SOIXANTE POUR CENT DES 
FRANÇAIS SONT FAVORA- 
BLES A UNE RÉDUCTION DU 
MANDAT PRÉSIDENTE. 

Selon un sondage effectué par la 
SOFRES et publié par le Figaro du 
28 septembre (1). 46 % des per- 
sonnes interrogées - souhaitent » 
que, ea cas de victoire de l'opposi- 
tion aux prochaines élections législa- 
tives, M. François Mitterrand 
démission n e; 42 % désirent que le 
président de la République reste 
jusqu’à latin de son mandat; 44 % 
des personnes interrogées eafnvw 
que, dans la même éventualité, le 
président de la République m serait 
obligé de démissionner » ;41 % pen- 
sent qu'a pourrait rester à la prési- 
dence de la République. Parmi les 
sympathisants de f opposition, les 
pourcentages sont respectivement de : 
57 % et 32 %. 

Toujours à propos des prochaines 
échéances législatives, 44 % des per- 
sonnes interrogées se déclarent favo- 
rables à l'institution d’un scrutin 
proportionnel, contre 43 % favora- 
bles au maintien de l’actuel scrutin 
majoritaire. 

Douze pour cent des personnes 
interrogées estiment que le Parle- 
ment joue, sous la présidence de 
M. François Mitterrand, un rôle 
plus important que pendant le sep- 
tennat précédent, contre 21 % 
jugeant son rôle moins important ; 
42 % estiment que le Parlement joue 
le même rôle qu’à l'époque de 
M. Giscard d’Estaing. A la même 
question à propos des partis politi- 
ques, les pourcentages sont respecti- 
vement de 28 %, 12% et 41 %. 

Enfin, 60 % des personnes interro- 
gées pensent que la durée du man- 
dat présidentiel •doit être de cinq 
ans ». contre 35 % favorables à la 
durée actuelle de sept ans. 

(I) Sondage effectué du 16 au 
21 septembre auprès d'un échantillon 
natioml de 1 000 personnes. 

Pour ('anniversaire 
de la Constitution de 1958 

M. GISCARD DÜSTAING 
PRONONCERA UN DISCOURS 
A L'HOTEL DE VOIE 
DE PARIS LE 4 OCTOBRE 

Le vingt-cinquième anniversaire 
de la fondation de la V e République, 
dont la Constitution avait été pro- 
mulguée le 4 octobre 1958, sera 
célébré, mardi 4 octobre, à l’hôtel de 
v ille de Paris. Au cours de cette 
cérémonie, après une brève allocu- 
tion de M. Jacques Chirac, maire de 
la capitale, M. Michel Debré pro- 
noncera un discours consacré à « la 
genèse et l’esprit des institutions de 
la V* République ». et M. Valéry 
Giscard d’Estaing prononcera une 
allocution. A cette célébration, dont 
le principe avait été adopté par le 
Conseil de Paris, le 20 décembre 
1982, assisteront, notamment, le 
président du Sénat et tous les 
anciens premiers ministres de la 
V<= République. M. Jacques Chirac, 
au cours d’une conférence de presse, 
ce mercredi 28 septembre, a rappelé 
que, dès le mois de décembre 1982, 
il avait invité le président de la 
République, mais que celui-ci lui 
avait fait savoir qu’il ne pourrait 
venir, non plus que le premier minis- 
tre et le président de F Assemblée 
nationale. M. Chirac a ajouté : > // 
va sans dire que je déplore leur 
absence. • 

Le maire de Paris a évoqué - les 
principes simples qui assurent 
désormais à la France force et sta- 
bilité », grâce à la Constitution fon- 
dée par le général de GauQe. 

• Pauline Salmona a été 
élue grande maîtresse de la Grande 
loge féminine de France au cours du 
couvent de cette obédience maçonni- 
que, qui s’est réuni à Paris du 23 au 
25 septembre. Agée de soixante- 
quatre ans, M“ S a l mon a. qui a fait 
tonte sa carrière professionnelle 

dan< F administration universitaire, 

succède à M» Gilberte Cdaneri, 
qui assumait la charge de grande 
maîtresse depuis 1980. 


LA DÉCLARATION COMMUNE C.F.D.T.-CODENE 

« Le gouvernement doit tout mettre en œuvre 
pour assurer le succès de la négociation de Genève » 


La C.F.D.T. et le Comité ponr le 
désarmement nucléaire en Europe 
(CODENE) ont rendu publique, au 
coure d'une conférence de presse, 
mardi 27 septembre, leur déclara- 
tion commune « sur les prochaines 
initiatives pour la paix m (Je Monde 
du 28 septembre). La C.F.D.T. et le 
CODENE estiment que « l’actuelle 
course aux armements résulte de la 
politique des deux blocs et non d’un 
seul ». - Aussi, déclarent-ils, la lutte 
pour le désarmement doit-elle se 
situer dans la perspective du non- 
alignement et du refus de la politi- 
que des blocs. En Europe occiden- 
tale. un vaste mouvement d’opinion 
exige des Etats qu’un coup d’arrêt 
soit donné à l’épreuve de force en 
cours. A l’Est, une protestation 
convergente se dessine, qui se heurte 
à une brutale répression. Aussi la 
lutte pour la paix est-elle, en même 
temps, un combat pour la liberté ». 

La déclaration ajoute : • Dans un 
contexte menaçant pour la paix 
mondiale. Il est essentiel que ta 


négociation de Genève aboutisse à 
des solutions concrètes, qui amor- 
cent une diminution des armements 
nucléaires en Europe. U appartient 
aux deux puissances nucléaires de 
trouver les moyens d’un accord. La 
négociation doit définir une démar- 
che progressive, simultanée et 
contrôlée, pour aboutir aux objec- 
tifs suiuuus : la destruction des SS- 
20 ; la non - implantation des 
Fershing-2 et des missiles de croi- 
sière américains. Pour ce qui le 
concerne, le gouvernement français 
doit tout mettre en œuvre pour 
assurer le succès de la négociation 
encours. » 

Les deux organisations souli- 
gnent i leur refus commun de 
l’arme nucléaire ». mais la C.F.D.T. 
indique qu’elle • poursuit sa 
réflexion sur sa conception syndi- 
cale de la défense nationale », 
tandis que le CODENE demande 
l’arrêt des essais et du programme 
de modernisation de la force 
nucléaire française. 


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LES ÉLECTIONS DE VILLENEUVE-S AINT-GE0RGES 
ET D* AULN AY-S0US-B0IS 
AURONT UE^I LES 6 ET 13 NOVEMBRE 


Les électeurs de Villeneuve- 
Saint-Georges (Val-de-Marne) et 
d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Sain t- 
Denis) retourneront aux urnes les 6 
et 13 novembre pour élire de nou- 
veaux conseillers municipaux. 

Ces deux élections font suite à 
l’annulation le 14 septembre, par le 
Conseil d’État, des scrutins du 
13 mars dernier, au terme desquels 
les deux maires communistes sor- 
tants avaient été réélus (le Monde 
du 16 septembre). 

A VUleneuve-Saint-Georges, la 
liste de la majorité conduite par 
M. Gaudou (P.C.) avait obtenu 
6381 voix (50.34 % des suffrages 
exprimés), celle de l’opposition 
conduite par M. Fraisse 6294 
(49,65%). 

A Aulnay-sous-Bois, la liste 
d’union de la gauche conduite par 
M. Thomas (P.C.) avait recueilli 
14088 voix (50,54 %) et celle 
de l’opposition conduite par 
M. Abrioux (R.P.R.) 13 786 
(49,45%). 


• A ANTONY (Hauts- 
de-Seine), trois maires de gauche 
battus en mars dans trois communes 
dn département, M. Robert Pontil- 
km, sénateur socialiste et ancien 
| maire de Sures nés, M. Parfait Jans, 
député communiste et ancien maire 
de Le val lois, et M. Jacques Le Dau- 
phin. ancien maire communiste de 
CbSiillon, sont venus, le lundi 
26 septembre, assurer M. André 
Aubry, maire communiste de la 
commune, invalidé par le Conseil 
d'Etat, de leur soutien total et met- 
tre en garde les Antomens face au 
«péril» que représenterait l’élec- 
tion de M- Patrick Devedjian, tête 
de liste du R.P-R. 

« La droite qui a pris nos com- 
munes se livre à une démolition sys- 
tématique de nombreuses années de 
gestion de gauche », a déclaré 
M. PontiHon. » Elle domine totale- 
ment et sans partage nos conseils. 
Nous n’avons plus aucun moyen 
<T expression ni au sein du conseil ni 
avec la population. Nos perma- 
nences n’ont pas été accordées. 
Nous ne recevons les documents 
administratifs que la veille des réu- 
nions, nous avons été éliminés de 
route délégation, de toute commis- 
sion, de toute représentation. Tous 
nos partisans encore employés par 
la commune sont déplacés, mutés, 
huit animateurs socio-cultureis 
licenciés, l’office municipal de la 
jeunesse, le club Léo-Lagrange et le 
comité d’action sociale démantelé, 
des centaines de logements sociaux 
abandonnés. » Ce bilan de Suresnes 
a été repris à peu près dans les 
mêmes termes par les deux autres 
élus locaux, qui observent les mêmes 
-« brimades ». • Les Antomens doi- 
vent savoir ce qui les attend ». a 
conclu M. André Aubry, « la main- 
mise du ILP.R. sur nos municipa- 
lités ». 


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lation prises en première instance 
par le tribunal administratif de. 
Paris, le Conseil d’État a retenu 
dans les arrêts qu'il a rendus de 
nombreuses « irrégularités à carac- 
tère délibéré ». A VUleneuve-Saint- 
Georges, notamment, trois procès- 
verbaux portaient des traces de 
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riaux et sa fabrication dans les grandes 
traditions anciennes : 
cuir de mouton d’une seule pièce pour la 
reliure et or fin véritable pour le décor du 
dos et de la tranche supérieure, frappe à 



à la forme ronde filigrane dans la masse, 
pages de garde, signet et tranchefiles as- 
sortis. 

Quel surprenant personnage que 
Léonard! Il domine toute la Renaissance 
et son influence se manifeste jusqu’à nos 
jours. Son Traité notamment a guidé tous 
les grands maitres de la peinture, de Rubens 
aux impressionnistes. Les cubistes eux- 
mêmes et les artistes les plus révolution- 
naires d’aujourd’hui y ont trouvé matière 
à réflexion. On peut dire sans exagération 
que la compréhension de la peinture passe 
par Léonard et son Traité. Ce livre est une 
somme. On y trouve à côté des conseils 
pratiques pour peindre, dessiner, construire 
un tableau, des pensées et des réflexions 
d’une élévation d’esprit qui rejoint Pascal. 

Peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, 
ingénieur, anatomiste, physicien, il était 
universel et eut un destin à la mesure de 
son génie. Fils naturel et sans fortune, il 
vécut dans l’intimité des grands et mou- 
rut en France dans les bras de François I er 
à qui il légua la Joconde, le 2 mai 1519. 

Garantie de fabrication 
J atteste que mon papier est un véritable papier 
chiffon, vergé au naturel : que les peaux de mou- 
ton de mes reliures sont coupées d’une seule pièce 
sans couture ou collage apparent ou caché ; que les 
fers utilisés pour le décor des plats et du dos sont 
gravés à la main et signés ; 
que for employé est de l’or ^ 

véritable titrant 22 carats. ^ 


froid des deux plats, papier vergé chiffon 

ci-dessus spécimen du dos de la reliure réduit . 


CADEAU) 

Les souscripteurs qui renver- 
ront leur bulletin dans la se- 
maine, recevront, avec cet envoi, 
une estampe originale représen- 
tant un paysage. 

Cette gravure de 14 x 21 cm 
est une véritable petite oeuvre 
d’art, numérotée et signée par 
l’artiste. Elle leur restera acqui- 
se, quelle que soit leur décision .i 
Jean de BonnoL È 


Vente exclusive cher Jean cfc Bonnot 
Aiici m dé-marc hem ne vous tendra viâne 


ROTVT à renvoyer à JEAN DE BONNOT 
DUil 7 fg St-Honoré, 75392 Paris Cédex 




Etnoyez-moi, à T adresse ci-dessous . le volume du Traité de la Peinture de Léonard de Vinci 
auquel vous joindre: ma gravure en cadeau. Quelle que soit ma décision, je garderai 
ma gravure. 

Deux possibilités de paiement me sont proposées [ mettre 

une croix dans la case choisie) : Nom 

i □ régler à réception, au facteur, la somme de 2M.IHJ F n , 

+ 41. W F de frais de port T.T.C.. soir JOv.W F. Frenoms 

□ joindre à ce bon de souscription un chèque de Jos.nt) F. vriresse 

Je bénéficie alors des frais de port jui ressent â votre charge Aore ” e 

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• Si je rte suis pas convaincu de la valeur et des soins apportés 

• à la réalisation de cet ouvrage et décide de vous le renvoyer. 

• je serai intégralement remboursé de ta somme versée, > 
compris des frais de port si j'ai réglé à réception. 




i 









APRÈS LA DISSOLUTION DE LA CONSULTE NATIONALISTE CORSE 


La recrudescence alarmante du paludisme 


Les habitants de ta Corse ont accueilli avec 
scepticisme ta dissolution de ta Consulte des 
comités nationalistes, décidée mardi 27 sep- 
tembre au conseil des ministres. Principal élu 
de me, M. Prosper Alfonsi (M.R.G.L prési- 
dent de rassemblée de Corse, est même cri- 


tique à propos de cette dissolution, approuvée 
tout de même par le plus grand nombre. 

Les révélations du Monde du 28 septembre 
au sujet des missions en Corse de la cellule 
antiterroriste mise en place à l'Elysée en août 
1982 sont pour leur part largement com- 


mentées. Les Corses ont appris avec une cer- 
taine surprise que la * guerre - entre policiers 
et gendarmes avait continué après la nomina- 
tion de M. Robert Broussard, commissaire de 
ia République charge de la sécurité, et que le 
pouvoir cherchait toujours h « négocier • avec 
1'ex-F.L.N.C. 


Scepticisme résigné dans l’île 

Correspondance 


Bastia. - La mort de Tino Rossi a 
relégué au second plan, mardi 
27 septembre . l’annonce de la disso- 
lution de la Consulte des comiLés 
nationalistes iC.C.N.L La Corse, 
saisie par la nouvelle, s'abandonnait 
pour une fois à un évènement qui 
sortait du contexte politique. Aussi 
est-ce à peine si les insulaires ont 
exprimé leur scepticisme résienè sur 
les retombées concrètes de la déci- 
sion gouvernementale. Les seuls à 
réagir rapidement ont été les natio- 
nalistes. qui attendaient, depuis 
dimanche, la délibération du conseil 
des ministres. 

Cclfe-ci a d'abord été reçue 
comme une confirmation de ce ç)ue 
l'on savait déjà. Dans la stratégie 
d'affrontement souhaitée avec 
l'Etat, l'estampille de la dissolution, 
loin d'être un obstacle à la lutte, 
équivaut au contraire pour les natio- 
nalistes à un surcroît de légitimité 
politique, et quelques militants 
cachaient mal, mardi après-midi, 
une certaine jubilation a rentrer 
dans le - club des ex •. ce club com- 
posé des mouvements nationalistes 
corses dissous : le Front paysan 
corse de libération (1974). ( Action 
pour ia renaissance de la Corse 
1 1975). et le F.L.N.C. (janvier 
1983). 

Les responsables de l'ex-C.C.N. 
ont immédiatement répliqué en 
considérant que « la décision du 
gouvernement n'avait aucun fonde- 
ment juridique dans ta mesure où. 
selon M. Léo Battcsti. la preuve n'a 
pas été faite Je l'existence de rela- 
tions organiques entre la C.C.N. et 
un quelconque mouvement clandes- 
tin.- Cette argumentation pourrait 
être à la base d'une requête devant 
le Conseil d'Etat afin de faire annu- 
ler par cette juridiction la décision 
gouvernementale. 

Le désaccord de M. Affonsi 

Sur un terrain plus directement 
politique, l'ex-C.C.N. a lancé des 
attaques tous azimuts, contre l'Etat, 
bien sûr. accusé de * militariser le 
problème corse -, contre les chefs 


de clans, assimilés à la Mafia, et 
contre M. Edmond Simeon i. élu 
autonomiste. « coupable ■ de ne pas 
avoir joué le jeu de la solidarité 
nationaliste. Or, cette dissolution, 
M. Edmond Simeoni, tout comme 
M. Prosper Alfonsi (M.R.G.). prési- 
dent de l'Assemblée corse, la 
condamne. Elle est - inopportune 
dans le contexte actuel -.a déclaré 
M. Alfonsi qui estime que l'on a 
voulu - sanctionner le délit d'opi- 
nion Ce n’est pas l’avis de 
M. François Giacobbi (M.R.G.). 
président du conseil général de la 
Haute-Corse, qui a pleinement 
approuvé la décision du conseil des 
ministres. regrettant seulement 
qu'elle n’ail pas été prise plus tôt. 

M. Giacobbi a même révélé que 
les élus de la Corse s'étaient engagés 
auprès de M. Gaston Deffcrrc, 
ministre de l'intérieur, toutes ten- 
dances politiques confondues, à 
défendre les choix gouvernementaux 
en matière de lutte contre le terro- 
risme. Cette déclaration met incon- 
testablement en porte-à-faux 
M. Alfonsi et fait apparaître pour la 
première fois au grand jour cer- 
taines dissensions entre le président 
de l'Assemblée corse et celui du 
conseil générai de la Haute-Corse, 
alors qu’ils sont tous deux membres 
du Mouvement des radicaux de gau- 
che. 

La disparition de ia C.C.N. peut 
aussi avoir comme conséquence la 
dispersion et la radicalisation de plu- 
sieurs dizaines de militants nationa- 
listes, qui choisiraient délibérément 
la seule clandestinité. Pour limiter 
ce risque d'éparpillement et recons- 
tituer une force pratique au service 
de l'indépendantisme, on prête aux 
militants de l’ex-C.CN. la volonté 
de constituer un nouveau mouve- 
ment dès la semaine prochaine. Une 
assemblée générale de tous les natio- 
nalistes a été convoquée dimanche 
2 octobre à Bastia. Elle déviait per- 
mettre de préciser la stratégie de 
1’ - après C.C.N. -. 

DOMINIQUE ANTON!. 


Le rôle du capitaine Barril 


Les membres de la cellule 
anti-terroriste mise en place à 
l'Elysée en août 1982 ont beau- 
coup travaillé sur la Corse. Beau- 
coup plus que ce qu'ils ont pu 
confier, au fil des mois, à leure 
collègues du ministère de l'inté- 
rieur, au cours des traditionnelles 
réunions du bureau de liaison 
ami-terroriste. La confiance n'a 
jamais été la principale caracté- 
ristique de ces échanges hebdo- 
madaires. 

Lite était en effet, à l'au- 
tomne 1982, on l'apprend au- 
jourd'hui, l'une des zones d'inter- 
vention favorites des hommes du 
commandant Christian Prouteau. 
Gendarmes et policiers atterris- 
saient discrètement sur la base 
aérienne de Solenzara pour des 
missions de quelques heures ou 
de quelques jours, pour un 
comaci furtif ou une surveillance 
prolongée. Ces va-et-vient 
étaient peu remarqués : les ser- 
vices de police en Corse, à l'épo- 
que, éraient progressivement 
laissés paralyser depuis la négo- 
ciation. en 1981. de la « trêve » 
avec le F.LN.C. 

Mais à l'automne 1982, quel- 
ques mois avant la nomination 
du commissaire Robert Brous- 
sard, l'Elysée charge les mem- 
bres de sa « cellule > de savoir 
pourquoi, depuis le mois d'août, 
le F.L.N.C. a volontairement 
rompu cette trêve. Quels sont les 
griefs de l'organisation nationa- 
liste contre M. Mitterrand, alors 
que celui-ci a l'impression de 
remplir sa partie du contrat, par 
la mise en place d'institutions 
politiques plus autonomes ? 

Le capitaine Paul Barril - à 
l'époque chef par intérim du 
G.I.G.N. - rencontrera beaucoup 
de Corses, notamment dans les 
milieux autonomistes. Il cher- 
chera aussi à entrer en contact 


avec la direction du F.L.N.C. : 
pour cela, if renoue, i Paris, dos 
relations aec Alain Orsoni. frère 
du militant nationaliste qui sera 
enlevé le 17 juin. C'est par l'in- 
termédiaire do l'aîné des Orsoni 
que l'organisation sera discrète- 
ment sondée et que sera tentée 
une médiation. Après des se- 
maines d'approches, le F.LN.C., 
autour du 5 janvier, date de sa 
dissolution par le gouvernement, 
paraît décidé à faire connaître 
ses griefs et sa position sur le fu- 
tur voyage que doit effectuer le 
chef de l'Etat dans Hto, au mois 
de juin. 

Le 12 janvier. Alain Orsoni, 
selon certaines informations, au- 
rait remis au capitaine Barril une 
lettre destinée à l'Elysée. Mais 
les deux hommes découvriront 
ce jour-là, qu'ils sont suivis par 
les renseignements généraux et 
que leurs conversations télépho- 
niques ont été écoutées. 

La filière est brisée et le soup- 
çon s'installera désormais entre 
le ministère de l'intérieur et la 
a cellule étyséenne ». Dès lors, il 
sera moins facile pour le capi- 
taine BamI et ses hommes de se 
montrer en Corse. Chaque 
« camp » policier prendra l'habi- 
tude de taire son point de vue sur 
la Corse ou le F.L.N.C., de mas- 
quer ses enquêtes et surtout, de 
surveiller l'autre. 

Toutefois, selon certaines in- 
formations. l'Etat et le F.LN.C. 
auraient continué, par-delà cette 
guerre insulaire des polices, à se 
jauger mutuellement. Une négo- 
ciation indirecte aurait été main- 
tenue, notamment en avril, pour 
obtenir des nationalistes une 
trêve des bombes durant le 
voyage présidentiel. 

PHILIPPE BOGGIO. 


POURSUIVANT SON TOUR DE FRANCE DES RÉGIONS 



RÉALISERA. DU 14 AU 19 NOVEMBRE 1983. 
UNE SEMAINE AVEC 

L'Ile-de-France 

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PUBLICITÉ, CONTACTEZ LOUIS-MARIE LAGOUTTE 

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AU CONSEIL DES MINISTRES 

M. MITTERRAND : la rigueur 
et ia fermeté nécessaires 


Avant de prononcer la dissolution 
de la Consulte des comités nationa- 
listes corses, le conseil des ministres 
réuni mardi 27 septembre avait en- 
tendu un exposé de M. Deffcrre. mi- 
nistre de l'intérieur, sur cette ques- 
tion. M. Deffeme a noté que depuis 
la dissolution du F.L.N.C., le 5 jan- 
vier 1983, des liens nombreux et 
« constitutifs - avaient été consultés 
entre cette organisation et la C.C.N. 
Des documents saisis par les forces 
de police, il ressort, selon lui, que ces 
comités ont été créés à l'initiative du 
F.N.L.C. et sous son contrôle. 

Le premier ministre, pour sa part, 
a indiqué qu'il s'agissait d'appliquer 
avec rigueur la loi de la République. 
M. Mitterrand a estimé que cette 
» fermeté - et cette » rigueur - sont 
necessaires dès lors que le gouverne- 
ment de la République a mis en 
place des organismes représentatifs 
au terme d'élections démocratiques. 
M. Defferre a enfin souligné que le 


gouvernement n'entend pas rejeter 
qui que ce soit, sauf ceux qui se sont 
mis en contravention avec La loi. 

Commentant la décision prise par 
le conseil en application de l’arti- 
cle 1 de la loi du 10 janvier 1936 sur 
les groupes de combat et les milices 
privées (notamment de ses paragra- 
phes premier et 3), M. Max Gallo, 
porte-parole du gouvernement, a re- 
levé que l'assassinat de M. Massimi 
est l'un des éléments de révolution 
de la situation pris en compte dans 
la décision du gouvernement. Selon 
lui, jusqu'au S janvier 1983. la 
Consulte des comités nationalistes se 
bornait à une activité culturelle, 
théorique, « parfaitement légi- 
time •. 

Depuis cette date, a-t-il affirmé, 
la C.C.N. a joint « la pratique à la 
théorie • et est apparue comme le 
- refuge légal » du F.N.L.C. 


Un message politique et une clarification 


Dissoudre une organisation 
est une réponse à un défi. Un 
acte de fermeté. En décidant de 
dissoudre, mardi 27 septembre, 
la Consulte des comités nationa- 
listes (C.C.N.). le conseil des 
ministres a voulu adresser un 
double message politique. En 
substance, il indique à l'opinion 
publique qu'il ne laissera pas le 
dossier corse impunément déri- 
ver et signifie aux Corses qu'il 
veille au grain. Dissoudre sst 
d'abord un acte destiné à frapper 
les imaginations. C'est la qua- 
trième fois, depuis le 10 mai 
1981, que la gauche y recourt 
après les dissolutions du Service 
d'action civique (juillet 1982), du 
groupe Action directe (août 

1982) et du Front de libération 
nationale de la Corse (janvier 

1983) . 

La décision qui frappe la- 
Consulte des comités nationa- 
listes répond aussi à une autre 
nécessité. Comme il a été dit au 
cours du conseil des ministres, 
elle ne doit pas se limiter à une 
dissolution * sur le papier ». Elle 
intervient juste à temps pour des 


policiers et certains magistrats 
irrités de se heurter à des mili- 
tants nationalistes s agissant 
comme des hors-la- for sous une 
couverture légale». Convaincus 
que les membres de la C.C.N., à 
tout le moins leurs dirigeants, et 
les clandestins du F.LN.C. ne 
font qu'un, ifs considèrent que 
cette dissolution est la moindre 
des choses, une clarification. La 
C.C.N. ne sera plus e le haut- 
parleur respecté » d'une organi- 
sation illégale. C'est là une 
dimension « psychologique ». 

Enfin, derniers dividendes 
d'une dissolution attendue, poB- 
ciers et magistrats pourront 
désormais travailler avec les arti- 
cles 86 et suivants du code pénal 
destinés à réprimer les e atten- 
tats. complots et autres infrac- 
tions contre l'autorité de l'Etat et 
l'intégrité du territoire national ». 
En somme, il sera possible de 
faire appliquer <r la loi avec 
rigueur ». comme l'a demandé 
M. Pierre Mauroy. 

L G. 


LE TEXTE DU DÉCRET 


Les réactions 


Le décret ponant dissolution de la 
C.C.N. a paru au Journal officiel 
du 28 septembre. Ce texte, signé par 
le président de la République, Je 
ministre de l'intérieur et le secré- 
taire d’Etat chargé de la sécurité 
publique, précise ainsi les raisons de 
celte décision : 

* Le groupement de fait 
dénommé - Consulte des comités- 
nationalistes - ainsi que les comités 
nationalistes locaux relevant de ce 
groupement ont pour objet avoué de 
porter atteinte à l'intégrité du terri- 
toire national en soustrayant les 
départements de la Corse de la sou- 
veraineté française ; 

- Le 10 juillet 1983. à Vero 
I Corse-du-Sud ) . le groupement de 
fait dénommé - Consulte des 
comités nationalistes - a organisé 
une manifestation à laquelle parti- 
cipaient des individus armés et mas- 
qués : 

* La « Consulte des comités 
nationalistes - est l'organisme 
directeur, coordonnateur et fédéra- 
teur de comités nationalistes 
locaux, qu'iis soient régionaux, 
départementaux ou communaux. - 


• M. Alain Krivine, membre du 
bureau politique de la Ligue com- 
muniste révolutionnaire (L.C.R., 
trotskiste) : « La dissolution de ia 
C.C.N. est une mesure scandaleuse, 
arbitraire et absurde. Comme ses 
prédécesseurs, le gouvernement 
croit pouvoir régler le problème 
national corse par un fuite en avant, 
au moment même où la clarté n’est 
pas faite sur l’assassinai d' Orsoni. 
La LC. R. met en garde l'opinion 
publique sur te précèdent très dan- 
gereux qui vient d'être commis 
contre les libertés démocratiques en 
interdisant l'expression légale d'un 
courant politique. • 

• Les Comités communistes 
pour l’autogestion ( C.C.A J - pro- 
testent contre la dissolution de la 
C.C.N. prononcée par le gouverne- 
ment ». * Les militants nationa- 
listes corses, qui avaient appelé à 
voter le 10 mai 1981 pour-François 
Mitterrand, espéraient que ce gou- 
vernement poserait la question 
nationale corse en termes différents. 
disent-ils. En fait, le statut particu- 
lier pour la Corse est d'abord celui 
de la répression particulière qui 
cherche d étouffer la lutte d’un peu- 
ple. » 


Copie en série 
Copie en série 
Copie en série 

COPIE URGENTE== 


Copie en série 
Copie en série 

Les services lectiniques de Toshiba ont 
mis au point un interr upteur de copie 
Ainsi une copie urgente peut- elle 
interrompre un cycle d-:- copie <?n cours. La 
copie une lois effectuée, la sérié peut reprendre. 
Un copieur bien élevé, c'est original. 




DES COPIEURS ORIGINAUX 


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Ta ; 7139703. 7233611. STAKffi SKOBUtf NVEAU 5 ZONE F- 


(Suite de la première page. ) 

Les moustiques devenaient 
- résistants - aux insecticides, y 
compris aux successeurs du D.D.T. 
Les épandages massifs avaient, à la 
fois, dégradé l'environnement et 
sélectionné des souches de mousti- 
ques capables de résister efficace- 
ment aux produits toxiques. 

Quelques années plus lard appa- 
rut un nouveau phénomène, tout 
aussi alarmant : la résistance du 
parasite lui-même, cette fois dans 
('organisme humain, aux médica- 
ments ami paludéens mis au point 
pendant la seconde guerre mondiale 
pour relayer la quinine naturelle, A 
la fois curatifs et préventifs, ces 
médicaments, dont le chef de file est 
la chloroquine, étaient efficaces, 
pratiquement dénués d'effets secon- 
daires et peu coûteux. 

Aujourd'hui, cette double résis- 
tance a pris des proportions gigan- 
tesques : née en Extrême-Orient, en 
particulier au Vietnam, au cours de 
la guerre, elle a essaimé dans 
d'immenses parties de l'Asie, de 
l'Amérique latine et atteint l'Afri- 
que de l'Est. Elle s'oppose non seule- 
ment à une prévention efficace, mais 
même- au traitement des- malades, 
qui, dans un nombre croissant de 
cas. se révèle aujourd'hui, franche- 
ment inopérant. 

Une vingtaine d'équipes 
au travail 

D’oû le renouveau récent de la 
recherche, dans plusieurs direc- 
tions : il s'agit à la fois de mettre au 
point de nouveaux médicaments et . 
d’accélérer Ja découverte d'an vac- 
cin. 

Trouver de nouveaux médica- 
ments actifs n'est pas chose aisée. 
Au cours de ces dernières années, la 
recherche américaine a resté plus 
de... 200 000 molécules nouvelles, 
en a sélectionné 1 quelques-unes et 
compte aujourd'hui sur deux pro- 
duits. Le premier. la méflo- 
quine ( 1 ), pourrait être commercia- 
lisé dès 1984. Comme la 
chloroquine, elle est à la fois cura- 
tive et préventive. Mais des résis- 
tances contre ce nouveau produit 
sont d'ores et déjà apparues. 
L’industrie cherche donc à protéger 
à tout prix le second, l’hafofan- 
tiïne (2), contre l’apparition des . 
résistances. 

Reste une suhâânçe -très ancien- 
nement connue en Chine, le qin-- 
ghaosu. siir laquelle travaillent les 
chercheurs. En l'état actuel des 
connaissances, elle présente plu- 
sieurs inconvénients : son élimina- 
tion est rapide, donc son efficacité- 
de faible durée. Manifestement, la 
recherche n'a pas épuisé toutes les 
voies possibles dans le domaine 
médicamenteux. 

La gravité croissante du pro- 
blème. le nombre des cas mortels, la 
prise de conscience par les pays du 
tiers-monde des entraves qu’impose 
le paludisme au développement et 
par les pays industrialisés du risque 
d’» importation » de la maladie a 
fortement stimulé la recherche pour 
la mise au point d'un vaccin, qui, 
depuis quelques années, s’ést accélé- 
rée. U s'agira du premier vaccin 
ami parasitaire humain. L’année cru- 
ciale, Sw ce point, a été 1976 lors- 
que, pour la première fois, deux 
chercheurs du Rockefeller Institute 
de New- York, les docteurs W. Tra- 
ger et J. B. Jensen, parvinrent à 
cultiver in vitro le parasite, condi- 
tion préalable à tout' travail 
d'ampIenrpoUr la mise au point du 
vaccin. 

Depuis, plusieurs voies se sont 
ouvertes. - Les principales visent à 
obtenir une protection vaccinale 
contre les formes sanguines de la 
maladie, ce qui bloquerait l'évolu- 
tion- du cycle parasitaire, et consti- 
tuerait, à la fois, une prévention et 
un traitement. 

En tout, plus d'une vingtaine 
d'équipes dans le monde travaillent 
à la mise au point d'un tel vaccin, en 
particulier aux Etats-Unis^ en 
Grande-Bretagne, en Australie et en 
France, où les- principales recher- 
ches sont menées par l' Institut 
Mêrieux et L'Institut Pasteur. 

Les travaux qu'à engagé l'Institut 
Mérieux sont menés, dans ce 
domaine, en' liaison avec les équipes 
du professeur Miodrag Ristic à 
('université de l'Illinois et du profes- 
seur Pierre AmbroiserThomas à 
Grenoble. Ils ont été fortement sti- 
mulés par la mise au point, toute 
récente, par le professeur Ristic, 
d’un vaccin contre une maladie 
parasitaire animale proche du palu- 
disme, la babésiose, un produit que 
l'Institut Mérieux commercialisera 
dès 1984 (3). 

Pour la mise au point du vaccin 
antipaludéen humain, les tirés paner 
ncïres utilisent la méthode classique 
de la culture in vitro du parasite et 
purifient les produits * surna- 
geants - de ces cultures qui conrien- , 
nent des particules vaccinantes. Des 
singes ont déjà pu être immunisés à 
l'aide de ceue méthode. Reste à 
purifier davantage encore le produit 
et surtout à passer de l’animal à 
l'homme : puis viendra le stade de la 


production Industrielle du vaccin, 
qui pourra se faire soit par les voies 
classiques, soit en recourant aux 
méthodes nouvelles des manipula- 
tions génétiques. 

Les chercheurs de l'Institut Pas- 
teur n’utilisent par les -surna- 
geants» des cultures, mais travail- 
lent directement sur le parasite 
lui-même : ils cherchent à identifier 
la protéine parasitaire qui déclen- 
che, chez l’hôte, la réponse immuni- 
taire. Ceue protéine, déjà - à demi > 
purifiée à Paris, est testée sur des 
« singes-écureuils • à l'Institut Pas- 
teur de Cayenne. Ces recherches 
utilisent dès à présent les techniques 
du clonage (division cellulaire) pour 
obtenir le parasite, ridée étant de 
faire produire ce dernier, à l'avenir, 
par des bactéries, c'est-à-dirc par la 
méthode des manipulations généti- 
ques. 

D'une manière générale, le collo- 
que d'Annecy a permis de dégager 
des directives claires dans le 


UNE PIQURE 
DE MOUSTIQUE 

Il existe plusieurs sortes de 
paludisme, dont l’une, provo- 
quée par te parasite de type Plao- 
modium fataparum. peut être 
.mortelle. La maladie est trans- 
mise par la femelle d'un mousti- 
que, l'anophèle. Celin-a injecte à 
1 l'homme, en le piquant, des spo- 
rozoites. qui gagnent le foie, s'y 
développent passent dans le 
sang et y font édater les glo- 
bules rouges. Cet éclatement 
Obère des màroxcStes. dont cer- 
tains deviendront des gaméto- 
cytes, ingérées par le moustique 
lors d'une nouvelle piqûre. Le 
parasite continue alors son cycle 
dans les glandes salivaires du 
moustique, qui, en piquant un 
nouvel individu, lui transmettra 
les sporazortes, cellules mères de 
l'ensemble du processus infec- 
tieux. 


domaine de la lutte antipaludique : 
il convient désormais, non seulement 
de continuer et d’accélérer les 
recherches portant sur le vaccin et 
de nouveaux médicaments, mats de 
renforcer la latte contre le 
moustique-vecteur, fortement négli- 
gée depuis plus d'une décennie. Il 
faut aussi, pour éviter l’apparition 
de nouvelles' résistances, renoncer à 
la chimiothérapie de masse et traiter 
systématiquement tous les accès 
fébriles, reprendre la formation, elle 
aussi quelque peu abandonnée, de 
jeunes paludologues, et améliorer 
encore la connaissance épidémiolo- 
gique de la maladie. 

Cest pour répondre à l'objectif 
d'un renouveau de la recherche sur 
tous ces aspects du paludisme que 
vient d'être créée à Annecy la Fon- 
dation Laveran. Elle vise à définir 
les moyens d'un ■ contrôle » du 
paludisme. Contrôle et non plus éra- 
dication : un objectif moins irréaliste 
et . plus conforme aux multiples 
visages d'une maladie contre 
laquelle on a cru trop souvent, 
depuis trente ans, avoir trouvé 
l'arme absolue. 

CLAIRE BRISSET. 


<(} Laboratoires Hoffmann- 
Laroche. 

(2) Laboratoires Smith, Kline et 
Frcnch- 

(3) Il s'agira, dans un premier 
temps, d’un vaccin canin. Les babc- 
sioscs forme m un groupe de- maladies 
animales particulièrement répandues 
chez les bovins, lés chevaux, les moo- 
lons, les. porcs et les chiens. Elles sont 
transmises par des tiques. 


MOINS DE FRANÇAIS 
FAVORABLES 
A U PEINE DE MORT 

Si l’on en croit un sondage réalisé 
du 13 au 18 septembre par l’IFOP 
auprès de mille dïx-sept personnes, 
et que publie l’hebdomadaire 
les Nouvelles ;59 % des Français in- 
terrogés sont favorables au rétablis- 
sement de la peiné de mort, 45 % es- 
timant que le nombre d'assassinats 
commis en France a augmenté de- 
puis la suppression de la peine capi- 
tale. On notera que le nombre des 
partisans de la guillotine marque 
une légère régression par rapport à 
décembre 1980, où 63 % des per- 
sonnes interrogées par la SOFRES 
s’y disaient favorables, alors que en 
1978 et 1979, seulement 58 % et 
. 55 % dès personnes répondaient oui 
èiaquestkm. . 

ta même étude fait apparaître, 
d'autre part, que 71 % des Français 
sont opposés â l'emprisonnement des 
mineurs âgés de moins de- 
quinze ans. et que 87 % .se montrent 
très favorables au développement 
des peines de- substitution pour 
remplacer h prison. Mais 63 » des 
personnes interrogées sont hostiles 
aiix permissions de sortir, pi . 71 % 




LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 11 






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AU SIXIÈME SYNODE MONDIAL DES ÉVÊQUES 

La confession, sacrement malade 


La sadème assemblée générale du synode mon- 
dial des évêques se réunira à Rome du 29 septembre 
au 25 octobre pour discuter de - ts réconciiiatroa et 
ht p é ni t ence dans ta m i^ rno <fc r Fgtfop - 

Las deux cent vingt et un membres (évêques élus 
par leur conférence épiscopale : patriarches, arche- 


vêques majeurs et métropoGtes des Eglises de rite 
oriental ; dix religieux élus par TUnion des supé- 
rieurs religieux ; cardinaux chefs des dicastères 
romains ; et des membres nommés par le pape, qui ne 
doivent pas dépasser 15 % du nombre total) examine- 
ront la désaffection i l'égard de la confession privée 
et les moyens d'y remédier (1 >. 


Le phénomène est sensible depuis 
une vingtaine d'années. En 1952, les 
catholiques français étaient 23 % à 
sc confesser une fois par mois ; ils ne 
sont plus que 1 % en 1983, et 69 % 
disent ne jamais se confesser 
aujourd'hui, contre 54 % en 1 974. 

Confrontés à cet effondrement de 
la pratique de la confession privée 
avec aveu des péchés, dite « confes- 
sion auriculaire ». les prêtres ont 
cherché des remèdes. D’abord - et 
c'est peu connu, - le ritnel même du 
sacrement a été réformé, à la 
demande du concile, pour le rendre 
plus « humain ». C’est ainsi que le 
prêtre doit parier le premier au péni- 
tent venu se confesser â lui, en 
l'accueillant chaleureusement et en 
lui parlant de l'amour et de la misé- 
ricorde de Dieu. Le prêtre doit lire 
un passage de l'Evangile avant de 
prononcer l’absolution et conclure 
l’entretien par une prière de louange 
et d’action de grâces, etc. 

Ensuite, dans certaines églises, 
comme Saint-Louis d'Antin à Paris, 
on a remplacé les confessionnaux en 
bois par des petites « chambres de 
la réconciliation », oû prêtre et péni- 
tent peuvent avoir un entretien dis- 
cret. Enfin, les cérémonies péniten- 
tjelles avec absolution collective se 
multiplient, pour permettre aux 
chrétiens qui n’ont pas de péchés 
graves à se reprocher de se réconci- 
lier avec Dieu et leur prochain, au 
sein de la communauté liturgique. 

Un plaidoyer 
pour le rite traditionnel 

Le sacrement « malade » de la 
pénitence sera au cœur des débats 
du synode qui se réunit à Rome le 
29 septembre, mais les travaux de ce 
« forum consultatif » réuni par le 
pape risquent de se heurter à une 
ambiguïté. Le thème retenu, » La 
réconciliation et la pénitence dans la 
mission de l'Eglise » , dépasse de loin 
le seul problème de la confession 
auriculaire, et de nombreux évêques 
souhaitent parier de la paix et de la 
justice dans un monde déchiré par 
des conflits. Or Jean-Paul II, qui 
pèsera par sa présence muette sur 
les délibérations synodales, ne cache 
pas son désir de voir le synode tout 
faire • pour instruire et persuader 
les fidèles du besoin de recevoir le 

DÉFENSE 

LE VICE-AMIRAL D'ESCADRE 
JEANBRUSSON 
MAJOR GÉNÉRAL 
DE L'ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES 

Sur proposition du ministre de la 
défense, M. Charles Henitt, le 
conseil des ministres du 27 septem- 
bre a élevé le vice-amiral Jean 
Brusson aux rang et appellation de 
vice-amiral d’escadre et Ta nommé 
major général de l'étai-major des 
armées. 

[Né le 9 mars 192S i Vallaudric 
(Haute-Garonne) , le vice-amiral d’esca- 
dre Jean Brussoo est un ancien élève de 
l’Ecole navale. Après avoir servi sur dif- 
férents bâtiments, il est affecté, co 
1958. à la commission d’études prati- 
ques des armes sous-marines i Toulon. 
Peu après, il devient professeur à r école 
des armes sous-marines, puis, en 1960, 
archiviste à te commission d’études pra- 
tiques des armes sous-marines avant 
d’être admis, en 1962, à P Ecole supé- 
rieure de guerre navale. 

Six ans plus tard, il est chef de la sec- 
tion organisation de te division ■ Plans » 
à l' État-major de te marine, et, en 1972. 
il occupe les fonctions de chef de te sec- 
tion organisation à l'état-major des 
Urinées. 

En 1976, il est afTecté à Pétat-major 
du commandant en chef pour l'Atlanti- 
que et, quelques mois plus tard, devient 
chef du bureau études générales de te 
division « Plans » à l’état-major de 1a 
marine. En 1980, Q est nommé chef de 
te division • Plans, programmes et bud- 
get - à l’état-major des années _ et 
devient, deux ans plus tard, vice-amiral 
av ant d'occuper, à te fin de 1982, les 
fonctions de sous-cbef d’état-major des 
années. 1 



■ • Stage intensif d’été 

• Stage annuel 

• Stage parallèle 


pardon de façon personnelle, fer- 
vente. fréquente », comme il l’a dit à 
Lourdes, le 15 août, et répété à plu- 
sieurs reprises depuis. 

Le document de travail, distribué 
& toutes les conférences épiscopales, 
reflète déjà cette ambiguïté. Divisé 
en trois parties, le document consa- 
cre 1a première à l’humanité, £ la 
recherche de réconciliation. On y 
dresse un catalogue des tensions et 
conflits qui divisent les hommes, les 
nations et les » blocs » Est-Ouest, 
Sud-Nord, et l’Eglise elle-même : 
ces divisions ont pour cause le 
péché. La seconde s'attache à 
décrire l'histoire du salut chrétien 
sous l'angle de la réconciliation, ais 
la troisième partie, qui est la plus 
longue puisqu'elle compose la moitié 
du document, est centrée sur ta 
réconciliation avec Dieu par le 
ministère de l'Eglise, grâce aux 
sacrements du baptême et de péni- 
tence. 11 y est dît clairement que la 
norme doit être la confession auricu- 
laire, alors que l'absolution collec- 
tive doit être exceptionnelle : 
lorsqu'il y a danger de mort ou un 
manque de prêtres, dans les pays de 
mission. 

Les lacunes du document sont évi- 
dentes. La première partie, avec son 
sombre tableau de notre monde 
éclaté, passe sous silence les efforts 
de rapprochement accomplis depuis 
la dernière guerre, ainsi que les 
démarches en faveur de la paix : les 
épiscopats d’Allemagne fédérale, 
des Etats-Unis, des Pays-Bas, de te 
Belgique et de l'Irlande - pour ne 
prendre que ceux-ci - ont récem- 
ment publié des déclarations sur le 
désarmement. La deuxième partie, 
sur l'histoire du salut, est centrée sur 
l’Eglise catholique Le mouvement 
œcuménique est ignoré, alors que te 
réconciliation entre les Eglises chré- 
tiennes est au cœur du sujet. Quant 
à 1a troisième partie, elle insiste sur 
un point précis, à l'exclusion de tout 
autre : la restauration dans l’Eglise 
catholique du sacrement de péni- 
tence tel qu'il fut pratiqué entre le 
concile de Trente et le concile Vati- 
can 11. N'esi-ce pas une façon d'obli- 
ger le synode à travailler dans une 
seule direction ? 

Les réserves 
françaises 

Cette contrainte pose le problème 
theologiqne du rôle de l’institution 
synodale. Rétablie par le concile et , 
voulue par Paul VI pour l'aider 
« dans sa fâche de gouverner 1 
l’Eglise », cette institution n’a pas 
encore trouvé son rôle véritable. Ins- 
tance consultative - qui pourrait 
devenir délibérative, si le pape en 
décidait ainsi - elle a encore trop 
tendance à s'en remettre à l'autorité 
suprême, avant l'élaboration du 
document final. Or, le synode per- 
met aux évêques dispersés de : 
» s'exprimer par le moyen d’un acte 
commun et par un « votum • collé- \ 


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toute correspondance. 

Veuillez avoir l'obligeance de 
rédiger Uses les noms propres en 
capftnhs d’Imp'iBMirie. 


pal sur des questions de première 
importance pour l 'Eglise de notre 
temps - a dit, lors du synode de 
1969, un jeune évêque polonais, 
Mgr Karol Wojtyla... 

Reçu par les informateurs reli- 
gieux le 27 septembre, Mgr François 
Favreau. nouvel évêque de Nanterre 
et délégué au synode, a déclaré que 
te délégation française comptait » se 
faire l’écho, à Rome, de ce qu’il y a 
de positif dans les célébrations péni- 
tent iel les collectives qui resteront, 
de toute façon, exceptionnelles ». 

* Je souhaite, a-t-il ajouté, que le 
synode ne se polarise pas sur la 
confession personnelle. Sans mini- 
miser l'importance de ce sacrement, 
il faut considérer les autres actes 
pénitent iels - célébrations, pèleri- 
nages, témoignages — qui sont por- 
teurs de grâce. » 

L’évêque de Nanterre s’est égale- 
ment interrogé pour savoir si le 
synode ■ aura le courage de nom- 
mer de nouveaux péchés 

• publics », comme le racisme, la 
torture, le terrorisme ». « Je suis 
mandaté, a-t-il conclu, par divers 
groupes pour défendre leurs • inté- 
rêts • au synode, notamment des 
femmes, des traditionalistes et des 
divorcés-remariés -. 

ALAIN WOODROW. 

(I) La délégation française est com- 
posée de Mgr Vilnet, évêque de Lille et 
président de la conférence épiscopale ; 
du cardinal Etchegaray (Marseille), de 
Mgr Coffy (Albi) et Mgr Favreau 
(Nanterre). Les suppléants élus sont 
Mgr Carrière (Laval) et Mgr Bussini. 
évêque auxiliaire de Grenoble. Jean- 
Paul 11 a nommé quatre autres Fran- 
çais : le cardinal Lustiger (Paris). 
Mgr Decourtray (Lyon), Mgr Aubry 
(Saint-Denis de la Réunion) et 
Mgr Ramousse (missions étrangères de 
Paris). 


EDUCATION 

Réunis en association 

LES PROFESSEURS D'ÉCONOMIE 
VEULENT GARDER 
LEUR INDÉPENDANCE 

Les professeurs d’économie sont 
mécontents, • émus » selon leur 
expression, du décret relatif aux 
obligations de service des ensei- 
gnants du supérieur, publié récem- 
ment {le Monde du 2 septembre). 
Quelque deux cents économistes, 
sur les trois cents qui enseignent 
dans les universités, viennent de 
signer un manifeste demandant que 
soit maintenue la spécificité du 
corps des professeurs, reconnues 
clairement les fonctions et les res- 
ponsabilités qui leur incombent. 
Selon eux, la gestion des carrières et 
la définition des cours ne devraient 
pas être laissées à la discrétion des 
conseils d’université. 

Ces économistes ont créé une 
association rassemblant des ensei- 
gnants de - toutes tendances politi- 
ques et syndicales ». « Sous couvert 
de mesures financières, le petit 
décret remet en cause l'indépen- 
dance des enseignants », (1) expli- 
que M"* Jeanne-Marie Parly, profes- 
seur d’économie & Paris-IX 
(Dauphine) et membre du bureau 
provisoire de l'association. 
M“ Parly doit rencontrer, mercredi 
28 septembre, le ministre de l'éduca- 
tion nationale pour lui dire la crainte 
des membres de l'association devant 
des décrets et des projets » qui 
constituent une attaque violente 
contre l'indépendance du corps des 
professeurs, elle-même garante des 
progrès scientifiques de la nation ». 

(1) Adresse provisoire : M" Parly, 
15, rue des UrsuCnaL.75005 Paris. 

• Rentrée scolaire: déficit de 
cinquante mille heures d'enseigne- 
ment, selon la PEEP. — La Fédéra- 
tion des parents d’élèves de l'ensei- 
gnement public (PEEP) dénonce 
les difficultés - durables et généra- 
lisées » de te rentrée scolaire camou- 
flées, selon elle, dans toutes les aca- 
démies par une - rétention massive 
des informations ». La PEEP de- 
mande 1a constitution d'une commis- 
sion parlementaire pour « évaluer 
l’étendue de la dégradation du sys- 
tème éducatif ». Elle évalue £ cin- 
quante mille le nombre d'heures 
d'enseignement non assurées dans 
les lycées et collèges. 


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Page 12 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1 983 


SOC/ETE 


CARNET 


CORRESPONDANCE 


Naissances 


I Nuits de Chine chez Maxim's ^ ^ de w fiarnier 


De notre correspondant 


Pékin. - Il fallait le faire. Car- 
din l'a fait- Le lundi 26 septem- 
bre, le couturier français a inau- 
guré. dans une folle ambiance. le 
restaurant Maxim's de Pékin. 
Avant Londres. New-York et 
Moscou, où, paraît-il. M. Andro- 
pov piaffe d'impatience. Excusez 
du peu. 

On se frotte les yeux, on se dit 
qu'on est victime d'une halluci- 
nation. mais non. c'est bien ça : 
le tapis rouge qui avance sur le 
trottoir, les grooms en tenue qui 
accueillent les invités à rentrée, 
les lettres de l'enseigne, sautil- 
lantes comme si elles sortaient 
de (a main d’un c Biographe un 
peu ivre. le décor 1900. le pla- 
fond fumé pour faire ancien, tout 
est là comme à Paris, rue Royale. 
La seule différence est qu'on est 
à Pékin, en 1983. que Mao, à 
deux pas d'ici, don tranquille- 
ment dans son mausolée et 
qu'aucun garde rouge n'est en 
vue à l'horizon pour mettre le feu 
à ce symbole des « mœurs déca- 
dentes » de la bourgeoisie occi- 
dentale. 

Pour le dîner d'inauguration 
offert à un nombreux panerre 
d'amis venus spécialement de 
Paris, de diplomates et de repré- 
sentants de la presse, le menu — 
suçant — du Maxim's de Pékin 
proposait uns fricassée de fruits 
de mer. un filet de bœuf rôti gra- 
tin dauphinois, suivi d'un sorbet 
aux framboises, le Tout arrosé 
d'un pouiliy-fuissé 1981 et d'un 
château-du-taillan 1979. Pas de 
quoi sauter au plafond de jubila- 
tion. Mais le spectacle était plus 
dans la salle que dans les 
assiettes. Pour terminer, le 


champagne a coulé à flots, 
tandis que la ponçasse de Poli- 
gnac chantonnait un Frou-frou 
repris en choeur par une salle 
transportée dans un rêve. Ah, les 
nuits de Chine chez Maxim's 1 

Pierre Cardin, lui aussi, était 
au septième ciel. Pour réussir son 
exploit, le couturier a fait venir 
12 tonnes de matériel de Paris, 
les glaces biseautées, très rares, 
qui couvrent les murs, ont été 
spécialement taillées en France. 
le tapis a été commandé à Glas- 
gow. en Ecosse. Une quinzaine 
de jeunes chefs français ont 
accepté de passer deux ans dans 
la capitale chinoise pour assurer 
le lancement de rétablissement, 
le reste du personnel sera 
chinois. Les bénéfices, lorsqu'il y 
en aura, seront partagés moitié- 
moitié entre la municipalité de 
Pékin et la société Pierre Cardin. 

Un dîner au Maxim’s de Pékin 
n'en coûtera pas moins, parart-iJ, 
environ 50 dollars, soit 
100 yuans. A ce prix-là - c'est à 
peu près le salaire mensuel d'un 
cadre moyen de I* administra- 
tion — , seuls tes résidents étran- 
gers et tes hommes d'affaires de 
passage pourront s'offrir le plai- 
sir d'une « vraie soirée pari- 
sienne» à Pékin. Mais, parce 
qu'il est. dit-il, e le plus socialiste 
des capitalistes ». Cardin ouvrira 
d'ici peu, à côté du Maxim's, un 
Minim’s, dont tes prix pourraient 
être plus accessibles sinon au 
Pékinois de base, du moins à une 
certaine élite fortunée et friande 
de dépaysement. 

MANUEL LUCBERT. 


AUTOMOBILISME 


L’heure des transferts 


Les pilotes de formule 1. qui sont 
généralement engagés par les écu- 
ries pour une durée d’un an, négo- 
cient leur transfert au mois de sep- 
tembre. La période la plus chaude se 
situe traditionnellement lors du 
Grand Prix d’itaiie. qui a pour cadre 
!e circuit de Monza. 


pour la saison prochaine. Affaire 
réglée. 


Les choses ont été un peu diffé- 
rentes cette année. Certains séna- 
teurs du « grand cirque * ont, 
comme d’habitude, cherché à mon- 
nayer leurs talents. Alain Prost a 
été, pour une fois. l’un des premiers 
en piste. Le pilote français avait 
pour secret désir de piloter la saison 
prochaine pour Ferrari. Largement 
en tète du championnat du monde 
après le Grand Prix d’Autriche, il 
était alors dans une position idéale 
pour séduire le Commandatore. 
Enzo Ferrari n’a, semble-t-il, pas 
reagi en apprenant les ambitions du 
pilote. La présence de ce dernier 
dans son écurie ne pouvait se conce- 
voir que si René Arnoux, d’une 
façon ou d’une autre, était écarté de 
l'équipe italienne. 


Eddie Cheever. en revanche, quit- 
tera RenaulL Le pilote américain 
n était pas. lui non plus, dépourvu 
d'ambition, il rêvait d’être consi- 
déré. au sein de l'écurie française, 
comme premier pilote, à égalité de 
droit avec Prost. Gérard Larrousse a 
dit non. L’Américain devra chercher 
un autre employeur. 


Chez Ferrari, les incertitudes ont 
aussi été levées. René Arnoux 
courra pour les mêmes couleurs; 
Patrick Tambay. lui, a été remercié. 
Le Commandatore a exprimé ■ sa 
reconnaissance au pilote français 
pour son intelligence et sa compé- 
tence ». Une preuve qu'on peut avoir 
des qualités que ne possède pas le 
meilleur de la formule 1 et se retrou- 
ver hors d'une écurie. 


L’Autrichien Nikï Lauda, en son 
temps, avait connu pareille mésa- 
venture. L'Italien Michèle AJboreto, 
qui courait pour le compte du Bri- 
tannique Tyrrell, prendra la place de 
Tambay. 


La situation a rapidement évolué. 
Les ambitions d'Alain Prost. qui 
avait mis deux fers au feu en annon- 
çant par ailleurs qu’il était égale- 
ment intéressé par un contrat avec 
l’écurie McLaren, ont été réduites 
après son erreur - l’accrochage 
avec Nelson Piquet - lors du Grand 
Prix des Pays-Bas. La régie Renault 
a alors annoncé que son pilote avait 
signé un nouveau contrat avec elle 


Pour les autres pilotes, rien n'a été 
décidé. Jacques Lafitte, sous contrat 
encore pour un an avec Williams, 
pourrait changer d’horizon, compte 
tenu du mauvais rôle que lui a fait 
jouer cette saison l'équipe britanni- 
que. Le contrat du Finlandais Keijo 
Rosberg a en revanche été renou- 
velé. 


GILLES MARTINEAU. 


L'accord Hinautt-Tapie 


LE CHAMPION RESPONSABLE 


LE CONSTRUCTEUR 
JEAN RONDEAU 
A DÉPOSÉ SON BILAN 


M. Bernard Tapie s’est expliqué, 
mardi 27 septembre, sur les raisons 
qui font conduit à commanditer une 
équipe cycliste professionnelle 
constituée autour de Bernard 
Hinauit. en rupture de contrat avec 
le groupe Renault-Gitane depuis le 
6 septembre. Cet homme d’affaires 
intéressé par les entreprises en diffi- 
culté est sensible à la dégradation de 
l'industrie française de la bicyclette. 

- Elle est en train de mourir alors 
QU elle se développe ailleurs, princi- 
palement aux Etats-Unis et au 
Japon. - 

- Les coureurs cyclistes profes- 
sionnels doivent être responsables et , 
faire leur métier dans les meilleures 1 
conditions possibles -. estime, de 
son côté, l'ancien champion du 
monde. - Il n’est pas normal qu'ils 
dépendent d'un directeur sport ij 
disposant de tous les pouvoirs, et 
que la concertution leur soit le plus 
souvent refusée. C'est pourquoi j'ai 
formé le projet d'une équipe 
confiée, non plus à un seul directeur 
sportif mais à un entraîneur pour 
s'occuper des questions sportives et 
à un manager chargé des problèmes 
d’intendance. - 

Le nom du nouveau groupe, qui 
n'a pas été dévoilé, pourrait être L 3 
Vie claire. Les coureurs utiliseront 
probablement des bicyclettes Ber- 
nard Hinauit. fabriquées par 
MICMO-Gitane. 



Après la publication de notre or-* 
ticle intitulé • Un syndic inculpé 
dans l’affaire Boussac dans 
le Monde du 22 septembre. 

Jacques-Marie Garnier, syndic 
prés les tribunaux de grande ins- 
tance et de commerce de Paris, nous 
écrit notamment : 

Je n’ai assumé dans le cadre de la 
liquidation du Groupe Boussac au- 
cune responsabilité qui ne m’ait été 
confiée par la loi. Je n'ai obéi à au- 
cune directive qui ne m'ait été inspi- 
rée par l'intérêt constant des créan- 
ciers et de l'entreprise que j'avais 
pour mission de tenter de sauver. Je 
n’ai cessé de me soumettre au 
contrôle des magistrats du tribunal 
qui m'avaient désigné. Je n’ai re- 
cueilli aucune suggestion si ce n'est 
celle... des pouvoirs publics. 

H n’existe pas de comptabilité que 
j’aurais été chargé de tenir et qui 
* ne porterait pas trace de plusieurs 
dizaines de millions - - ce qui peut 
laisser croire à un détournement de 
ces sommes que personne ne songe à 
me reprocher, il ne fout pas confon- 
dre la comptabilité de l’étude d’un 
syndic et la comptabilité de l’entre- 
prise qui lui est confiée. A supporser 
que des lacunes existent dans cette 
comptabilité quant à b détermina- 
tion de l'origine de tel ou tel dépôt 
de fonds, l'essentiel est que. bien en- 
tendu, toutes les sommes dues à l'en- 
treprise aient été dûment déposées à 
son compte. 

La qualification légale de « mal- 
versation de syndic- prévue par 
l'article 146 de 1a loi du 13 juillet 
1967 peut désigner les agissements 
les plus divers. En l'espèce, non in- 
culpation a principalement pour ob- 
jet de me permettre de fournir des 
éclaircissements sur les conditions 
dans lesquelles a été rémunérée une 
société d'expertise comptable à la- 
quelle le tribunal avait recouru 
avant même de me nommer syndic. 

Après m'avoir entendu sur le 
fond, ce qui n'a pas encore été le 
cas. (e magistrat instructeur dira s'il 
peut être retenu à la charge des 
auxiliaires de justice qui onL utilisé 
cette société d'expertise une erreur 
d'appréciation quant à l'importance 
des honoraires qui lui ont été payés. 
En tout état de cause, il s'agit là 
d'un problème limité. Faut-il rappe- 
ler une fois encore que l'inculpation, 
pour blessante qu'elle soit pour 
l'homme qui la subit, est une simple 
mesure d’instruction, et non une 
condamnation? 


- M- Bruno JOHANET, 

M. et M“ Ptarc BOLÛTTE, 
Catherine. Gilles Johanet et Henri 
om la joie d'annoncer U naissance de 


Pauline, 


leur petite-fille, füte et sœur, 
le jeudi 22 septembre 1983, à Paris. 
9, r. du D'-Jacquemaire-Ciemenceau, 
75015 Paris. 

Courtsllemenl, 45340 Cbcmault. 


- M 0 * Georges Busqaet, 
son épouse, 

M. et M* Angel Vütanuya 
et leurs enfants. 

M. et M" Paul dément 
et leur fille, 

M. et M“ Henri Busquet 

et leurs enfants, 

ses enfants et petits-enfants. 

ML et M“ Roger Galland 
et leurs enfants, 

M. et M® 0 Pierre-Marie Mattéi 
et leurs enfants. 

Et tonte fa famille. 


Mariages ont la douleur de faire part du décès de 


- M. Pierre CHAUSSIER et 
M~ CHAUSSIER, née Monique 
LAPARRA, sont heureux de faire part 
du mariage de leur fille 


M. Georges BUSQUET, 
chevalier delà Légion d'honneur, 
croix de guerre 1939-1945, 
médaille des évadés. 


avec Jean-Louis DEVRED. 


survenu à Paris le 23 septembre 1983. 


Paris. 1 er octobre 1983. 
Inspection académique, 
BP 510, 29107 Quimper. 


La cérémonie religieuse et rinhnna- 
tioo ont eu fieu à Cbarbonnières- 
les-Bains (Rhône), le 26 septembre 
1983. dans la stricte intimité fa m iliale. 


Décès Cet avis tient lien de faire-part. 


TINO ROSSI 


6 bis. rue de Valeoee, 
75005 Paris. 


— M"*Tîno Rossi 
M* Pierrette Rossi 
et ses enfants, 

Laurent Rossi, 

Antoine Rossi, 

M“ veuve André Bar&ndon, née 
Rossi. 

M. Joseph Andreani 
et M"*, née Rossi. 

M. Gabriel Leniaud 
et leurs familles. 

ont la douleur de faire part du décès de 


Tino ROSSI, 

commandeur de la Légion d'honneur, 


- M. Léon Cbsaelas. 

M. et M" Jean Chazetes 
et leurs enfants, 

M. et M- Bernard Chantes 
et leurs enfants, 

M. et M M François Chazetes - . . 
et leurs enfants, 

M. et M“ Jacques Chazetes 
et leur fils, 

M* Marie-Pierre Chazetes 
et sa mie, 

M. et M“ Edouard Chazetes 
etleurfiQe, 

M* Bruno Chazetes 
et ses enfants. 

Les parents et alliés, 
ont la douleur de faire part dn décès de 


leur époux, père, frère, beau-frère, oncle 
et cousin. 


M. Léon CHA2ELAS, 

HJE.C, 


survenu en son domicile, à NeuiUy, le 
27 septembre 1 983. 


survenu, le 25 septembre 1983, à Fige 
de quatre-vingt-deux ans. 


Les obsèques religieuses seront célé- 
brées le jeudi 29 s e p tem b re 1983. à 
1 1 heures, en l’église de la Madeleine, à 
paris-#, et le vendredi 30 septembre 
1983, à 14 h 30. en te cathédrale d' Ajac- 
cio. 


Les obsèques ont été c él ébr é es à 
Grasse dans l'intimité familiale. 


10. boulevard Crouét, 
06130 Grasse. 

124, boulevard Btenqin, 
75013 Paris. 


Cet avis tient lieu de faire-part. 


40. boulevard Maillot, 
92200 Neuilly. 


• M"' Nicole Quest taux, ancien 
ministre, conseiller d'Etat, a été 
chargée d'exercer les fonctions de 
président de sous-section de la sec- 
tion du contentieux du Conseil 
d'Etat par arrêté du premier minis- 
tre paru au Journal officiel du 
28 septembre. 


- Thibaut et Maric^ Ctau de Lacan, 
SybOle Lacan, 
ses enfants, 

Cyril et Fabrice Roger. 

Iris et Ariane Lacan, 
ses pe lits-enfants. 

Ses neveux et nièces. 

Sa famille et ses amis, 
ont le chagrin de faire part du décès de 


— M. et M“ Dominique Destrem, 

M. Alain Destrem 
et sa fille. 

M“ Laurence Destrem 
et son (Os. 

M. et M“ Eric de Bazdaire ' • ' 
et leurs enfants, 

M. Hugues Destrem, 
ont 1a grande tristesse de faire part du 
décès de 


M“ Raymond DESTREM, 

née Simone Burat, 


M" Marie-Louise BLONDIN, 


Enfe S — —ni agréé et conventionné S-S. 

Reçoit les enfants, garçons 
etfNesdeBà 13 ans. toute l'année 
Scolarité dans rétablissement 

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Cadre familial- 20 lits - Ah. 950 m. 


survenu le 23 septembre 1983 à Paris. 

Les obsèques ont eu lieu le lundi 
26 septembre 1983, en l'église Saint- 
François-de-Sales. 

6, rue Brémontier, 

75017 Paris. 


ancienne vice-présidente 
du comité de ta Croix-Rouge 
de Qicby. 
insigne de bronze 
de 1a société française 
de Recours aux blessés militaires 
1915-1918, 
médaille vermeil 
de la Croix-Rouge française. 


leur mère, be De-mère, grand-mère cl 
arrière-grand-mère. 


Hos abonnés, bénéficiant d'une 
réduction sur les insertions du - Carnet 
du Monde -, sont priés de joindre à 
leur envoi de texte une des dernières 
bandes pour justifier de cette qualité. 


survenu, le 25 septembre 1983. en son 
domicile, dans sa quatre-vingt- 
neuvième année. 

La cérémonie religieuse aura. beu le 






Dans le inonde de la course auto- 
mobile, comme dans celui de l’in- 
dustrie, l’aventure paie rarement. 
Celle de Jean Rondeau, trente-sept 
ans. petit constructeur manceau qui 
avait, en 1980. à force d'astuce et de 
talent, gagné les Vingt-Quatre 
Heures ou Mans, n'aura duré que 
huit ans. La S.A.R.L. Jean Ron- 
deau. vingt-trois salariés, a déposé, 
mardi 27 septembre, son bilan de- 
vant le tribunal de commerce du 

Mans. 

Depuis 1976. année où il avait en- 
gagé scs premières voitures, Jean 
Rondeau, à la fois constructeur et 
pilote, avait vécu sur le fil du rasoir, 
faute de financements suffisants. 
Soutenu par la société d'ascenseurs 
Otis. il avait innové en vendant cha- 
cune de ses voitures à des annon- 
ceurs. I.T.T., le Point, W.S.D.. etc-, 
selon la pratique courante dans les 
sports de voile. Cela n’a pas suffi, le 
marasme économique et la fin de 
son contrat avec Otis ont eu raison 
de la petite société. 

Tout n'est peut-éirc pas perdu. Le 
tribunal de commerce a prononcé la 
mise en réglement judiciaire de la 
société, mars il a autorisé la pour- 
suite de l'activité. Une diversifica- 
tion dans l'ingénierie et la signature 
possible d'un contrat avec Ford per- 
mettent d'espérer un redressement. 
Mais l'aventure en - solitaire * de 
Jean Rondeau n'eu est pas moins 
terminée. 


A touch of FredT 








* JW 

rv 4 




T **?- 




^ Royale de Ft ^EÏ3 marogomerie. bagages, cadeaux: 6 > roeRoyale.Paris8 t .Td. 26030.65. 
Galerie du CLtrùla--, 74 Ch.tmps-Elyséa. Hôtd Méridien, finis. Aéroport d'Orly. Hôtel Lotus, MonvOnfo. 


jeudi 29 septembre 1983. à 10 h 30, en 
l'église Saint-Thomas-d’ Aquin, à Paris- 
T. 

Ni Denis ni couronnes. 


5, quai Voltaire, 
7SQG7 Paris. 

8, rue Montai jvrt. 
75008 Paris. 


- M“ Jean Fabre., 
soc épouse, - .. 

M. et M“ Paul de Guflbennier - 
et leurs enfants, 

M. et M** Edouard Fleury, 
leurs enfants et petits-enfants, 

M. et M“ Bernard Fabre 
et leurs enfants, 

ses enfants, petits-enfants et arrière- 
petits-enfants, 

ont te docteur de faire part ds décès de 


M. Jean FABRE, 


entré dans te paix du Seigneur. le 
27 septembre, dans sa quatre- vingt- 
troisième année. 

La cér é monie religieuse sera câébrée 
le 29 septembre dans l’intimité fami- 
liale. . 

Cet avis tient lieu de faire-part. 

30, rue Buffon. 

84000 Avignon. 


- M. et M" Jean-Robert HUTZLER 


font part du décès de leur mère, dans sa 
cent quatrième année, et rappellent à 
ceux qui l'ont connue le souvenir de 


7, rue Alben-Bayet, 
75013 Paris. 


— Les assistantes du service social des 
P.T.T. ont le très grand regret de faire 
part du décès de 


Jeanne ROZALE, 

assistante sociale chef, 
ancienne conseillère technique 
. au ministère des P.T.T-, 
chevalier delà Légion d'honneur. 


survenu le 26 Septembre 1983. 


La c érém o ni e religieuse sera oâébréc 
le vendredi 30 septembre, à 8 fa 30, en 
l’église N otre-Dame-dc- Nazareth, 
351, rue Lècoürbe, 75015 Paris, suivie 
de l'inhumation au cimetière de 
Bagneax.* 10 h 30. 


Anniversaires 


— Le 28 septembre 1980 


Shiriey GOLDFARB, 
— artiste-peiinxe, 
est morte. 


-• Que son âme vive dans sou art. 


Avis de messes 


— Une messe sera célébrée le jeudi 
6 octobre, à i I heures, en l’église Notre- 
Dame-de-T Assomption. 88-90. rue de 
l’Assomption. Paris- 16*, à la mémoire de 


CamiBe ERNST, 

préfcTbonoraire, 


décédé le 1* septembre 1983. 


Messes anniversaires 


- Pour le dixième anniversaire du 
décès de 


Jems-Georges CADLLOT-VASLOT 
et de ses deux fils 

Matthieu et David, 


une messe sera célébrée à leur intention, 
le samedi l a octobre 1983. à 1 1 heures, 
en r église Saim-Hippolyte, 27, avenue 
de Cbotsy, 75013 Paris. 


Communications diverses 


- Le Cercle républicain recevra, lors' ' 
de sa prochaine rencontre, le 29 septem- -■ 
bre à 19 heures. M. René Rémond, pré- - • : 
skient de te Fondation nationale des 
sciences politiques, qui traitera du pro- 
jet de k» concernant la réforme de.-’“ 
l’Université et des nouvelles dispositions - 
-relatives à la réforme de renseignement 
supérieur. Cette rencontre aura lien 
sous 1a forme d'un apéritif-débat (parti- 
cipation : 70 F). 

. it Cercle républicain, 5. avenue de ; . 
l’Opéra. 7SOOJ Paris, m : 260-60-95. ,. v 


Soutenances de thèses 


DOCTORAT D'ETAT 


— Université Paris-Xll (Val- 


de-Marne). jeudi 29 septembre, à 
14 b 30, salle G 100 (faculté de droit de 
Samt-Maur), M. Mohammed Marzak: 
«Le régime fiscal des bénéfices des 
sociétés françaises dans les Etats du 
Maghr eb (Essai sur les conventions fis- 
cales oonetnes entre 1a France et les 
Etals en vote ifc développement) «. 


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•••LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 13 


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Gustave Doré 
à Paris 



Fellini fêté par Rimini., sa ville natale , 


Entre 
innocence 
et mémoire 


I L n’aura manqué que le claque- 
ment rituel déclenchant le ron- 
ron des caméras pour lancer ce 
« Fellini par lui-même » que furent 
les manifestations organisées, di- 
manche 26 septembre, par Rimini 
pour fêter son enfant prodigue récai- 
titranL 

Tout a commencé par une confé- 
rence de presse monstre télévisée sur 
la terrasse cernée de pins maritimes 
de ce Grand Hôtel de Rimini avec 
sa façade blanc rose, ses stucs et ce 
côté fin de siècle à la fois suranné et 
anachronique de tous les paij»» des 
plages à la mode autrefois. Le décor 
était planté, et, pour une fois, fellini 
ne l’avait pas reconstitué en studio. 

Fellini était de retour, officielle- 
ment, dans sa voie natale qu’il avait 
quittée en 1937. à vingt ans. On les 
disait en froid. Ht pourtant, l’avait-U 
jamais abandonnée, cette ville qui si 
souvent avait fait partie de l'ordre 
subjectif de ses filins : de la révolte 


des Vîtelloni (1953) à la nostalgie 
à'Amarcord (1973). Comme il en 
avait un jour émis le vœu (« Si Je re- 
viens à Rimini. ce sera dans une pe- 
tite maison sur le port », ) la muni- 
cipalité et ses amk lui offraient 
r ancrage désiré. Lui, il offrait à Ri- 
mini, en avant-première italienne, 
son dernier film : E la nave va (1). 

Prétexte ou coïncidence ? Qu’im- 
porte. Rimini voulait revoir Fellini 
et Fellini, qui pourtant redoute les 
célébrations, dans lesquelles il voit 
« une momification », avait décidé 
de se laisser fêter. Et il le fit avec 
bonheur, avec cette tendresse voilée 
d’ironie, ce compromis du cœur 
qu’on nomme pudeur. Fellini délia 
memoria, Fellini de la mémoire. 
L’ambiguïté du thème (Fellini qui 
se souvient ou Fellini dont on se sou- 
vient) lui laissait tout le champ pour 
trouver cette citée entre « innocence 
et mémoire », pour la confondre, 
die qui avait changé • comme moi 


j’ai changé •. avec la Rimini « pro- 
vince de l'âme » qu'il porte en lui. 

Etait-ce la terrasse du Grand Hô- 
tel de Rimini, ville aujourd’hui sans 
grand cachet, proie des touristes al- 
lemands. ou celle de l’hôtel d* Amar- 
cord, c'est-à-dire d’une Rimini dé- 
suète et fantasmatique se dormant à 
un fasciné d'opérette, sur laquelle 
nous nous trouvions ? Passé retrouvé 
ou « passé composé • ? Fellini se 
mettait en scène lui-même, avec la 
complicité de tous, et surtout cette 
même ambiguïté qu'il y a vingt ans 
quand il tournait Huit et demi : na- 
viguant entre la réalité et son reflet. 

« Federico » pour les uns, « Maes- 
tro » pour les autres, il était partout 
et on le cherchait partout. Retrou- 
vant, bras ouverts, Simone avec qui 
fl faisait de la bicyclette, serrant des 
mains, reconnaissant chacun ou le 
feignant, au milieu de ses acteurs de 
E la nave va. des amis du clan de- 
venus aussi légendaires que lui. si- 
gnant des autographes, tapant des 
mains devant des photos d'enfance. 
— une exposition avait été organisée 
par David Menghini intitulée *Ta- 
tarcord », — dispensant ses sourires, 
se reposant sur un canapé avec la 
TebakÜ, marchant bras dessus bras 


LA BALLADE DE NARAYAMA 

Une complicité plus forte 
que la plus incestueuse tendresse 


€ La Ballade de Narayama», 

de Shohei Imamura , 

d'après deux nouvelles 

de Shiohko Fukazawa, 

Palme d' or 

au Festival 

deCannes, 

sort ce mercredi 

sur les écrans. 

(Voir te Monde 
des 17 mai 
et 27 septembre.) 


A r aube, la neige bleuit sur les 
montagnes de Narayama. 
Le froid est dur pour les oi- 
seaux rapaces agrippés aux maigres 
branches comme pour les hommes 
nichés dans leurs maisons. Pour les 
uns et les autres, ta nourriture est 
rare, its se disputent le même gibier. 
L'homme possède un fusil, l’aigle a 


des serras, et c'est lui qui enlève le 
lièvre que le chasseur a tué. Au prin- 
temps, les crapauds, las insectes 
s’accouplent, les reptiles s’enlacent. 
La rivière dépose sur les cailloux le 
cadavre d’un nouveau-né. L’homme 
s’est donné des lois pour s'adapter 
et survivre, et des deux pour donner 
.force de rite aux lois. 

Le fîhn d* Imamura témoigne des 
rites, de leur impitoyable efficacité, 
da leur intima corncidance avec les 
éléments, de leur empreinte sur ta 
vie de ces gens isolés, cramponnés 
là, parasites d’une nature qui n’est 
pas forte pour eux. Alors, ils rusent, 
s'organisent selon une hiérarchie ri- 
goureuse. 

Si les bébés mâles sont tués à la 
naissance, les filles ont une chance 
d’ëtre épargnées dans l’espoir 
d'être vendues - que peuvent signi- 
fier ici, les mats chance, espoir ? 


Le jour venu 


Les fi te cadets n'ont pas le droit 
de prendre femme, de créer une li- 
gnée. A soixante-dix ans. il est mal 
venu de conserver sa vigueur. On se 
doit d'aller dans la montagne . 
conduit par le fils aîné, et d'y atten- 
dre la mort. Mourir dans son Et est 
une honte, le signe de la colère des 
tietcç. pour un crime commis peut- 
être par un ancêtre. Les enfants ont 
à effacer la foute des parents. 
Obéissant au dernier vœu de son 
père, une fille s’offre nuit après nuit 
à tous les fils cadets. Sauf à celui 
d’Oriq, nabot trop repoussant, trop 
puant er qui rebure jusqu’à la 
chwnne-^les voisins. Seuls r accep- 


tent Tatsuhei. sonfrara aîné, et sa 
mère qui persuade une vieüle veuve 
sans odorat de consacrer une nuit à 
ce fils maudit. 

Entre Orin et Tatsuhei, existe une 
complicité secrète, plus forte que la 
plus incestueuse tendresse. H est 
l'image du père disparu depuis long- 
temps, et qu’il avoue avoir abattu 
avec son propre fusil, ce fusé dont il 
s'est emparé et qu'il ne quitte plus. 
Tatsuhei a tué son père qui n’avait 
pas le courage de conduire son pro- 
pre père dans la montagne. La jour 
venu. Tatsuhei y conduira Orin. Au- 
paravant. elle aura ordonné le futur, 
aura trouvé au fos aîné une seconde 


épouse, à qui elle aura appris com- 
ment et où pécher les truites à la 
main. 

Elle aura, par ruse, débarrassé 
.son petit-fils d'une femme sans mé- 
rite, et de plus sacrilège : cette 
femme vole de la nourriture et la 
porte à sa famille. Orin aménage les 
choses pour que les villageois s'en 
aperçoivent. Ils brûlant la maison 
des coupables et les enterrent vi- 
vants. 

La décision d’Orin paraît irremé- 
diabie le jour où, d’un seul coup de 
sa tête contre la mar galle d'un 
puits, elle casse ses dents de de- 
vant, trop belles, signes d’une in- 
convenante vigueur. Elle cache de sa 
main sa bouche ensanglantée, le na- 
bot trouve les petits os blancs et les 
garde, comme des amulettes. Le 
jour venu, à l’aube, Orin et Tatsuhei 
s'en vont après avoir pris connais- 
sance des rites à observer - partir 
sans être vus, ne pas se parier — et 
du chemin à suivre. Us franchissent 
des ruisseaux, des crevasses, 
contournent des lacs, il se blesse le 
pied, ils ne se parlent pas. Elle se 
contente, quand il faiblit, de lui frap- 
per l'épaule, de lui foire signe de 
continuer, en avant. Seule vit (a pe- 
tite main sans rides, et les yeux qu 
semblent voir un autre horizon. La 
marche est longue jusqu'à l’ossuaire 
où volent les corbeaux repus, pay- 
sage onirique, décor atroce et apai- 
sant d'une dernière étreinte, insup- 
portablement définitive. 

H s'en va, la neige tombe, s Tu as 
froid ? » D’un signe de la tête, d'un 
presque sourire, elle dit non. D'un 
mouvement de la main, elle le ren- 
voie. Elle reste, reine menue couron- 
née d'oiseaux noirs. 

Au retour, il est seul, défïnitive- 


dessous entra Giulieiia et Anouk Ai- 
mée. noire, diaphane et belle, vers le 
Teatro Novelli pour y être ovationné 
à la fin de la projection de E la nave 
va. 

• Je ne sais pourquoi on a inventé 
cette légende de ma froideur pour 
Rimini. On ne peut rompre avec son 
pays natal sans être en contradic- 
tion avec soi-même. Où je me sens le 
mieux ? Là où j'ai vécu le plus, où 
j’ai le plus d’ancrages. Cest pour- 
quoi je ne me sens pas bien à 
l'étranger. C'est l'étrangeté que je 
supporte ma!. L'étranger, c'est fina- 
lement une région de mot-même que 
je ne connais pas et qui m'alarme. 
Je n'y ai pas mes moyens intérieurs, 
ce laboratoire fragile et poussié- 
reux. A l'étranger, il me semble que 
je ne comprends rien : j’en reviens 
- avec des détails insignifiants et 
inutiles. Je ne suis pas un impres- 
sionniste. A l'étranger, je suis axvu- 
gle. Alors je préfère ne pas partir. - 
Les questions fusent, les réponses 
s’égrènent, se perdent dans le brou- 
haha des rencontras. * Ce que je 
crois ? Je crois à ce qui m'émer- 
veille... » * Qui je suis ? Felli- 
nien... • • A partir de maintenant, je 


ferai mon premier film, car jusqu'à 
présent j’ai plaisanté... • - J'aime- 
rais faire un film d'espérance, je 
' voudrais avoir ta force de la nature 
qui avec un peu de pluie fait éclore 
des fleurs sur le chaos. ■ 

Sur la terrasse et dans les salons, 
la fête commence avec l'illumina- 
tion du sommet du Grand Hôtel 
transformé, comme par enchante- 
ment, en ce transatlantique de E la 
nave va. Les invités se pressent. Ils 
sont quelque deux cent cinquante. 
Visages familiers de personnalités 
connues - on a cherché en vain 
Mastroianni : il s’était trompé de 
jour, - grandes toilettes un peu pro- 
vince du Tout-Riimni, décolletés et 
paillettes, corps constitués, — mais 
manquait l'Eglise, — ministre socia- 
liste, côtoyaient le négligé savant 
des habitués romains de ce genre de 
manifestation. Le fond sonore - les 
musiques des films de Fellini - don- 
nait à la fêle un air singulier, un peu 
comme si la ronde de la Dolce Vita 
allait commencer. Fellini en aparté : 
• Vous aimeriez avoir une ca- 
méra ? • Rire : - Tout est là. un peu 
de politique, un peu de corruption, 
de la gentillesse, de la tendresse, 
une volonté de s'amuser et l’incapa- 
cité à le faire, une conclusion er 
l'impossibilité de conclure. - 

PHILIPPE PONS. 


( 1 ) Le Monde des 8 et 1 3 septembre. 


ment. Il entend les cris d” un père qui 
ne veut pas mourir et que son fils 
traîne, emmailloté dans un filet, et 
qui se débat à tel point qu’il tombe, 
rebondit, roula comme une pierre le 
long d’une pente déchiquetée. Le 
jour est fixé, dans la vie des fils, où 
ils tuant leur père. 

Dans la maison, le nabot couché 
dans la paille chante la vieille bal- 
lade où H est dit que la neige est si- 
gne de chance pour le vieux qui s* en 
va dans la montagne... 


Misère et noblesse. Imamura 
n’évite rien. Son regard caresse de 
même façon les torsions gracieuses 
des arbres, des torrents, des ser- 
pents. les yeux opaques des batra- 
ciens. le vert mouillé de l'herbe pau- 
vre. la mosaïque de squelettes 
blancs, les corps translucides des 
papillons qui font l'amour, les 
cuisses dorées des filles renversées 
dans la boue, la lumière chaude du 
feu dans les maisons sombres, et les 
rats, affamés autant que les 
hommes. 


Tranquille cruauté 


A intervalles réguliers, dans 
l'histoire de ces individus soumis et 
intraitables, en butte à des doutes 
qu'ils ne savent pas définir, tombe 
en rupture la tranquille cruauté des 
vies animales et végétales, souli- 
gnée en contrepoint par la musique 
hollywoodienne habituelle à Ima- 
mura, elle-même tranchée par les 
tonalités rauques des vieilles bal- 
lades... 

Toujours, Imamura s'attache à 
des gens «à côté», mal inscrits 
dans leur environnement naturel, 
comme ici. — ou social comme dans 
les précédents films qui se passent 
dans l' étouffement des villes. Et 
c’est sans doute plus rude que chez 
nous dans un pays comme le Japon, 
d'une organisation aussi rigide. 
e Orin est heureuse », drt Fukazawa. 
auteur du roman, et Imamura ne le 
dément pas Ue Monde du 27 sep- 
tembre}. Mais Tatsuhei est un 
homme lézardé, un héros tragique, 
torturé par le meurtre de son père. 
Ce n'est pas du remords, c’est la 


conscience d'être pris dans un en- 
grenage fatal au bout duquel il 
conduira sa mère - cette femme, 
cette partie de lui-même - à la 
mort. Ce moment où ils se regardent 
encore, où ils s'étreignent encore, 
c’est comme dans les rêves où on se 
retrouve avec des êtres aimés dont 
on sait qu'ils sont morts, et on ne 
sait plus, plus rien n'est vrai... Fan- 
tasme d'Orphée retrouvant et per- 
dant Euridyce. 

Protégés par les dieux, les en- 
fants de Narayama accomplissent 
leurs fantasmes. Toujours, dans les 
films d’ Imamura, la tragédie em- 
porte dans sa folie l'apparent natu- 
ralisme. et c’est encore, c'est tou- 
jours, l'universal duel avec la mon. 
Mais ici il n'est plus - comme dans 
le Pomographe. ou la Vengeance est 
à moi - une bataille triviale, affreu- 
sement dérisoire. Ici, c'est un chant 
grave, immense, intemporel. 

COLETTE GODARD. 

Voir films nouveaux. 


Un grand enfant 

C ’EST revenir sur ce qui a 
déjà, et bien, été dit de 
l'homme et de son œu- 
vre, mais on ne va pas brimer 
Paris sous prétexte de décentra- 
lisation. ni laisser à Strasbourg 
seule le mérite d'avoir vu naître 
Gustave Doré (1). 

A Paris. l'exposition venue 
d'Alsace est partagée entre le 
musée Carnavalet et les grâces 
douteuses du Pavillon des ans, à 
l'emplacement de ce trou des 
Halles dont les profondeurs sé- 
pulcrales auraient séduit l'ima- 
gination de l'artiste. Dans l'hôtel 
de la rue des Francs-Bourgeois, 
est présenté le travail de l’illus- 
trateur. Sous le « parapluie • de 
la rue Rambuteau qui prolonge 
celle des Francs-Bourgeois, sont 
exposé sa peinture, ses aqua- 
relles, ses sculptures, aspects les 
moins connus et généralement 
méprisés de l’œuvre. 

Cette coupure, d'évidence im- 
posée par des contraintes maté- 
rielles, a cependant son impor- 
tance. Le peintre qu'il voulait 
être, et pour qui la critique fran- 
çaise n'a pas eu de mots assez 
durs, se trouve en effet dissocié 
de l'illustrateur, dont le succès 
n'a jamais terni. Ce deuxième 
ensemble tient naturellement ses 
promesses. Quant au premier, il 
est une surprise : aquarelles ou 
lavis, ou dessins gouaches, sont 
d’une qualité telle qu'on par- 
donne volontiers le reste, les su- 
jets... disons un peu chargés, 
émotifs, des toiles, et même la 
dispersion de leur style, de leur 
genre. 

Gustave Doré était le meil- 
leur gymnaste qui soit. Il était, à 
la manière d’Ingres, violoniste. 
Il aimait sa mère, énormément 
sa mère. Cest un point sur le- 
quel insiste généreusement le ca- 
talogue. qui rend la malheureuse 
responsable de tous les tracas 
nerveux, sexuels, imaginatifs ou 
picturaux de ce grand enfant de 
Gustave. Il s’en tira par le tra- 
vail, par un appétit balzacien. 

• du m asesque • , cl sa mère n'en 
étant qu'à moitié responsable, 
par des dons prodigieux, repéra- 
bles dès l'enfance. 

Né en 1832, et ainsi pourvu 
des qualités les plus variées (il 
passait en outre pour assez arro- 
gant), Doré, jusqu'à sa mort, 
cardiaque, à cinquante et un 
ans, se trouva finalement en per- 
pétuel porte-à-faux avec les ar- 
tistes et les goûts de son époque. 
Napoléon III. Eugénie, Courbet 
et quelques autres exceptés. Ses 
atiardemems romantiques 
étaient passés de mode, son ima- 
gination exaspérait les réalistes, 
son considérable succès popu- 
laire avait de quoi rendre mé- 
fiants les tenants du grand art. 
tandis que sa formation d'auto- 
didacte pouvait 3gacer les aca- 
démiciens et les autres. 

Son succès populaire est sans 
doute attribuable, comme le 
suggère toujours le catalogue, à 
ces magies, à ces récries, à ces 
horreurs infernales qu'on dissè- 
que aujourd'hui sous le drap et 
le terme commun d'inconscienL 
Peut-être n’est-on plus aussi sen- 
sible aujourd’hui aux mêmes 
frayeurs, aux memes émerveille- 
ments. Une part émotive de 
Doré a passé le relais à d’autres 
images, à d'autres techniques. 
Pourtant son œuvre reste au 
moins aussi forte. L'illustrateur 
populaire est devenu artiste et 
reconnu sans réticences, sinon 
pour sa peinture, et il y a là un 
paradoxe car le caractère su- 
ranné des sujets, dans les toiles, 
qui est 2a première cause de no- 
tre méfiance, est parfaitement 
accepté dès qu’il s'agit d'illus- 
tration. Comme si. pour ce do- 
maine. les outrances de ses vi- 
sions étaient transformées, 
détournées, par la proximité des 
dessins d'humour ou des carica- 
tures. Doré s'était ainsi immu- 
nisé contre lui-même. 

FRÉDÉRIC EDELMANN. 

* Musée Carnavalet et Pavillon 
des ans. jusqu'au 6 novembre. Ca- 
talogue : 100 F. 


(. I ) Voir te Monde du 2 1 juillet. 












K A. a M O. O. 


Pa 


1 



I 


Page 14 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 


• •• 


LE MONDE DES ARTS 


l 


YOURI LIOUBIMOV A LONDRES 


MAURICIO KAGEL 


Crime et châtiment 


La pédagogie 


Accueilli à Londres 
pour y mettre en scène 
Crime et châtiment, 

Youri Lioubimov 
vient de se placer 
sous la protection 
du gouvernement britannique 
et d’obtenir une extension 
de son visa. 

L A venue de Youri Lioubimov 
à Londres il y a un peu plus 
de huit semaines, en réponse 
à une invitation du Lvric Theatcr, 
dans l'arrondissement de Hammers- 
mïth, représente l'aboutissement de 
cinq années de négociations. Avec 
son adaptation de Crime et châti- 
ment. interprétée par des comédiens 
anglais, le metteur en scène soviéti- 
que vient de créer sa première mise 
en scène de théâtre en Europe occi- 
dentale. Youri Lioubimov a acquis 
depuis déjà longtemps une solide 
réputation internationale avec sa 
compagnie - on a pu voir en France’, 
pour le Festival d'automne : Les dix 
jours qui ébranlèrent le monde : la 
Mère; Maïakovski. et des specta- 
cles à la Scala. à Munich, à Naples. 


Le poids 
des paroles 


H OMME de grand talent 
mais aussi d'une grands 
habileté, Youri Lioubi- 
mov n'a pas tout dit dans sa 
conférence de presse et dans 
l'interview accordée à The 
Times. Et c'est bien compréhen- 
sible. Car l’affaire Lioubimov dé- 
passe considérablement le direc- 
teur du Théâtre de la Taganka. 
Elle semble en effet s'inscrire 
dans la lutte pour le pouvoir qui 
continue de se développer à 
Moscou depuis la mon de Leonid 
Brejnev entre MM. Andropov et 
Tchemenko. 

Paradoxalement, c'est avec 
l'arrivée au pouvoir suprême de 
son protecteur que se sont enve- 
nimés les ennuis chroniques que 
Lioubimov a toujours connus à la 
direction de son Théâtre. jusqu’à 
l'an dernier, l'enfanit terrible du 
théâtre soviétique n'avait pas eu 
à faire d'esclandre public pour 
parvenir à tel ou tel compromis 
avec les autorités culturelles, 
pour faire lever telle ou telle in- 
terdiction ( 1 ). On savait qu'il bé- 
néficiait de la compréhension 
d’un certain Youri Andropov, 
beau-père de Michael Filippov, 
l’un des membres de la troupe de 
la Taganka, et que le chef du 
K.G.B. — bien décidé à déraciner 
la dissidence, mais partisan d’un 
certain dialogue avec les intellec- 
tuels « critiques » - n'hésitait 
pas à intervenir en sa faveur. 
C'est d'ailleurs cette protection 
accordée à Lioubimov qui fit at- 
tribuer à M. Andropov une répu- 
tation de < libéral » qu'il ne mé- 
rite nullement. Intelligence et 
libéralisme ne sont pas la même 
chose... 


Aujourd'hui, le spectacle poursuit 
une série de représentations triom- 
phales — on parle d'une prolonga- 
tion da ns un théâtre commercial du 
West End. Un succès remarquable 
- la presse parle d'un nouvel Oison 
Welles et prétend, le compliment 
n’est pas mince, ne rien avoir vu 
d'aussi original depuis la fameuse 
mise en scène du Songe d’une nuit 
d’été par Peter Brook, en 1970. 

Plutôt que de faire une transposi- 
tion linéaire de Crime et châtiment. 
Youri Lioubimov a agencé les 
scènes de son spectacle comme 
autant d'éclats, de lames effilées 
pointées vers le cœur du roman de 
Dostoïevski. Le crime a déjà eu lieu, 
et, en s’installant, les spectateurs 
trouvent à leurs pieds les corps sans 
vie de l'usurière et de la jeune Lisa- 
veta. La scène, désormais, est tout 
entière à Rodion Raskolnikov. « A 
un vrai Napoléon, tout est permis ». 
lui fait dire d'entrée Lioubimov : la 
scène appartient à une question 
morale et politique, posée par Dos- 
toïevski, qui est celle de l’accommo- 
dement avec l’absolu, avec la mort, 
avec le bien et le mal. 

Le scénographe David Borovski a 


Toujours est-il qu'au début de 
l'été dernier, lorsqu'il se retrouva 
en butte aux prétentions de la 
censure. Youri Lioubimov fit ce 
qu'il avait toujours fait : il de- 
manda rendez-vous à M. Andro- 
pov pour lui expliquer l'affaire. 
Peine perdue : le numéro un so- 
viétique lui rit savoir qu'il ne pou- 
vait pas le recevoir et qu'il n'était 
pas - ou plus ? — habilité à trai- 
ter les questions idéologiques. 
Pour tout homme averti des 
luttes de sérail è Moscou, le 
message était dair : dans le par- 
tage des tâches. M. Andropov 
avait dû abandonner à son rival, 
M. Constantin Tchemenko, les 
affaires idéologiques auxquelles 
ressortit la culture. 

Un tel abandon n'a pas été. 
bien sûr, volontaire. Il tend à 
confirmer ce dont on se doutait : 
le pouvoir de M. Andropov est 
loin d'être absolu, et la règle se- 
lon laquelle il faut quatre ou dnq 
ans pour que se fasse réellement 
une succession à Moscou est 
toujours valable. 

C'est dans ce contexte qu'il 
faut replacer la « sortie s de 
Youri Lioubimov. Le metteur en 
scène doit bien savoir en effet 
qu'N n’a rien à attendre des ser- 
vices de M. Tchemenko. Ce der- 
nier ne s'est-il pas illustré lors du 
dernier congrès du parti par un 
discours particulièrement borné 
consacré aux questions idéologi- 
ques et culturelles ? 

JACQUES AMALRIC. 


(1) Déjà en 1975. un article do 
Monde a été consacré aux ennuis 
qu’avait alors eus Lioubimov pour 
b pièce f 

Kavzkine. de Mojaev. 


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PRÉPARATION AU T.0.E.F.L 


imaginé un système de portes et de 
charnières mobiles, symboles de la 
vie déchirée, du dilemme de Raskol- 
nikov. Le reste du plateau est nu, 
livré aux apparitions des comédiens, 
à la pluie, à des jeux de lumières ful- 
gurants. Youri Lioubimov ponctue 
cette armature de quelques efiets- 
leitmotiv, un jeu d’ombre, un liquide 
renversé, une flamme sou filée. 

Maître de son art, Youri Lioubi- 
mov, à soixante-cinq ans. est 
aujourd'hui gravement frustré dans 
son propre pays de toute possibilité 
d’en aménager cm d'en prévoir les 
conditions d'exercice. 

C’est sans doute ce qui Ta poussé 


le 5 septembre dernier, par un long 
entretien avec le Times, à rompre le 
silence qui entoure ses relations avec 
les autorités soviétiques. Anciennes 
et compliquées, faites de conflits et 
de compromis incessants, ces rela- 
tions semblent désormais avoir 
atteint un point critique qui est tout 
simplement celui de l’existence du 
Théâtre de la Taganka, fondé par 
Lioubimov, et dont il assure 
aujourd'hui la direction. • Je ne me 
laisserai pas piétiner ». a-t-il 
déclaré, précisant, d’autre part, que 
les fractionnaires en charge du théâ- 
tre dans sem pays n'avaient « aucune 
compétence artistique ». 


Va-et-vient 


Depuis cette première interven- 
tion, Youri Lioubimov a demandé - 
et obtenu — du gouvernement bri- 
tannique l’autorisation de prolonger 
son séjour en Grande-Bretagne, et il 
s’est placé sous la protection du 
Foreign Office, fl a rencontré à nou- 
veau la presse, tout en poursuivant, 
entre son appartement gardé secret 
et le Lyric Theatcr des contacts 
rocambdesques avec les fonction- 
naires de l'ambassade soviétique. 
Sur les ondes de la BBC, Youri 
Lioubimov enfin a enregistré en 
russe un entretien d'une vingtaine de 
minutes, diffusé à trois reprises vers 
rUniou soviétique. 

« Au Théâtre de la Taganka. dit 
Youri Lioubimov, les autorités ont 
interdit mes trois dernières créa- 
tions. J’ai travaillé à peu pris six 
mois sur chacune d'entre elles pen- 
dant la dernière période de trois 
ans. Si les autorités ne me donnent 
pas la possibilité de monter ces 
spectacles, alors le théâtre devra 
continuer sans moi. Depuis un an. 
ils ont tout interdit. Ils veulent tout 
simplement que je m'arrête. 

•Dans l'immédiat, j’ai besoin de 
me reposer. Je n’ai pas eu un 
moment d’interruption depuis 
trois ans ( 1 ). aussi je viens de 
demander un arrêt pendant trois 
semaines. Si les autorités veulent 
que je reste ici. je resterai Si elles 
veulent que Je travaille, elles 
devront me permettre d’exercer mon 
métier. Je ne peux pas les forcer à 
m'aimer. • 

Youri Lioubimov évoque avec 
humour l’époque où ses relations lui 
permettaient de faire lever les inter- 
dictions fréquentes prononcées à 
l’encontre du Taganka. 

Quand on lui demande s’il aime- 
rait travailler davantage à l’Ouest, 
Youri Lioubimov, que les directeurs 
de théâtre et de festival s’arrache- 
raient, répond. 


« Vous ne pouvez pas imaginer le 
nombre de demandes que j'ai dépo- 
sées au ministère de la culture. Cer- 
taines sont acceptées, la plupart 
sont refusées. J'ai été l’année der- 
nière en Finlande, auparavant en 
Italie, en Allemagne. Mais le Maî- 
tre et Marguerite, de Bouigakov. et 
Crime et châtiment ont été refusés 
pour la Pologne et pour la France. 
Et puis il y a toujours la Dame de 
pique. Le spectacle a été tué dans 
l’œuf. Il y a six ans. quand je devais 
le présenter à l'Opéra de Paris. 
Tout est prêt, les costumes, la musi- 
que, la maquette. Cette année. Gior- 
gio Strehler m'a invité à Paris dans 
son Théâtre de l'Europe. Il a envoyé 
un télégramme à Andropov, qui n’a 
pas répondu. 

• J’aimerais aussi beaucoup reve- 
nir à Londres. Mon rêve est de mon- 
ter Hamlet, ici. dans le pays de Sha- 
kespeare. 

* Mais je veux travailler dans 
mon pays. J’ai créé le Théâtre de la 
Taganka, je lui ai donné vingt ans 
de ma vie. » 

Habile. Youri Lioubimov l’est 
certainement. S admet aujourd’hui 
tenter, par ses déclarations à la 
presse, de • créer une pression • sur 
les autorités soviétiques » pour 
négocier une forme de compromis 
au sujet du Taganka ». 

Mais entre la vie et la mort de son 
théâtre, la marge de manœuvre est 
étroite. 

Youri Lioubimov a une invitation 
pour l’Italie, à l’Opéra de Bologne. 
A Moscou, le Taganka l’attend. Son 
avenir ? II dessine dans le ride un 
grand point d 'interrogation et 
répond : « Des nuages. - 

MARC DONDEY. 


(1) Youri lioubimov a présenté ses 
spectacles en tournée et répété ceux qui 
ont été frappés (Tnitenfictioa. 


Maurido Kagel 

est au Festival d'automne J 

avec des films. 

du 5 au 10 octobre. 

au grand foyer 

du Centre Pompidou . 

Avec, le 11 octobre, 
au grand auditorium 
de Radio-France : 

Die Erstftôpfung der Welt, . 
et, du 27 octobre 
au 13 novembre, 
salle Gémier, ■ 
la Trahison orale, 
théâtre musical. 

Le 6 novembre, 

France-Culture organise 
une r journée Kagel ». 

M usicien veau d'auteurs, 

il est né à Buenos-Aires en 
1931, Maurido Kagel, à 
qui le Festival d'automne réserve, 
une fois encore, une large place dans 
ses programmes, a remis consden- 
cieusement en question; depuis 
vingt-cinq ans, non seulement les 
institutions musicales occidentales 
- et souvent de l'intérieur, comme 
dans Staatsiheater (1970) . un anti- 
opéra commandé et créé parl’Opéra. 
de Hambourg, — mais beaucoup de 
croyances attachées à l’exécution 
musicale, phénomène quasi reli- 
gieux. avec ses rites, ses tabous, sa 
morale sans cesse transgressée par la 
pratique— D’une certaine façon, 
Kagel serait un moraliste doublé 
d’un pédagogue et même, pourquoi 
pas, un puriste ? 

Ses détracteurs — car il en a 
encore beaucoup, que les progrès de 
son audience rendent plus virulents 
— lui refusent tout cela, ne voulant 
voir en lui qu’on amuseur qui ne les 


fait pas rire ou, au mieux, un compo- 
siteur sans inspiration musicale, et 
n’acceptent pas ces définitions trop 
commodes sans une certaine 
méfiance. Lui non plus. 

Le purisme? Faisant allusion à 
nombre de ses œuvres qui compor- 
tent une dimension théâtrale ou sim- 
pleurent Visuelle,' il déclare d’entrée 
de jeu: 

• Je ne crois pas aux choses à 
Tétât pur. En revanche, je crois, que 
/'« impureté • est le seul moyen de 
réfléchir sur la pureté. Il faut se 
méfier des mots-étiquettes comme 
• musique pure », car on finit par 
croire ce que disent les mots — Une 
■ part importante de ma recherche se 
situe -dans ce terrain entre le « pur » 
et T* impur », un terrain, pour 
lequel. U n’existe pas de dénomina- 
tion parce qu’on n’a pas de réper- 
toire. 

». Le côté spectacle de la pratique 
musicale a toujours été un côté mal- 
gré lui. Faire du chef d’orchestre un 
acteur et pas seulement un médium, 
comme le voudrait une certaine 
morale artistique . serait aller 
contre l'humanité qu’on veut 
extraire de la musique comme le 
jus d’tot fruit. Au concert, on doit 
faire abstraction du spectacle, on 
n'en parle pas. Pourtant , les 
vedettes de l’estrade, qu’il s’agisse 
de chefs, de pianistes, de violo- 
nistes. possèdent un fluide extra- 
musical. et c’est à cela, en grande 
partie, que le ptibfic est sensible, 
pourquoi vouloir te nier ? Que perte 
.aura naît rien à voir avec la musi- 
que n'empêche pas que la communi- 
cation en dépende. En tant que com- 
positeur dont lé métier est de 
trouver des moyens de communica- 
tion. pourquoi devrais-je me passer 
de ce qui Joncüonae si bien ? 


Puritanisme , pureté 


» Cela dit. je ne suis pas complè- 
tement contre cette morale : si on 
éclaire les chœurs et l’orchestre 
dans une cantate dé Bach' avec des 
spots verts- et bleus. Je ne dirai pas 
que c’est dégoûtant, mais que cè 
n’est pas utile. Cependant; if faut 
tout de même éclairer d’une façon 
habile, car si les éclairages sont 
mauvais, cela aura l’air triste : 
qu'on le veuille ou non, un chœur et 
tut orchestre, c'est aussi un specta- 
cle. Le souci de moralité va très 
loin : par exemple, si on met un uni- 
forme aux choristes et aux musi- 
ciens. c'est pour éviter l’érotisme 
visuel, pour qu’on ne remarque pas 
les différences et qu'on /misse se 
concentrer sur la spiritualité de ta, 
musique. Le refus du spectacle dans 
la musique dite pure est fondé forte- 
ment sur un puritanisme latent. » 


Cette méfiance à l’égard du 
purisme, cette dénonciation par 
rhiimoarde la tirasse pureté qu’on a 
prise pour une apologie de rimpu- 
reté^ ce doigt pofnté sur ce que la 
pudeur empêche. de, .nommer mais 
pas.de regarder, ont valu à bon nom- 
bre d’œuvres rie Kagel d’être accu- 
sées d’obscénité, où d’êtreexdusïve- 
ment négatives dans leur férocité 
critique. Ce -faisant, on ne pariait 
pas rie la musqué eUe-raême mais, 
presque exclusivement du spectacle 
qui l’entoure, tant 3 est vrai que les 
mélomanes sont les premiers à 
s'attacher à l'aspect visuel dont ils 
prétendent pouvoir faire abstraction, 
et qu’ils ont, en fait, beaucoup de 
mal à sè concentrer sur la musique si 
on ne les y aide pas un peu... Kagel 
poursuit: ' 


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ET DES SPECTACLES 



•••LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 15 


Pt'ds. 


*—.• - • -n..-. - 

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AU FESTIVAL D'AUTOMNE «PLATÉE», A VERSAILLES 


par voies détournées 


Bécassine chez le Roi-Soleil 


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JOSE *- - 





-Si Je suis sensible au problème 
- dtr puritanisme, c’est que j’ai aussi 
un côté puritain-. U y a certaines de 
mes pièces dans lesquelles ce que je 
donne à voir constitue un véritable 
sabotage de la partie musicale: 
. c’est tout à fait conscient de ma 
■part, car si un auditeur veut vrai- 
ment écouter la musique, il le peut : 
simplement je lui rends la vie diffi- 
cite pour le mettre à l’épreuve. Ça. 
c’est le vrai côté religieux de ma 
démarche, le côté initiatique. Cela 
fonctionne si les gens ont la possibi- 
lité de venir entendre deux fois ; 
alors ils découvrent tout ce qu’ils 
n‘ avaient pas entendu parce qu'ils 
avaient trop regardé. C’est l'histoire 
des putains qui deviennent des 
jointes, c’est le chemin de Liszt qui 
a fait l'amour comme une machine 
toute sa vie et l’a finie abbé. 


L'inverse n'est pas possible ou. du 
moins, n’aurait pas le même sens. 
Parvenir à dépasser les pièges 
visuels que je tends, c’est une façon 
de redécouvrir la pureté de la 
musique. » 

Cet aspect initiatique de l'œuvre 
de Kagei, ce désir secret de faire 
accéder l’auditeur i un degré supé- 
rieur d'intelligence musicale et de 
conscience lucide, trouve son origine 
dans la filiation directe qu’on peut 
établir avec l’Ecole de Vienne 
(Schoenberg tout particuliérement) 
ou avec Beethoven et Brahms. Loin 
d’être, comme on Ta dit, en rupture 
avec le passé, la technique de com- 
position de Kagei reprend à son 
compte l'héritage du dodécapho- 
nisme et de l’aventure sérielle des 
années 50, mais ça ne s’entend pas... 


Les régions secrètes 


- • J’ai nié. (fit-il, la sérialité qui 
sonne comme la musique sérielle, 
parce que Je ne voyais pas pourquoi 
la technique devrait devenir l’esthé- 
tique mais, au fond, mon métier est 
d’une sérialité folle : tous les élé- 
ments sont sans cesse variés les uns 
par rapport aux autres, il n’y a 
jamais de répétitions, je fais l’inven- 
taire de toutes les possibilités avant 
d'écrire. Cette sévérité est pour moi 
nécessaire à cause de la place tris 
importante que je laisse à la subjec- 
tivité quand je compose ; ça ne veut 
pas dire pour autant que /'auditeur 
doit s’apercevoir de la rigueur de 
l’écriture, au contraire. Ce que je 
n’aime pas chez les compositeurs 
romantiques, c’est que. quand ils 
écrivent une fugue, on entend que 
c'est une fugue. Chez Bach, c'est 
tout à fait différent, il avait besoin 
de cette forme pour s’exprimer, il ne 
Va pas prise pour la rendre audible. 
Chat les romantiques, j'entends la 
forme, pas le contenu. - 

Pédagogue, vraiment? Ou alors 
ce ne sont pas les secrets de son écri- 
ture que Kagei veut faire pénétrer à 
l’auditeur, plutôt les régions secrètes 
de la musique. En tout cas, s'Q 
reconnaît a posteriori le côté péda- 
gogique de ses œuvres, il se défend 
d’y penser a priori. 

• Je nie la pédagogie et Je suis 
pédagogue ; mon activité de profes- 
seur à Cologne, qui me tient beau- 
coup à cœur, y est bien sûr pour 
quelque chose-. La pédagogie musi- 
cale. c'est essayer de rationaliser 
des problèmes qui sont souvent irra- 
tionnels Moi-même, quand j’écris, 
je suis tellement irrationnel que 
c’est seulement plus tard, à l'audi- 
tion ou à la relecture, que je peux 
rationaliser. Cela s’explique facile- 


ment : la recherche de la communi- 
cation est une démarche essentielle- 
ment irrationnelle à côté de l’aspect 
rationnel de l’écriture et de la com- 
position musicale. C’est pour cela 
qu’on ne peut pas décider a priori 
d’écrire une musique pédagogique 
pour l’auditeur. La pédagogie fonc- 
tionne après coup. Beethoven n'était 
pas pédagogique (en ce sens qu'il 
n’était pas académique ) et on en a 
fait un pédagogue parce qu’il a 
apporté quelque chose qu'on ne 
pouvait pas apprendre ailleurs. 

- Au sujet de l’académisme 
qu’on lui reprochait. Brahms a dit 
un mot qui me plaît beaucoup: 
- Oui. mais chez moi ça sonne... - 
Je n’aime pas faire de la pédagogie 
dans mes œuvres mais, après la 
création, elles deviennent des objets 
capables d'être - pédagogisés *. 

Pédagogie tout de même, donc. 
La pédagogie kagélienne emprunte, 
de toute façon, des voies détournées. 
D’abord, comme on l*a vu, il y a le 
sabotage par le spectacle ou plutôt 
l’épreuve du visuel (encore qu’il ne 
faille pas s’y tromper : Kagei appor- 
tant un soin tout particulier à la 
mise en scène, il n'est nullement 
interdit d’y trouver aussi du plai- 
sir) ; ensuite, il y a l'épreuve du rire, 
qui oblige le public à prendre posi- 
tion. 

« L’humour, conclut Kagei, n'est 
pas seulement un moyen de commu- 
nication privilégié, c'est une façon 
de faire réfléchir rétroactivement, 
de faire prendre conscience. Les 
choses sont toujours trop complexes 
pour qu'on les communique simple- 
ment en les nommant. C'est comme 
pour le « sabotage • visuel, je pense 
que les choses vraies ne sont jamais 
apparentes. - 

GÉRARD CONDÉ. 


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Le tricentenaire de Rameau 
offre l'occasion 
de découvrir tes formes 
quelque peu oubliées 
d’un siècle 
pourtant glorieux 
et de revoir des œuvres 
mieux connues, 
comme Platée. 

L ’ENGLISH BACH FESTI- 
VAL. fondé et animé par 
M** Lina LaJandi, a beau- 
coup contribué à remettre 
Rameau à l’honneur ces dernières 
années, en montant, notamment, à 
Versailles, avec des bonheurs 
divers, la Princesse de Navarre. 
Hippolyte et Aride. Pygmalion. 
Nais, et aux Champs-Elysées un 
très beau Castor et Pollux. 

Précédant les Fêtes de Polym- 
nie (ce mercredi 28 septembre à 
la Galerie des glaces), c'était 
mardi, à l'Opéra royal du châ- 
teau, le retour de Platée, beau- 
coup plus familier grâce aux 


représentations du Festival d’Aix- 
en-Provence, en 1956. de Ver- 
sailles, en 1964. et de l’Opéra- 
comique, en 1977. Curieusement, 
cette parodie de la tragédie lyri- 
que a été presque seule à illustrer 
I opéra ramiste pendant plus de 
vingt ans. principalement grâce à 
un artiste exceptionnel. Michel 
Sénéchal. 

Celui-ci incarnait de façon 
inoubliable la laide nymphe des 
marais qui se croit irrésistible et à 
qui Jupiter fait semblant de 
déclarer sa flamme pour guérir la 
jalousie de Junon. laquelle écla- 
tera de rire en soulevant la voi- 
lette de la ridicule mariée. 

Sênécbal s'identifiait si bien au 
personnage, se coulait avec tant 
de bonheur dans cette musique, 
transcendant tous les traquenards 
proposés par Rameau à la mal- 
heureuse nymphe, de sa voix de 
fausset inimitable, molle ci sucrée 
comme une poire un peu blette, 
qu'il mettait les rieurs de son côté 
et confisquait le spectacle. 



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Compagnie Théâtre Éclaté 

LE PELICAN 

de 

August Strïndberg 
réalisation 
Alain Françon 
Dominique Gufhard 
avec 

Anouk Ferjac 
Frédéric leidgens 
Françoise Lugagne 
Jean-Baptiste Malartre 
Patricia Psaitopoulos 
MARDI MERCREDI 19 h Æ 
JEUDI VENDREDI 21 h W 
SAMEDI 16 h i 


de 

Enzo Cormann 
mise en scène 
Emmanuel Ostrovski 
avec 

Françoise Bette 
MARDI MERCREDI JEUDI 18 h 30 
VENDREDI SAMEDI 20 h 30 


ws 




Son successeur, Jean-Claude 
Orliac. joue le rôle de manière 
plus littéralement comique et 
fruste : dans son amusante robe à 
panier vert d'eau et rose, avec scs 
gestes de paysanne rustaude, son 
éventail et son pépin, c'est Bécas- 
sine chez le Roi-Soleil. La voix 
franche et joliment timbrée, sans 
grandes nuances, est d'une drôle- 
rie primitive souvent savoureuse. 

Mais la principale qualité et la 
véritable découverte du spectacle 
résident dans l’interprétation de 
l’English Bach Festival Baroque 
Orchestra, sous la direction de 
Jean-Claude Malgoire. Il cisèle 
cette musique avec une finesse, 
une saveur et une verve débor- 
dantes qui en font apparaître 
toute la beauté classique, autant 
que la malice et l'ironie avec les- 
quelles Rameau se pastiche lui- 
même, supérieurement. Car en 
semblant se moquer de la pauvre 
Platée et des traits principaux de 
l'opéra baroque, le musicien 
accomplit le prodige d'exalter son 
propre génie dont il présente ici à 
la fois l'envers et l'endroit ( 1 ) . 

La mise en scène de Tom 
Hawk.es est moins heureuse et 
enchaîne des tableaux un peu 
banals pimentés de gags. Le spec- 
tacle tire parfois en longueur, 
malgré les coq-à-l'âne chorégra- 
phiques de Belinda Quirey, qui 
allie des divertissements 
modernes assez piquants à de 
beaux ensemble s de « danse 
noble » en costumes d'époque. Le 
ballet des grenouilles, les méta- 
morphoses de Jupiter en âne puis 
en hibou, la fête de la Folie sont 


des morceaux de bravoure fort 
réussis, qui mettent en valeur la 
merveilleuse invention des effets 
musicaux. 

De la distribution, presque 
exclusivement britannique, on 
louera d'abord l'excellente pro- 
nonciation française qui rend le 
texte presque tout entier compré- 
hensible. Le Mercure de Peter 
JefTes, le Cithéron d'AJan Opie. la 
brillante Folie de Marilyn Hill 
Smith, malgré une voix un peu 
raide, la mélodieuse Clarine de 
Penclope Davis et le superbe 
Jupiter-Soleil de Henry Herford, 
au timbre quelque peu tremblo- 
tant d 'opéra-bouffe, émergent 
d'un ensemble aux voix moins 
sures que de coutume. Les décors 
sont simples et de bon goüL, et l'on 
retrouve avec plaisir les ravissants 
costumes de Terence Emery 
imités de Boquet. 

Mais aussi bien Pygmalion que 
Platée nous montrent que les 
opéras de Rameau ne peuvent se 
passer de grands metteurs en 
scène tels que Pizzi ou Martinoty, 
capables d'intégrer pleinement 
tous les éléments d'un spectacle 
baroque en une véritable unité 
scénique, chorégraphique et musi- 
cale. 

JACQUES LONCHAMPT. 

( I ) Cf. l'article - Platée - dans Rameau 
de A à Z (Ed. Fayard-IMDA, pp. 271- 
273). 

★ Platée sera repris à Londres, dans 
la mène production, les S et 7 octobre: 


-<r Rameau V Enchanteur » 

L’esprit baroque 


.LOCATION 

742.67.27 

FNAC-AGENCES 


Le ballet 

« Rameau l'Enchanteur ». 
créé par l'ensemble 
Ris et danceries 
au Mai de Bordeaux, 
a participé 

aux Fêtes de Versailles, 
qui célèbrent 
le tricentenaire 
du compositeur. 

Jusqu'à présent, les reconsti- 
tutions de ballets du répertoire 
classique s’arrêtaient à la Fille 
mal gardée. (1789). Au-delà, il 
existe des descriptions de 
danses, des notations de pas (de 
Feuillet), des partitions musi- 
cales, une iconographie, mais 
rien sur l’exécution, le rôle du 
corps, la façon de mener l'intri- 
gue. Et les danses du dix- 
septième siècle et du dix- 
huitième siècle sont encore 
considérées comme sujet de re- 
cherches livresques. 

Il a fallu l'engouement récent 
des Anglais et surtout des Amé- 
ricains pour que les Français 
commencent à s’intéresser à 
cette forme très riche de leur pa- 
trimoine qu’est la danse baro- 
que. C’est ce qui a permis à la 
chorégraphe Francine Lancelot 
de constituer, en 1980, en liai- 
son avec l’Institut de musique et 
de danse anciennes, un petit en- 
semble, Ris et danceries, spécia- 
lisé dans ce style. Le spectacle 
Bal et ballets è la cour de 
Louis XIV. qui ressuscitait le ri- 
tuel de Versailles, a été très bien 
accueilli : 

t Nous espérions beaucoup du 
tricentenaire de Rameau, dit 
Francine Lancelot, car c'est 
grâce à sa musique que la danse 
baroque a connu son plein épa- 
nouissement. A cette époque, 
elle est devenue l'affaire de pro- 
fessionnels. C'est le début de la 
virtuosité, mais tempérée chez 
certains artistes comme A4* Salle 
par une recherche du naturel qui 
annonce Noverre. Nous avions 
beaucoup travaillé sur ces musi- 
ques en prévision de fa produc- 
tion des Indes galantes ; mais. 
au dernier moment, le metteur en 
scène M. Pizzi a refuse notre par- 
ticipation. et j'ai du débaucher 
mes danseurs pendant plusieurs 
mois. Alors nous avons décidé 
de faire nos preuves nous- 
mêmes. Mais comment présenter 
les danses baroques en dehors 
du contexte de l'opéra-ballet ? 
Reconstituer une suite de pas au- 
rait paru artificiel et scolaire. J'ai 
imaginé de les mettre en situa- 
tion. de les lier par une trame 
dramatique dans le goût de 
l'époque : Rameau l’Enchanteur 


est le voyage de deux danseurs 
contemporains dans l'univers ba- 
roque. Il est présenté comme une 
suite d'épreuves initiatiques im- 
posées par une divinité de la 
danse avec la protection d'un 
magicien. Le metteur en scène 
Robert Fortune a donné une arti- 
culation théâtrale à ce conte qui 
requiert des effets de lumières et 
des changements à vue. Les mu- 
siques ont été enregistrées par 
Antoine Geoffroy-Dechaume et 
par Pierre Séché ». 

Créé au Mai musical de Bor- 
deaux, Rameau l'Enchanteur a 
été repris les 24 et 25 septem- 
bre au Théâtre Mont ans) er de 
Versailles. C’est un spectacle 
charmant qui exploite habilement 
les ressources de la danse baro- 
que. Le prologue est un peu labo- 
rieux. mais, au fil des épreuves 
chorégraphiques auxquelles sont 
soumis les deux jeunes gens, on 
passe avec ravissement des jeux 
de berger à l’entrée de Diane 
chasseresse et aux pas de carac- 
tère des Furies. Le bal chez la 
princesse — qui retient le jeune 
homme sous son charme — est 
réglé à la façon d’une fête ga- 
lante. Witfride PioJlet. étoile de 
f Opéra, passionnée de danse an- 
cienne. joue la princesse et 
s’abandonne au doux balance- 
ment de la chaoonne comme un 
personnage de Lancret. 

Pour interpréter la divinité de 
la danse. Monique Lancelot a fait 
appel à Maiavika, qui juxtapose 
intelligemment au code classique 
le système tout aussi rigoureux 
de la danse hindoue. Sa colère 
sur c l'Air de la vengeance a de 
Zoroastre est un grand moment. 

L’exécution de ces menuets, 
tambourins, rondeaux, loures et 
musettes, rédame une entente 
parfaite des danseurs ainsi 
qu’une technique maîtrisée : une 
formation classique ou moderne, 
complétée par la pratique du 
style baroque proprement dit. La 
danse s’accompagne d’une 
« gestique b, de Claudine Pelle, 
qui s’harmonise aux pas et défi- 
nit une unité de convention théâ- 
trale. 

Talons à bobines, jupes à ton- 
neaux, la teennique est encore 
restreinte pour les femmes qui 
« battent » à peine et brûlent sur- 
tout par le babillage de petits pas 
vifs, mais c’est le début de ren- 
voi masculin qui mènera de Pé- 
cour à Ballon et Vestns. Dégagés 
hardis, entrechats, cabrioles et 
petits bnsës... Rameau l'Enchan- 
teur sè conclut sur une magnifi- 
que gavons, véritable triomphe 
de la danse baroque. 

MARCELLE MICHEL. 




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Paqe 16 - LE MONDÉ - Jeudi 29 septembre 1983 *** 
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LE MONDE DES ARTS '• 


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FORMES 


Michel Humair 

La peinture de Michel Humair 
se donne enfin libre cours. De son 
travail de deux ans, il a choisi le 
meilleur 0>. II a certes besoin du 
tremplin visible, mais c'est sa vi- 
sion intériorisée qu'il impose, ep 
peintre, rien qu’en peintre. L' Inté- 
rieur rose reste sans doute un inté- 
rieur, comme les autres coins de sa 
maison. Titre surtout, si magistra- 
lement transfieu rés. Sans jamais 
l'imiter. Michel Humair aiiue trop 
Bonnard pour oublier sa leçon. 
Une com position rigoureuse endi- 
gue les débordements de la couleur, 
elle-même soumise à la marche du 
temps t ainsi Entre-saisons, cette 
heure qui est entre l'été et l'au- 
tomne. Et la ligne de fuite s'ouvre 
l'ers le large, voue au bleu, s'évase 
avec la Lumière sur le plaine, car 
la lumière est le grand liant de ce 
monde polychrome à dominantes 
vertes ( le Gué J. ronces, orangées, 
sableuses. Un monde purement 
émotionnel qui s'est substitué à la 
figuration initiale. Ebloui par tant 
de splendeur. l'artiste a peint son 
propre éblouissement. 

Irena Dedicova 

La viaion dlrcna Dedicova. en 
l'occurrence une série d’huiles sur 
papier, et aussi sur toile et sur 
bois (2), est contemporaine du pre- 
mier matin du monde. Du premier 
* petit matin •, dont la lumière 
froide nimbe des paysages lisses, 
inhumains, sans vie orçanipue, où 

E leuvent les météores, où s'étale un 
ic stérile. On assiste à la Nais- 
sance de la pierre, accouchement 
minéral, à celle de la White Giant 
Star. On est plus vieux de quatre à 
cinq milliards d'années quand une 
nova bleue ou une nova rose s’élève 
lentement au-dessus d’un décor pé- 
trifié. Vertigineux retour aux ori- 
gines évoque d’une main qui sait 
tirer les rideaux du rêve. 

T al Coat 

C’est avec l’âge que les artistes 
incontestables donnent toute leur 
mesure. Je pense par exemple à Tal 
Coat, que j ai naguère trop briève- 


ment traité sans avoir pu attendre 
sa grande rétrospective du musée 
d’Evreux. Il est omniprésent ces 
jours-ci à Paris non seulement (et 
encore) à Clivages mais chez Pa- 
trice Trigano (3). prestigieux en- 
semble où le contact pour ainsi 
dire corporel du peintre avec la 
terre-mère se transpose en plages 
iaouleâ, la plupart monochromes, 
cloquécs sous la poussée de l'esprit, 
vertes, jaunes, ocre, violettes (et ces 
superbes petits formats mauves !). 
Ces deux galeries continuent leur 
hommage à la FLAC. la seconde 
avec quarante autoportraits de Tai 
Coat. aux côtés des récentes compo- 
sitions de Gérard Schneider. 

Louis Lêpine 

Je pense également à un peintre 
de moindre envergure, bien sûr. 
Louis Lêpine, qu'on a réussi à faire 
sortir de son silence (4). Cet auto- 
didacte sincère n'est pas un naïf, 
en dépit de la gaucherie de ses por- 
traits. il a le don de la couleur et 
du rythme. Ses souvenirs de voyage 
ont permis à ce figuratif au ti réa- 
liste de recréer des cités aux pa- 
rures éclatantes. 

Scoraille 

Cos me de Scoraille a trop vécu 
au contact de l'art et des artistes 
pour ne pas céder à son tour à l’im- 
périeux désire de peindre (51. S'il 
* procède essentiellement par ta- 
ches et par tâtonnement », selon 
A. Berne-Joffroy. ses taches savent 
aboutir à de délicates composi- 
tions. à des triangulations, par 
exemple, en tons sourds, bruns ou 
roses d'un charme prenant. 

JEAN-MARIE DUNOYER. 


( 1 ) Bellint, 28 bis. boulevard de 
Sébastopol. 

(2) Artcurial, 9. avenue Mati- 
gnon. 

(3) Patrice Trigano, 4 bis, rue 
des Beaux-Ans. 

(4) La Galerie, 67, rue Sainl- 
André-dcs-Arts. 

(5) Noue Stem. 25. avenue de 
Tourville. 


GALERIES 

Des jeunes, nouvelles tendances 


A la Foire internationale 
de l'art contemporain, la FIAC. 
édition 1983, il est moins rare 
que les années passées de rencontrer 
de très jeunes artistes, 
notamment des Français. 

Les marchands qui prennent le risque 
de les promouvoir ont souvent choisi 
de présenter l'un d'eux 
plus amplement dans leur galerie. 

I L fallait bien s'attendre, en ces temps de foire 
et de rencontres internationales à trouver 
dans les galeries qui font la petite ceinture 
de Beaubourg ce qu'on y trouve : une bonne dose 
de peinture à la sauce diable, gonflée d’images 
ouvertes à tous les vents, sommaire, inachevée, 
embrouillée, barbouillée, forte en pâte et en cou- 
leur, traversée d'accents dramatiques, ironiques 
et pourquoi pas, toniques. Où le subjectif, le pul- 
sionnel. les souvenirs personnels et formels, les 
motivations autobiographiques et. d'une manière 
générale, tout ce qui avait été évacué dans les 
rangs de l'avant-garde au nom du formalisme res- 
surgissent avec une folle énergie. L’énergie du 
désespoir? 

Provoqué, né par insémination artificielle, ou 
pas, on ne sait déjà plus trop, pour les besoins du 
marché, l'enfant est là. sorte de monstre tentacu- 
laire, enraciné partout en Europe. Plus lent à 
émerger, beaucoup moins structuré qu’en Alle- 
magne, aux États-Unis ou en Italie, le phéno- 
mène a pris en France une telle ampleur, notam- 
ment chez les moins de trente ans. qu'on ne peut 
l’évacuer d'une pichenette. La FIAC pour la pre- 
mière fois en rend réellement compte dans le sec- 
teur des galeries regroupées sous la bannière 
-nouvelles tendances», où l'on voit les jeunes 
Français Blais, Combas, Di Rosa. Boisrond, Blan- 
chard, Garouste, Fa vie r, Laget, Rousse et quel- 
ques autres bien en place à côté des ténors étran- 
gers, pères, oncles et cousins que Ton s’arrache 
sur le marché international (pas toujours très 
bien représentés d'ailleurs, les marchands qui ont 
les cartes en main boudant quelque peu la foire). 

Hors FIAC, ces galeries ont souvent choisi de 
présenter chez elles, parallèlement, des exposi- 
tions individuelles : Hervé Di Rosa (galerie 
Gillespie-Laagc-Salomon), Miquel Barcelo 
(galerie Yvon Lambert), Philippe Favïer (gale- 
rie Farideh Cadot), auquel nous ajouterons San- 
dre Chia, galerie Daniel Templon, qui, au Grand- 
Palais, possède un stand en dehors du secteur des 


nouvelles tendances. Comme quoi l’appellation 
n'a plus beaucoup de sens. 

Miquel Barcelo (1), Catalan, vingt-six ans, 
semble s’imposer comme le représentant de la 
nouvelle peinture en Espagne, peut-être parce 
qu’il a eu la chance d'être sélectionné à la der- 
nière Dokumenta de KasseL II peint lourd et 
sombre, travaille en épaisseur avec des couleurs 
de tourbe et de fange dans lesquelles il cerne des 
figures sommaires. Situées entre terre et eau, 
elles servent un jeu de miroirs où le peintre repré- 
sente le peintre arc-bouté, toile au sol - comme 
Pollock — et renvoie de lui une image mons- 
trueuse, exprime ses angoisses de créateur face à 
la matière informe et mystérieuse. L'impression, 
agaçante, de déjà vu est cependant un pen tem- 
pérée par un accent dramatique qui sonne mala- 
droit plutôt que faux. 


Hervé Di Rosa (2) fait partie des jeunes 
vedettes de la nouvelle vague mode in France 
dont la singularité, par rapport à l'allemande ou à 
l'italienne, serait de ne pas perpétrer l’héritage 
culturel expressionniste, ni d’user de références à 
l’histoire de l'art, mais de puiser dans la B.D., les 
images de pub et de télé. Né en 1 959, punk aux 
cheveux bleus à quatorze ans, monté de Sète à 
Paris un peu plus tard. Di Rosa fait de la B.D. 
depuis qu’il est tout petit, et depuis qu’il est un 
peu plus grand force sur le format déversant sur 
le territoire • chic » de la peinture ses images 
cradingues descendues tout droit de la revue 
Bazooka (3) : héros, super-héros et morpions 
robotisés, nanas gonflables et loustics bien vul- 
gaires... Graphisme sommaire, gras. Il aime aussi 
mêler sa propre image miman t l'effroi, l’acte 
sexuel ou la mort à ses monstres boulimiques, et 
semble croire qu’il va scandaliser, en se déclarant 
plus impressionné par Tïntin que par Schnabel 
(ce en quoi on peut le suivre). Un peu comme si 
la B.D. en peinture, le mauvais goût en peinture, 
le pet en peinture, la vulgarité en peinture, 
étaient de vraies nouveautés. Passons. 

Philippe Favier (4), c'est autre chose. U est 
stéphanois, et jeune aussi. Son moyen de surpren- 
dre, il I*a trouvé en prenant le contre-pied de ia 
tendance générale à faire grand. D donne carré- 
ment dans ]e microscopique avec des figures de 
quelques millimètres, peintes, découpées, épin- 
glées ou collées an mur en compositions très étu- 
diées, et se sert de l’infinimeni petit pour intro- 
duire dans Tinfiniment grand : le ciel et au-delà. 


Il avait commencé, il y a trois ou quatre ans, par 
peindre des champs de choux-fleurs lilliputiens et 
des Foules estivales. Maintenant il dorme dans les 
trompettes du jugement dernier, la chute des 
anges, le péché originel, et dans beaucoup de 
grands sujets pour plafonds d’églises baroques. 
Assise selon plusieurs types d’arrangements, en 
spirales ou à la manière classique avec arcades, 
temples, colo nn ad e s et même dallages en damier 
pour les jardins de paradis et les harems, sa folie 
d’images nourries de réferences et de réminis- 
cences. est fort joliment maîtrisée. On aurait bien 
tort, par les temps qui courent, de se refuser le 
plaisir d’aller y voir de plus près. 


Avec dix ans de plus que tous ces jeunes. San- 
dre Chia, vedette de la « transavanguardïa » ita- 
lienne, n’est certainement pas le pire du genre. 
Daniel Templon (S) expose de lui des unies 
toutes fraîches - de ces trois derniers trmis. 
Palette opulente et coup de pinceau habile : Chia 
est peintre, ou en train de le devenir, mik a priori 
stylistique, en nomade de la citation et de la 
forme, des thèmes et des manières de faire, avec 
toutefois une prédilection pour l’entre- 
deux-guerres, Chuico, Carra. Chagall aussi. Les 
thèmes de ses toiles récentes : femme et héros, 
figures mélancoliques, le vague à l’âme, la larme 
à l’Œil, l’errant, le pensif, le veuf, le solitaire, 
l’abandonné, l’inconsolé, de grands corps nus cou- 
chés, en symbiose avec l'espace. Four une pein- 
ture état d'âme, oscillant entre le bucolique, la 
joie de vivre et la tristesse romantique, aux cou- 
leurs ad hoc généreusement dispensées, tour & 
tour nerveuses, solaires, électriques, furieuse- 
ment futuristes, sombres, lascives. Et la recher- 
che d’une relation directe de l'homme à la 
nature. 

Bien entendu, il n'y a pas que ça à voir dans les 
galeries, ni même à Ut FIAC. Des marchands qui 
demeurent fidèles à. des amours anciennes, il en 
reste. Nous y reviendrons. 

GENEVIÈVE BREERETTE. .. 


( 1 ) 5, rne dn Grenier-Samt-Lazare. 

(2) 24, rue Beaubourg. 

(3) Editée aux éditions du Dentier Terrain vague. 
Celles-ci proposent d'aüleuis, paraüctaneai à l'exposi- 
tion Di Rosa, une monographie « 1 roi -chemin entre la 
B.D. et le livre d’art » consacrée à l’artiste. Avec la 
bénédiction du C.N.L. 

(4) 77-, me des Archives. 

(5) 30, rue Beaubourg. La galerie Seroussi, 34, rue 
de Seine, expose également des ouvres de Sandro 
Chia. 


H 


théâtre gérard philipe saint-dénis 

27 septembre- 23 octobre 

cervantès • intermèdes 

rai se- en scè.nejeanj'pü'rdheuil/jean-françois'peyret 

Le théâtre prend des vaca nces... ; 
v le meilleur rafraîchissement Liberation 
Une merveille de comédie Le Matin 
Un sens infaillible de la dérision 

Le Nouvel Observateur 

. Plaisant - pointu - populaire L Exp ess 

• czc'ozi::': : T'.P-'ztir v ; f cac-e o z'ù.'z~-e 

59 BD JULES-GUESDE LOC 243-00-59 FNAC - AGENCES 


UK BIARRITZ -REX-UGC BOULEVARD • UK 0DE0N - UK MONTPARNASSE 
UK 60BEUNS-UK CONVENTION - CINE BEAUBOURG LES HALLES 
PARAMOUNT MONTMARTRE • UGC GARE DE LYON - 3 MURAT 



ARTEL (logent* ARTEL Villeneuve • PAR INOR Aulnoy ALPHA ArgenteeU 
ABC Sortfou ville* ClUB les Mur roui » CERGY Pontoia*? DEFENSE -4 TEMPS 


PAUL OAUCON pi-netr- .'O 

BRIGITTE FOSSEY • STÉPHANE AUDRAN 
CHRISTOPHE MALAVOY • HITO JAULMES 


SÉLECTION 


CINÉMA 

« La Ballade 
de Narayama » 
deShohei Imamura 

Voir notre article page 13. 

ET AUSSI : Un jeu brutal, de 
Jean-Claude Brisseau (les éton- 
nants rapports d’un biologiste as- 
sassin avec sa fille, petite garce in- 
firme) ; Chronopolis , de Piotr 
Kamler (extraordinaire nouveauté 
du cinéma d'animation) ; le Destin 
de Juliette, d’Aline Issermann 
(l'enfer quotidien d'un mariage 
raté, en milieu prolétaire) ; Liberty 
Belle, de Pascal Kané (un étudiant 
de 1959 entre la guerre d’Algérie et 
l'aventure comme au cinéma) ; 
Fanny et Alexandre, d'Ingmar 
Bergman (saga familiale en version 
intégrale) ; Hanna K., de Costa- 
Gavras (une femme, Israël et les 
autres) ; Okraina et la Fille au car- 
ton à chapeau, de Boris Barnet (du 
muet au pariant, l'anti- 
conformisme d'un cinéaste soviéti- 
que à découvrir) ; Peter Ibbetson, 
de Henry Hathaway (il n’y a pas de 
prison pour l’amour fou). 

THEATRE 

«Hamlet» 
à Chaillot 

Reprise du drame le plus mysté- 
rieux de Shakespeare dans son inté- 
gralité. Un spectacle de tomes les 
questions qui découlent de la ques- 
tion essentielle : être ? 

«Le Gardien 
'du tombeau» 
à la Bastille 

La voix de Kafka et celle de Jean- 
Marie Pane, de leur murmure hyp- 
notique, traversent la conscience. 

ET AUSSI : les Paravents, de Ce- 
net, à Nanterre (la grande épopée 
de Patrice Chereau). L’ Extravagant 
M. Wilde à l'Œuvre (il disait que 
l'humour est la politesse du déses- 
poir). 


MUSIQUE 


Musica 83 
à Strasbourg 

Le grand festival de musique 
contemporaine Musica 83, qui se 
déroule actuellement (et jusqu'au 
9 octobre) en même temps à Rome 
et & Strasbourg, pour la première 
fois, a pour but de consolider le 
répertoire du vingtième siècle, faire 
entendre des créations et reprendre 
des œuvres à peine entendues des 
jeunes compositeurs. Têtes d'affi- 
che les jours prochains à Stras- 
bourg : Janacck avec le Carnet d’un 
disparu, mis à la scène par l'Atelier 
lyrique du Rhin (les - 28 et 29), 
Varèse, figure de proue du festival, 
par l'Ensemble Intercontemporain, 
dirigé par Boulez (le 30), Rousseur 
(le 30), Steve Lacy (les 1"“ et 2), 
Lige ri, Devillers, Manoury, Berio 
(le 2), Zemliosky, Xenakis. N unes 
(le 4), avec un après-midi continu 
d'œuvres contemporaines pour 
accordéon, flûte et piano, interpré- 
tées par Andrzej Krzanowski, 
Aurèle Nicolet, M.-F. B acquêt et 
Cl. Helffer (le 1“) : Strasbourg a 
l'ambition de réussir la rencontre 
de la musique contemporaine avec 
son public. 

ET AUSSI : Festival d’automne : 
Maison, de C. Taméstit (Pompidou, 
du 28 septembre au 7 octobre) ; 
Inauguration du nouvel orgue 
Mûhïeisen du Temple des Billettes 

(le 2 et le 9, à 17 h ; les 4 et 6, à 

20 h 45) ; Kiri Te Kanawa (Athé- 
née, le 3) ; Schubert, par le Qua- 
tuor Via Nova et M. Gendron (St- 
Séverin, le 4) ; Bach et Mozart, par 
l'English rhamher Orchestra et 
M. Perrahia (Pleyel, le 4) ; Webern 
et Schoenberg, par le Groupe vocal 
de France et l’Orchestre de Paris, 
dir. S. Cambreling (Pleyel , le 5); 
dTndy et Strauss, par l'Orchestre 
National, dir. S. Baudo, avec 
P. Rcach (Champs-Elysées, le S); 
Idil Biret (Th. des Variétés, le 5, à 
15 h) ; l'Ensemble 2 r 2m (IRCAM, 
le 5, à 18 h 30 et 20 h 30) ; Musi- 
ciens et danseurs aborigènes d'Aus- 
tralie (Bouffes du Nord, du 5 au 

1 3 octobre). 




.■H;W - 



VARIÉTÉS-ROCK 

Ray Barreto 

Tournée en France du percus- 
sionniste portoricain, i’ime des 
figures les plus talentueuses de la 
salsa, qu’il a su rénover et enrichir 
en utilisant l'apport du jazz. Avec 
le cœur battant de Spanish Harlem, 
Ray Barreto est à Paris (la Mutua- 
lité) le lundi 3 octobre, & Bordeaux 
le 4, à Angouléme le 5. 

Farid Chopel 

Farid Chopel revient au Palais 
des Glaces pour 30 représentations 
de Chopelia. Un étonnant one- 
man-show (à partir du 4 octobre). •' 

Gilbert Bécaud 

Arlequin possessif, angoissé, ras- 
surant et heureux, Bécaud aime la 
scène d'amour, ose animer . une 
chanson, met en vie ce que suggè- 
rent les mots, à coups! de gestes 
larges et précis, , à coups, d'éclats de 
rire et d'accords plaqués ■ eur le 
piano. Gilbert Bécaud - fêtie ses 
trente ans de scène à lXMympia (à 
compter du 1“ octobre). 

ET AUSSI : Pierre Akendehgue à 
Bobina ; Black Sabbath.h l'Espace 
Bulard le vendredi 30 septembre ; 
Stranglers à l’Espace Balard le 
jeudi 29 •, Stray Cals à Clermont- 
Ferrand (Maison des Sports) le 29, 
à Montpellier (Grand Odéon) le 
30 ; The Police à Lyon le 3 octobre ; 
Peter Tosh à l'Espace Balard le 
mardi 4, à Strasbourg (Tivoli) le 5. 


PANSE 

XXI e Festival 
international 
de danse de Paris 

Derniers feux du New-York City 
Ballet au Châtelet qui, & partir du 
4 octobre cède le pas au Nederlands 
Dance Théâtre, Autre style, autres 
mœurs, mais Jiri Kylian a bien du 
talent. 


Lés Journées 
des jeunes créateurs 
organisées par ; : 
la revue « Autrement » 

La jeune danse présentée dans le 
contexte plus large d® la création 
contemporaine.^ Cm ÿ retrouve la 
compagnie de Karinc 1 Saporta entre 
.un groupé rock, et le.chantçur Ra- 
chid Bah ri .au Cirque d’hiver 

i L ar octobre, 2 T h), M&rie-Cfirïsrine 
Iheorgxu 4 l’Espace Erom; (I“- 

2-3 octobre), Kilin* Gremouà, 
Jean-Claude Ra mseyèr» J Ç algda n ce 
; & l’Atelier 15/20 (1^-2 octobre).. -- 

Ouverture ‘.. 

• delà saison 83;84 '; - 
du Ballet du Rhin 
à Mulhouse. .' L:. 

' . Création dé . TéH*-. Préludes de 
■Béh Stisvextsoo x SpHng festioal &t 
■ Jean Sarelli (sur la partition de 
• là Source » deiDellbes), le 'Prison- 
nier du Caucase de : Skünne et la 
première en Europe deTDvorqk va- 
nations de Yampolski, chorégraphe 
du Ballet dTsnUa. . 

EXPOSITIONS 

La FIAC 
au Grand Palais 

Il reste encore quelques jours 
pour s’y Vendre (jusqu 7 au 2 octo- 
bre), visiter ses cent soixante et 
quelque stands, er faire son choix 
parmi -les 5 000 peintures, dessins, 
sculptures, photographies réunis 
sous la v erriè r e du Grand Palais. 

L'Australie 

- Au programme Australie du Fes^ 
-aval d’automne, on' trouve aussi 
des expositions : Papimya réunit, à 
l’Ambassade (4, rue Jean Rey), 1«* 
peintures de dix-sept, artistes d’une 
communauté- aborigène du désert 
central. Tandis qu’au musée des 
Ans africain *t océaniens sont 
présentés 24 artistes utilisant le 
support photographique. 

. ET AUSSI : Murillo dans les mu- 
sées fiançais, au Louvre. L'Expo 
des expos, au musée des Arts déco- 
. ratifs, -Les chefs-d'auvre du nouée 
de Liège, au centre culturel 
Wallonie-Bruxelles. 


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ET. DES SPECTACLES 

TH£ATRe 

LES SPECTACLES NOUVEAUX 


•"•LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 - Page 17 


z/emoi D’amour - Théâtre » 

(5 88-16 -301. ai b, dim. 15 b. 1281. 

TOUTES A TUER — fjini W.-'iit 
<327-13-54). 21 b 30: dim. 17 h. 
(28). 

DOMMAGE QU'ELLE SOIT UNE 
PUTAIN - Gif lnten wii.ii.if {<e- 
serre ( 589-38-69 j, 20 h 30. (28). 

ZOD ZOD ZODIAQUE - Carrefour 
d» l'Esprit (633-48-65 1, mer ieu 
ven.:20h30 (28). 

CREDO jeu-, mar, 18 h 30 ; ven.. Sara 
20 b 30 ; LE PELICAN mar. 19 h ; 
jeu- veu. 21 h ; sam. 16 h : Athénée 
(742-67- 271 (2 91. 

MA VEDETTE AMERICAINE - 
Satot-Georges (874-74-37) 20 b 45 ; 
di m 15 h (29). 

L’ANËfTUDE — Dqiztt (271- 
44-20), 18 h. dim 15 h (30). 

COCTEAU-MARAIS - Aider (609- 
49-24). 21 b; dim. iSh (30). 

LA MANIE DE LA VILLEGIA- 
TURE - Comédie luBaut <321 - 
22-22). 20 b 30 (30 1. 

ROMANCE OF MEXICO - fn>. 

. Théâtre des Quartiers (672-37-43). 
20 h 30, dira. 17 h 30. 

LA COLONIE PENITENTIAIRE - 
Lierre (386-55-83), sam. 20 h 30: 
dim. 17 h 30. 

CYRANO DE BERGERAC - Moga- 
dor (285-45-30) . sam 16 h 30. 21 h ; 
dim. 16 h 30; mar. 20 h 30. 

HUMOUR ET FANTAISIE - Toar- 

- tour (887-82-48). 18 h 30 (1). 


(Les joms de relâche sont indiqués entre 
p rea m b eM 

Les salles subventionnées 
et municipales 


OPERA (742-57-50). Les 28. I- ocl à 

19 h 30 ; le 4 oct. à 20 h : Moïse. 
COMÉDIE- FRANÇAISE (296- ] 0-20) 

Le 28 à 14 b 30 ; le 29 i 20 b 30 ; le 2 oct. 
b 20 b 30 : l'Avare : les 28, 30 et le 3 on. 
à 20 h 30 : les Estivants ; les 1“, 4 oct. à 

20 h 30 et le 2 à 14 fa 30 : Victor ou tes 
Enfants au pouvoir. 

CHATLLOT (727-81-15) Grand Foyer : 
Le 28 à 14 b 30; Le 1» ocl à 15 fa ; Ma- 
rionnettes : les voyages de Gulliver : 
Grand Théâtre (mer.. Ion., mar.l : les 
29. 30. 1-oa.i 18 h 30:1e 2ocl è 16 h : 
Hnmlet. 

BEAUBOURG (277-12-33). Débais- 
ReocontRs-Musée : Le 28 a 19 h : De 
voix vive (imaginaire vocal et poétique 
de N. Sauvagine) ; à 21 fa : Un rocker de 
trop ; Le 29 ï 18 h 30 : Maiisse ci Picasso 
dans la seconde moitié du XX' siècle ; à 

21 h : le livre franc (J- Chancel et 
H. Nyssen) : Concerts : Les 28, 30 i 
20 fa 30 Musiques de Pologne; Les 28. 


HISTOIRE DE JOUER - Dix- 
Heures (606-07-48), lun-, mar. 
IB b 30 (31. 

L'AUVENT DU PAVILLON IV - 
Ch» de la Gare (278-52-51). 22 h 15 

(3) . 

VA TER LAND — Cartoucherie de la 
Tempête (328-36-36) . 20 h 30 (.4) . 
LES TROYENNES - Cité internatio- 
nale. Galerie (589-3&-69I. 20 h 30 

(4) . 

LOUISE/ EMMA - Escalier d’or 
(523-15-10). 21 ta 14) 

LE MISANTHROPE (22 spectacles 
en alternance) Hëberiot (387- 
23-23). 21 h< 4). 

TRANSEXPRESS HOTEL - Espace 
Marais (271-10-19). 20 h 30 (4). 

HORS PARIS 

LYON - Reprise, par le Théâtre de la 
Couverture (7) (839-59-92), aux 
Clochards Cel és» ta du 28 septembre 
au 16 octobre. 

STRASBOURG - Lape Vdez, par le 
Théâtre en Hiver (88) 130-33-67], 
au Grand Garage les 3 et 4 octobre, 
du 1 1 au 1 8. 

MONTPELLIER - Hante Autriche 
par le Centre culturel du Languedoc 
(67) (71-21-95). du 4 au 9 octobre. 

VI LLENEU VE- D' ASQ - Monsieur 
de Poiirceaitgnac, par la Planchette 
(201 (91-39-52), du 4 au 27 octobre. 
Cboisy-le-Roi du 3 au 10 novembre, 
Vïilcparisis 13 et 16 novembre. 


29. 30, 1 . 2. 3 ocl à 20 b 30 : Spectacle 
musical de G. Tamcsii - Maison ! • ; Ci- 
néma Vidéo ; Les 28. 29. 30. 1. 2, 3 ocl à 
partir de 12 h : Brian Eno - Vidéo musi- 
que (Misuken Me mon es or Mediaeval 
Manhattan) ; Las 28. 29. 30. f . 2, 3 oct. â 
13 h : Terceiro Milcnio; à 16 fa : E&sai re- 
portage : â 19 h : Juin Félix Sanchez ; 
Présences polonaises : Les 28. 29. 30. 1. 
2. 3 oct. à 15 b : Acquisitions récentes : 
Dentanal-De Kooning and the Unexpec- 
ted ; le 28 à 1 8 fa : Szlaban Krag ; Les 29, 
30 à 18 h ; Zdzislaw Sosnow&ld ; Les 1, 
2 OCL à 18 h ■ Teresa Tvszkiewjcz ; Théâ- 
tre : Le 3 à 21 h : Abdêilatif Laâbi : - Va 
ma terre quelle belle idée ». 

THEATRE MUSICAL DE PARIS (261- 
19-83». (lun. 1 Danse : XXI' Festival in- 
ternational de la danse de Paris : New- 
York City Ballet : les 28. I" oct. à 
20 fa 30; Le 2 à 14 b 30 (Programme 
D) ; Le 29 à 20 h 30. le 1" ocl 3 14 h 30 
(Programme C) ; Le 30 à 20 h 30 [Pro- 
gramme B) ; Le 2 â 20 h 30 < Programme 
A» ; Le 4 â 20 b 30 ; Nederiands Dans 
Theaier. 

THÉÂTRE DE LA VILLE (274-22-77) : 
Relâche. 

CARRÉ SILV1A-MONFORT (531- 
28-34). (lun. mat.), les 28. 29. 30. 
I» ocl â 20 h 30 ; le 2 i 16 h (Der.) ; 
L'archipel sans nom. 


Les autres salles 


A DEJAZET (271-44-20) (D. soir. L). 

20 h 30. dim. 17 h ; l'Amour en visites. 
AMERICAN CENTER (321-42-20) (D). 

21 b : les Déménageurs. 

ANTOINE (208-77-71) (L 1. 20 h 30; 

dim.. 1 5 h 30 ; Coup de soleil. 
ASTELLE-THEATRE (238-35-531 mer., 
mar.. 20 h J0 : les Bonnes ; jeu., ven.. 
sam.. 20 h 30. diiru 16 h : le Malentendu. 
BOUFFES PARISIENS (296-60-24) 
(D.). 21 fa : les Trois Jeanne. 
CARTOUCHERIE, Épée de Bois (808- 
39-74) \D. soir. L.). 20 h 30. dim. 16 h : 
la Maison de Bemarda Alba. 

CITÉ INTERNATIONALE (589-38-69] 
Grand Théâtre (D.. L.. mar.). 20 h 30 : 
la Parodie. 

COMÉDIE DE PARIS <281-00-1 1) (D.). 
20 h 30 . Fête. 

COMElME-CA UMARTI N (742-43-4 1 1 
(Mer.. D. star). 21 ta. dim. 15 b 30 ; Re- 
viens dormir à l'Élysée. 

CONSTANCE (258-97-62) Mer., jeu., 
mar., 20 b 45 ; Appelez-moi Arthur ou les 
Mystères de la table ronde ; ven.. sam., 

20 b 45. dim.. 17 h : l'Histoire merveil- 
leuse d'un gagnant du loto dont la fiancée 
se tua accidentellement le lendemain du 
tirage. 

DAUNOU (261-69-14) (Mer.. D soir). 

21 h: dira.. 15 fa 30 :1a Chienlit. 
ÉPICERIE (272-23-41 1 (D.). 20 h 30 le 

Monte-plats (dem le 30). 
EDOUARD-VH 1 742-57 J9| tD. soir. L ). 

21 h. dim. 15 h 30 ; Mademoiselle Julie. 
ESPACE -GAITE 1327-13-54) iD. soir. 
L.). 20 h 15 ; dim.. 15 h 30 : (a 
Bonn 'Femme eux camélias. 
ESPACE-MARAIS (271-10-19) 20 h 30. 
jeu. et ven., 15 fa : le Mariage de Figaro 
(dent, le l"). 

ESSAiON (278-46-42) (D . L.l. 19 h ' Pas 
moi : 21 h : Agathe. 

FONTAINE (874-74-40) tD. soir. L.). 

20 h 15. sam. 18 b. dim. 17 b : Vive les 
Femmes. 

GAITE-MONTPARNASSE (322-16-18) 
(D. soir. L.). 20 fa 15. dim 16 h : Com- 
ment devenir une mère juive en dix le- 
çons; 22 h. dim. 17 h ; la Fausse Liber- 
tine. 

GaLERIE- 55 ( 326453-5 1 1 (D..L.),21 fa : 

Public Eycs - A Privaie Êar. 

HUCHETTE (326-38-99) (D.) 19 h 30 ; 
la Cantatrice chauve ; 20 b 30 . la Le- 
çon ; 21 h 30 : C'est Woody qui l'a dit. 

LA BRUYÈRE (874-76-991 (D. soir. L.l 

21 fa. dim. 15 h : Mort accidentelle d'un 
anarchiste. 

LUCERNAIRE IS44-57-34) (D.). I : 

1 8 h 30 : Cajamarca ou le supplice de Pi- 
zatre ; 20 h 30 ; l'Entonnoir ; 22 b 30 : 
Bobby Lapointe ; IL 18 h 30 ; les Fables 
de La Fontaine ; 20 h 15 : Six heures au 
plus tard ; 22 h 1 5 : Visages de Cocteau. 
Petite salie, 18 h 30 : la Putain littéraire : 

19 h 45 : Moza rte ment vôtre. 

LYS MONTPARNASSE <327-88-611 
(D. soir, L.). 20 h 30. dim. 17 h ; Ven- 
dredi. jour de liberté. 


MARIGNY (256-04-41) (D.).2t b. sam. 

] 9 h cl 22 h ; les Soles Mêmes. 

MICHEL <265-35-021 (D. soir. L.). 
21 h IS. sam. 21 h 30. dim. 15 h 30 . 
On dînera au lit. 

MICHODIERE 1 742-95-22) (D. soir, L >. 

20 h 30. dim. 15 b ; te Vison voyageur. 
MONTPARNASSE (320-89-901 (D. soir. 
L.). 21 h. sam. 19 h es 21 h 30. dim. 
15 h ; Marguerite et les suites; Petite 
salle (D. soir. L), 21 h 15, dim. 16 h : 
l'Astronome. 

NOUVEAUTES (770-52-76) (J.). 

20 b 30. sam. 21 h. dim. 15 b : l’Entour- 
loupe. 

ŒUVRE (874-42-521 (D sur. L.l. 
20 h 30. dim. 16 b : l'Extravagant Mister 
Wilde 

PALAIS-ROYAL (297-59-81) (D. sotr. 
L.). 20 h 45. sam. (8 h 45 et 22 b, dim. 
1 5 fa 30 : la Fille sur la banquette arriére. 
PALAIS DES SPORTS (828-40-901 
l Mer. soir. D soir. L.), 20 b 30, mer., 
sam. IS h. dim. 14 h 30 et 18 h 15 : Un 
homme nommé Jésus. 

POCHE - MONTPARNASSE (548- 
92-97) <D.|, 20 b 15 ; la Dernière Bande. 
PORTE SAINT-MARTIN (607-37-53) 
(D. soir, L.l. 21 h, sam. 17 h. dim. 15 b: 
K 2. 

POTIN1ERE (261-44-16) (D. soir. L.l. 

20 b 45. dim. 15 b 30 : Il Signer Fagotio. 
RENAISSANCE (208-18-50) (L. 

D. soin, 21 h, dim. (S h : Théâtre de 
Bouvard. 

STUDIO DES CHAMPS-ELYSEES 
(723-35-10) (D. «ht. L.1, 20 b 45. sam. 

19 b 30 et 22 h. dim. 1 5 h 30 : Garni. 

T AI TR D’ESSAI (278-10-79). » : jeu., 
ven.. sam. 20 h 30. dim. 15 h : Tartuffe : 
(un., mar. 20 h 30. sam. 22 h, dim. (7 b : 
l'Ecume des jours. Il : jeu., ven.. sam. 

20 b 30, dim. 15 h ; Fando et lys : mer., 
lun.. mar. 20 h 30. sam. 22 b, dim. 17 h ; 
Huis clos. 

THÉÂTRE D’EDGAR (322-11-02) (D./. 
20 h 15 : les Babas cadres ; 22 h + sam. 
23 h 15 : Nous, on Fait où on nous dit de 
faire. 

THÉÂTRE A. BOURV1L (373-47-841 
(D.) 21 h : les Dames de fer ; 22 b : Ven 
a marr... ez vous 7 

THÉÂTRE DE DH-HEURES (606- 
07-48) (D.). 21 h 30 : Arrête de rire, ça 
va sauter ; 22 h 30 : le Propriétaire. 
THEATRE DE MÉ NI (-MONTANT 
(636-97-671 (Dim.): Zacharie; ven.. 
sam. 20 h 30. 

THÉÂTRE DE LA PLAINE (842-32-25). 
20 b 30. dim. 17 h : le Dîner bourgeois 
(dem. le 30). 

THÉÂTRE PRÉSENT (203*02-55) 
(D. soir. L.). 20 b 30. dim. 17 b : l'Opéra 
de Quat'Sous. 

THÉÂTRE 14 (S45-49-77I (D.. L.). 

20 h 30 ; Good bye Paradis Cancan. 
THÉÂTRE DU ROND-POINT (256 
70*80) (D. soir. L.l. 20 h 30. dim. 15 h : 
Savannah Bay ; (D. soir. L.) 20 h 30, 
dim. 15 b et I B h 30 : Mois BecketL 
TR 18 (22647-47) (D., L.|. 22 b : Bruits 
de peau. 

TOÙRTOUR (887-82-481 (D. soir, L.). 


20 h 30. dim. (S b : Le Soleil n'est plus 
aussi chaud qu’avanL 

TRISTAN BERNARD (522-08-40) 
(D. soir. L.l. 21 h. sam.- dim. IS h ; Balle 
de match - Erreur judiciaire. 

VARIETES (233-09-92) (D. soir. L.l. 
2Ü h 30. sam. 18 h et 21 h. dim. 15 h 30 : 
l'Etiquette. 

Les cafés-théâtres 

AU BEC FIN (296-29-35) (D.l. 20 h 30 : 

Tohu-Bubux ; 22 b . le Président. 
BLANCS-MANTEAUX (887-15-841 (D.. 
L.). I : 20 fa 15; Arcuh = MC 2 : 

21 b 30 : Les Dcmones Loulou ; 22 h 30 : 
les Sacré» Monstres; 11: 20 h 15; les 
Caïds ; (D. l. 22 b 30 ; Fouillis. 

BEAUBOURGEOIS (272-08-51) iD.l. 

19 b 30 : la Spécialité. 

CAFÉ IXE LA GARE (278-52-5! I (Mar.). 

19 b 45 : Macbeth idem, le 2). 

CAFÉ D’EDGAR (322-11-02) (L.). I : 

20 b 15+sam.. 23 b 30 : Tiens, voilà deux 
boudins ; 21 h 30 : Mangeuses 
d'homme» : 22 b 30 : L'amour c'est 
comme un bateau blanc : II : 21 h 30 ; le 
Chromosome chatouilleux ; 22 h 30 : Fais 
voir ton Cupidon. 

L'ÉCUME (542-71-16). le 28 à 20 b : P. 
Moulinât; (D.. L.}. 22 h ; R. et H.Ci. 
Portai ; ven., sam.. 0 h : Khan and White 
(dem. ie 1 “). 

LES LUCIOLES (526-51-64) (LA. 2 Ü h . 

Roman-photo pour bonniches en délire. 
LE PETIT CASINO (278-36-501. (D.. 

L.), 21 h : J'vicns pour l'annonce. 
RESTOSHOW (508-00-81) (D.. L.), 

20 h 30 : Du dac au dac ; 22 b : G Da- 
li an. 

SENTIER DES HALLES (236-37-27) 
(D.. L). 20 h 1 5 : Ofl est pas des pi- 
geons ; 22 h : Vous descendez â la pro- 
chaine ? 

SPLENDID SAINT-MARTIN (208- 
21-93) (D.. L.), 22 h : Les Burtingucurs 
(2 partir du 1"). 

LE TINTAMARRE (887-33-82) (D.. L.l. 
20 b 15+sam. 24 h ; Phèdre ; 21 fa 30 : 
Apocalypse Na. 

THÉÂTRE DE DIX HEURES (t>06- 
07-48) (Dl. 20 h 30 : les Voyages 
d'Yvonne Tel bœuf. 

Les chansonniers 

CAVEAU DE LA RÉPUBLIQUE (278- 
44-45). 21 b., mot dim. 15 h 30 : Fran- 
çois, j'ai mal â mes sous. 

THÉÂTRE DES DEUX ANES (606- 
10-261. (mer.). 21 b., dim. 15 h 30 : 
L'impôt et les os. 

En région parisienne 

CHAUMES-EN-BRIE. Eglise le 30 à 
20 fa 45 : Orchestre J.-F. Paillard (Lully. 
Coupcrin, Leclair...) 

CHELLES, Théâtre 1426-10-961. le 4 â 
20 h 45 : le Prix Martin. 

CHOISY. Théâtre P. Eluard (890-39-79). 
au restaurant de l'Hôtel de Ville, le 4 à 

20 h 30 : le Rouge aux livres. 

CONFLANS SABMTE-HONORINE, quai 

de la Rcpabbqoe, Pénkbe-Opêra. le L» i 

21 h : Rives d'écluses. 


CLAMART. C.c. J- Arp (645-1 1-87). le 3 
à 20 b 30 : Chéri 

LA COURNEUVE, C.C. i. Houdnmom 
(838-92-60), le 2 i 16 h 30 : Hlapu. 

LA DÉFENSE. Esplanade (979-00-15). 

les 30. 1“ o 22 h : Musical mciYiunes. 
EPINAY-SIU-SEINE. MJ.C. de Presles 
( 82645-00) . les 28, 29, 30 à 20 h 30 ; les 
caprices de Marianne. 

FONTENAY -SOUS- BOIS, Festival de 
commedia defTarte. salle J. Brel 1 877- 
75-00) , le 4 6 20 b 30 ; M. Gonzalez. 
FONTEN A Y-TR ESIC N Y, Eglise, le I- k 
20 b 45 ; quatuor Razumowski (Haydn. 
Mozart. Beethoven) 

CENNEV1LUERS. Théâtre 1 793-26-30 1 
voir Festival d'Automne. 

MA LA KO FF. Th. 71 (655-43-151. (c I- â 
20 h 30 : Bill De rai me 

MARLY-LE-ROI . Maison J. Vilar (953- 
74-87) le I** â 2) h : Monsieur Alexan- 
dre. 

MILLY, Château, les 30. I" à 20 h 45 la 
Belle et Ut Bétc 

MONTROUGE. Royal Jazz (253-45-08) 
les 30. I e * â 20 h 30 ; S. Kessler/ B. Bic- 
bd. 

NANTERRE. Th. des Amandiers (721- 
18-81 1 (D. soir. L.) 20 h. Jeu 19 h 30. 
Dim. 1 7 b : les Paravents. 
ROYAUMONT. Abhave (03S30-I6). le 
1“ â 20 h 30 ; S. Walter. D Baldwin 
(Berlioz, Brahms. Encsco...) 

RU El L- MA LM A (SON, Th. A. Malraux 
(749-77-22). le 2 â 18 b R Goiainer : le 
4 à 21 h: Chéri. 

SAINT-CLOUD, Huitième Festival d" Au- 
tomne (602-70-401 le 28 à 20 h 45 • 
Cl. Bolling ; le 29 à 20 h 45 ; R. Dcv.ss ; le 
30 d 20 h 45 : Musikschulc der stadi 
Bonn : le 1“ j 20 h 45 ; Volponc : le 2 â 
20 h 45 ; L. Ferré 

SA INT-CYR-L’ÊCOLE (058-45-75) le !" 

il 21 fa : Cirque de Barbarie. 
SAINT-DENIS. Th. G. Philipe 1 245- 
00-591. voir Festival d'Automne. 
SCEAUX, Quinzième Festival de F Oran- 
gerie 1 660-07-79 1. le 30 à 21 b : 
R. Claire. C. Banchmi. M Muller. 
F. Lengcllê (Rameau) le 1 er â 17 h 30 : 
H. Barda (Brahms. Mozart. Mendels- 
sobri) . le 2 â 17 30 . P. Fontanarosa 
A. QucfTdec (Brahms. Debussy, Beetho- 
ven) 

SE N LIS. Fondation Cziffra i41 1 455- 
39-99) le I» i 16 h J.-F. Redle. A.- 
L. Sa vin iBach. Sor. Rameau...) : le 2 â 
16 b : G. Van Riei. V. Mourcaut tBach. 
Mozart. Schubert...) 

SURESNES, Th. J. Vilar (772-38-801 le 
l"à 21 h : A. Soucbon. 

VERSAILLES, Galerie des glaces (950- 
71-18). le 28 â 21 h : English bal Festival 
danccrs ; Th. Monunsier i950-"I-18i 
les 30, 1“ i 2) h : En sourdine les sar- 
dines. 

VILLEJUIF, Th. R. Rolland (726-15-02). 
Festival de la commedia delianc. le I” â 
20 h 30 : le 2 j i 5 h 30 : C- N Pepe ; II- 
I» à 22 h. le 4 â 20 h 30 : il Ruzante. 
VILLE D'AXRAY. Château t 750-14-281. 
le 2 à 20 h 30 : E. Siecn iGrieg, Chopin. 
Ballif. .) 


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à partir du 19 septembre 
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et la littérature 
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matinée dimanche M h 30 
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jusqu'au 22 octobre 

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Jean-Christophe Bailly 

mise en scène 

Georges Lavaudant 

décors et costumes 

Jean-Pierre Vergier 

musique 

Gérard Maimone 

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Centre Dramatique National des Alpes 


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jusqu'au 22 octobre 

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Mardi 4- octobre, 
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ENGLISH CHAMBER 
ORCHESTRA 

Direction et soliste 

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de treize us, ("-J aux Dotas de dbc- 

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La Cinémathèque 


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MERCREDI 28 SEPTEMBRE 
1S b. Classiques du cinéma-films 
d’auteurs. Films rares : Fric-frac en den- 
telles, de G. Radot ; Frank Capra : 29 h. 
Blonde Platine : 21 b. Amour défendu. 

JEUDI 29 SEPTEMBRE 
13 h. Classiques du ciné ms -fil ms 
d'auteurs, films rares : Mon pboque et elles, 

de P. BiUon ; Frank Capra : 19 h. la Ruée ; 
21 h, la Grande Muraille. 

VENDREDI 30 SEPTEMBRE 
13 b. Classiques du cinéma-films 
d 'auteurs. Films rares : Figure de proue, de 
Ch. Stengel ; Frank Capra : 19 fa. Lady for 
a day ; 21 h, la Course de Broadway-BilL 

SAMEDI 1- OCTOBRE 
15 h. Classiques dn cinéma-films 
d’auteurs, films rares : les Amants de 
Vérone, de A. Cayaoe : 21 h 15 : J'accuse, 
d'A Gange ; Frank Capra : 17 b, That cer- 
tain ihing ; 19 h, l'Enjeu. 

DIMANCHE 2 OCTOBRE 
Frank Capra : 15 h. Pourquoi nous com- 
battrais (Diviser pour régneri ; ]7 h. Pour- 
quoi nous combattons ' (la Bataille de Rus- 
sie) ; 19 h, les Damnés, de J. Losey ; 21 h. 
Vivre libre, de J. Renoir. 

LUNDI 3 OCTOBRE 
Relâche. 

MARDI 4 OCTOBRE 
15 h. Classiques du cinéma-films 
d'auteurs, filins rares : les Deux Aventu- 
riers, de R. Walsb ; 19 h, J.-M. Straub et 
D. Huilkt : Machorka-MufT ; la Fiancée, la 
Comédienne et le Maquereau : introduction 
à la • Musique d'accompagnement pour 
une scène de Film », d'A Schoenbetg ; 
Toute révolution est un coup de dés ; 21 h. 
Christian Dior et le cinéma : Lettres 
d'amour, de CL Autan-Lara. 

BEAUBOURG 1 278-35-57) 
MERCREDI 28 SEPTEMBRE 
15 h. Classiques du cinéma-films 
d’auteurs, films rares : l'Aigle noir, de 
W. Dicte rte ; 17 b. S antag io Alvarez : La 
importance universal deJ Huevo ; A galope 
sobre la hütnria ; 19 h. Ré trosp e c tive ZDF 
(Kl cm es Fennehspiel) : le Blé de septem- 
bre, de P. Krieg. 

JEUDI 29 SEPTEMBRE 
15 b. Classiques du cinéma-films 
d’auteurs, films rares : le Bourreau de 
Venise de G.-P. Callegari ; 17 h, Santiago 
Alvarez : Los quatre Puantes: La gnerra 
alvidada ; 19 h. Rétrospective ZDF 
(KIcûks Fcrnsehspiel) : Tschcrwonez, de 
G. Altorjay et J. Marion. 

VENDREDI 30 SEPTEMBRE 
Santiago Alvarez : 15 b, El pajaro del 
Tara; Luanda ya no es de Son Pabto ; 
Ci don ; 79 prima veras ; 17 h : La estam- 
pilla; Hanot, Maries 13; L.BJ. ; Now ; 
19 b, Rétrospective ZDF (Kleines Fern- 
sebspiel) : Comme la mer et ses vagues, de 
EL Politi. 

SAMEDI 1 er OCTOBRE 
Qassiqnes du cinéma-films d'auteurs : 
15 h, le Masque de fer, d’A. Dwan ; 17 h. 
Détail, de G. Drouhet ; Arrêt sur marche, 
de R. Cohen ; Feu l'oiseau, d'A. Marchi ; 
Vingt films brefs, de H. Hère ; les Rayons 
jaunes, de R. Carasco ; Au cœur de la ten- 
dresse; d’A. Iklef ; Attractions, de J. Mis- 
solz; 19 h. Rétrospective ZDF (Kleines 
Fenûebspiel) : La Victoria, de P. Lilien- 
thal ; 21 h, Santagio Alvarez : La guerre 
ncccsaria. 


GAUMONT COLISEE - GEORGE V - FRANÇAIS PATHE - RICHELIEU 
ST-LAZARE PASQUIER - BRETAGNE - GAUMONT HALLES - FAUVETTE 
WEPLER PATHÉ - MAYFAIR - GAMBETTA - ATHENA - MISTRAL 
GAUMONT CONVENTION - 14 JUILLET BEAUGRENELLE 

* "PHILIPPE N0IRET JEAN ROCHËfOrT" 

JANE BRK1N • FANNY COTTENÇON • MARIE DUBOIS • FRANÇOISE FABIAN • ANNA KARtNA • TANYA L0PERT • MARIE-FRANCE PISIBé 




KAMI 

l VINCENT 

un FILM Of PIERRE GRANIER DEFERRE 





DIMANCHE 2 OCTOBRE 
Classiques du cinéma-fil ms d’auteurs, 
films rares : 15 h, l'Erilc. de M. Opbuls ; 
17 b ; Chung Kuo-U Chine, de M. Anto* 
rrioni ; Rétrospective (Kleines Fenaehs- 
pid) : 19 b lS. Graffiti, de C. Ahearn: 
21 h, Ludwig, requiem pour nn roi vierge, 
de HJ. Syberberg. 

LUNDI 3 OCTOBRE 
Classiques de cinéma-films d'auteurs, 
filins rares ; 15 h, le Bossu, de J. Delannoy ; 
17 h. Train d’enfer, de C.-R- Endfield; 
19 h. Rétrospective ZDF (Kleines Fera- 

schspiel) : 11 fait froid dans- le Branden- 
biNiij. de W. Hermann, N. Mejenberg et 
H. Stnm. 

MARD1 4 OCTOBRE 
Rdficbe 

Les exclusivités 

L'ANNÉE DE TOUS LES DANGERS 
(AusT4 v.o.) : Cinochos, 6* (633-10-82) : 
Marbenf, 8 e (225-18-45). 

L'ARGENT (Fr.) : Lncernaire, 6* (544- 
57-34). 

ATTENTION, UNE FEMME PEUT EN 
CACHER UNE AUTRE (Fr.) : Forum 
Orient Express, I» (233-63-65) ; Riche- 
lieu, 2 e (233-56-70) ; Chmy P ala ce. 5* 
(354-07-76) ; Paramount Odéon. 6* 
(325-59-83) ; Le Paris. 8- (.359-53-99) : 
Paramount City, 8* (562-45-76) ; 
George-V, g- (562-41-46) ; Saint Lazare 
Pasquier, 8* (387-3543) ; Paramount 
Opéra, 9" (742-56-31); Lumière, 9* 
(24649-07) ; Paramount Bastille, 12* 
(343-79-17) ; Athéna. 12* (343-00-65) ; 
Nation. 12* (343-04-67) ; Paramount 
Galaxie, 13* (580-18-03) ; Gaumont 
Sud, 14* (327-84-50) ; Montparnasse P &- 
thé, 14* (320-12-06) ; Bienvenue Mont- 
parnasse, 15* (544-25-02) ; Gaumont 
Convention. 15* (82842-27); Victor 
Hugo, 16 e (72749-75) ; Paramount 
Maillot, 17* (758-24-24) ; Wopler Pathé, 
18* (S22460I). 

LES AVENTURIERS DE L’ARCHE 
PERDUE (An v.f.) ; Trois Hauumann, 
9- (77047-55)). 

LA RELU CAPTIVE (Fr.): Denfert 
(H.sp.), 14* (32141-01). 

BENVENUTA (Fr.-Belg.) Ciné- 
Beaubourg. 3* (271-52-36) ; U.G.C. 
Odéon, 6* (325-71-08) ; U.G.C. Opéra. 
6* (261-50-32) ; 14- Juillet Parnasse. 6 ■ 
(326-5800) : Biarritz. 8* (723-69-23) ; 
14- Juillet Bastille. 12* (357-90-81). 
CARMEN (Esp., v.o.) ; Gaumont Halles. 
1" (29749-70) ; Saint-Germain Village, 
5* (633-63-20) ; Bretagne. 6* (222- 
5707) ; Hautefeuüle. 8* (633-79-38) ; 
Elysées Lincoln. 8* (359-36-14) ; Ambas- 
sade, 8* (359-18-09) ; Parnassien, 14* 
(329-83-U). - V.f. : Impérial, 2* (742- 
72-52). 

CHALEUR ET POUSSIERE (HEAT 
AND DUST) (Ang., v.o.) r Ciné Beau- 
bourg, 3* (271-52-36) ; duny Ecoles. 5* 
(354-20-12) ; U.G.C Danton, 6* (329- 
42-62) ; U.G.C. Rotonde. 6* (633- 
08-22) ; U.G.C. Champs-Elysées, 8* 
(359-1 2-1 S) ; lAJnilkt Beangrenelie. 
15* (57579-79). - V.f.: U.G.C. Boule- 
vard, 9* (2460544). 

CHRONOPOLIS (Fr.) ; Saint-André-des- 
Arts, 6* (32648-18). 

LA CRIME (Fr.) : Forum, 1«* . (297- 
5574) ; U.G.C Montparnasse, 6" (544- 
14-27) ; U.G.C-TMéon, 6* (3257108) ; 
U.G.C. Biarritz, 8* (72569-23) ; U.G.C,. 
Normandie, 8* (35941-18) ; Marignaa, . 
8* (359-92-82) ; U.G.C. Boulevard, 9* 
(2460644) ; U-G.C Convention.- 15* 
(828-2004) ; Paramount Maillot, 17* 
(75844-24) ; Images. 19 (52547-94). 
DANS LA VILLE BLANCHE (Sois.) : 
Saint-Ambroise, II* (700-89-16) 
(H-sp.). 

DAJRK CRYSTAL (a., vJ.) : Trois Hauss- 
. mann, 9* (77047-55). 

LE DESTIN DE JULIETTE (Fr.) : Fo- 
rum Orient-Express, l" (233-63-65) ; 
Quintette, 5 (6357538) ; Saint-Lazare 
Pasquier, 8* (387-3543); Olympi©-.. 
Balzac, 8* (561-10-60) ; Parnassiens, 14* 
(320-30-79) ; Olympic, 14* (5453538). 
DIEU ME SAVONNE (Bost-, v.o.) : 
George V (5624146) ; Parnassiens, 14* 
(329-8511). - V.f. : Impérial Pathé, 2* 
(742-72-52). 

L ES. DIE UX SONT TOMBES SUR LA 
TÊTE (Bosu-A, va) : Matignon, S* 
(359-92-82). - V.f.: Français, 9* (770- 
3588) ; Montpaxnos, 14* (327-52-37). 
MVA (Fr.) (•):); Rivoü Beaubourg. 4* 
(272-6532) ; Panthéon, 5* (354-15-04) ; 
Grand Pavois. 15 (55446-85). 
EQUATEUR (Fr.) (■) : Berlitz, 2* (745 
60-33) ; Epée-de-Boîs, S* (337-5747) ; 
Am bassad e. 8* (35519-08). 

E.T. L'EXTRA-TERRESTRE (A, v.f.) : 

Trots Haassmaim. 9* (77047-55). 

L’ÉTÉ MEURTRIER (Fr.) : George V. 8* 
(5624146) ; Français. 9* (770-3588) ; 
Montpernos. 14* (327-52-37). 

FANNY ET ALEXANDRE (Suède, vxt) 
Version intégrale : Otympic Luxem- 
bourg. 6* (63597-77). 

FANNY HDUL (Am. v.o.) (“) : Biarritz. 

8* (7256523). - VT. : U.G.C Opéra. 2* 
(261-50-32) ; U.G.C. Rotonde. 6* (635 
08-22). 

LA FIANCEE QUI VENAIT DU FROID 
(Fr.) : Forum Orient- Express, 1** (235 
63-65) ; Rex, 2* (2363593) ; U.G.C. 
Odéon, 6* (325-71-08) ; U.G.C. Mont- 
parnasse, 6* (544-14-27) ; Normandie, P 
(3594MB) ; U.G.C. Boulevard. 9* 
(246-6644) ; U.G.C Gare de Lyon, 12* 
(343-01-39) ; U.G.C. Gobelins, 13* 


(336-2344) ; Mistral, 14* (5355243) ; 
U.G.C "Convention. 15* (828-2064): 
Murat, 16* (651-9575): Images, 18» 
(52247-94) ; Secrétan, 19* (241-77-99). 

LE FAUCON (Fr.) : Forum Orient Ex- 
press, 1** (233-6565) ; Quintette, 5* 
(6357538) : Matignon. 8* (35592-82) ; 
MaxéviUe, 9* (770-72-86) ; Français, 9* 
(770-3588) ; U.G.C. Gare de Lyon, 12* 
(343-01-59) ; Fauvette, 13* (331- 
60-74) : Mistral, 14* (5355243) : Mom- 

- parnasse Pathé, 14* (320-12-06) ; . 

Convention Saint-Charles, 15 e (575 
3500) ; Secrétan, 15 (241-77-99) ; OU 
ché Patbé. 19* (52246-01). 

LA FEMME DE MON POTE (Fr.) : Ber- 
Utz. 2* (742-60-33) : Richelieu, > (235 
56-70) ; Marignan. 8* (359-92-82) ; Gau- 
mont Sud, 14* (327-84-50) ; 

Montparnasse Patbé. 14* (320-12-06) ; 
Patbé Clichy, 18* (5224601)) ; Gau- 
mont Gambetta, 20* (636-10-96). 

FLASHDANCE (A., v.o.) : Forum, 1** 
(297-5574) ; Ciné-Beaubourg, 3* (271- 
52-36) ; Saint-Michel, S* (326-7517)-; 
Paramount Odéon, 6* (325-5583) ; Pu- 
blias Champs-Elysées. S* (72576-23) : 
Biarritz, 8* (7256523) ; Paramount 
Mercury, 8* (562-7590) ; Kinopâno- 
rama, 15* (306-50-50). - VJ ; Para- 
mount Marivaux. 2* (296-80-40) ; Rex, 
(236-83-93) ; Paramount Bastille, 12* 
(3457517); U.G.C Opéra. 2* <261- 
SO-32) : Paramount Opéra, 9* (742- 
56-31) ; Paramount Galaxie, 15 (580- 
18-03) ; U.G.C. Gobelins, 13* 
(3352344) ; Paramount Orléans, 14* 
(54045-91) ; Paramount Maillot, 17* 
(758-24-24) ; Patbé Clicfay, 18* (522- 
464)1) : Secrétan. 19* (241-77-99) ; Pa- 
ramount Montparnasse. 14* (329- 
90-10) ; Convention Saint -Charles, 15* 
(57533-OQ) ; Murat, 15 (651-9575) ; 
Gaumont Gambetta, 20* (6351596). : 

FRAGMENTS POUR UN DISCOURS 
THEATRAL - VTTEZ - LE CONSER- 
VATOIRE (Fr.)-: Studio Bertrand, 7* 

■ (78564-66). ‘ - 

FRANCES (Àu. va) : Gaumont Halte». I 0 
(2974570) ; U.G.C Danton. 6* (325 
42-62) ; Colisée, 8* (355254 6) : Bienve- 
uDe Montparnasse, 15* (544-25-02). - 
VJ. : Berlitz, 2» (7424533) ; Montpar- 
nasse Pathé, 1 4* (32512-06) . 

FRÈRE DE SANG (A.. v.o.) (•) : 7* Art 
Beaubourg, 4* (278-34-15). 

FURYO (Jap., v.o.) : U.G.C. Marbenf. »■ 
(225-18-45) ; Studio Cujas; S* (354- 
8522). 

GAUIN (Biés.. v.o.) : Denfert (H. spL), 
14* (32141-01). . 

GANDHI (Ang., v.o.) : Clony Palace, 5* 
(3552512)) : Elysées Lincoln. 8* (355 
3514). - VJ. ; Capri, 2* (508-1 1-69). 

LE GUERRIER IME L’ESPACE (A^ 
▼.a) : Ermitage, 8* (35515-71). - VJ. ; 
Rex. y (233-83-93) ; U.G.C. Boulevard, 

9* (2456544). 

HANNA K. (Fr.-A., r. angL) ; Gaumont 
Halles, 1* (2974570); Quintette, S* 
(633-79-38) : Ambassade. 8* (355 
1908); 14-Juillet Bastille, 11* (3S7- 
9581) ; Parnassiens, 14* (3253519) ; 
14-Juillet Beangrenelie, 15* (5757579). 

- VJ. : Richelieu, y (2355570) ; Ber- 
litz, 2* (742-6533) ; Montpamos, 14* 
(327-52-37) ; Gaumont Convention, 15* 
(82842-27). 


OLYMPIC BALZAC - PARAMOUNT ODEON - MOVIES LES HALLES - LES PARNASSIENS - M AXE VILLE 
PARAMOUNT OPÉRA - PARAMOUNT GALAXIE - LES IMAGES - ARTEL NOGENT - ALPHA ARGENTEUIL 


LES FILMS 
NOUVEAUX 

L’AMX IMS VINCENT film, fronças de' ' 
Pierre- Granler-Deferre : Gaumont- 
Halle», 1- (2974570) : Richelieu, 2* 
(233-5570) ; St-Gennain Studio, 5* 
(633-63-20) . ; Hautefetiüte,. 5 (633- 
7538) ; Ü.G.C-Rotonde, 5 (635 
08-22) ; Bretagne, 5 (222-57-97) ; 
Colisée, y (3552946) ; George V. 
8 * (562-4146) ; St-Lazare Pasquier. 
8* (387-3543) ; Athéna, 12- (343- 
0565) ; U.G.C-Gare de Lyon, 12* 
(34301-59) ; Fauvette, 13* (331- 
6574; MistraL 14* (5355243); 
Gatunom ^Convention, 15* (828-, 
4227) ; 14- Juillet Beaugrenelle. 15* 
(5757572) ; Mayfaîx.. 15 (525 
2706) ; Wepler- Pathé, 18* <522- 
4601) ; GanmonhGambetta, 20*- 
(6351006). 

LA BALLADE DE NÂRÀYAMA. 
Film japonais de Sbohei Inomnra, 
v.o. r Gaumont-Halles,' 1** (297- 
4570) ; HauteieniUe, 6* <633- 
7538) ;'CMympié 'SainirGènnain, 6* ' 
(222-87-23) ;.La Pagode, 7^ (705; 
1215) ; Gaumont-Champa^ESÿiées. 
8*. (35904-67)’; Olymprc- Entrepôt, 
14* (545-35-38) ; P.L.M.- 

SaxmrJaèqnes. 1 4* (589-6842) ; v J.- : • 
Impérial, 2*. (7427252) ; Nation, . 
1 y (3430467) ; GnumotoSnd,'14*. 

. (320-85S2) ; Gaumom-COnvemio5_ 
15 (8284227) .: PatbéCMchy, 18* 
(5224601).-, 

LES BRANCHES À ST-T3K»£Z;. 
film français de Max Pecas : Fonun- 

Oriem-ExpreM. 1“ (23363-65) ; 
Paramoum-Odéon, 5 (3255903) : 
Paramount -City, B* (5624576) 
ParamauntrOpéra. 5. (742-5531).; 
MaxéviUe. 9* (770-7266) - Max Lin- ; 
der, 9* (7704004) ; Paremount- 
Gahxie, 13* (580-1503) ; Fauvette, 
13* (3314574) - Mistral. . 14* (535 
5243) ; Paramoum-Montparnassc, 
14* (32590-10) ; Conventîon- 
SaintrCharies. 15 (57533-00);. 
Paramotuo-Motitmartre, 18* <605 
34-25)- . - .. - - . 

LA SCARLATINE; film françate de 
Qabrnd. Agfaion : Rex, 2* (235 
8303) ; Ciné-Beaubourg, 3* (271- 
5236) ; U.G.C-Odéon, 6* . (325 
7108) : U-G.C-Moutpairuiase, 5 
(544-14-27) ; Biarritz, 8* (723 : _ 
6523) : U.G.C -Boulevard. 9* (245 
6544) ; U.G.C-Gare de Lyon. 12* 
(343-0L49) ; U.G.CCobeÉaS, 13* 
£33523-44 );■ U.G.C-Cmvéïittôa; 
15 (828-20-64) ; Mmüt, 16* (651-‘ 
957S) 'î Paramount- Mbatmar- tre, 
18* (60534-25). 



L'HOMME DE LA RIVIÈRE D’AR- 
GENT (Ansu v.o.) ; E s p a ce Gaîté, 14* 
(325-9594), 

LA JAVA DES OMBRES (Fr.) : 

14-Juilkt Racine. 6 e (3251568).- 
L’HOMME AUX DEUX CERVEAUX 
(A^ VA) : Marignan. 8* (35592-82). 

. LA JEUNE FEULE AU CARTON A 
CHAPEAU (Sov., va) : Stodîc r -des Ur- 
SBlinec. 5 <354-351 9). - ~ 

■ JOŸ (Fr.) (*■) : U.G.C. Opéra,- y : (261- 

50-32)); U.&C Ermitage. 8* (355 
157IJ. 

KOYAANESQATS1 (A, v.o.)- : Excoriai. 
13* (707-2504). 

LIBERTY BELLE (Fr.) : Saim -Germain 
Hucfaettc; 15 (633-63-20) ; Colisée. 8* 
. (3552946) ; Nattons. 1 2* (34304-67) ; 
Parnassiens, iü* (329-8511); Olympic. 
14* (5453538) 

LUDWIG-VISCONTT (II, v.o.) : Saint 
André des Aria, 6* (32648-18). 

LA MATIOUETTE (Fr.) : Olympic, 14* 
(5453538). . . 

LE MONDE SELON GARP (A., v.o.) ; 

■ Saint Ambroise. H* (700-89-16) 
(H. sp.)) ; Riaho. 19* (607-8701) 
(H. sp.) 

MONTY PYTHON. LE SENS DE LA 
VIE (A^ v.o.) : Quintette. 5* (635 
7538). - VJ. : Capri, 2* (508-11-69). 
CEO. POUR ŒIL (A, vJ.) : Arcades, 2* 
(23554-58). . 

OKRAINA (Sov. V.O.) ; Studio des Urau- 
lines, 5* (354-3519). 

OUTSIDERS (A., væ.) : Fbrum, 1- (297- 
5574) ; Quintette. 5* (6357538) ; Am- 
bassade. 8* (3551908) ; Biarritz. 8* 
(723-6523) ; Parnassiens, 14* (325 
8511); 14-Juillet Beaugrenelle. 15* 
(5757579). - V.f. : Richelieu, 2* (235 
56-70) ; Berlitz, 2* (742-60-33).; Fau- 
vette, 13* (331-60-74) ; Gaumont Sud. 
14* (327-84-50) ; Miramar. 14* (320- 
8552) ; Gaumont Convention, 15* (828- 
42-27) ; Clichy Patbé, 18* (5224601 ). 
PATRICIA (Aul. vJ.) (*■) : U.G.C. 

Opéra, y (261-50-32). 

PAULINE A LA PLAGE (Fr.) : Cinocbea 
(H. sp.) 6* (63510-82). 

LES PRÉDATEURS (BriL, v.o:) (*) : 
SaintrSéverin. 5* (354-5001); Mari- 
gnan, 8* (359-92-82) ; 7* Art Beaubourg, 
4* (278-34-15). 

LE ROI DES SINGES (Chinois, vJ.) : 

Marais, 4* (27847-86). 

RUE CASES NEGRES (Fr.) : Rte Opéra. 
2* (742-82-54) ; Ciné Beaubourg. 3* 
(271-52-36) ; U.G.C Danton, 6* (325 
4262): 14Juiltet Bastille, 11* (357- 

- 90-81); Ermitage. 8* (3551571) ; 
MaxéviUe, 9 (770-7586) ; U.G.C Gare 
de Lyon» 12* (34301-59) ; U.G.C Gobe- 
lins, 13* (336-2344) ; Montparnasse Pa- 
tbé, 14* (3251206) ; I4-Juiltet Beaugre- 
nelie, 15*. (5757579) ; Images, 18* 
(52247-94),- 

SUPERMAN m (A_ va) ; Ambassade. 
8* (3551508). - VJ. : Lumière, 9* 
(2464907) ; Richelieu. 2* (23556-70) 
(H. sp.)) ; Miramar, 14* (3258552). 
TONNERRE DE FEU (Æ, vm.) ; U.G.C. 
Danton, 6* (32942-62) ; Nonnandte, 8* 
(33541-18). - VJ. : U.G.C. Montpar- 
nasse, 6* (544-14-27) ; Arcades, 2* (235 
54-58) ;■ Paramount Opéra, 3* (742- 
5531). 

TOOTSDE (A^ v.L) : U.G.C Opéra. 2* 
... (261-59-32)* . , . 

' LA TRÂVUTÀ (11, và) ^Vendôme, 2- 
(74597-52). 

LA ULTIMA CENA (Cu5. v.o.) ; Den- 
fert (H. sp.). 14* (3214101). 

-VICTOR. VICTORIA (A. væ); Saiat- 
. Mïcbcl, 5* (3257517). - * 

VIVEMENT DIMANCHE (Fr.) : Studio 
de la Harpe, 5* (634-2552) : Haute- 
. feuille. 6* (6357538) ; Marignan, 8* 
(35992-82) ; ByséeaLmcoln, 8*. (355 

- 3514) ; Français, 9* (770-3588) ; Na- 
tions, 12* (34304-67) : Montpar n asse 

. Patbé, 14* (320-1206) ; Mistral, 14* 

. (53552-43) ; Gaumont Convention. 15* 

V (82842-27). 

LE VOYAGE A DEAUVUXÉ (Fr.) : 
Olympic. 14* (5453538). 

Y OS, LE CHASSEUR DU FUTUR (A. 
vJ.) : Gaît é- Rochec houart, 9* (875 
81-50)., 

ZÉLEG (A) ; Forain, 1- (297-5574); 

: Maries Halles, 1* (260-4599) ; Para- 
moton Marivaux, 2°: (29580-40) ; Studio 
. ' Alpha, S* (3553947) ; Paramount 
Odéon, (f : (3255583) ; Publîds Saint 
: Germain,' ; 6*: (222-72-80),; Psgode, 7* 

- (705-1515) ; Publias Champs Elysées, 

' tr ,(720-7523) ; Mbnte'Oarto, * <225 

• : j '0583) Paramount Opéra, 9*' (742- 
5531) r. P ar amount Baëflle, 15 (345 
• 79-17)': Paramount Gobelins, 13* 

, (707- 12-28) ; Paramount Montparnasse, 
r 46* (3259510) ï- Paramouri^ Orléans, 
'T4* (5404591) ; Convention Saint 
--Charles,. 15* (579-3500); Pis». 16* 

. : (2B86W4): Paramount MaiDoL IT 

- (768-24-24) ; ' Clichy .Patbé, 18* (522- 

464)1). , . .. 

Les grandes reprisés . ' 

L’AGE D’OR (Fr.) ; Tempüera (H. sp.), 

3* (272-94-56). 

ANNIE HALL (A, v Æ ) : Saint-Gennam. 

5* (6351582). 

APOCALYPSE NOW (A, v.o.) (**) : 

Obotro, 5 (354-5560); . 

LES: ARISTOCHATS (A, : Napo- 

' léon. 17- (3804146). 

BARRY LINDON (A. v.o.) : Marbenf. 8* 
(2551845). 

BYE BYE RRASIL (A) : Denfert, 14* 

. (321414)1). 

LE BON. LA MUTE ET LE TRUAND 
- -IA. vJ.) : Paramount Montmartre, 18* 

' .(6053525), 

CESAR (Fr.) : André Bazto, 13* (337- 
34.3 9).:' t . 

LES CHIENS DE PAILLE (A. v.o) 
(■■) : Studio de b Harpe^ 5* L (634- 
. .2552)4 U.G.C Marbenf. 8* (225 
1845). 

. LES CINQUANTE-CINQ JOURS DE 
PÉKIN (A ,-vJ.) .- Gaumont Gambetta. 
20* (635)096), 

CLEMBENTINE TANGO -(Fr.)’: Rialts, 

. 19* (607.^7-61). . : 

CREEPSHOW (A, va) : Riaho. 19* 

;■ {607-87 41).- 

CRIA CUERVQS (Esp;. vlo.'i-i (Hjp.) 
i Denfert, 14* (32141-01). 

CROSSFINGER (A^v.r.) t Mmtftilte, 9» 

- (77B-72-86) ; Paramount City triomphe, 

■ 8» 1 <5624576) ; Parambdnt -OpÉra, 9 
■' . (742-5531) ; Paramount Montparnasse, 

■ ^.14*132990110). . - 

LES DAMNES (h, vX) (*ï : : Opéra 
Night, y (29562-56). 

LE DAHLIA BLEU (A^ va) 'Olympic 
Luxembourg, 5 (63997-77). 
DELIVRANCE (A, tX) f*) : Opéra 
Night, 2* <29562-56) ; Boîte à Films, 
(HJP.K17* (62244-21). [J. 

LE DERNIER MÉTRO (Fr.) : U«r- 
naire, 5 (544-57-34) . 






ETUDES SPECTACLES 



LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 - Page 19 


CINEMA 


MUSIQUE 


• : -V n 


TT -T • 


r^.. ... . 


[J £ VT. 
%ï^V* * w.i. 


I >S7a5! AGO lA "* v '°'* : 

EMMANUELLE (Fr.» (••) : Paramomu 
Oty.8* (5624S-76). 

L'EMPIRE DES SENS (Jap.. v.f.) (— ) - 
f^iramouat Marivaux 2* (296-8040) 

LES ENFANTS DU PARADIS (Fri • 
■ Raneiagh, 16 e (288-64-44). 
ERASEBHEAD (A, V.Q.) ; Escurâl 13* 

EVE (A^ Ȯ.) : Action Christine, (f (325- 
47-46). 

LA FABULEUSE HISTOIRE DE DO- 
. NALD ET DES CASTORS JUNIORS 
‘(A., vj“0 : La Royale. 8* (265-82-66) ; 
Grand Pavois. 15* (554-46-85) ; Napo- 
‘ léon, t> (755-63-42). 

■ LA FABULEUSE HISTOIRE DU BA- 
• BON DE MUNCHAUSEN (AU., v.o.) : 

Actio n Ecole s. 5* (325-72-07). 

LE FACTEUR SONNE TOUJOURS 
DEUX FOIS (A-, vj.) (••> - Studio de 
la Contrescarpe. s* (325-78-37) ; Studio 
de rEtoüe. 17 e (380-12-05). 

FLESH (A. v.a) (■•) : Espace Gaîté. 14» 
(327-95-94). 

L’EXTRAVAGANT MR RUCGEES (A^ 
v.o.) : Oiympic Luxembourg. 6» (633- 
97-77» . 

GIMME SHELTER (A. v.o.) : Vidéo- 
s tone.6 * (325-60-34). 

GIJSSEMFNTS PROGRESSIFS DU 
PLAISIR (Fr.) (••) : Deofen. 14* 
(H-sp.) (321-41-01). 

HAÏR (A., va) ; Epée-de-Bais, S* <337- 
57-47). 

HAUTE PÈGRE (A., v.o.) : Saint- André 
des Ans. 6* (326-48-18) : Olympe En- 
trepôt. 14» (545-35-38) ; Mac-Mahon, 

- 17* (380-24-81). 

L'INCONNU DI» NORD EXPRESS (A.. 
V.o.) : Action Cbrâtioe. 6* (32547-46) ; 
Oiympic Balzac, 8* (561-1060). 
JEREMIAH JOHNSON (A vJ.) ; 
OpÉra-Nigbt, 2* (296-62-56) ; Boîte à 
Fîlnis (H_sp ). 17* (622-44-21). 

JÉSUS DE NAZARETH (It. vJ.) 
(1“ partie) (2* partie) : Grand Pavois, 
15* (554-46-85). 

LES JOCONDES (Fr.) : Marais. 4* (278- 
47-86). 

JONATHAN LIVINGSTON LE GOÉ- 
LAND (A. va) : Gaumont Halles, 1' 
(297-40-70) ; Gaumont Ambassade. 8” 
(359-194)8) ; Studio Médicis. S» (633- 
25-97) ; v.r. : LnmiCie. 9* (246-4907) ; 
UGC Opéra. 2* (26] r 50-32) ; Mooi- 
parnos, 14* (327-52-37) ; UGC Conven- 
tion. 15* (828-2064). 

MÊME A L'OMBRE LE SOLEIL LEUR 
A TAPÉ SUR LA TÊTE (II. v.f. ) : Ar- 
cades. 2* (233-54-58). 

MIDNIGHT EXPRESS (A-, vJ.) (■*) : 

Capri, 2* (508-1 1-69). 

MONTY PYTHON SACRÉ GRAAL 
(Ane- va) : CSuny-Ecoies, 5* (354- 
20 - 12 ). 

NEW YORK, NEW YORK (veraton imé- 
grale) -.Calypso. 1X380-30-1 1). 

PETER IBBETSON (.A. v.a) ; Studio 
Logos. 5* (354-26-42); Oiympic. 16 p 
( 545-33-38) ; Acacias. 17* (764-97-83). 
PINOCCHIO (A. v.f.) : NapoMon, 17* 
(380-41-46). 

PINK FLOYD THE WALL (A_ va) : 

Publicis Matignon, 8* (359-3 1-97) . 
PLACE AU RYTHME (A v.o.) ; Bona- 
parte. 6* (326-12-12). 

PLAYTTME (Fr.) : Grand Pavois. 15* 
(554-46-85) ; Templiers. 3- (272-94-56). 
PORTIER DE NUIT (It, v.o.) (•*) : 

Champo.5* (354-5 F60)- 
LES 400 COUPS (Fr.) : Pamusieps. 14* 
(329-83-)!). 

RAMBO (A. vJ.) (■■) : Paramonm 
Montmartre, 18* (606-34-25). 

THE ROSE (A. v.a) : Fonun- 
Orient- Ex press, 1** (233-63-65). 

TAXI DRIVER (A_ v.a) (■•) : Parnas- 
siens. 14* (320-30-19) ; Studio de 
l’Etoile. 17* (3804205). 

UN SI DOUX VISAGE (A. va) : Action 
Christine. 6* (32947-46). 

WOOOSTOCK (A. va) : Péniche des 
Ans. 16* (527-77-55). 




Les festivals 

BUSTER KEATON : Marais. 4» (278- 
47-86) . Mer. : Sherlock Junior : jeu. : les 
Lois de l'hospitalité : vea : Fiancées en 
folie ; sam : te Dernier Round ; dim. : la 
-Croisière du navigator ; lun. : Ma vache 
et moi ; mar. : Steamboat Bill junior. 

BERGMAN (vxi.) : Studio Bertrand. 7* 
(783-64-66). tous les jouis: 14 h et 
22 h 40 : les Fraises sauvages ; 15 h 30 : 
Une leçon d’amour. 

PREMIERS FILMS (v.o.) : Studio Ber- 
trand. 7* (783-64-66). TTs. 17 h : Rachel. 
Rachel ; 20 h 40 : la Chair de l’Orchidée. 

ANTOINE VTTEZ ET LE THÉÂTRE 
FILMÉS PAR MARIA KOLEV A : Stu- 
dio Bertrand. 7* (783-64-66) tJj 12 h (sf 
V.). 

HITCHCOCK iv.o ) : Action La Fayette, 
9* (878-80-50) : mer- jeu. : la Loi du 
silence : ven.. sam. : le Faux Coupable : 
dim. lun.. mar. : la Maison du 
Dr Edwardes. 

AMERICAN MEMO RIES (v.a) : .Action 
La Fayette. 9* (878-80-50) ; mer. : Tom 
Hom : jeu. : Funny Gtrl : ven. : Dracula 
vit toujours : sam- Klute : dim. : Tant 
qu’il aura des hommes : lun. : Vas-y 
fonce : mar. : Alice n'est plus ici. 

FRANÇOIS TRUFFAUT : EscuriaL 13* 
(707-28-04). tlj. 14 b 30 : l’Enfant sau- 
vage :tlj. 16 h 30 :1a Chambre verte ;Üj. 
18 b 30: b Mariée était ea noir: ifs- 
20 b 30: T Histoire d'Adèle H.: ils. 
22 b 30 : Farenheit 45 1 ; sam. dim.. 
12 b 30 : la Nuit américaine. 

POLAR STORY (v.a) : Oiympic Mari- 
lyn. ]4* (545-35-38). mer.: les Ruelles 
ud malheur ; jeu. : b Toile d'araignée : 
ven. : Police connection ; saut. : les Sept 
Voleurs : dim. : En marge de l'enquête : 
l un ; Gomshoe ; mar. : les Forbans de b 
ouït 

PROMOTION DU CINÉMA (v.o.) : Stu- 
dio 28. 18* (606-36-07). mer.: Cujo: 
jeu. : la Nuit de l’iguane ; ven. : 

- Joy (“•) : sam.: la Mémoire: dim. 
atar. : Vivement dimanche. 

WOODY ALLEN (val : Action Ecoles. 
5* (325-72-071. mer. Woody et les 
robots ; /eu. : Guerre et Amour ; «en, 
lun : Tout ce que vous avez toujours 
voulu savoir sur le sexe» ( ”) : s a m ., 
msr. Pjinamn ; J no. : Tombe les filles et 
lais-toi 

MARK ROBSON (v_o.) : Espace Gahé. 
14* (327-95-94) : mer., saro. mar. : b 
Septième Victime : jeu., dim. : rite des 

. morts : ven- lus. : Bekfcun. 

JEAN-LUC GODARD : Républic 

Cinémas, 11* (805-51-33). mer., jeu.. 
18 b. 20 h. 22 b : te Mépris ; ven.. 16 h. 
20 h. 22 h ■ Week-end : sam- 14 h. 16 b. 
18 h. 20 b. 22 h: Masculin Féminin; 
dim.. 14 h. 16 h. iS h. 20 h. 22 h : Sauve 
qoi peut la vie ; hffl- 1 S b. 20 b. 22 fa : 
One + One : mar.. 20 b 30. 22 h 1 5. 
One One. 

FESTIVAL R. BRESSON : Studio 43. 9- 
,770-63-40). mer. 18 b, '-en. 20 b. sam. 


22 h. dim. 16 h. lun. 22 h : les Daines du 
Bob de Boulogne ; mar. 20 h. ven. I S b. 
sam. 14 h, dim 22 h : 1e Diable probable- 
ment ; mer. 22 h. sam 20 h, dim. 18 b : 
Un condamné à mort s’est échappé : jeu. 
18 h, ven. 22 h, sam 18 h. dim 14 h. lun. 
20 b : Moue bette ; jeu. 20 h : Une femme 
dou c e ; jeu. 22 b, sam. 16 b, dim 20 h. 
lun. 1 8 h : Au hasard Battaaard. 
FESTIVAL 1YOSOGUCHI (v.o.) : 14- 
juiltet-Panatsse, 6» (326-58-00). mer., 
14 b 15. J6 b 40. 19 h. 21 b 20: l'Inten- 
dant Sansho : jeu. 14 h, 16 b. 18 h, 20 b. 
22 h ; Rue de la honte ; ven. 14 h, 
Ifi b 45. 19 h 45. 22 b : ks Canifs des 
chrysanthèmes tardifs : sam 14 fa 10, 

16 b 10. 18 b 05. 20 b 10. 22 h tS : le 
Repos sacrilège : dim. 14 b 05. 16 b 45 : 
la Vie d'O. Haro, femme galante; hm 
14 h. 16 h 20. 18 h 40. 21 h : l'Impéra- 
trice Wang Kwei Fei ; mar. 14 h. 15 h 30, 

17 h, 18 h 30, 20 h. 21 b 30 : tes Femmes 
de la nuit. 

FESTIVAL S- J. RAY (v.o.) : mer- sam, 
lun- 14 b 10. 16 h 40. 19 b 10, 2) h 45 : 
la Grande VüJe ; jeu- mar- 13 b 50. 
16 b 10. 18 h 30. 20 b 50 : Cbantlau ; 
ven.. dim.. 14 b 05, 16 b. 18 b. 20 b 05. 
22 h 10 : le Salon de musique. 

CYCLE MAXIME GORKI (v.o.) (v.f.) : 
Cosmos. 6* (544-28-80). mar. 14 b, mer. 

18 h. jeu. 16 h. sam 16 h, dim |4 h : 
l'Enfance de Gorki (v.o.) ; mar. 16 h. 
mer. 22 h, ven. 16 h, sam. 18 h, lun. 18 h : 
En gagnant mon pain (v.a) ; jeu. 14 h, 
ven. 22 h. sam 20 b. lun. 22 h, mar. 
18 b : Mes universités (v.a) : mer. 14 h, 
jeu. 20 h. vat. 1 8 h. sam. 22 h, lun. 14 b. 
mar. 20 h. dim. 20 b : les Bas-Fonds 
(v.a) : mer. 16 h 30, vea 20 h 30, dim 
22 b 30. lun. 16 b 30 : la Mère (Poodov- 
kine) (v.o.) ; jeu. 22 b 30, sam. 14 h. 
dim. 18 b. mar. 22 b 30 : b Mère (Dons- 
koî) (v.f.) ; mer. 20 h, jeu. 18 h. ven. 
14 h, dim 16 h. tua 20 h : tes Tziganes 
moment au ciel (>a) . 

Les séances spéciales 


AMERICAN GIGOLO (A, v.o.) ; 
Ch&telet- Victoria, !•' (508-94-14). 
14h 15, 18h 15. ven.. sam, 0 b 15. 
AUEN (•) (A. va) : RivoL- Beaubourg. 
4» (272-63-32), 16 h. 

BE1.1JSSIMA (II. v.o.) : Ciné- 

Beaubourg. y (271-52-36), sam- dim.. 

lun, 1 1 b 40. 

BLADERUNNER (•) (A, v.a) : Rivoü- 
Bcnubourg, 4* (272-63-32). 18 h. + jeu- 
vea. lun- mar- 14 h ; v.f. : Opéra Ni&bi, 
2* (296-62-56). jeu- ven- lun- mar., 
19 b 20, 21 b 30, sam- dim., lun., 
16 fa 10. 

LES CADAVRES NE PORTENT PAS 
DE COSTAKD (A., v.o.) : Saint- 
Ambroise. Il* (700-89-16), mer., vea, 
dim. 20 h. sam, lun- 20 h 45. 

CARMEN JONES (A, v.a) : Si-' 
Lambert. 15* (532-91-68). jco, ~21 h, 
vea. 19 h. mar.. 17 b. 

CASANOVA, UN ADOLESCENT A VE- 
NISE (II, va) : Studio Gu lande. 5* 
(354-72-71). 16 h 05. 

LES CHARIOTS DE FEU (Brh., va) : 
Saint-Lambert. 15* (532-91-68), mer., 

luo. 19 h. dim- 21 h. 

CLEMENTINE TANGO (Fr.) : Chàtdet- 
Vîctorü, I- (508-94-14). 22 h 4- Rialio. 
19* (607-87-61). 

DERNIER CAPRICE (Jap- va) : Ciné- 
Beaubourg. > (271-52-36), sam. dim.j 
lun. 11 b 50. 

LE DERNIER TANGO A PARIS ("•) 
(II. va) Saint-Ambroise, 11* (700- 
89-16), mer., jeu- vea, 21 h 30, sam. 
lun- 22 h 13. 

ELEPHANT MAN (A, va) : Templier*. 
3* (272-94-56) . sam. dim- 20 b 10. mer., 
15 b 45. 

ELISA VIDA MU (Esp- v.o.) : Denfert, 
14* (321-41-01), lua. 14 b. vea. 20 b. 
L’EMPIRE DES SENS (••) (Jap- v a) : 
Tempfiers. 3* (27294-56), 22 b 15 + 
Saint-André-des-Arts, 6* (326-48-18), 
12b. 

L'ÉTAT DE BONHEUR PERMANENT 
(Fr.) : Studio Bertrand, 7* (783-64-66). 
1- partie dim. 9 h 45 ; 2* p.. dim.. 12 b- 
L’HOMME BLESSÉ (••) (Fr.) : Boîte i 
films, 17* (622-44-21). 20 b. 

L’HOMME A LA PEAU DE SERPENT 
(A- va) : Châtelet-Victoria, 1» (508- 
94-14). 14 h. 

LE JAPON DE FR. REICHENRACH 
(Fr.) ; Saint-Ambroise, II* (700-89-16), 
mer- 18 b 15, lun., 14 h. 

JOHNNY COT HIS GUN (A, va) : 

Châtelet- Victoria, 1** (508-94-14), 20 h. 
LHJ MARLEEN (AB., v.o.) : Studio Ga- 
tamte.5* (354-72-71). 14b. 

LETTRES D’AMOUR EN SOMALIE 
(Fr.) : Oiympic. 14* (545-35-38), 18 h, 
en sein. 

LOLA (AU- va) : 7* Art Beaubourg, 3* 
(278-34-15). 18 h, vea. 24 h. 

LA MAISON DU LAC (A, v.o.) : Rane- 
lagh, 16* (288-64-44). . mer- vea. mar., 

19 h 45. jeu., 21 b 45. dim, 1 S fa. 

LA MAITRESSE DU LIEUTENANT 
FRANÇAIS (A. va) : Calypso, 17* 
(380-30-11 J, 19 h 30. 

MAMAN A 100 ANS (Esp- v.o.) : Den- 
fert. 14* (321-41-01), jea, mar- 14 h, 
dim- 18 b. sam- 22 b. 

MORT A VENISE (h., v.f.) : Templiers. 

3» (272-94-56). sam, dim- 1 7 b 45. Uj- 

20 h. 

NICIPS MOVIES (AIL, va) : Ciné- 
Beaubourg, > (271-52-36). mm- dim-, 
hio, 12 h. 

NOCES DE SANG (Esp.. va) : Chfitetet- 
Vicwria, I*» (508-94-14) : 16 h 15. 
ORANGE MÉCANIQUE (••) (A. v.o.) : 

Studio Galon de, 5* (354-72-7 1 ). 20 h. 
PANIQUE A NEEDLE PARK (*’) (A- 
v.o.) : Oiympic Luxembourg, 6* (633- 
97-77). 12 h et 24 b. 

PLAYTIME (Fr.) : Templiers. 3* (272- 
94-56), sam- dim- 15 b 45; Grand- 
Pavois. 15* (554-46-85). mar- 20 b 15. 

QUE LE SPECTACLE COMMENCE 
(A- va) : Châtelet-Victoria. 1* (508- 
94-14). 22 h 15. 

QUERELLE (”) (AIL. v.a) : Boîte- 
à-Fibtts. 17* (622-44-21), mer- jea, vea, 
lun- mar.. 18 b. 

LA SOLITUDE DU COUREUR DE 
FOND (Briu v.o.) : Ciné-Beaubourg, 3* 
(271-52-36). sam, dira, lun- 1 1 h 45. 

THE ROCKY HORROR PICTURE . 
SHOW (•) (A, va) : Studio Galande, 

5* (354-72-71 ) . 22 b 25, sam, 0 b 10. 

LA VALSE DES PANTINS (A- va) : ■ 

Bohe-ftrFUms, )7* (62244-21). mer.. 
jeu., vea, sam. 13 b 3Ô. 

VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER (A. 

va) : Calypso. 17* (380-30-11), 21 h 15. 
XJCA DA SILVA (Brés- v.o.) : Denfert. 

14* (32141-01). jeu- luo. 22 h, mer- 
sam.. 18 h. mar- 16 b. 

YOL (Tur- va) : Saint-Ambroise. 11* 
(700-89-16), mar- 17 h 30. 

ZaZIE Dans LE MÉTRO (Fr.) : Dec- I 
fen, 14* (32141-01). dim- 10 h. jea, { 
16 h. mer- sam, 20b. I 


Les concerts 

MERCREDI 28 

SALLE CAVEAU. 20 b 30 : E. Mouzalas 
(Comandinidis. Chopin. Debussy—). 

LU CERNAIRE, 19 h 45 : F. Phan-Tbanh 
(Beethoven. Schumann) ; 21 b : 
L Petrova-Boinay iDana, Pereitnan). 

JEUDI 29 

SALLE GAVEAU, 20 b 30 : A Mourd 
(Mendelseoba Schumann, Ravel...). 
LUCEKNAJRE. 1 9 h 45 : voir le 28. 
SALLE PLEYEL, 20 b 30 : Orchestre de 
Paris, dir. : D. Barenboim (Wagner. Bee- 
thoven, Liszt). 

SAINTE-CHAPELLE, 21 b : A Navarre 
(Bach). 

JARDIN DU LUXEMBOURG. 16 h 
Musqué des gardiens de h paix. 

EGLISE SAJNT-CERMAIN-L’AUXER- 
ROK, 21 b : S. Estelles. Pfa. Sauvage 
(Gervaisc. Coaperia HundeL..) . 

VENDREDI 30 

SALLE PLEYEL, 20 b 30 .varie 29. 
SAINTE-CHAPELLE, 21 b : Los Cah 
chakK (musique andine). 

THÉÂTRE DES CHAMPS- ÉLYSÉES, 
20 b 30 : Nouvel Orchestre philharmoiû- 
que. dir. : H. Soudant (Schumann, 
Brahms). 

LUCERNAIBE. 1 9 h 45 : voir le 28. 
SALLE GAVEAU, 20 h 30 : D. Geteflbe. 
SAMEDI 1- 

SAINTE-CHAPELLE, 21 b : voir le 30. 
EGLISE SAINT-MERRI, 21 b : N. Undr- 
biad. B. Andres (Bach, Mozart, 
Famé-.). 

DIMANCHE 2 

EGLISE SAINT-MERRL 16 h : W. Par- 
rot. J. Parrenm (CorellL Haendri, Pou- 
lenc—). 

EGUSE SAINT-L0UIS-DES4NVA- 
LIDES, 17 h : P.Gazia (Bach, Franck, 
Vienie...). 

EGLISE DES BDXETTES, 17 b : M- Le- 
clerc, J. Amade, G. Harie. Y. Thomas. 
Chorale Arioso. dir. ; H. Calme). 
THÉÂTRE DU ROND-POINT. Il h : So- 
listes de l’Orchestre de Paris, dir. : 

E. Krivioe ; réc. : J.-L. Barranlt (Stra- 
vmsky). 

LUNDI 3 

SALLE PLEYEL. 20 b 30 : Ensemble or- 
chestral de Paris, dir. : J.-P. W allez 
(Haydn. Chopin. Wagner—). 

ATHÉNÉE, 21 h : Kiri te Kanawa 
SALLE GAVEAU, 20 h 30 : B. Davido- 
vieb. D. Sitkovetsiri (Mcndelssofan, 
G rieg, Mozart...). 

<3TÉ INTERNATIONALE, 20 h 30 : 

F. Killian (Bach, Schumann, B rahms .). 

MARDI 4 

SALLE PLEYEL, 20 b 30 : English 
Chamber Orchestra, dir. : M. Perâhia 
(Mozart. Bach). 

EGUSE DES BILLETTES, 20 b 45 : En- 
semble 12, J. Taddcô. Ph. Bride. 


Le Théâtre 

Romain RoDand de Villejuif 
propose le 


Æ 


1er Festival International 
de Com media deflArte 
do Val de Marne 

■oes le haut panaeage du Coosd Général 
1er au 30 octobre 1983 


THEATRE 
Dario Fo 
Vmorio Gaaman 
Piene BjtenJ 

Carlo a Alberto Calambaioni 
tncc TaimaUc amormccD de rOtymn 
Team» a l’Avogaria de Venise 
Théâtre a la Ficelle de Broo 

G.T. Coraic de Rome 
La Campag ne Jacqu es Cbavert 

Bouffonneries 

de l’b^^Théâiral de Barcelone 
Filippo Mascherra de Florence 
La Picdoaaia dei Carrara de Vicence 
Piccolo Testro Gnà Æ Cbioggia 
L’Ecole dri Piccolo Team» Æ Milano 
Puja e Fresedde de Florence 
GntRXjdtffa Rocca de Florence 

I m ftaiharami 
Teatro 7 de M2m 
Tag Team de Venise 

MARIONNETTES 
Teatro dri Piccoli Prindpi de Florence 
Giancario e i <jir " Bunsnni de Rome 
La Compagnie de Marionnettes de Marnes 

THEATRE DE RUE 

’*DDiarobei)suoAn9do''deGiuhanoScrixa 1 
“Les 7 de l'Apocalypse” 

Antonio UnB a ses "«â™ pyrotechniques 

CONFTSENCES-S>ECTXCLES 
Carlo Boso 
Mano Gonzales 
Jacques Lecoq 
An3o Maaaiffi 
r>6co Pepe 
Femjccu Soleri 

TABLES RONDES 

Théâtre du Rond-Poân RenaiuLBatrank 

tnoinw futnn W lraKfn 

Théâtre Romain Rolland de VŒejuif 

Expoanovs 

La Comtncifci ddTArtr a travos 
tes masques d'Àmlao e Donaio Sartori 
. Edouatd Pignon / Desans a aquareOes 

' SMBVABSES THEORIQUES 
ET PRATIQUES 
Donaio Sartori 
Carlo Boso • 

Lf$ Scabacani 

5 PERFORMANCE 

C DE DONATO SARTORI 

1 FESTIVAL DE CINEMA 


RENSEIGNEMENTS 

Théâtre Romain Rolland de Villejuif 
18, tue Eugène Vartin: VtUejuif-94 
Téléphonés 

(1) 678.9&29/726.08. 1 2/726. 1 5.02 


sainte-chapelle; 21 h : l. Hagen- 

William. V. Michelin (Verdi, Mozart. 
Hacndcl_J. 

EGLISE SAINT-ROCH. 20 h 30 : Orches- 
tre Pasdeloup. Mustc-Vereiu de Unua, 
dir. : R. Weiss < Brahms) . 

EGLISE SA! NT-SE VERIN. 21 h : Qua- 
tuor VÎ3 Nova ( Schubert i . 

Jazz, pop , rock. J'olk 

AMERICAN CENTER (32! 42-20). le 2 à 
16 b 30 : D- Malherbe. 

CASINO DE PARIS (874-26-22) (D- 
L.), 21 b : Higelia 

CAVEAU DE LA HUCHE Lit (326- 
65-05). 21 b 30 : F. Guia B. Vasseur 
(sauf le 3J : Four Bottes (le 3). 

CENT VINGT NlfiTS. 1e 30 à 22 b : Jab 
Wobble. 

CHAPELLE DES LOMBARDS (357- 
24-241 (D.. L). 22 h 30 : P. Wognin 
(dent, le 1 er ). 

COMÉDIE DE PARIS (281-00-11) (D.). 
22 fa 30 : A. Allai. 

DÉCHARGELltS (263-004)2). les 3. 4 à 
22 b : Faion Cabea 

DÉPÔT VENTE (624-33-33) . 21 b. le 29 : 
Cl. BoULng : le 30 : Teen Kats : le I 0 : Les 
Lords. 

ESPACE BATARD, le 29 à 20 b : The 
Stranglcrs ; le 30 i 20 h : Black Sabbatb ; 
le 4 à 20 h : P. Tosh. 

FORUM I297-5347J. 21 h : Sugar Btue 
(dera te l 0 ) ; le 3 à 21 b : De Kreunera. 

LUCERNAIRE (544-57-34), les 29. 30. 
à 21 b: J. Wilson, J. La Douce. 

MEMPHIS MELODY (329-60-73). tes 
28. 29 à 23 h 30 : Larelle ; les 30. 1° à 
22 b : Y. Cbelala : te 30 ô 21 b : The 
Rail ; le 1 er à 24 h. le 4 à 23 h : M.-E. Stc- 
vens : le 2 à 23 b : W. Gregg Hunier ; te 3 
i 23 h : Gay Marshall. 

MUTUALITÉ (329-12-99), le 3 à 20 b : 
Ray Baretio, Aiafta. 

NEW MORMKG (523-5141), 21 h 30. 
tes 29. 30 : J.-P. Mas. A. CecciareUL 

H. Tetrier. E. Barre t ; tes 1", 2 : Ch. Ma^ 
riano, Karnataka College. 

PALACE (246-10-87), 1e 30 à 19 b 30 : 
KiUing Joke. 

PAN AME (297-52-67). 21 h 30 : Edja 
Kuogali Roots in Mûrie (dera te 2). 

PHO/ONE (776-44-26), 22 h. tes 29. 30. 
]■* : Aznqmta y su Melao. 


PETIT JOURNAL (326-28-59). 21 h, 
mer. : Barbecues : jeu. : Waiergate Seven 
+ One ; ven. : Sv.-iag Combe, Ch. Ru- 
mcil : sam : Tria MK3 : lua. mar. : Ca- 
rstini. Fosset, An ale. 

PETIT OPPORTUN (2364J1-36). 23 b. : 
D. CoyoDC. J. -J. Ruhlmann, M. Bcruua, 
T. Rabeson (dent. 1e 21 ; à partir du 3 : 
T. Pagano, P. -AuiMer. J.-Ph. Viret, J.- 
Cl. Jouy. 

LA RESSERRE AUX DIABLES (272- 
01-731 lD.. L ). 22 h : D. Humair (dem. 
te 1") ; à partir du 4 ; J. Vanl’Horf. 
B. Malach. J.-F Jenny Clark. 

SAVOY (277-66-88). tes 28. 29. 30. !- à 
2! h : B. Rangell, A. Bcrquez, V. Char- 
bonnier, A. Chaudron. 

SLOW CLUB (233^4-30) (D.. L.). 
21 h 30 : G. Badini Swing Machine 
(dent, le I")- 

SUNSET (2614640) (D., L). 23 b : 

J. -P. De barbai, T. Bonfiis. A Hervé. 
Ch. Lete (dem. 1e l» t ; à partir du 4 ; 
Boto Novos Tempos. 

TWENTY ONE (26040-51 ). .21 h : 

K. Clark, M Wandrr. P. Michdot (dem. 

te 2). 

THÉÂTRE NOIR (346-91-93). 1e 4 à 
20 h 30 : R. Scoil. 

Le music-hall 

ALLIANCE (544-72-30). le 4 à 20 b 30 : 

Chants et rythmes des confréries. 
BOMNO (322-74-84), (D. soir) 20 b 45, 
dim. 16 b : Akendenguc. (dem. le 2) ; le 
4 b 20 fa 45 : Angel Maimone entreprise. 
BOUFFES DU NORD (239-34-50), 

20 h 30 : Welcome Pingouin. Aresb- 
Fon laine, (dem. 1e 1«). 

CIRQLTE DTflVER (700-12-25), 20 b 30 : 

Frénésie des mers du Sud, (dera le 30) . 
ESPACE CARDIN (266-17-81). 20 h 30 : 

J. Grecs ( 8 partir du 3 ) . 

GYMNASE (246-79-79). (D. soir, lun.) 

21 lu dim. 16 h 30: G. Bedos. 

MARIGNY (2560441). (D. sûr^ lua) 

21 II, dim. 1 5 b : Thierry Le Luron. 
OLYMPIA (742-2549), (D. soir, lua) 

. 20 b 30, dim. 17 h : G. Bécaud, (J partir 
du 30). 

PALAIS DES CONGRÈS (758-13-33). 
(D. soir, lua) 20 h 30. «m et dim. 
15 b 30 : Sylvie Vanna 


PALAIS DES GLACES (60749-93). 

21 b. : Cbopeiia (à partir du 4), 
TROTTOIRS DE BUENOS AIRES (260- 
4441), (lua) 22 b : w. Rit», C. Perez, 
J.-C. Carrasca Jacinta. 


ÉLYSÊES-MONTMARTRE (252- 
25-15). le 1** à 14 b 30 et 20 h 30; 1e 2 à 
]4 b. et 17 b 30 : l'Amour û Tahiti, (à 
partir du 1“). 

La danse 

ATELIER DES QUINZE- VI7VCT (586- 
83-23), le 30 à 21 h. : X. Timmcl, 
Ch. Gérard, D. Dobbely; 1e l-, à 21 b. : 
K. Cretnona. R. Meguin. A. Coridon. 
J. Voguet, J--CL Rantiêyer, Kalâktense ; 
le 2, à 15 b. : M.-L. Faure, Ch. de Lau- 
nay, Tromcur. 

ESCALIER D'OR 1523-15-10), D. Boiviu. 
22. h. : Compagnie C. AtlanL (dera le 
1 “). 

LUCERNAIRE (544-57-34). 22 b 15 : 
Derrière la maison, ks ombres, (dera- te 
!-). 

THÉÂTRE 18 (2264747). (D. soir) 
20 h„ dim. 16 b. : te Huitième Jour 
(dera le 2) ; à partir du 4 ; Désir, désir. 

THÉÂTRE DES CHAMPS-ELYSÉES 
172347-771. les, )<*, 3, 4 à 20 b te 2 à 
14 b 30 : Coppc lia. 

THÉÂTRE DE PARIS (2804)9-30). 
20 h 30 : José Limon Dance Company 
(dem. te )■*). 

FESTIVALS 


FESTIVAL D’AUTOMNE 
(296-12-27) 

THÉÂTRE DE LA BASTILLE (357- 
42-14) (D. soir, L-), 21 h. dim., 15 h : te 
Gardien de 'tombeau. 

G E NNEVTULIERS. Théâtre (793-26-30) 
(D. soir. L ). 20 h 45. dim.. 17 h :.la 
Robe de chambre de G- Batailla 

SAINT-DENIS, Th. G.-PhHipc (243- 
00-59) (D soir, 1_). 20 b 30. dim-, 17 b : 
Cervantes intermèdes. 

TH. DE PARIS (280-0900). le 4. à 
20 h 30 : Sortilèges. 


ACTUELLEMENT 


VENISE 83 iK LION D’ARGENT 

w bl MrWl PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE 




GAUMONT OUEST Boulogne - 4 TEMPS La Défense - 3 VINCENNES 
BELLE ÉPINE P ATHÉ - P ATHÉ Champigny - FRANÇAIS Enghien - ARGENTEUIL 
GAUMONT Evry - ABC Sartrouville - 4 PERRAY - BUXY - ARCEL Corbeil 
PARLY2 - U.G.C. Poissy - C2L St-Germain - CLUB Colombes - ULIS Orsay 
FLANADES Sarcelles - AVIATIC Le Bourget - ÀRTEL Villeneuve - CERGY-PONTOISE 

I PHILIPPE N0IRET JEAN R0CHEF0RT 

JANE B1RKIN • FA N NY COTTENÇON • MARIE DUBOIS • FRANÇOISE FABIAN - ANNA KARINA • TANYA LOPERT • MARIE-FRANCE PtSIR 


C AMI DE 

VINCENT 



un film de PIERRE GRANIER DEFERRE 






X. 


En V.O. : GAUMONT CHAMPS-ELYSEES - GAUMONT HALLES 
OLYNIPIC ST-GERMAIN - HAUTEFEUILLE PATHÉ - PAGODE - OLYMPIC ENTREPOT 
LES PARNASSIENS - PLM ST-JACQUES - en V.F. : IMPÉRIAL PATHÉ 
CLICHY PATHÉ - MIRAMAR - GAUMONT CONVENTION 
GAUMONT SUD - NATION - FRANÇAIS Enghien (V.O.) 

GAUMONT OUEST Boulogne - TRICYCLE Asnièree 
- BELLE ÉPINE Thiais - VERSAILLES - PATHÉ Champigny 



■ ':Q3UCÎC^'C>Lfi^^ 


IflsîRLMDE 

,£hohb IMAKÆJRA 


vff? . > 


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I 


Pa 


Page 20 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 


LE MONDE DES ARTS ET DES SPECTACLES 


EXPOSITIONS 


l 


Centre Pompidou 


Entrée principale rue Saint-Martin 
(277-12-33). Informations téléphoniques : 
277-1 1-12. 

Sauf mardi.de 12 h à 20 h; sam. et dim- 
de 10 b à 22 h. Entrée libre le dimanche et 
le mercredi. 

Animation gratuite, sauf mardi ei diman- 
che. j 16 h et 19 b ; le samedi, à II h. en- 
trée du musée (troisième étage) : lundi et 
jeudi, 17 h. galeries contemporaines. 

BONJOUR MONSIEUR MANET. 
Jusqu'au 3 octobre. 

HANDICAPS ET CULTURE. - Car- 
refour des Régions. Jusqu'au 17 octobre. 

LUCAS S AM A RAS- Suite contempo- 
raine et animation. Jusqu'au 21 novembre. 

POUR ABDELLAT1F LAABL - PeUt 
Foyer. Jusqu'au JÜ octobre. 

JAN SAUDEK. - Salon photos. 
Jusqu'au 23 octobre. 

CCL 

MACAO OU JOUER LA DIFFÉ- 
RENCE. Jusqu'au 17 octobre. 

CREER LIN PRODUIT. - Jusqu'au 
28 novembre. 


Musées 


10‘ FOIRE INTERNATIONALE 
D'ART CONTEMPORAIN (F1AC 83). 
Grand Palais, avenue W .-Churchill 1296- 
3S-90). De 12 h à 20 fa: Sam. et dim. de 
10 h à 20 b. Nocturne le 29 septembre 
jusqu'à 23 h. Entrée : 30 F. Jusqu'au 2 octo- 
bre. 


REGARD SUR RRESSUIRE ET SON 
CANTON. Grand Palais, espace 404. 
Entrée place Clemenceau (261*34-10). 
Sauf mardi, de 10 h à 18 h. Entrée libre, 
jusqu'au 30 octobre. 

DONATION J. H. LARTIGUE. 
Femmes de mes autrefois et de mainte- 
nant. Jusqu'au 13 janvier 1984 ; GRANDS 
ET JEUNES D'AUJOURD'HUI. 
Jusqu'au 9 octobre. - Grand Palais, avenue 
Winsto n-Ch urc hi 1 1 (236-37-11). Sauf lundi 
et mardi, de 12fa à 19 h. Entrée : 8 F. 

MURILLO DANS LES MUSÉES 
FRANÇAIS. Musée du Louvre, pavillon de 
Flore, entrée porte Jaujard (260-39-26). 
Sauf de 9 b 45 à 17 bernes. Entrée : 
12 F (gratuite le dimanche et le mercredi). 
Jusqu'au 24 octobre. 

GUSTAVE DORÉ. Musée Carnavalet, 
23. me de Sévigné (272-21-13). Pavillon 
des Arts. Les Halles, terrasse Rambuteau. 
101, rue Rambuteau- Jusqu'au 6 novembre. 

LES MYTHES DE NOS NIPPES. U 
mode, les enfants, les adolescents . 1883- 
2083. Musée des enfants, au Musée d'art 
moderne de la Ville de Paris. ! 1. avenue du 
Président-Wilson (723-61-27). Sauf lundi, 
de 10 b à 17 h 40. Jusqu'au 31 décembre. 

PRESENTATION TEMPORAIRE 
D’ŒUVRES APPARTENANT AUX 
COLLECTIONS NATIONALES. Emar : 
un royaume sur l'Euphrate an t em ps des 
Hittites. - La peinture française au 
XVII* siècle - La nature morte et l'objet 
de Delacroix à Picasso - Le fonds Eiffel 
au musée d'Orsay. Musée d'art et d'essai, 
palais de Tokyo. 13. avenue du Présidem- 
WQson (723-36-53). Sauf mardi, de 9 h 45 
à 17 b 15. Entrée : 7 F; le dimanche, 
3.50 F. Jusqu’en octobre. 

L’EXPO DES EXPOS. Exposition 
universelles. Londres 1851 -Paris 1989. 


Musée des arts décoratifs. 107, rue de Ri- 
voli (260-32-14). Saur mardi, de 13 b à 
19 b ; sam. et dim., de II b & 18 h. Jusqu'au 
12 décembre. 

A LA BELLE ENSEIGNE. Jusqu'au 19 
octobre ; LUCIEN-ACHILLE MAUZAN 
(1883-1925), Jusqu'au 23 octobre. Musée 
de la publicité, 18. rue de Paradis (246- 
1 3-09) . Sauf manü, de 12 h à 18 h. 

PHOTOGRAPHIES ANCIENNES DE 
LA COLLECTION GEORGES SIROT 
1898-1977. - Galerie Maman. Bibliothè- 
que nationale. 58, rue de Richelieu (261- 
82-83). De 12 h â IS b. Jusqu'au 10 novem- 
bre; CHRISTIANE BARR1ER. Galerie 
de photographie. Bibliothèque nationale, 
4, rue Louvois. Sauf dimanche, de 12 fa à 
18 h. Jusqu'au 15-ocrobre. 

UTRILLO. - Musée de Montmartre, 
12. nie Coriot (606-61-11). De 14 b 30 à 
17 h 30 ; dim-. de 1 1 h à 17 h 30. Entrée : 
10 F. Jusqu'au 13 octobre. 

POUPÉE JOUET, POUPÉE RE- 
FLET. Musée de l’homme, pelais de C bail- 
loi (553-70-60). Sauf mardi, de 9 h 45 à 
17 h 15. Entrée: 11 F. Jusqu’au 16 octobre. 

L’ŒUF ET LA PLUME. Musée en 
herbe. Jardin d'acclimatation, boulevard 
des Sablons (747-47-66). Jusqu'au 31 dé- 
cembre. 


Centres culturels 

PHOTOGÊNIE. Photographies dn 
génie dvfl n XIX* üède. Ecole nationale 
supérieure des Beaux-Arts. 1 1, quai Man- 
quais (260-34-57). Sauf mardi, de 12 h 30 
à 20 h. Jusqu'au 23 octobre. 

LE PAYSAGE DES OUVRAGES 
D’ART. - Orangerie de PHâtel de Sully. 
62. rue Saint-Antoine (274-22-22). De 10 h 
à 1 S fa. Entrée libre. Du 1" au 30 octobre. 



VOTRE TABLE 
■ CE SOIR ■ 



• Ambiance musicale ■ Orchestre - PJVLR. : prix moyen du repas - J— H. : ouvert jusqu'à— heures 


DINERS 


LE BISTRO ROMAIN 


-- RIVE DROITE 

Le Bistro de la Gare à ritaCetme, nouveUes suggestions menu 37.50 F, les fameux 
CARPACCIO et aloyaux sur le grill, nouvelle grande carte des desserts. Ouv. ts lesjrsj. I b. 
(22, CbampsH&ysces; 9, av. des Ternes; 103, bd du Montparnasse; 9, bd des Italiens. 


CAVEAU FRANÇOIS VILLON Caves du XV e . Déjeuners, Soupers j. 24 b. Srârcc animée par troubadour. Raviolis de 

64. rue de l' Arbre-Sec, 1° 236-10-92 langoustines. ESCALOPE DE SAUMON frais à l'orange. F/dimancbe. lundi 

P.M.R.150F. 

LE JARDIN DU LOUVRE 261-16-00 Déj. Dîners, Souopers jusqu'à 0 b 30. U Spectacle, la Politique, les Célébrités s’y 

2, pl. Palais-Royal, !« F/dim.. lundi retrouvent. CUISINE DE FÊTE et LÉGÈRE. VOITURIER. 

LE POTAGER DES HALLES Dans un décor 19 JO, ter américain, salon cl bar au 1" étage. Cuisine traditionnelle. 

15, rue du Cygne. 1° 296-83-30 Ouvert de 12 b à 2hdu matin. Ambiance musicale. 

INDRA 359-36-72/359-46-40 GASTRONOMIE INDIENNE. La cuisine des Maharadjahs â Paris dans un décor 

10. rue du Commandant-Rivière, 8 e authentique. AGRÉÉ par 1e MINISTÈRE DU TOURISME INDIEN. P.M.R. 

120 F. Salle pour réception, cocktail mariage. Fermé le dimanche. 

LESARLADAJS F/sam. midi dim. J. 22 h. CUISINE PÊRIGOURDINE. Menu 150 F. 1/2 vin du pays + café + alcool 

2. rue de Vienne. 8 e 522-23-62 de prune, avec foie gras, cassoulet au confit. SA CARTE 1 50/160 F. 

CHEZ DIEP 256-23-96 Nouvelles spécialités thaïlandaises, dans le quartier des Champs-Elysées. 

22, rue de Pomhieu, 8 e Ouv.t-Lj. Gastronomie chinoise, vietnamienne. P.M.R. : 90 F. 

ÉTOILE DE LTNDE 770-72-83 DÉJEUNERS, DINERS. Spécialités nxfiennes : BIRIYANI, boulettes de crabes. 

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326-70-50 « 354-21-68 
Au piano : Yvan MEYER 


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Choucroute - Fruits de mer 
ORCHESTRE BAVAROIS ions les soin 


UN MUSÉE: DES CHEFS-D'ŒU- 
VRE. Centre culturel Wall orne-Bruxelles. 
127-129. nie Saint-Martin (271-26-16). 
Jusqu'au 8 janvier 1984. 

TROIS NOUVEAUX RÉALISTES: 
A. Hofnran ; J. Van Kempea ; M. Rftfing, 
pdimu ts. Institut néerlandais, 121, rue de 
Lille (705-85-99). Jusqu’au 16 octobre. 

RAYMUNDO SESMA. Gravures. Cen- 
tre culturel du Mexique. 47 bis, avenue 
Bosquet (555-79-15). Do. lundi au ven- 
dredi, de 10 h à 18 h. Le samedi, dé 12 h a 

18 L Entrée libre. Jusqu'au 15 octobre. 

BARTOLOME SANCHEZ. Ambas- 
sade du Venezuela. 1 1, rue Copernic. SauT 
«m- dim- , de 10 h à 14 h. Jusqu’au 30 sep- 
tembre. 

PAPLWYA, pe mtm e s ab ori gènes «ta 
désert de rAnstraBe cen trale. - Ambas- 
sade d'Australie. 4, rue Jean Rey (575- 
62-00) . Du 29 septembre su 21 octobre. 

HOMMAGE A LA MAIN : créateurs- 
orfèvres contemporains en Suède. - Cen- 
tre culturel suédois, 11, rue Paÿennc (27 1- 
82-201, de 12 b â 18 h ; Samedi, dimanche, 
de 14 h à 18 h- Du 30 septembre au 6 oo- 
vembre- 

H20 « JEUNE SCULPTURE : 
L'EAU. - Port d’Austerlitz (accès par les 
berges, face à la cour départ de ta gare 
d’Austciiitz). De 12 h à 19 h. Entrée libre. 
Jusqu'au tOoctobre 

ARTISTES PLASTICIENS DE LA 
CASA DE VELASQUEZ. - SaOe Com- 
tesse de Caen. Institut de France, 27, quai 
de Conli (329-55-10). De 12 h à 19 h. Du 
29 septembre au 15 octobre. 

A PIERRE ET MARIE. Une expori- 
tion en travaux. - 36. rue d’Ulm. De 1 1 b à 

19 b. jusqu'au 2 octobre : à partir du 7, les 
vendredi, samedi, dimanche, de 11 h à 19 h. 


Galeries 


YANN DUGAIN, CATHERINE 
VIOLLET. - Galerie ABCD, 30, rue de 
Lisbonne (563^25-42). Jusqu’au 10 novem- 
bre. 

MICHEL PINCAUT, SASL - Stu- 
dio 666, 6. rue Maître-Albert (354-59-29). 
Jusqu'au 22 octobre. 

GILBERT AND GEORGE. - Galerie 
C.-Crousel, '80, rue Quncampôix (887- 

60- 81 ). Jusqu'au 20 octobre. • 

CHRISTIANE DURAND. CAROL 
FIELD, BARRIE HASTINCS. OLGA 
LUNA. - Galerie Bretean, 7, me Bona- 
parte (326-40-96). Jusqu’au 18 octobre. 

AUJOURD'HUI LES ÉTUDIANTS 

61- 75 DES ATELIERS ART SACRÉ. 
ART MONUMENTAL. - Galerie Alain 
Oudin, 28 bis, boulevard Sébastopol (271- 
83-65). Jusqu'au 22 octobre. 

LES AFFICHES D’OPÉRA (de 18704. 
nos jours). — Art curial, 9. avenue Mati-' 
gnou (256-32-90) . Jusqu’au 15 octobre. .. 

PEINTRES CONTEMPORAINS 
ÉCOSSAIS. — Galerie Peinture Fraîche, 
29, rue de Bourgogne (551-00*85).' 
Jusqu'au 7 octobre. . 

PEINTURES ET ÉCRITS 1912-1981 
- Galerie J. Sptess, 4, rue de Messine 
(256-06-41 ) . Jusqu'au IS novembre'. 

RENCONTRE Xm% - œuvres soir pa- 
pier *. - La Galerie Framood, 3, rue des. 
Saint-Pères (260-74-77). Jusqu'au 12 octo- 
bre. 

BERNARD AUBERTEM ; GEOFFREY 
HENDR1CKS. Nuit et jour. Terre et dti, 
Environneme n t. - Galerie d’Art contempo- 
rain J. et J. Donguy, 57, rue de ta Roquette 
(700-10-94). Jusqu'au 22 octobre. 

NIC EL HALL, Sculptures ; ALAN 
GREEN, peintures ; PIERRE ALE- 
CHINSKY; JIRI KOLAR. - Galerie. 
Maegbt Letong. 13, rue de Téhéran (563- 
13-19). Jusqu'au 18 novembre. 

ARMAN. WaO, pièces 1981-1983. - 
Galerie Beaubourg, 23, rue du Renard 
(271-20-50). Jusqu’au 29 octobre. 

MIGUEL BA RCELO. - Galerie 
Y. Lambert, 5 rue du Garier-Saim-Lazarc 
(27 1 -09-33) . Jusqu'au 20 octobre. 

ANTHONY CARO. - Galerie de 
France, 52, rue de ta Verrerie (274-38-00). 
Jusqu'au 29 octobre. 

5ANDRO CHIA. - Galerie Daniel 
Temptao, 30. rue Beaubourg (272-34-20). 
Jusqu'au 27 octobre. - Galerie Natalie Se- 
roussi. 34, rue de Seine (634-05-84). 
Jusqu'au 10 novembre. 

JAMES COIGNARD, Espaces. - Gale- 
rie Pasmc, 6, rue Martel (770-39-59). 
Jusqu'au 22 octobre. 

DAVID CONNEARN, Trairas* sur pa- 
pier, livres. — Galerie Maximilien GujoL 
22, rue de Poitou (271-604)6). Jusqu'au 10 
novembre, - 

GÉRARD DARAN. — Trianon de Baga- 
telles. Bois de Boulogne (636-43-65). 
Jusqu'au 2 octobre. 

MICHEL DESJARDINS - Voyage ta 
ftafle. Librairie de photographie et d'art 
graphique, 14, rue Saim-5ulpice (634- 
04-3 1 ). Jusqu’au 5 novembre. 

HERVÉ DI-ROSA. Galerie Gfllespîe- 
Lange-Saloroon. 24, rue Beaubourg (278- 
11-71). Jusqu’au 19 octobre. 

JEAN DUBUFFET. - Galerie 
Baudoin-Lebon. 36, rue des Archives (272- 
09-10). Jusqu’au 5 novembre. 

PHILIPPE FAVIER. - Galerie 
Faridcb-Cadot, 77, nie des Archives (278- 
08-36). Jusqu'au 15 octobre. 

FR EB,ta magiqnetaneEnw magique. - 
Librairie La Hune. 170, 'boulevard Saîm- 
Germaiu. Jusqu’au 30 septembre. 


FRED DEUX. l'expérience extérieure, 
onze dessins grand formai 1982-82. - Ga- 
lerie Jeanne Bucfaér, 53, rue de Seine (326- 
22-32) ■ Jusqu'au 29 octobre. 

ÉDOUARD GOERG. Hules, gouaches, 
dessins, grannes (1923 4 1965). - Galerie 
■ Ile-des-Arts >,''66, rue Saint-Lotiis-cn-rile 
(326-02-01 ). Jusqu’en 29 octobre. 


DEVIS GKEBU. œuvres graphiques. - 
Mecanorau Graphie Cerner, 49. rite -des 
Mathurius. Jusqu’au 6 octobre. 

RAINER CROSS. - Galerie Xricf- 
Raymond, 50. rue Mazuioe (329-32-37). 
Jusqu'au 15 octobre. 

LUA GYONG. - Galerie du Haut-Pavé. 
3, quai de Mouiebella (354-58-79). 
Jusqu’au 22 octobre. 

UNDA HÉHJGER. IJght, Spnca aad 
Cohmr. — Galerie des Femmes. 74 rue de 
Seine (329-50-75) . Jusqu’au 5 novembre. 

MICHEL HUMAJR. Peintures ré- 
centes. - Galerie BeE&nt, 28 bis, boulevard 
Sébastopol (278-01-91). Jusqu'au 29 octo- 
bre. 

STEFAN DE JAEGER. - Galerie. Y.- 
Brachoi, 35 rue Guénégand (354-22-40). 
Jusqu'au 22 octobre. . 

ALLEN JONES. - Art curial, 9, avenue 
Matignon (359-29-81). Jusqu’au 14-octo- 
bre. 

JOHN KACERE. - Galerie Jean-Pierre 
La vignes, 15. rue Saint- Loais-cn-JIslc 
(633-56-02) . Jusqu’au 12 novembre. 

KOUNELLIS. — Liliane et Michel 
-Durant-Dessert, 3, rue des Haudriettes 
(277-63-60) . Jusqu’au 22 octobre. 

CHARLES-LOUIS LA SALLE, Gra- 
vures. - Galerie James Mayor. 34, rue Ma- 
zarine (326-60-34). Du 29 septembre au 
29 octobre. 

CLAUDE LEPOITEVTN. - Galerie F.- 
Pallucl, 91, rue Quwcampoix (271-84-15). 
Jusqu'au 14 octobre. 

TONY LONG, sculptures récentes. - 
Galerie' Zabriskie, 37, rue Quincampoix 
(272-35-47) . Jusqu’au 22 o ct ob r e. 

PIERRE MAKLLE, fore son* - 
Galerie Georges Lavrov, 40, rue Mazarine . 
(326-84-35). A partir du 29 septembre. 

DANIEL NADAUD. - Galerie Lucien 
. Durand, 19, rue Mazarine. Jusqu’au 29 oc- 
tobre 

JEAN NOËL. - Galerie au fond de ta 
cour, 40, rue du Dragon (344-68-34). 
Jusqu'au 22 octobre 

CHRISTIAN PARISOT. «Mise en 
scène de ta p eintura ». - Galerie NRA, 

2, rue du Jour (508-19-581. Jusqu’au 26 no- 
vembre 

PASCHKE. - Galerie Dartbea Speyer, 

6. rne Jacques Gallot (354-78-41). 
Jusqu'au 29 octobre 

JOSETTE RISPAt- - 4, tue Malar 
(590-27-34). Jusqu’au 28 octobre. ' 

JOSÊ-LUIS SANCHEZ, sodptms ré- 
centes. — Art curial, 9. avenue Matignon 
(256-33-90) . Jusqu’au 10 novembre • 

STEEN, pyramides, etc. — Galerie 
Cbariey-Cbevalkr, 27, rue de la Ferronne- 
rie (508-58-63) . Jusqu’au 1 1 octobre. 

TAL-COaT, peintures. — Galerie 
P -Trigano, 4 bù, rue des Beaux-Ara (634- ; 
(SOI ). Jnsqa’ku -29 octobre. 


AUREULAC Albert Mouler, photogra- 
phe: - Musée, place de ta Paix 148-42-56). 
Jusqu'au 1 5 octobre . 

AUTUN. Mobilier et objets d'art. . - 
Musée Rolm. 3, rue des Bancs (52-00-76). ‘ 
Jusqu’au 30 novembre 

AUXERRE. Legs Zéros. - Maison du 
tourisme, 1-2. quai de la République (52- 
26-27) . Jusqu’au 31 octobre 

RUQBENTANE. Sculptures de Armes 
et César. - Mas de l' enfant, rode des Car- 
. rièrcs (90) (954)0-21). Jusqu’au 9 ocrobre. 

■ BESANÇON. Ahstraction-fignntioa. 
Dépôt du FNAC. noavdles saBes d'exposi- 
tion. - J oce l yn e Tnattct invite ses. ««« 
Jusqu'au 24 octobre. - Photograp hi e s de 
Mkètf -Girardot (1948-1977). Musée des 
beaux-arts, 1, place de ta Révolution (81- 
44-47) . Jusqu’au 31 octobre 

BORDEAUX. Petetim murale ro mai n e 
en Gironde. - Musée d’Aquitaine, 
20, cours cTAItuet (90-91-60). Jusqu’au 
30 décembre 

CALAIS. Annette Messager V « Chi- 
mères 1982-1983». - Musée des Beaux- 
Arts (97-99-00) . Jusqu'au? octobre 

DUON. Conservation ex restauration : 
peintures des musées de Dijon. - Musée 
Magnin. 4, rue des Bons- Enfants (67- 
11-10). Jusqu'au 19 décembre 

■ : FONTE VRAULT-L' ABBAYE. La 
Loire, tien écoDootiqne, codai et ottori. 

- Abbaye de Fonurrrauh (51-73-52). 
Jusqu'au 30 octobre 


WOLF VOSTELL. - Galerie Bama. 
40, rue Quincampoix (277-38-87). 
Jusqu'au 29 octobre. 


CORDES. Atahi 

BOnmilefC — Abbaye de.Séuanque (90) 
(72-02-05). Jusqu'au 17 octobre 

GRENOBLE. Trois dessmanmrs au 
arasé e : Belle,- Deçà, Gnadu. - Musée, 
place de Verdun (54-09-82). Jusqu'au 
- 30 octobre - Le roman des .GraoMois, 
1840-1980. Musée Dauphinois, rue 
Manriee-Gigaoux (87-66-77). Jusqu'à lia . 
1983. 

LTSLE-SUR-LA-SORGUE. Henri 
Métissé : spnreBcs, drssiin, planches - - 
g r a vé es . - Musée-bibliothèque René-Char. . 
hôtel de Campredon, 20. rue du Docteur- 
Tallet (38-17-41). Jusqu'au ftioctobfe. 

LYON. Michel Simon dns le eMma 
français. Institut Lumière, rue du Premier- ' t 
FBm. Jusqu’au 6 novembre Jean Vos», 
1961-1983. - Artothèque, 23.' place des ' 
Terreaux (839-29-67).- Jusqu’au S navem- ’ • 
bre « L’Ait-atm presse -. — ELAC. Cen- ■ 
tre d’échanges de Pe n a çh e.-uirean 4 (842- _ 
27-39). Jusqu'au 28 novembre. ‘ 

MARSEILLE. L’art cattique ea Grade. ' 
Chapelle du la VfcüleCharitÊ 2, nie de ta , ■ 
Charité. Jusqu’au IS octobre — Henunage*- 
à Stendhal - Octiqms. M jennes ar- 
tistes. ARCA. 6t. cours Julien (43-23-23). 
Jusqu'au 15 octobre 

MONTAUBAN. Zao W ea-B on se H- 
bérer dn e nane. Rétrospective. — Musée 
Ingres, 19, rue de rHBteMfrVîBe '<63- 
184)4). fesqu’àn 16 octobre '- 4* 

MONTPELLIER. Patrick Raynaud, 
Sculptures. — Musée Fabre 13, nie Mont- 
pcICeiet. Jusqu’au S octobre. . 


En région parisienne 


BOULOGNE-BILLANCOURT. 
Imge/Ofajer. wK o n i re de sept photogra- 
phes et de sept créateurs d’objet». - Cen- 
tre culturel, 22, rue de BeQefeuille, du lundi 
au.samcdi, de 10 h à 21 h, dim. de 10 b à 
12 h. Jusqu’au 9 octobre 

La DÉFENSE. « La perspective de ta 
‘ Défense dus Fart et l’histoire ». - Galerie 
de l'esplanade de ta Défense. 

GUIRY-EN- VEXES. Ouvert ur e dn Ms- 
sée irchfolugiquf — Place dn Château 
(467-454)7). 

MONTREUIL Onde Abeffle : Sculp- 
tures. - Bibliothèque municipale Robert- 
Desnos (Salle Fernand-Léger), jardins de 
l'Hôtel de viDe (858-9l-49). Sauf diman- 
che, de 9 h à 19 h. Jusqu'au 17 octobre 

PONTOISE. Le ntalde de Nacrant et 
ricsDograpUe de Salm-Qaeatiu. Musée 
Tavct -Delà cour, 4, rue Le m e r eier (031- 
934W) . Sauf mardi et jours fériés, de 10 h à 
12 h et de 14. h â 18 h. Jusqu'au 6 novem- 
bre 

SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS. Satat- 
Maer aa Sofefi-Levau : lirnri, Koh raM - 
gawa. Solutbe, . Shintsda , Wu Km Mol - 

Ateliers d'art, 5 ter. avenue du Bac (886- 
) 1-20). Jusqu'au )5 octobre 

LE VÉSfNFT. Scénographes et décora- 
tenrs de théâtre. — Centre des arts et loi- 
rire, 59, boulevard Carnot (976-32-75). De 
10 h à 12 h ; de 14 h à 19 h. Entrée libre 
Jusqu'au >6 octobre 

VUAEPARJSIS- 10 poètes, 10 pein- 
tres.. - Centre culturel Jacques-Prérert, 
place de Pieuasanta (427-94419). Mer-, ■ 
sam., dim-, de 14 fa à 19 h. 


En province 


AIX-EN-PROVENCE. - Karen Hbn- 
sen : traces d'ombre - Musée des captsso- 
riet (21-05-78). Jusqu’au IS novembre 


■ MOROGUES. Le centenaire 
iPHenry V. Château de Maupas (48) (64- 
41-71). Jusqu’au 9 octobre. , . 

. MORTAGNE-AU-PERCHE. L’image- . 
rie poptealre dans rOwst. Musée Perche- " 
ron. Sam., don. m lundi, de 15 â 18 heures. • 
Jusqu'au J6 octobre. 

NANTES. AescMqcher,. Œuvres ré- ! 
rentes ob fltfrfov - Galerie Convergence, . *. 
18. rue JêatiJauiès (73-49-71). Jusqu'au 
20 octobre. ' 

NARBONNE. Henri de Mental d. 
reporWr-nqoarvfflste (1879-1974). - Mu- 
sée-tfart et (Tlmtoire patois des Arehévè- 
ques (32-31-60). Josqu 'au 16 octobre .- - 

NEVE3SS. Staxm Ssfat-Martta- - Mai- - ' 
son de La cuxuie, boukvàid Coubertin (36- 
13-94). • ' • 

.PÉRIGUEUX, DenxaRctade com4 
que pCsigoardhMv.1730-.1930. - Musée du , 
Périgord, coure Toùray (53^16-42).'! 
Jusqu’au 5 novembre . 

ROUEN. Lesvuttderamatearramréèa 
de In don ati on Badecqn. - Musée des,;; 
beaux-arts. 26 bis, rue Thkrs (71-28-40). 
Jusqu’au 30 octobre. . / 

SAINT-PAUL-DE-VENCE. Max 
Emt -• Fondation Maeghr (32-81-63). 
Jusqu'au 15 octobre. ' ” 

- STRASBOURG. Le pofea» éem Itart 
et las- traditions p opu laire s «TAkare. ■*- 
Musée alsacien, 23, quai Saha-Nicotaj (35- 
55-36). Jusqu'au 8 jajtvicr 1984. . j i-.- 

TOURS. Ofirier Segsdn ; « xtl p ttaes ét 
daâsins. rr Musée. des beaux-ara, 1 8, place 
Françoïft-Sîcard (61-81-24).'. Jusqu'au 
16 octob re . .- 


TROYES. De. Fécéle rajode rie i 
récote des beaux -«rts de Troyea. ZI* ans, * 
d'une i n stitutio n. — : Musée des .beaœwirls; . < 
21, tue Chrestieo-de-Troyes (43-49-49). r , 
Juaqu’à fin octobre ' 

VASCŒUDL Mathten. - Chiieau (23- 
62-35). Jusqu'au 1- novembre -. 


Pour tous renseignements concernant : ■ 
l'ensemble des programmes ou des salles 

« LE HONfil INFQSMATfOMS SPKTApHSi 

' . îde .11 heure^ à .2 1 heures, . • . . _ . 
sôtjf ■ tes dimanches et jours, fërfej ' 


g ale rie den rse r ené 

196. Ixxriawartl -Saüir-Germatn,: PARIS - .TéL : 222-77*^7 -J j-| 

à la suitâ da :néO'?{astrc)s^ : ^ 
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Jusqu 'aïi i" octobre ' '■mmmraümmÉiÉm 


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LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 21 

CO MM UN ICA T 10 N 



Mercredi 28 septembre 


l'information : Alcool. 


PREMIÈRE CHAINE : TF1 

20 h 36 LM mercredis de 
zoheBmhe. 

ffgjjg. de ta '“action de TF 1. proposé par 

ff * uJ . n ’ e "-fî"f t Pas. les sonies du samedi soir, 

ta première imite, les boutes motorisées— deux i eu nés 

offimdïÏÏZZ!*' Yam ! Giarue/ * Frédéric Nerf, nous 
j £T _?ï_ « brutales et l'Jnnipré- 
™ P^aomine qu'on peut qualifier de patholo- 
* L 0UU ***** à une fonction de 
“ Bnta g”r. ce document, d'une 
^Z^f^.^ Ju>SSe ‘ montre me Jeunesse sans point de 
repère qui boa autant pour se détruire que pour conti- 
nuera irvre. 

21 h 40 Concert. 

Ré al isati o n M. Sarraut. 

I>eux motets de Rameau, par l'ensemble orchestra l de 
la Chapelle royale, sous Ut direction de Ph. Herrewegue. . 

22 h 26 Histoires naturelles. 

CtompionBat dépêche à Qulbcxon. une taâunoa de 
E. LaJou, L Barrera et J.-P. Fleury. 

23 h JoumaL 


DEUXIÈME CHAINE : A 2 

20 b 36 Téléfilm : Tu seras une étoile. 

D’apres C. Finch ; r£al. J. Couper. 

L'histoire de la fabuleuse Judy Garland, de ses débuts 
ooroine petite actrice de music-hall Jusqu'à son premier 
ride dans le Magicien d'Oz. 

22 h 10 Série documentaire : Mœurs en direct : 
Portrait de l'homme idéal. 

Réal. A. Tresgot. 

Premier volet d'une série de deux émissions, sur ta 
condition de femmes seules ou d'hommes abandonnés. 
« Portrait de l'homme idéal » dresse un portrait de ta 
condition féminine actuelle, mais s'en tient au simple 
recueil de propos. 


23 h S Journal. 

TROISIÈME CHAINE : FR 3 

20 h 35 Cadence 3 : Hommage â Tino Rossi 

Emission de Guy Lux. L. Mikàc. Avec, en duêde du 
studio 102. Mireille Mathieu, Ënrico Macias, Sacha 
Dinel, Dalida. Gérard Lcnorman, Hervé Villard. 
Michèle Torr... et des extraits d’émission, pour évoquer 
le souvenir du grand chanteur disparu hier «ex 1 *" 
h 50 JoumaL 

h 10 Documentaire : Piaf étamoHe. 

Emission de M. Btisiène. 

Conçu comme un vibrant hommage à la • même Piaf-, 
ce documentaire accumule les clichés. Quelques 
moments d'émotion, bien sûr, mais trop rares. 

h 05 Prélude é la nuit. 


21 

22 


23 


FR 3 PARIS-ILE-DE-FRANCE 

17 h 5 Cinéma 16 s le Dernier Mélodrame, de 

G. Franju. 

18 h 30 Vie régionale. 

18 h 55 informations nationales et internatio- 
nales. 

19 h 10 Dessin animé : l'Ours Paddington. 

19 h 15 In fo r mati ons régionales. 

19 h 35 Feuilleton : Malaventure. 

FRANCE-CULTURE 

20 fa, La oomeHe poésie chiHeimr. 

20 fa 30, Hommage à PaMo N éroda, montage poétique et 

musical, avec R. Bart&ve, E. Griliquez, Y. " 


22 


MaupuyJ.-P. Schintu. A. Pana, R. Lopcz. 


Marie. 

Nuits magnétiques : Une scène inquiète 

FRANCE-MUSIQUE 

20 h 30, Magazine ramais. 

22 fa. Concert (en direct de Rome) : Intégrales, Oetasdre, 
EcuatorfaI, de Varèse, par r Ensemble iniercoaterapo- 
rain, les Percussions de Strasbourg et le Choeur de 
Radio-France ; dir. P. Boulet. 

23 fa, FrêqtKoce de nuit : rencontre avec A. Moravia ; vers 
23 h 45, Goethe ou le voyage Rome-Strasbourg ; 0 h, 
souvenirs de Varése ; 0 h 30, Goethe à Strasbourg. 


Jeudi 29 septembre 


PREMIÈRE CHAINE : TF 1 

11 h 30 Vision plus. 

12 h La rendez-vous d'Annik. 

12 h 30 Atout cœur. 

13 h JoumaL 

13 h 45 Objectif santé. 

18 h Ton amour et ma jeunesse. 

18 h 20 La viNage dans les nuages. 

18 h 40 Variétoscope. 

18 h 55 7 h moins S. 

19 h Météorologie. 

19 h, 15 Émissions régionales. 

19 h 35 Émissions d'expression directe. 

C.G.T, C.F.D.T. 

20 h Journal (et â 22 b 5). 

20 h 35 Téléfilm t Julien Fontanes. magistrat. 

De J.-P. Boutron. 

Julien Fontanes. pris en otage, connaît enfin la situation 
de prisonnier. . . 

22 h 5 Allée das brouillards : regards sur Mau- 
rice UtrïUo- 

Emission de M. Crémène. 

Une jeune femme veut réaliser un fllm sur Utrillo et 
part à la recherche du peintre à travers archives, photos, 
témoins _ Un regard affectif sur l'homme, ses rapports 
de dépendance à sa mire, i son beau-père, i sa femme, à 
l'alcooL 

DEUXIÈME CHAINE : A2 


22 

22 


23 

23 


P. Marlaud, A. Alane, M. Caron, V. Chassigncux, J.- 

F. Adam. 

A Le ns, des garçons et filles, issus de milieux ouvriers et 
modestes, s'apprêtent à passer le bac. en sachent qu'ils 
n’ont aucune perspective. Par désenchantement, ils se 
complaisent aux jeux de l'adolescence • libérée ». Chro- 
nique sociale où la réalité contemporaine d’une ville de 
province et d’une génération placée dans une impasse 
éclatent â chaque image, à chaque brlbe de dialogue. 
h Journal, 
h 20 Boîte aux lettres. 

Magazine littéraire de J. Garent. 

Avec Alphonse Boudard. Walter Prévost Portrait de 
Daniel Depland. romancier. Reportage sur Didier 
Martin, Prix Fénelon 1977. et sur Yves Martin (poète). 
h 20 Journal, 
h 25 Préluda â la nuit. 

Contes de fies pour piano et alto, de Schumann, par 

G. Pludcnnacher, piano, et B. Pasquier. alto. 


10 

12 

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17 

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20 
20 


h 30 ANTIOPE. 
h Journal (et à 12 b 42). 

h 6 Jeu : L'académie das neuf, 
h 35 Les amours romantiques, 
h 60 Aujourd'hui la vie. 
h 55 Film : Coup de bambou. 

Film français de J. Boyer (1962), avec M. Presle. 
F. Périer. J. Richard, J. Dufilbo, N. Roquevert, C. Lau- 
rence, J. Dynam. (N. rediffusion.) 

Une femme qui a oublié une grosse somme d’argent dans 
un taxi simule l’amnésie, fait perdre la raison à son 
mari, puis est atteinte de démence à son tour. 
h 20 Un temps pour tout, 
h 25 Dessin animé, 
h 46 Récré A2. 
h 30 C'est la vie. 
h 50 Des chiffres et das lettres, 
h 10 D'accord, pas d'accord, 
h 15 Emissions régionales, 
h 35 Expression directe. 

C.G.C. et C.F.T.C. 
h Journal, 
h 35 Feuilleton : Masada. 

D'après E.K. G arni , réaL B. Sa gai, avec P. OToate, 
P. Strauss, B. Carrera,. 

Une épopée - mode in US.A. « qui se situe en Judée 
dans les années 70 après J.-C Neuf cents réfugiés 
zélotes tentent de résister â t occupant en se réfugiant 
dans la forteresse de Masada Une gronde étape de l'his- 
loire juive. Une super-production, au rythme bousculé, 
au continuel rebondissement. 
h 5 Magazine: Enquêta pubBque. 

Emission de L. Broomheàd. 

La nouvelle émission mensuelle de Laurent Broomheàd. 
En direct . le point sur l'actualité scientifique et la 
maladie du SIDA. 
h 5 Journal. 


22 


23 

23 h 25 Football : Coupes d'Europe. 

TROISIÈME CHAINE : FR 3 

17 h Télévisions régionales. 

Programmes autonomes des douze régions. 

19 h 50 Dessin animé: Ulysse 31. 

20 h Les jeux. 

20 h 35 Ciné-Passion, de M.-C. Banault. 

20 h 40 Fdm: Passe ton bac d'abord. 

Film français de M. Pialai (1978), avec S. Haudepin, 


FR 3 PARIS-ILE-DE-FRANCE 

17 h 6 A propos de Tchékhov. 

17 h 35 Bushido : Arts martiaux du Japon. 

18 h 17 Rendez-vous imprévus avec votre esprit. 
18 h 25 Magazine du rock : Rocking chair. 

18 h 55 in f or mat ions nationales et internatio- 
nales. 

19 h 10 Dessin animé : l'Ours Paddington. 

19 h 15 Inform ati o ns régionales. 

19 h 35 Feuilleton : Malaventura. 

FRANCE-CULTURE 

16 h 45, Entretiens, avec S. Lilar pour la Confession ano- 
nyme. 

11 h 2, Mosique : Les années musiciennes d’L Tourgueniev 
(et i 13 h 30 et 17 h 30). 

12 h S, Agora:J.CbelinL 

12 h 45, Panorama, avec F. Dclay pour Riche et légère; la 
littérature antillaise. 

14 b, Sons. 

14 h 5, Un livre, des voix : Oncle Octave, de Christian 
Combaz. 

14 fa 47, Les apfès-aûS de Fraace-Catare : Itinéraires 
retrouvés ; 15 h 20, Dossier : les manuels scolaires ; 16 h. 
Reportage ; 17 h. Raison d’être. 

18 h 30, FexéUeton : l’Hôiel Saint-PoL 

19 fa 25, Jazz à raackone. 

19 h 30, Les progrès de la biologie et de la médeci n e . 

20 h, Nouveau répertoire dramatique : la Chasse impériale, 
de L Zorinc, adapt. C. Imbert, réaL J.-P. Colas, avec 
C Sellera, E. Scob, J. Topan.- 

22 fa 30, Nuits magnétiques. 

FRANCE-MUSIQUE 

7 h 5, Concert : œuvres de Saint-Saéns, RousscL 

7 h 45, Le journal de musiqBe. 

8 b 10, Coocert : œuvre de Franck. 

9 fa 5, Le matin des musiciens z r Allemagne au 
XX* siècle ; œuvres de Egk, Hindetnilh, Messiaen. 
R. Suauss. 

12 fa. Le royaume de fai musique. 

12 h 35, Jazz : le blues urbain. 

13 fa. Concours international de guitare. 

13 fa 30, Poissons d’or. 

14 fa 4, Musique légère. 

14 fa 30, Musiciens à rouvre (es direct de Rome) : œuvres 
de Mozart,- Crmarosa, Paisiello. Modeste, Clementi. 

17 h 5, Repères contemporains : G. Turchi. 

18 fa, Coocert italien : Nochc ascura , Cantate de Petrassi, 
Concerto pour violon et orchestre, de Meadelssoho, par 
forchestre de la R_AX ; dir. G. Petrassi, J. Semkov. 

19 h. L’imprévu (en direct de Strasbourg) . 

20 fa. Jazz. 

20 h 30, Magazine romain. 

21 h. Concert (donné le 20 septembre 1983 & Rome) : La 
terre est un homme, de Fcmeybough, Duo pour Bruno, de 
Dooatoni, Arcana, de Varise, par le Nouvel Orchestre 
ph Harmonique de Radio-France ; dir. G. GelmertL 

23 b, Fréquence de mût : Rome, ville en trompe-Tœil ; vers 
23 h 45, Goethe ou le voyage Rome-Strasbourg. 


LA DECENTRALISATION DE RADIO-FRANCE 

Le costume étroit de Radio-Puy-de-Dôme 


La direction de Radio- 
France organise, ce mardi 
27 septembre â Vaison- 
ta-Roroaioe (Vaucluse), une 
réunion de concertation sur le 
thème de la décentralisation. 
L'exemple de Clermont- 
Ferrand illustre les difficultés 
des radios décentralisées entre 
le «local* et la région. 

Clermont-Ferrand. — Se prépare- 
t-on à réparer une e rr e u r? Jusqu’au 
19 avril dernier, ie paysage radio- 
phonique auvergnat était essentielle- 
ment occupé pax la station de FR 3. 
Les émissions couvraient, à raison 
de trois heures par jour environ, les 
quatre départements (Allier. Can- 
tal, Haute-Loire. Puy-de-Dôme) . 
Depuis cette date, la radio de ser- 
vice public a singulièrement rétréci 
ses bases. Il existe uniquement 
Radio-Puy-de-DÔme, dont la zone de 
service s’étend au département. Elle 
émet de 6 heures â 23 heures tous 
les jours, à partir de studios 
ment ouverts sur une des princif 
artères de Clermont-Ferrand. 

Cette installation a coûté 3 
lions de francs au conseil général qui 
a été le seul à chausser immédiate- 
ment les propositions de Radio- 
France lors de la grande réorganisa- 
tion des radios régionales. Les 
personnels de l’ancienne structure 
ont mal vécu cette évolution, mais la 
nouvelle radio s’est mise assez paisi- 
blement en place, éveillant des nos- 
talgies auprès d’une partie de l'audi- 
toire et des réactions, il est vrai 
limitées, comme celle de M. Jacques 
Fontaine, chef des services de FR 3- 
Auvergne, parti cette année & la 
retraite : • Ce que je constate, c'est 
que sur quatre départements, le ser- 
vice public en abandonne trois, ce 
qui me semble complètement 
absurde. - 

Pourtant, les informations (assu- 
rées par sept journalistes et Hervé 
Vernay, rédacteur en chef) se sont 
progressivement ouvertes à celles 
des autres départements par une 
simple couverture téléphonique 
d’abord, puis par une présence 
concrète sur le terrain. Timide 


mil- 


De notre correspondant 

certes, en raison de la faiblesse des 
effectifs, mais tout de meme assez 
sensible pour avoir été remarquée, 
Radio-Puy-de-Dôme se sent à l’étroit 
dans son costume. 

Le premier acte de cette régiona- 
lisation rampante remonte au 
14 juillet avec une opération d'ani- 
mation à G annal, dans l'Ailier. 
Quelques semaines plus tard, la 
rédaction se déplace à Vichy pour 
donner, de 12 b 30 à 13 heures, son 
«Journal de table- en direct de la 
terrasse du Grand Casino. Enfin, le 
4 septembre, la station met en place 
la retransmission du concert de clô- 
ture du Festival de la Chaise- Dieu, 
village de la Haute-Loire, à 90 kilo- 
mètres de Clermont-Ferrand. 

Le retentissement national de 
cette dernière manifestation justifie 
le dépassement des frontières, 
d’autant que de nombreux habitants 
de la capitale régionale composent 
le public. Mais que signifient les 
incursions dans l'Ailier ? 

« Trente pour cent des appels 
téléphoniques qui nous pan’iennent 
émanent d’auditeurs de l'Ailier -, 
remarque le directeur de la station. 
M. Fred-Roman Duchateau. Et. 
plus .particulièrement, de la région 
de Vichy. Le responsable de Radio- 
Puy-de-Dôme fait observer qu’il 
s'agit d’opérations ponctuelles 
menées près des limites de sa zone et 
que, jamais, elles ne s'effectuent au 
détriment du département 

Il lui faut se montrer prudent. Du 
côté du conseil général, on n'a enre- 
gistré aucune réaction après ces 
trois sorties, si ce n'est celle d’un élu 
d'un canton limitrophe de l'Allicr 
qui a trouvé cocasse que Miss 
Radio- Puy-de-Dôme ait été désignée 
lors des émissions enregistrées à 
Gannat.. Mais ['honneur est sauf ; 
la demoiselle sacrée reine des ondes 
se trouve domiciliée dans le bon 
département! 

Cela ne veut pas dire pour autant 
que le conseil général se désintéresse 
de Radio-Puy-de-Dôme. Par une let- 
tre en date du 19 août, il demande à 


Radio-France la création d'un 
comité consultatif - sorte de Haute 
Autorité départementale - composé 
de ses membres et de l'association 
des maires. Radio-France a fait 
monter le courrier jusqu'à b Haute 
Autorité. M" Michèle Cotta et ses 
collègues ont reçu une demande du 
même ordre de Radio- 
Franche-Comté et de Radio- 
Périgord. 

Concurrencer 

Radio-Chamaiières 

Cependant, l’évolution vers la 
région paraît inéluctable. Les res- 
trictions budgétaires interdisent 
d'envisager le création d’autres 
radios départementales. La réalité 
auvergnate et les besoins de l’ensem- 
ble de la population imposeront sans 
doute d’autres dépassements de 
frontières, tout comme d'ailleurs 
['inévitable souhait des journalistes 
et des animateurs de ne pas • tour- 
ner en rond « à court terme. 

Cet expansionnisme en douceur 
n'empêchc pas la station de préparer 
pour octobre une opération d’enver- 
gure centrée sur Clermont-Ferrand. 
Ce retour â b case départ s’explique 
par la volonté de réduire l'influence 
de Radio-Chamaiières. b plus puis- 
sante des stations privées du dépar- 
tement : son écoute sur l'aggloméra- 
tion clermontoise équivaut à celle de 
Radio-Puy-de-Dôme ! Elle est sub- 
ventionnée par la municipalité fidèle 
à M. Valéry Giscard d’Estaing et 
par des industriels et se déclare de 
> tendance libérale • . Mais si Radio- 
Puy-de-Dôme défriche maintenant 
le terrain qui lui est le plus proche, 
c’est aussi parce qu’elle a su « fidéli- 
ser" un auditoire dans les campa- 
gnes, au terme de nombreuses sor- 
ties sur le terrain. 

LUBERT TARRAGO. 


UN CYCLE 

DEFORMATION POUR 
DES «MANAGERS 
MULTIMÉDIAS» 

Le Centre d’études des systèmes 
et des technologies avancées 
(CESTA) organise du 16 décembre 
1983 au 28 juin 1984 un «séminaire 
multi-médias : «Médias2 000. Il 
s'agit d’un cycle de formation de 
haut niveau, destiné à une première 
promotion d’une vingtaine de per- 
sonnes, appelées à devenir des mana- 
gers « généralistes de la communi- 
cation ». Il s'adresse à des dirigeants 
des administrations (un quan seule- 
ment des participants) et surtout à 
des entreprises privées de communi- 
cation : presse, audiovisuel, publi- 
cité, édition... 

Le séminaire aura lieu chaque fin 
de semaine (vendredi-samedi) et 
sous forme d'investigations « sur le 
terrain * et de voyages d'étude, 
notamment dix jours aux Etats-Unis 
en mai 1984. Les participants 
auront des rencontres avec les lea- 
ders du secteur, français et étran- 
gers. Cinq thèmes sont proposés, 
autour desquels seront formés des 
groupes de travail : nouvelles tech- 
nologies; droit de l’information et 
de la communication ; impacts 
socio-économiques des nouvelles 
technologies ; consommations cultu- 
relles et nouveaux marchés ; politi- 

3 u es industrielles et stratégies 
Investissement. L’encadrement du 
cycle sera assuré par des « perma- 
nents » du CESTA et des experts 
extérieurs. 

Ce programme de formation est 
soutenu Financièrement par les pou- 
voirs publics, et notamment par le 
ministère de b culture, qui s’inté- 
resse de plus en plus aux nouvelles 
technologies et aux industries cultu- 
relles qui les utilisent. Le CESTA 
demande toutefois une «participa- 
tion aux frais matériels » (voyages, 
documentation...) de plus de 
30 000 F. La clôture des inscriptions 
est fixée au 30 octobre. 

★ CESTA, 5, rue Descartes, 75005 
Paris, t£L: 634-33-33. 


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loterie nationale 


vous gagnez dans l’ordre 
vous gagnez dans le désordre 




. *v 

S* 

T 



GRÈVE DE JOURNALISTES 
AU (PROGRÈS» DE LYON 

Les journalistes du Progrès de 
Lyon, à l’appel des syndicats S.N J.. 
C.F.D.T. et C.G.T., ont observé, 
mardi 27 septembre - à 90 ** selon 
les organisateurs - une grève de 
vingt-quatre heures pour protester 
notamment contre b mutation de 
sept journalistes hors de leurs postes 
lyonnais, alors que des volontaires, 
non retenus par la direction, avaient 
fait acte de candidature pour des 
bureaux éloignés. Au cours d’une 
conférence de presse, les représen- 
tants des grévistes ont réclamé 
• l’application du contrat d'entre- 
prise en matière de mutation - et le 
respect d’un contrat de solidarité 
signé par b direction du Progrès, le 
31 décembre dernier. 

Cette grève d'avertissement - qui 
n’a pas empêché la parution du quo- 
tidien mercredi 28 septembre - 
recouvrirait, en fait, un malaise 
grandissant dans la rédaction, consé- 
cutif à l’évolution de la politique de 
M. Jean-Charles Ligne! depuis sa 
prise de pouvoir au printemps 1979. 


ACCORD INA-VISNEWS : 

LE MARIAGE DES ARCHIVES 

M. Jacques Pomonti, président de 
l’Institut national de b communica- 
tion audiovisuelle (INA), et 
M. Julian Dinsell, directeur général 
de b société britannique Visnews 
Productions, ont annoncé b signa- 
ture d'un accord de collaboration à 
long terme. Parmi les premières 
coproductions envisagées, les deux 
organismes préparent déjà une série 
en dix épisodes sur le sport, une his- 
toire de l’Union soviétique et une 
série sur b mythologie de b vie 
urbaine. 

Ce premier accord à long terme 
entre des sociétés de télévision bri- 
tannique et française va permettre 
d’exploiter tout un fonds d’archives 
audiovisuelles, source importante de 
production originale pour les futurs 
réseaux (télévision payante, câble, 
satellites). L’INA - qui est le 
détenteur de tout le patrimoine de la 
télévision française - confirme ainsi 
sa volonté d'être un producteur à 
pan entière et d’accéder au marché 
international. Visnews. qui possède 
une importante cinémathèque 
d’actualités, a déjà une solide expé- 
rience commerciale dans le montage 
d’archives et ne cache pas son inten- 
tion de s'attaquer au marché euro- 
péen de l’information audiovisuelle. 


TRIBUNES ET DÉBATS 


MERCREDI 28 SEPTEMBRE 

- TF 1 retransmet, en direct de 
New-Yort le discours du président 
François Mitterrand devant l’As- 
semblée générale des Nations unies 
à 16 b 40. 


- M. Jacques Kosciusko - 
Morice!, ancien ambassadeur de 
France aux Nations unies, est l’in- 
vité de l’émission - Le téléphone 
sonne ». sur France-Inter, à 19 h 30. 
Thème de l’émission : • A quoi sert 

ro.N.u. -. 


JEUDI 29 SEPTEMBRE 

- M. Jean-Claude Gaudin, pré- 
sident du groupe U.D.F. à l'Assem- 
blée nationale, est reçu au journal de 
France-Inter, à 7 h 40. 

- M. Jean Lecanuet. président 
de l'U.D.F., participe à l’émission 
• Pbidoyer • sur R. M.-C., à 8 h 15. 

- M. Valéry Giscard d'Estaing. 
ancien président de la République, 
est l’invité de l'émission « Spécial li- 
gne Rouge » sur Radio Puy- 
de-Dôme, radio décentralisée de 
Radio-France, à 18 h 40. 
1 102,5 Mhz, Clermont-Ferrand). 


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Page 22 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 ### 

INFORMATIONS «SERVICES» 


r-MODE 

La vie en trench 

Parmi les thèmes classiques remis à la mode cet hiver, le 
trench tient la vedette. Souvent surtaillé, il est imité avec fantai- 
sie, voire une pointe d'humour. 


MÉTÉOROLOGIE 




Evolution probable du tempe en France 
entre le mercredi 28 septembre i 
0 heure et le jeudi 29 septembre à mi- 
nuit 

Le champ de pression continuera a 
s'affaiblir sur la France, permettant 
ainsi au flux perturbé atlantique 
d'approcher les côte» ouest et à des 
masses d’air instable de remonter de la 
Méditerranée. 

Jeudi, en matinée, les nuages seront 
abondants sur la Corse et la Côte 
d’Azur où ils donneront des averses. Le 
temps sera également maussade en 
Aquitaine où de nombreux bancs de 
brouillard se seront formés en fin de 
nuit. Sur les autres régions, il fera très 
beau. Dans la journée, les averses s'éten- 
dront au massif alpin « à 13 basse vallée 
du Rhône. Sur le Sud-Ouest, les brouil- 
lards se dissiperont et feront place à du 
beau temps ensoleillé. Le ciel de la Bre- 
tagne et de la Vendée se couvrira pro- 
gressivement et des pluies sont à crain- 
dre en soirée. Ailleurs, le soleil se 
maintiendra. 

Les températures, voisines de 
10 degrés au lever du jour (sauf en 
Méditerranée où elles seront de Tordre 
de 18 degrés) s'élèveront jusqu'à un 
maximum allant de 20 à 25 degrés. 

La pression atmosphérique réduite au 
niveau de la mer était à Paris, le 28 sep- 
tembre 1983 à 8 heures, de 1 020 3 mil- 
libars. soit 7 65 J millimètres de mer- 
cure. 

Températures (le premier chiffre 
indique le maximum enregistre au cours 
de la journée du 27 septembre ; le 
second le minimum de la nuit du 27 sep- 
tembre au 28 septembre) : Ajaccio. 25 
et 15 degrés: Biarritz, 26 et 16; Bor- 
deaux. 24 et 11 ; Bourges. 23 et 10: 
Brest. 22 et 12: Caen. 24 et 9 : Cber- 


PRÉVtStONS POUR LE 29 SEPTEMBRE A 0 HEURE (6.M.T.) 



bourg, 16 et 12 : Clermont-Ferrand. 25 
et 9 : Dijon. 22 et 9 ; Grenoble. 25 et 
12; Lille. 25 et 13; Lyon. 25 et 10: 
Marseille-Marignane, 25 et 14 : Nancy. 
23 et 5; Nantes, 24 et 10; Nice-Côte 
d’Azur. 25 et 17 : Paris- Le Bourget; 25 
et 9 ; Pau. 26 et 12 ; Perpignan, 26 et 
1 1 ; Rennes, 27 et 8 ; Strasbourg, 22 et 
6 ; Tours, 24 et 9 ; Toulouse, 27 et 10 : 
Pmnte-à-Pitre, 32 et 24. 

Températures relevées à l’étranger : 
Alger. 26 et 16 degrés ; Amsterdam, 18 
et 14; Athènes, 26 et 16; Berlin. 23 et 


12 ; Bonn. 25 et 8 ; BraxeDes, 23 et 15 ; 
Le Caire. 32 et 19 : îles Canaries. 34 et 
28 ; Copenhague, 21 et 1 1 ; Dakar. 31 et 
27 -. Djerba. 24 et 17 ; Genève. 22 et 8 ; 
Jérusalem, 27 et 17; Lisbonne, 34 et 
19 ; Londres. 19 et 15 ; Luxembourg. 24 
et 12: Madrid. 30 et 15; Moscou. 12 et 
7; Nairobi, 28 et 12: New-York. 23 et 
16; Palma-de-Majorque. 27 et II : 
Rome. 28 et 20 ; Stockholm, 19 et S ; 
Tozeur. 26 et 16: Tunis, 20 et 16. - 
{ Document établi 
avec le support technique spécial 
rie la Météorologie nationale. ) 


Le plus attrayant à cet égard 
est signé Jean-Paul Gaultier. Il 
s'agit d’un trompe-l'œil en pope- 
line de coton beige â ceinture 
nouée, porté en débraillé sur un 
faux chemisier noir, la couleur 
absolue de la saison <2090 F. 
Kashiyama. 147. boulevard 
Saint-Germain). Claude Mon- 
tana donne une silhouette de 
rugbyman à un modèle en che- 
vron è empiècements et pare- 
ments de cuir <5800 F. 31. rue 
de Grenelle). Chanel orne son 
ciré à bavolet de boutons dorés 
et siglés <4990 F. 31. rue Cam- 
bont et Dorothée Bis exagère 
les proportions généreuses d'un 
vêtement sous le mollet 
1 1 800 F. 1 7. rue de Sèvres). 

Dans les prix accessibles. 
C. & A. (122-124, rue de 
Rivoli.et centres commerciaux 
régionaux) propose une série 
d'imperméables doublés de 
velours de coton ou de pilou 
<450 F et 800 F), dont un 7/8" 
en polyester et coton à emman- 
chures basses. 

Petits prix chez Marks et 
Spencer avec des vêtements de 
pluie à 450 F; les raglans lava- 
bles en machine, parfois doublés 
de fourrure, se vendent 750 F. 

Claude Havrey (15. rue du 
Vieux-Colombier) joue avec les 
couleurs, violine. lavande, bleu 
pétrole et vert forêt, à côté des 
inévitables noir et beige, et. les 
matières contrastantes : ciré et 
laine, velours côtelé et toile à 
bâche (de 910 F à 1400 F). 

Les trenchs masculins se dis- 
tinguent par le raffinement des 
détails et leur prix confortable. 
Ainsi Aquascutum. qui vient 
d'installer son stand au Galfa- 
Club des Galeries Lafayeite. 
affiche-t-il 3 100 F l'imper rendu 
célèbre par Humphrey Bogart 
dans une version en fil à reflets 
de beiges changeants. 

Burberrys a augmenté ses 
prix de 20 % en un an (Madélios. 
Brummeil. Raymond Lescur. 
Maine-Montparnasse). En fait, le 
même imperméable — 1710F 


Derrière la façade classée en 
pierres de taille du 21. rue 
Royale, à l'angle du faubourg 
Saint-Honoré, Gucci. l'illustre 
sellier, malletier, chausseur et 
maroquinier florentin déploie ses 
collections déjà vendues dans 
cent quatre-vingts magasins du 
vaste monde. Se côtoient le prêt- 
à-porter féminin et masculin, les 
tenues de ski et de tennis, l'orfè- 
vrerie. la joaillerie, tes cadeaux, le 
linge de maison. 


Ouverture de nouveaux bureaux à 
l’étranger, programme technologi- 
que Urba 2000, accroissement très 
substantiel des crédits... Autant de 
perspectives encourageantes pour la 
DATAR, commentées le 26 septem- 
bre par M. Bernard Attali, délégué à 
l’aménagement du territoire. 

Après l’inauguration au prin- 
temps dernier d’un bureau à Tokyo, 
la DATAR s’apprête à installer 
deux nouvelles antennes : l’une â 
Houston en octobre, l’autre à Osaka 
en novembre. A cet égard, M. Attali 
a rappelé que les investissements 
étrangers .en France ont permis la 
création de 12 000 emplois pendant 
l’année 1982 et de 6 000 au premier 
semestre 1983. 

Au cours de la même période, la 
DATAR a contribué, par le biais de 
la prime d’aménagement du terri- 
toire. à (a création et au maintien de 
22 000 emplois. Quelques décentra- 
lisations marquantes figurent parmi 
les projets • primés ■ : notamment 
celles du centre de recherche 
d’E.D.F. à Lyon (450 postes) et de 
la division - Espace » de Thomson à 
Toulouse (800 postes), par exemple. 

Autre dossier prioritaire : le pro- 
gramme Urba 2000, présenté par le 
président de la République lors de 
son intervention télévisée du 1 5 sep- 
tembre. Coordonnées par la DA- 
TAR. (le Monde du 23 septembre) 
les études menées depuis un an sug- 
gèrent de regrouper localement - 
dans le Nord-Pas-de-Calais cl en 
Aquitaine - la - fine fleur - des 
technologies nouvelles (électroni- 
que. télécommunications, informati- 
que. énergies, biotechnologies) . 

Côté budget, la délégation fait fi- 
gure de privilégiée. Après une pro- 
gression significative en 1982 et 


en coton et polyester - grimpe à 
2 185 F en pur coton, tes prix de 
diffusion étant nettement plus 
raisonnables que ceux pratiqués 
dans les boutiques de la marque. 

Les trenchs. c’est aussi 
l’affaire du Surplus Saint- 
Germain (6. nie Guisarde). Ceux 
de l'U.S. Army. à doublures 
chaudes amovibles, oscillent 
entre 250 F et 500 F. 



I Dessin de C. DUBREUIL l 

MARKS & SPENCER : treaefe- 
coat raglan à grandes manches, ta 
polyester lavable en machine, et i 
doublure écossaise. Existe en 
marine, beige ou marron, du 36 au 
44. en deux longueurs. 750 F (35- 
37. boukrard Haussmann. Rosny- 
2, Reims. Lyon-la Part-Dieu, 
Strasbourg et Lille 1 . 


Le décor, d'une grande 
sobriété, fait contraster le mar- 
bre des sols avec le mat des 
murs poudrés de marbre à la 
façon des palais palladiens. 

Les vêtements doivent leur 
élégance aux tissus rustiques de 
tons neutres éclaboussés d'une 
note vive, aux coupes simples et 
désinvoltes. Remarquables, les 
tricots à dessins géométriques, 
torsadés ou en patchwork, dont 
les artisans italiens ont le secret. 

N. M.-S. 


1983. les crédits alloués à l’aména- 
gement du territoire augmenteront 
l'an prochain de 43 %, alors que le 
taux de croissance des dépenses ci- 
viles du budget de l'Etat plafonnera 
à 6.5 %. Principaux bénéficiaires de 
ce coup de pouce : le Fonds d’inter- 
vention (FIAT), dont une partie des 
ressources financera les contrats 
Etat-régions (+ 22 %) et les crédits 
d’investissement (+41 %). 


JOURNAL OFFICIEL — 

Sont publiés au Journal officiel 
du mercredi 28 septembre ; 

DES DÉCRETS 

• Portant publication de trois 
accords de sécurité sociale entre les 
gouvernements de la République 
française et de la République fédé- 
rale d'Allemagne, signes à Paris le 
26 mai 1981 ; 

• Fixant la composition de la 
délégation française à la trente- 
huitième session de l’.Assemblée 
générale des Nations unies : 

• Modifiant le décret du 
10 mai 1982 instituant une aide à la 
mécanisation agricole : 

• Portant nominations dans les 
cadres des officiers de réserve. 


Par ailleurs, le Bulletin officiel 
des décorations, médailles et récom- 
penses du 28 septembre publie des 
décrets portant promotions ci nomi- 
nations dans l’ordre des Palmes aca- 
démiques; des arretés décernant b 
médaille et le diplôme d'honneur des 
conseils de prud'hommes, portant 
attribution de la médaille d'honneur 
des sociétés musicales et chorales; 
une citation â l'ordre de l'armée. 


EN BREF 

BIENFAISANCE 

VENTE ANNUELLE DES CHIFFON- 
NIERS D’EMMAUS. - La com- 
munauté de vie Emmaùs, fondée il 
y a trente ans par l'abbé Pierre, 
organise une vente exceptionnelle 
dans son centre de Plessis-Trevise 
(Val-de-Marne), 41. avenue Lefè- 
vre. te samedi l* octobre, de 
9 heures à 18 heures. Les « chif- 
fonniers a d'Emmaüs o ffri ron t , à 
des prix très compétitifs, des meu- 
bles de tous styles, de la friperie, 
de la vaisselle, des bijoux, de 
l’électro-ménager, des outils, etc. 

JOURNÉE NATIONALE DES 
AVEUGLES. — Le 2 octobre aura 
lieu la journée de soutien aux as- 
sociations d'aveugles et mal- 
voyants. La collecte qui aura lieu 
sur la voie publique n'est pas un 
appel à l’aumône ou à l'assistance 
mais une aide volontaire aux 
50 000 aveuglas et amblyopes 
ainsi qu'à la vie associative qui dé- 
fend leurs droits. 

LOISIRS 

LA PETITE REINE ET LA FÉE 
ÉLECTRICITÉ — Moyennant une 
somme de 200 livres (environ 
2 400 F), les cyclistes britanni- 
ques las de pousser sur tes pé- 
dales pourront, dès la fin de cette 
année, faire l'acquisition d'une bi- 
cyclette électrique. Conçu par le 
Transport and Road Research La- 


PARIS EN VISITES - 

JEUDI 29 SEPTEMBRE 

• Musée du Louvre-, 10 h 30 et 
1 5 heures. 

■ Musée national du jeu de paume », 
1 5 heures, en anglais (Caisse nationale 
des monuments historiques). 

- Exposition Muriiio -. 14 h 30. 
musée du Louvre, pavillon de Flore 
(Approche de l’anl. 

« La Conciergerie ». 14 h 45. 1. quai 
de l'Horloge (Ans ci curiosités de 
Paris). 

- Les impressionnistes au Musée du 
jeu de paume -. 14 h 30. entrée (Con- 
naissance d'ici et d’ailleurs). 

« De l'hôicl de Sens à. la place des 
Vosges-. 14 h 30, métro Pont-Marie 
(Les Flâneries). 

« Présence du Moyen Age ». 
15 heures. Sainl-Scverin (Histoire el 
archéologie). 

- Chi *2 un dareur-argenteur ». 
14 h 30. métro Ans-ci- Métiers (P.- 
Y. Jaslei). 

• L~le de la Cité», 1S heures, portail 
central de Notre-Dame, 15 heures 
(Paris et son histoire). 

- Lllc Saint- Lotus ». 14 h 30. métro 
Saint- Paul (Résurrection du passé) 

-La Monnaie». 14 h 45, Il quai 
Comi (Tourisme culturel). 


boratory (1). l'engin pourra rouler 
è une vitesse de 24 kilomètres à 
l'heure et disposera d'une autono- 
mie avoisinant 18 kilomètres. 
Equipé d'une batterie rechargea- 
ble sur te secteur, l’s étectrocy- 
de > a cependant été doté d'un 
pédalier dassique, précaution in- 
dispensable... La machine sera 
présentée pour la première fois au 
Sa ton des techniques des études 
industrielles qui s'ouvrira à Birmin- 
gham te 4 octobre. 


(1) Crowt borne. Berkshire 
RG 11 6 AU. 

STAGES 

JOURNALISME D'ENQUÊTE. - 
L'écrivain Gilles Perrault (l'auteur 
du Pull-over rouge et de l'Orches- 
tre rouge) animera du 17 au 
28 octobre un stage de perfec- 
tionnement aux techniques de 
J'enquête et de l'investigation. 
Cette session, réservée aux jour* 
na listes professionnels français ou 
étrangers, comporte de nombreux 
travaux sur le terrain ainsi que des 
rencontres avec des enquêteurs. 

* Centre de perfectionnement 
des journalistes (CP J.). 33, rue du 
Louvre, 75002 Paris, téL 508-86-71. 

FORMATION A LA PRATIQUE 
MUNICIPALE - L'Union fémi- 
nine civique et sociale (U.F.C.S.) 
organise, de septembre 83 à fé- 
vrier 84 des journées de forma- 
tion à l'intention des élues. 

* U- F. CS., 6, rue Béranger, 
75003 Paris, téL : 272-19-18. 


JOURNALISTES DEMANDEURS 
D'EMPLOL - Un stage gratuit 
réservé à des journalistes deman- 
deurs d'emploi (détenteurs de la 
carte professionnelle) aura lieu du 
14 novembre 1983 au 25 février 
1984. Organisé par l'Institut 
national de la communication 
audiovisuelle (INA), te nombre de 
places en sera limité. Date limite 
d'inscription : 10 octobre. Les 
candidatures sont à adresser à 
M"» Rabanes. Centre national de 
reclassement des journalistes, 
146, rue Montmartre. 75002 
Paris. 

RENCONTRES ' 

LES PRIX NOBEL A LA FNAC. - A 
F occasion du cent cinquantième 
anniversaire de la naissance du 
Suédois Alfred Nobel, la FNAC et 
l'université de ParieH - Sorbonne 
ont invité à Paris, du 25 au 28 oc- 
tobre. 1e Prix Nobel du monde en-' 
tier. qui participeront à une série 
de rencontres et de débats ou- 
verts au grand public et à la 
presse, sur le thème ; « Science et 
paix : la réponse des Nobel ». 

Rencontres et débats auront 
lieu dans te grand amphithéâtre dé 
ta Sorbonne et à l'auditorium de la 
FNAC au Forum des Halles, les 
26. 27 et 28 octobre, en présence 
de nombreuses personnalités ffan- , 
caises. 

* Ct a ndie de Sermont, FNAC 
136. rae de Rennes. 75006 Parta, 
téL : 548-24-46, télex : 204564. 


Du 23 septembre au 2 octobre 19S3 


FOIRE NATIONALE 

A LA BROCANTE 
ILE DE CHATOU 

près de Paris. 

Accès direct R.E .R. Chatou. 


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organisée par 
le Syndicat National du Commerce 
de l'Antiquité et de l’Occasion. 

TéL 770.8S.78 







jmSm 


Le Florentin de la rue Royale 


RÉGIONS 

La Datar épargnée 
par la rigueur budgétaire 


AUTOMOBILE - 

COMMERCIALISATION 
DES AUSTIN MAESTRO 

Le nouveau modèle du groupe 
Austin Rover, la Maestro, distribuée 
en France par British Leyiand, sera 
commercialisé le 1 er octobre 1983. 
Elle sc situe dans la gamme des voi- 
tures moyennes et est conçue sous la- 
forme (Tune deux-volumes au dessin 
très séduisant. Compromis entre des 
solutions résolument modernes 
(électronique, carrosserie) et des 
conceptions anciennes (motorisa- 
tion) (1), la Maestro sera disponi- 
ble en France dans cinq versions sur 
les sept que comporte la gamme 
angjaise. 

Trois modèles de. 1,3 . litre de 
cylindrée : deux économiques (E et 
LE suivant les finitions) disposant 
d’une boîte de vitesses à trois rap- 
ports plus un, et une version stan- 
dard HL (68 ch DIN) équipée 
d’une boîte de vitesses à quaire rap- 
ports (ou cinq eu option) . 

Deux modèles de 1,6 litre de 
cylindrée dans le haut de gamme : la 
HLS (81 ch DIN) et la MG 
(103 ch DIN), toutes deux livrées 
avec une boîte à cinq rapports, les 
vitesses maximales possibles étant 
respectivement de 163 km-h et 
1791oii-1l Seul le modèle MG est 
équipé de l'instrumentation électro- 
nique complète (affichage numéri- 
que et ordinateur de bord à synthèse 
vocale) ; cette option disponible en 
Grande-Bretagne sur la plupart des 
modèles n’est pas envisagée en 
France. 

D. H.-G. 


( 1) Le Monde dn 5 mars 1983. 

* Les prix des düfmucs versions 
sont les suivants : E, 43950 F; 
LE. 45 950 F; HL. 49 950 F; 
HLS, 56950 F; MG, 66950 F. 

MOTS CROISÉS- 


PROBLÈME N° 3547 
123456789 



HORIZONTALEMENT 


L Un ceQ ouvert sur l’infini. - 
II.' Prêter certaine chose avec inté- 
rêt. - III. A donné une dimension à 
la Chine. Jeu d’idées concrétisé par 
un «jeu» de mots. — IV. Action 
louable ou déloyale, selon qu’il s'agit 
de fil ou de ficelles. - V. Squatter 
chez Pomone. Personnel. Dépôt de 
bière. — VL Embaume le souffle au 
pays du mistral. — VIL Entreprise 
de déménagemenL Se retrouva sur 
l’herbe. - VIII. Les femmes dont on 
parie. Pièce qui serait refusée au pa- 
lais Garnier. - IX. Agent moteur 
d’un mouvement. - X. Passage dan- 
gereux entre des Ilots. Tragédie 
d'Euripide ou ferment de drame 
apocalyptique. - XI. Se livre à une 
besogne énergique et bien appli- 
quée. 

VERTICALEMENT 

1. Boîte à spectacles..- 2. Stoppe 
un élan vers le ciel.. Symbole d’un 
métal léger. Pratiqués. — 3. Saint le 
plus laitier de Marianne. Système 
pratique pour apprendre sa leçon du 
bout des doigts. - 4. Participe 
passé. Une fameuse langue. — 5. As- 
surais une situation ferme et dura- 
ble. - 6. Le supplément indispensa- 
ble - pour iairê un garçon bien 
constitué. Ce que Ton montre â celui 
que l’on ne peut voir. - 7. Port 
maghrébin. Monnaie d’échange. - 

8. Maître incontesté du barreau, il 
ne plaide pas pour autant la relaxe 
de ses clients. - 9. Prise d'air consé- 
cutive à une prise d’eau. Interjeo- 
lion. 

Solution da problème b* 3546 

Horizontalement 

1. Boucher. - II. Estarùpeur. - 
III. Ré. Ussé. - IV. Gratuit. - 
V. Lissage. — VI. Rein. En. — 
VIL Miettes. - VIII. Née. Télé. - 
IX. Denrée. E.V. - X. Roter. Eve. 

- XI. Uns. Elues. 

Verticalement ■ 

1. Bergère. Dru. - 2. Oser. Néon. 

- 3. Ul Aliments. - 4. Cantinière. 

- 5. HM. Us. Ere. - 6. Epuisetie. - 
7. Restante. Eu. — 8. Us. Elève. - 

9. Trêve. Sèves. 

GUYBROUTY. 


• ; Lisez 

J W W W WW V 

oes Cl 

^ PH^TÉUSTES q 

■\ r\ r y r\ r\ r\ F 









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Vous n’avez peut-être pas 22.000 M 2 , 
si vous débutez. Mais sûrement quelques 
espaces à meubler, sans trop dépenser. 
Alors à Evry, ça. va être votre fête. Toute 
l’année. D’abord, pendant cinq jours pour 
l’inauguration de IKEA Evry. c’est la fête 
à la suédoise. Vous n’aurez jamais vu un 
aussi gros gâteau de mariage. Pour le cou- 
per, il fallai t un champion. Mercredi 28, 


a 16 h, c est Bjôm Borg en personne qui libres, RFM et 95.2.Si vous êtes débutants 
vous en offrira une part. Et si vous venez dans la vie, venez courir votre chance à 
plus tard la musique sera encore là, avec IKEA Eviy. Surtout si vous êtes à cheval 
des jeux, des cadeaux pour les enfants. sur les prix. 

Pendant cinq jours, dix gagnants rem- mm 

porteront quotidiennement pour 5000 F 
de meubles, ou un week-end pour deux à [ ffi 

Stockholm, ou des étagères Pontus. — ^ 

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’• LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 27 





XXXIV e Salon international de l'informatique, de la communication et de l'organisation de bureau |] 

Micro-ordinateur : 


La diffusion de l'informatique ne cesse de s'ac- 
célérer. Pour ne prendre que l'exemple de la 
France, le nombre d'ordinateurs installés croît de 
pli» de 20 % l'an. Le baisse du prix des matériels 
a, bien sur, un effet prépondérant, qui permet à 
ce marché de ne point trop souffrir de la baisse 
8flns 'W» des investissements des entreprises. 

Cette évolution, constante depuis des années, 
permet de trouver aujourd'hui sur le marché, des 
ordinateurs qui, pour moins de 100 000 francs - 
et souvent beaucoup moins encore - sont des ou- 
tils complets, notamment pour la gestion. L'ordt- 
nateur devient ainsi « personnel », en ce sens 
qu'il devient un outil fiable, souple, et de plus en 
fdus universel, au service d'un individu ou d’une 


toute petite organisation. Sans parler de ce qui se 
passe dans la famille. 

Mais les ordinateurs — fussent-ils u micro » — 
restent avant tout des objets professionnels. Et 
ces petites machines continuent leur progression 
inexorable, dans trois directions principalement. 

Tout d'abord, ce sont de nouvelles professions 
qui sont touchées, et notamment les professions 
« individuelles » ; professions libérales, artisans 
et commerçants, agriculteurs, trouvent au- 
jourd'hui des systèmes à leur portée. Ce dévelop- 
pement est parallèle à la spécialisation des pro- 
duits informatiques eux-mêmes : on assiste 
aujourd'hui à une certaine « corporatisation » des 
logiciels : les sociétés de services développent 


ainsi, en profitant parfois de l'expérience de quel- 
ques pionniers, l'une des programmes pour les ca- 
binets médicaux, l’autre pour l'hôtellerie, une 
troisième pour l'exploitation agricole- 

Ensuite, ce sont, là où l'informatique est déjà 
présente, notamment dans les entreprises d'une 
certaine taille, de nouvelles couches de personnel 
qui sont touchées; on voit couramment sb multi- 
plier les micro-ordinateurs dans des entreprises 
où existe déjà un service informatique. Cette dis- 
sémination. qu’explique la plus grande souplesse 
de la micro-informatique, ne va pas, on l'imagine, 
sans poser quelquefois des problèmes. 

Enfin, ce sont, de jour en jour, de nouvelles ap- 
plications qui apparaissent grâcB au micro- 
ordinateur. Certes, on demande encore princi pa- 


tin vaste enjeu 
industriel 

Le marché de la micro- 
informatique sera-t-il cet Eldo- 
rado promis par la plupart des 
spécialistes ? Pour surprenante 
qu'elle puisse paraître, la ques- 
tion mérite d'être posée à la lu- 
mière des évolutions du marché 
et des réactions du public améri- 
cain ces dernières semaines. 
Alors que la vague des « mi- 
cros », de l'ordinateur domesti- 
que ou personnel, du matériel à 
moins de 100 dollars à celui 
vendu 10 000 dollars gagne 
T Europe dix-huit mois après les 
États-Unis, les experts, les 
constructeurs révisent à la baisse 
leurs prévisions de vente sur le 
marché américain. Et les actions 
d' Apple ont subi, la semaine der- 
nière. une véritable bourrasque à 
la Bourse de New- York. 

A vrai dire, chacun attendait 
peu ou prou une telle remise en 
ordre du marché de la micro- 
informatique. qui recouvre en fait 
des produits aux prix, perfor- 
mances et usages fort différents. 
Sept ans à peine sè soit écoulés 
depuis le lancement des premiers 
«micros d'Apple. Aujourd'hui. 
Apple réalise un chiffre d’affaires 
voisin du milliard de dollars et on 
ne compte pas moins de 250 
constructeurs, la plupart Améri- 
cains. Aux jeunes pionniers des 
premières années se sont ad- 
joints tous les grands noms ou 
presque de. l'électronique- Sans 
parler des Japonais qui préparent 
.une amvée en force. 

Or cens floraison de maté- 
riels. la guerre des prix déclen- 
chée en août dernier, la pénurie 
de logiciels, déconcertent les uti- 
lisateurs. Cela est particulières 
ment sensible pour les ordina- 
teurs domestiques, le bas de 
gamme, dont l'usage est jugé, 
paradoxalement, t trop com- 
plexe a par les consommateurs 
moyens, et les performances 
r trop limitées » par tous les pas- 
sionnés d’informatique. 

Les e micro » personnels, les 
« portables » paraissent mieux 
répondre eux véritables besoins 
du marché, qui sont schémati- 
quement de deux ordres. Dif- 
fusés dans les écoles, les univer- 
sités, ils permettent de 
familiariser les jeunes généra- 
tions aux techniques informati- 
ques, de leur donner une forma- 
tion de base. Utilisés au bureau, 
en voyage ou à la maison, 
connectés à des réseaux, ils per- 
mettent une décentralisation de 
i' informatique et une optimisa- 
tion de ses performances. 

On peut donc s'interroger sur 
l'avenir de la présente génération 
des ordinateurs domestiques. 
Les rangs des compétiteurs vont 
se dairsemer. Seuls survivront 
ceux qui auront les ressources 
humâmes et financières suffi- 
santes pour développer une se- 
conde génération de matériels 
offrant un meilleur rapport prix- 
performance. avec des utilisa- 
tions serm- professionnelles. Des 
matériels qui risquent alors de 
concurrencer sëveremem les ma- 
chines haut de gamme vendues 
actuellement. 

Le marché de la « micro a est 
entré en turbulence. Paradoxale- 
ment. cela peut représenter une 
chance pour l'industrie française. 
Bien qu'à ('origine des « micro a 
avec le Micrai de la so- 
ciété R.2.Ë.. celle-ci avait pris un 
retard considérable. Or une re- 
distribution des cartes a l'échelle 
mondiale peut être l’occasion 
pour les industriels français de 
miser sur les prochaines ma- 
chines. oe meme (es bouchées 
douDies sur les logiciels et progi- 
ciels. et de se replacer ainsi dans 
la compétition. Encore f3ut-il agir 
vite, et créer l'environnement 
propice a C éclosion des talents... 

J.-M. QUATREPOINT. 


Une bataille dominée par les États-Unis 


N 1 982, Apple Computers a 
réalisé un chiffre d'af- 
faires de 664 millions de 
dollars. I.B.M. vient ensuite avec 
500 millions — il s'agit bien évi- 
demment du seul secteur de la 
micro-informatique. Les suivants 
sont Tandy avec 466.2 millions de 
dollars, Commodore avec 
367, S millions, Hewlett-Packard 
(H. P.) avec 235,2 millions, Texas 
instruments (T.I.) avec 233 mil- 
lions, et Digital Equipmeni Cor- 
poration (DEC) avec 200 mil- 
lions. Tel est, d'après le magazine 
Dmamation . le classement des 
sept premiers fournisseurs de 
micro-ordinateurs dans le monde. 
En 1983, d'après Future Compu- 
ting. I.B-M. passerait juste devant 
Apple. 

Première remarque : ils sont 
tous américains. Seconde remar- 
que : on trouve dans la liste trois 
pionniers de l’informatique indivi- 
duelle,.. Apple, Commodore et 
Tandy, et quatre sociétés dont 
l'activité principale est ailleurs, et 
pour lesquelles la micro- 
informatique représente au mieux 
5 % du chiffre d'affaires glo- 
bal (l). Tandy est toutefois dans 
une position charnière : la micro- 
informatique ne compte encore 
que pour moins d'un quart dans 
son total. La conclusion est claire. 
Pour réussir, il faut être parti 
dans les premiers, ou avoir les 
reins très solides par ailleurs. 

Une nébuleuse floue 

Troisième remarque : en micro- 
informatique personnelle comme 
en ■ grande » informatique, 
I.B.M. pourrait bien devenir le 
géant qui laisse survivre quelques 
nains. Son absence a pris fin en 
1981 avec l'introduction du • Per- 
sonal Computer », le PC. disponi- 
ble depuis le début de 1983 sur le 
marché européen. Le XT, plus 
puissant, est venu s'adjoindre au 
PC, et des noms de code circu- 
lent : Peanut, Popcom, Craker- 
jacb. Le Peanut (bas de gamme) 
verra certainement le jour avant 
la fin de l’année. Or le marché de 
l'informatique individuelle est ca- 
ractérisé par une » fidélité zéro » . 
Déçu pour une bonne ou une mau- 
vaise raison, un utilisateur met sa 
machine au rencard et en achèLe 
une autre- La tendance est alors 
de s'adresser à un constructeur 
puissant, ayant une bonne image 
de marque, même si ses prix sont 
un peu supérieurs à ceux de la 
concurrence. I.B.M. a d'ailleurs 
baissé le prix du PC de 20 % en 
mars de cette année. Les autres 
ont bien dû en faire autant, quand 
ils l’ont pu. 

Autre constatation, qui résulte 
de la comparaison des chiffres 
pour 1981 et pour 1982 : les taux 
de croissance sont fabuleux. Com- 
modore a doublé son chiffre d'af- 
faires, Apple l'a vu croître des 
deux tiers. Seul Hewlett-Packard 
se contente d'une modeste • 
progression de 20 %. Cela 
confirme qu'à la vitesse du train il 
n'est pas aisé de le prendre en 
marche. Selon une analyse d’in- 
ternational Data Corporation 
(I.D.C.). le marché des micro- 
ordinateurs individuels représen- 
tait en 1981, en valeur, un cin- 
quième de celui des petits 
systèmes informatiques plus tradi- 
tionnels. La proportion devrait 
passer à la moitié en 1983. et 
('égalité serait atteinte en I9S5 - 
en 1987 seulement d’après d'au- 
tres analystes. A ce point de croi- 
sement. le marché mondial de la 
micro-informatique individuelle 


serait de 12 à 13 milliards de dol- 
lars. 

Cela étant, il ne faut pas faire 
dire aux chiffres plus qu’ils n'en 
peuvent. L'avenir est loin d'être 
écrit, comme le prouve un sensi- 
ble — et très înatiendu - ralentis- 
sement des ventes observé depuis 
quelques mois aux Etats-Unis. 
D'autre part, les positions établies 
en 1982 ne seront pas les mêmes 
un an plus tard. L'absence des Ja- 
ponais dans les sept premiers ne 
les condamne pas à n'y jamais 
être. On voudrait pouvoir en dire 
autant des constructeurs français, 
mais, hélas !... Des évolutions 
ultra-rapides se produisent en 
micro-informatique, où aucun 
succès n'est définitif. L'AppIc-II a 
été une merveille commerciale 
- un million d'appareils fabri- 
qués, - mais les défauts de jeu- 
nesse de PApple-Ilï ont bien failli 
ruiner la firme. 

Pour analyser plus finement 
une évolution encore bien incer- 
taine, il faut répartir les ordina- 
teurs en différentes classes. Il y a 
d’abord la distinction entre ma- 
chines professionnelles et ordina- 
teurs familiaux. Les premières 
peuvent être séparées en trois ca- 
tégories : les machines de gestion 
pour P.M.E. ou professions libé- 
rales, les machines de bureau 
(celles qui seront sous peu l'ins- 
trument indispensable de tout le 
travail administratif, auxquelles 
on peut adjoindre les micro- 
ordinateurs à vocation scientifi- 
que) et, enfin, les • portables ». 
que le cadre emporte avec lui 
dans ses déplacements. Bien en- 
tendu. aucune césure franche 
n'existe entre ces trois catégories, 
ni même entre les « profession- 
nels • et les autres. Il est bien 
connu qu'un des attraits du porta- 
ble est de permettre de « faire 
jouer les enfants - le soir ou en 
week-end. D’ailleurs, s’agii-il tou- 
jours des enfants ? N'y a-t-il pas 
résurgence du célèbre syndrome 
du train électrique ? 

Le portable rejoint ici l’ordina- 
teur familial « home computer * 
destiné aux utilisations distrac- 
tives ou autres - mais en existe- 
t-il de sérieuses ? Là encore, il 
faut distinguer la machine de 
« M. Tout-le-monde ». l’ordina- 
teur vraiment familial, et celle de 
l'amateur éclairé ou fanatique. 
Avant tout ordinateur de jeu. le 
premier ne se conçoit guère sans 
recours à la couleur, encore inu- 
tile pour les machines profession- 
nelles. Les TI-99/4 et TI-99/4A 
de Texas sont les plus répandus 
dans cette catégorie avec les VIC- 
20 de Commodore. On peut aussi 
y placer la famille ZX de Sinclair, 
qui fait la transition avec la caté- 
gorie suivante. Dans bien des cas, 
c’est l'écran du téléviseur familial 
qui est utilisé, mais les « moni- 
teurs couleur » se répandent. Cet 
ordinateur est essentiellement un 
support pour de nombreux pro- 
grammes de jeux, ce qui fait qu'il 
supplante progressivement les 
jeux électroniques. Les actuelles 
difficultés d’Atari en sont, pour 
partie, la conséquence. 

Quant à la machine pour ama- 
teur qui programme, elle n'existe 
plus guère depuis la quasi- 
disparition des ordinateurs à mon- 


Les articles publiés dans ce troi- 
sième supplément SICOB sont ex- 
traits de la brochure la Micro- 
informatique que le Monde vient de 
publier. 


ter soi-même et l’arrêt de fabrica- 
tion du T. R .S. -80 modèle I. Les 
amateurs, qui veulent maintenant 
des possibilités plus étendues, en 
particulier des lecteurs de dis- 
quettes. utilisent des machines - 
Apple-II principalement, T.R.S.- 
80 modèle 3, certains modèles de 
Commodore - qui sont un peu 
des machines à tout faire et trou- 
vent ainsi des usages très variés. 
Ces matériels constituent finale- 
ment une catégorie à part, celle 
des microordinaieurs universels. 
Certains pourraient être tentés de 
les appeler les micro-ordinateurs 
dépassés, et il est exact que plu- 
sieurs membres de ceue classe 
souffrent de leur conception an- 
cienne. Cependant, ces ordina- 
teurs ont été améliorés au cours 
des années, et leur ancienneté est 
en partie compensée par les vastes 
bibliothèques de logiciels créées 
pour eux. En général robustes - 
ceux qui ne l’étaient pas ont eu le 
temps de disparaître. - ils 
conviennent assez bien aux usages 
éducatifs. 

Tl y a encore les ordinateurs de 
poche, qui ne se distinguent que 
malaisément des calculatrices 
programmables. II y a quelques 
machines à vocation très spéciali- 
sée - dans le traitement de textes 
en particulier - mais qui sont 
éventuellement programmables et 
entrent ainsi dans" la nébuleuse 
floue des micro-ordinateurs. Ce 
sont des machines - frontières ». 
et l'on pourrait en dire amant de 
quelques terminaux plus ou moins 
intelligents. De toute manière, la 
différence entre machine profes- 
sionnelle et -home computer*, 
bien marquée si on considère tes 
gammes de prix - plus de 
1 5 000 F pour les premiers. 
5 000 F ou moins pour les se- 
conds, — est beaucoup plus floue 
si or. considère les usages, 
puisqu’il semble qu'un micro- 
ordinateur sur deux soit utilisé à 
la fois pour le travail et pour la 
distraction. 

La lutte sera chaude 

L'évolution des machines pro- 
fessionnelles - ce soni elles qui ti- 
rent le marché - est celle qui 
peut être le mieux tracée. Pour la 
gestion d'une P.M.E., la puissance 
de calcul et la taille de mémoire 
sont deux nécessités qui justifient 
largement l'usage d'un micropro- 
cesseur 16 bits — le 8 0S8 d'Intel 
et le 16 000 de Motorola tiennent 
le haut du pavé. La gestion des 
données est contrôlée par un sys- 
tème d'exploitation, et la lutte est 
chaude entre le MS/ DOS de Mi- 
crosoft et le CP/M-S6 de Digital 
Research. On peut penser que les 
choix d’I.B.M. - S 0S8 et 
MS/DOS - feront pencher la ba- 
lance. Il apparaît une nette ten- 
dance vers la • compatibilité 
I.B.M. *. La compatibilité, c’est 
l’assurance d'offrir aux clients 
l’accès aux milliers de logiciels 
que de nombreuses micro-sociétés 
américaines — moins de deux per- 
sonnes en moyenne - développent 
actuellement pour le PC. Texas 
Instruments a annoncé un - Pro- 
fessions! Computer ** construit 
autour du même microprocesseur 
et du même système d’exploita- 
tion que le PC d'I.B.M. Hitachi 
fait de même avec sa série 16000, 
Hewlett-Packard avec le HP- 150. 

MAURICE ARVONNY. 

I Lire la suite page 29. i 


Le 


1 1 ) Le chiffre d'affaire d'I.B.M. eii 
en 19S2 de 34 milliards de dollars Ccua. 
de DEC, H.P., T.I. déplissent les 4 mil- 
liards. 


OUR l'enfant né à notre 
époque, fusées et navettes 
spatiales, mais aussi 
chaînes hi-fi, télévisions, magné- 
toscopes, robots et ordinateurs 
constitueraient un - environne- 
ment naturel », alors que. pour 
l’adulte, certaines de ces innova- 
tions ont nécessité familiarisation 
et adaptation. 

Média de l'informatisation, 
l’enfant le serait parce que l'ordi- 
nateur lui apparaîtrait nature! et 
que leur relation serait sous le si- 
gne de l’immédiatcté. de la faci- 
lité. de l'intensité, de la persévé- 
rance et de la créativité. 

Ainsi, mis en rapport avec lui. 
l'enfant considérerait d'emblée 
l’ordinateur comme un nouveau 
jouet dont il ne se lasserait pas. Il 
témoignerait d’une facilité éton- 
nante dans l’apprentissage de son 
maniement, à tel point que. très 
vite, il essaierait de comprendre 
son fonctionnement et d’exercer 
sa créativité avec cet outil nou- 
veau. Bien plus, l'ordinateur per- 
mettrait d’accéder à d'autres 
connaissances sans » s'en rendre 
compte». Il serait un merveilleux 
pédagogue, ami de l'enfant, ne le 
gronderait jamais et permettrait 
un « droit à l'erreur - . 

Il n’est sans doute pas sans inté- 
rêt de s’arrêter ici quelques ins- 
tants sur l’expérience menée à 
Menlo-Park (Californie), rebap- 
tisé pour la circonstance - Com- 
puter Town. » 

En avril 1979. B. Albrecht et 
R. Zamora installèrent des micro- 
ordinateurs à la bibliothèque de la 
ville, puis ils créèrent un cours 
afin d’enseigner aux enfants com- 
ment concevoir des programmes 
et utiliser le système. Le succès de 
l'opération fut considérable et. en 
août 1979, B. Albrecht estimait 
que. dans les mois suivants, près 
d'un millier d'enfants ayant mé- 
rité le badge - mon ordinateur 
m'aime - qui sanctionnait la ca- 


lement à l'informatique — à la petite comme à la 
grande — d’assurer des tâches de gestion. Mais 
l'imagination des auteurs de logiciels et la montée 
en puissance des « micro a eux-mêmes permet- 
tent la multiplication des systèmes de simulation 
— technique ou financière — de planification des 
tâches, de conception assistée par ordinateur, 
sans parier de ('automatisation du travail de bu- 
reau. Le <* micro b . tel un caméléon, se fait tour à 
tour automate de processus industriel, système 
de surveillance ou machine à écrire... 

Bon marché, travaillant en autonome ou 
connecté sur un réseau, le micro- ordinateur va 
faire définitivement entrer l'informatique dans les 
bureaux et les ateliers, les arrière-boutiques et 
les officines : <r ... tous étaient frappés. i> 

XAViSR WEEGER. 


K 


pacité à utiliser le système pour- 
raient se servir des ordinateurs. 
La ville entière (lycées, collèges, 
librairies, pizzerias» se mit à 
l’heure informatique. 

De nombreux articles 1 1 1 ren- 
dent compte de cette expérience, 
et les témoignages abondent évo- 
quant - I' attirance magnétique 
qu'exercent les ordinateurs sur 
les enfants ■■. leur passion et assi- 
duité face à ce nouvel outil, l’aide 
pédagogique qu'il peut apporter 
noiamment dans l'acquisition de 
eoncepis compliqués : certains 
évoquent même •• l'apprentissage 
d'un comportement social • . •• les 
enfants apprenant à espérer et à 
partager durant b demi-heurt où 
ils disposent d'un ordinateur 

Observations que l'or retrouve 
dans certains des articles parus ré- 
cemment dans ia pres.»e française. 
Ainsi, par exemple, dans l'article 
* Les enfants de l'ordina- 
teur 1 2 1 sont également évo- 
qués l'engouement des enfants 
pour l'ordinateur (présenté 
comme banal et faisant partie de 
l’environnement - naturel de 
l'enfant», la facilité avec laquelle 
ils en font l'apprentissage lace à 
des parents qui n'y comprennent 
rien, leur créativ ité. etc. 

Ainsi, à travers les discours des 
adultes sur le face-à-face enfant- 
ordinateur. on sent l'émerveille- 
ment qui désigne le conte de fées 
que les adultes créent et dont les 
enfants sont les héros. Mais com- 
ment finit ce conte 7 

BARBARA ALLEN. 

a\ec U parti ci pjiior 
de Benrand Giraud, 
chercheur du CS T.B. 


/ Lire la suite page 30. 


tl) Voir noutmment Y Inu-Higf.i 
Machines Journal, ai ril N ”9. ei le 
MenL' AikerU'r. ReccrJer. octo- 
bre 1979. 

tüi -Les cm'ams de i'ordinateur -. 
Dominique Simonnet. l'Express. 
ir lt>42. 24 décembre S9S2. 




L fl MICRO iM=OR MfiTiQüS 

Que fait-on aujourd'hui avec un 
micro-ordinateur? G.uei sers 
l'impact de la micro- 
informatique sur Is famille, 
l'école, Is société ? 

Dans cette brochure de 100 pages , des reportages., 
des enquêtes, des analyses pour nourrir is 
réflexion de tous ceux qui s'intéressent à ce 
phénomène ou s'en inquiètent. 

CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX ET AU AîffffPF IS F 











0-1 


GESTETNER 

LA CONFIANCE INEBRANLABLE 






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avant la B otte 


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a.fWlji; 




4r 


• «A- 


Avec Gestetner, n’hésitez pas à placer votre confiance très haut : au zénith! 

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Le XXXIV e SICOB •••LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1 983 - Page 29 



Une bataille dominée par les Américains 

(Suite de la page 27. ) 


La leçon de marketing d'I.B.M 


. Osbcrnc, s’il survît à sa crise 
actuelle, modifiera pro chain ement 
soc « Executive * pour le rendre 
compatible avec le P.C. 11 est aussi 
certain qu'a n'y a pas de place pour 
la centaine de constructeurs qui ont 
attaqué ce marché, et que des fail- 
lites, concentrations et retraits sont 
à prévoir. D'autant qu , si Putilisa- 
tion des micro-ordinateurs pour la 
gestion, reste le marché dominant, la 
croissance se fera de plus en plus 
dans le secteur voisin des utilisations 
bureautiques. C'est un marché tout 
différent par sa clientèle ; ce ne sont 
plus des individus qui achètent pour 
leur propre compte, mais ges- 
tionnaires de services ad minis tratifs 
ou de grandes entreprises qui pas- 
sent commande par dizaines ou par 
centaines. Les décisions d'achat sont 
sous contrôle, au moins partiel, 
d’n ne direction informatique. 
D’après LD.C., ces achats, presque 
inexistants avant 1980, comptaient 
pour 15 % du total en 1982 ; la pro- 
portion devrait être de 35 % en 
1985. 

C’est très exactement le créneau 
visé par le Lisa d'Apple ou le futur 
« Mac Intosh » du même construc- 
teur. Aussi par le HP- 150 de 
Hewlett-Packard et d’autres 
machines encore Ù naître qui partici- 
pent de la même « philosophie » 
d'intégration des principaux pro- 
grammes à Ja machine. On peut rap- 
procher de ces ordinateurs « bureau- 
tiques», ceux qui sont plus orientés 
vers les calculs scientifiques — mais 
l'ingénieur ne travaille-t-il pas le 
plus souvent à son bureau ? 

Quant aux «portables», leur 
développement apparaît complé- 
mentaire de cette * micro- 
informatique de la grande entre- 
prise » dont on vient de parler. Il y a 
deux types de portables, les gros et 
les petits, et certains proposent de 
réserver l'anglicisme portable aux 


premiers et de qualifier les seconds 
de • portatifs ». Le gros — 
l’Os borne Executive par exemple — 
pèse une douzaine de kilogrammes, 
ce qui fait qu’on y réfléchit à deux 
fois avant de le déplacer. Mais il a 
pratiquement les mêmes capacités 
qu'un micro-ordinateur standard. 

Le modèle du petit pourrait être 
le T.R.S.-SO modèle 100, plutôt que 
le CC-40 de Texas ; il n’est guère 
plus grand qu’un ordinateur de 
poche, mais n'en a pas le côté 
• jouet». C'est une machine 
d'accompagnement, faite pour être 
utilisée seule pendant les voyages, 
mais aussi pour être fréquemment 
reliée â un ordinateur plus puissant. 
En effet, son écran minuscule limite 
sévèrement les possibilités d'emploi, 
ainsi qoe l'absence de lecteur de dis- 
quettes. 

Le drame : 

la divisioB européenne 

Beaucoup plus flou apparaît le 
développement du marché des ordi- 
nateurs familiaux. La croissance y 
est moins rapide que dans le 
domaine professionnel, mais elle a 
en général dépassé les prévisions ces 
dernières années. Ces ordinateurs, 
qui répondent moins à un besoin, 
sont très sensibles aux phénomènes 
de mode. Comme les prix doivent 
être beaucoup plus «tirés», les 
marges sont faibles. La crise écono- 
mique a freiné les ventes. L'actuelle 
reprise américaine les relancera- 
t-elle ? L’Europe est encore très peu 
équipée, à l'exception de la Grande- 
Bretagne, où Sinclair a trouvé un 
marché porteur. 

U semble d'ailleurs que les pays 
latins — France et Italie — soient 
moins réceptifs à l'informatique 
individuelle que leurs voisins septen- 
trionaux et que les démarrages y 


seront plus tardifs. Les difficultés 
que rencontre actuellement l.B.M. 
pour vendre son P.C. en France en 
sont une manifestation. 

Cela conduit â une question nou- 
velle. Quel est le futur des construc- 
teurs nationaux des pays euro- 
péens ? Ils sont en général partis 
plus tard, mais cela pourrait n’ëire 
pas trop grave puisque l'expansion 
du marché a aussi un net retard par 
rapport à ce qu’elle est outre- 
Atlantique. Mais le drame est qu’il y 
a plusieurs pays en Europe, et que 
les constructeurs nationaux — à 
l'exception de Sinclair — n'arrivent 
guère à s'implanter hors de leurs 
frontières. Olivetti, qui tient 37% 
du marché italien des ordinateurs à 
plus de 1 000 dollars, est presque 
inexistant ailleurs. On peut en dire 
autant de Triumph-Adler - 1 1 % du 
marché allemand — et Research 
Machines - 9 % du marché britan- 
nique. Et qui a entendu parler hors 
de France du Micra] et du Goupil 
qui tiennent chacun 9 % du marché 
national ? Pour ne rien dire, dans 
une autre gamme de prix, du TO-7 
que Thomson s’est ingénié, d’abord, 
à ne pas fabriquer, ensuite à ne pas 
vendre. 

En France, d'ailleurs, les choses 
sont claires. Les - nationaux » visent 
les marchés publics, qui leur seront 
réservés, ceux de l'éducation natio- 
nale et ceux des P.T.T. (l’informati- 
sation des postes). A l'abri de la 
concurrence, ils survivront - l'admi- 
nistration, maîtresse des achats, leur 
maintenant tout juste la tête hors de 
l'eau. Dans quelques années, quand 
la croissance du marché s’atténuera, 
ils accumuleront les pertes. L'his- 
toire de la C.I.I. a surabondamment 
montré le chemin, mais il ne paraît 
pas être dans la mentalité des Fran- 
çais, industriels comme administra- 
tifs, d'en emprunter un autre. 

MAURICE ARVONNY. 


L A perccc d’I.B.M. dans les 
micro-ordinateurs devrait 
faire l’objet d’un - cas de 
marketing » pour élèves de H.E.C. 
Tout y a été pensé, les choix techni- 
ques, les programmes, la distribu- 
tion, la publicité... en rupture avec 
les traditions de la compagnie. Le 
- micro » est un marché neuf, B fal- 
lait innover. Où, comment ? Par- 
tout.. .sauf sur la technologie. 1.B.M- 
est passée par où on ne l’attendait 
pas. 

A vrai dire, les professionnels de 
l’informatique n'en ont pas été sur- 
pris outre mesure. Dans le milieu 
des informaticiens, personne 
n’ignore qu’I.B.M. ne retient que 
très rarement des techniques 
d’avant-garde pour ses ordinateurs, 
contraire me nt à sa réputation - 
entretenue — dans l'opinion publi- 
que. Du moins jusqu'à présent, puis- 
que la profonde restructuration en 
cours depuis la nomination de 
M. John Opel à la présidence en jan- 
vier I9S1 (levait conduire le numéro 
un de l'informatique mondial à 
revoir cette stratégie à l'avenir. 

Mais, en 1980, tel n’était pas le 
cas. Les micro-ordinateurs avaient 
fait leur apparition depuis cinq ans 
sans qu’i.B.M. bouge. Pourtant, à 
partir du moment où ces machines 
atteignaient les bureaux des cadres 
gestionnaires ou scientifiques, la 
compagnie se devait de réagir et de 
lancer à son tour son « Personal com- 
puter » (P.C.). Les micro- 
ordinateurs arrivaient cette fois sur 
les plates-bandes du géant- H ne fal- 
lait pas refaire l'erreur commise dix 
ans plus tôt avec les mini- 
ordinateuis. 

Pour l.B.M., l’affaire n'est pas 
simple. 0 s'agit d'un marché nou- 
veau, instable, dont on connaît mal 
les ressorts. Les clients sont petits et 
dispersés. Autrement dit. ce qui fait 
la force de la compagnie — son 
extrême sollicitude pour ses clients. 


les directeurs de l'informatique des 
entreprises et des administrations — 
se trouvait ici inutilisable. Il fallait 
inventer un nouveau système de 
vente, fidèle, sérieux, différent de 
celui des concurrents, et qui, sur- 
tout, ne risque en aucun cas d'aké- 
Ter P • image de sérieux » de la com- 
pagnie. 

Pour la première fois, l.B.M. va 
donc passer par des revendeurs indé- 
pendants. signer un accord avec la 
chaîne commerciale spécialisée dans 
l'informatique Computerland et se 
garder, tout de même, les - grands • 
comptes. Cette stratégie sera 
payante aux Etats-Unis, mais elle sc 
soldera par un quasi-échec en 
France. 

Techniquement, les choix sont 
également complexes. La technolo- 
gie des • micro » est largement 
banalisée, dès lors que l'on a choisi 
deux éiémcnts-ciés, le microproces- 
seur et le logiciel d'exploitation. 
l.B.M. ne manque ni de l'un ni de 
l'autre. Mais les microprocesseurs 
de la firme américaine Intel sont 
vendus dans le monde entier et sont 
moins coûteux. 11 sera donc retenu 
un microprocesseur 16 bits d’Intel. 

Quant aux logiciels. l.B.M.. après 
réflexion, fera appel à la société 
Microsoft dont M. Ted Bâtes, son 
jeune créateur, vient de mettre au 
point un système (le MS/DOS) en 
passe de devenir le standard de la 
profession. Pourquoi n'avoir pas 
retenu nn système maison ? Parce 
que, comme le magnétoscope, un 
micro-ordinateur se vend grâce à sa 
panoplie de programmes d'applica- 
tions disponibles. avec un 

système d’exploitation de sa mar- 
que, se devait de développer rapide- 
ment une telle panoplie. En adop- 
tant le MS/DOS, au contraire, tous 
les programmes existants liés à ce 
standard tournaient sur le P.C. Le 
choix fait, l.B.M. allait d'ailleurs 


contribuer â son tour au succès du 
MS/DOS- La compagnie lance un 
appel général de création de pro- 
grammes auprès du public, des uni- 
versités. et bien sûr auprès de scs 
propres ingénieurs. L’appel sera 
entendu. 

Ces deux choix — commercialisa- 
tion par des revendeurs, technique 
acquise à l'extérieur de la maison — 
vont être complétés par un troisième 
du même type. Pour la première 
fois. l.B.M. reconnaît officiel lement 
l'existence et l'intérêt des fabricants 
de - périphériques compatibles -, 
ces matériels non-I.B.M., mais 
vendus pour être connectés aux ordi- 
nateurs du numéro un. 

Son motif est clair : ces périphéri- 
ques complètent le P.C. avec des 
extensions qu’il crsi - pour l'instant 
— incapable de fabriquer. I' - habil- 
lent - et le rendent apte à Loucher 
une clientèle plus vaste. 

Le P.C. sera prêt dans les délais 
impartis à la petite équipe chargée 
de le concevoir à Boca-Raton en Flo- 
ride : un an. Il est lancé â grand ren- 
fort de publicité en août 1981. Avec 
200 000 appareils vendus en 1982, 
l.B.M. ravit 20 % du marché à 
Tandy, Apple. Commodore et aux 
autres. Depuis, un autre modèle 
(le XT) est venu compléter la 
gamme vers le haut, et les analystes 
de ce marché en attendent un troi- 
sième dans le bas. Une évolution tra- 
ditionnelle et sans surprise. 

La surprise, c’est d'avoir vu une 
organisation, apparemment si rigide, 
faire preuve de tant de souplesse. 
C’est d'avoir vu I.B.M., qui ne cesse 
de flatter ses ingénieurs et ses ven- 
deurs maison, passer outre leur 
amour-propre et faire appel à 
• l'extérieur • poui l'essentiel. Voilà 
un • micro • ni original, ni en 
avance, ni bon marché, ni vraiment 
l.B.M... Mais il se vend bien. Du 
marketing. 

ÉRIC LE BOUCHER. 


Thomson : la famille 
avant la petite entreprise 

E principal constructeur crayon optique qui en fait vrai- 


L français â viser le marché 
de l'informatique familiale 
est Thomson avec, pour l'ins- 
tant. son Télé-ordinateur Sys- 
tème TO-7. Dans les 
« micro-boutiques », le TO-7 fait 
encore souvent piètre figuré. A 
première vue, il est plus cher que 
la concurrence : le TI99/4À de 
Texas instruments, la machina 
familiale la plus répandue dans le 
monde, -est vendue couramment 
1 200 francs de moins 
(2 300 francs au lieu de 
3500 francs) et dispose (furie 
' bibfiothèque de logiciels incom- 
parablement supérieure; on les 
dénombre par centaines, contre 
moins de trente pour le TO-7. 

- La comparaison en matière de 
prix est encore plus dure quand 
on regarde d’autres «micro», 
encore moins chers, comme le 
Sinclair. l’Oric 1 ou le Victor 
Lambda. 

Pourtant, chez Thomson, on 
pense que le produit supporte 
largement la comparaison.: â la 
différence de ces trois derniers 
systèmes, le TO-7 n'est pas 
avant tout destiné à des fanati- 
ques de la programmation, 
même si, parmi les premiers logi- . 
ciels commercialisés, figure un 
Basic de Microsoft dont lés per- 
formances sont plus qu'honora- 
bles. L'objectif est clairement, 
pour démarrer, celui, d'une clien- 
tèle famffiale cherchant avant 
tout du «prêt-à-porter*. 

■ Par rapport â ce qui paraît 
donc être son concurrent direct, 
le Texas, le TO-7 est cependant 
nettement plus orienté «éduca- 
tion» : le premier partenaire de 
Thomson pour les logiciels a été 
Nathan, et le TO-7 ne supporte 
pas - «i fait ne cherche pas à 
supporter — la compétition avec 
les systèmes orientés « jeux vi- 
déo », sans compter les consoles 
du type Atari. 

Ut ordinateur de toute la fa- 
milles - c'est l'axe des pre- 
mières campagnes publicitaires 
- s'adresse donc au «couple 
moderne» qui, par effet de mode 
ou par conviction, croit néces- 
saire de faire un premier investis- 
sement informatique : gestion de 
budget et carnet d'adresses pour 
les parents; pour les enfants, 
même très jaunes ; jeux éducatifs 
— de mémoire ou d'intelligence 
plus que d'adresse - voire logi- 
ciels d'enseignement (didacti- 
ciels}, mettant à profit des carac- 
téristiques techniques assu- 
rément originales. Le TO-7 s 
ainsi été le premier micro familial 
(ses concurrents n’ont pas tardé 
à le copier) auquel est intégré un 


ment un outil «convivial ». 

Autre caractéristique — qui 
peut d'ailleurs poser des pro- 
blèmes commerciaux : le seul 
lecteur de cassettes qu'accepte 
le TÛ-7 est. un magnétophone 
spécialement conçu par Thom- 
son - et: vendu 1 850 à 
- 900 bancs — qui a l'originalité 
de pouvoir délivrer au système à 
la fois des données et du son : on 
imagine le profit que peuvent en 
tirer les auteurs de logiciels édu- 
catifs. 

. Thomson estime que cette 
orientation éducative portera ses 
fruits. Il est clair, d'autre part, 
que ce produit poivrait bénéficier 
d'une image de « produit fran- 
çais s. fourni en logiciels par des 
éditeurs français : Nathan tout 
d'abord, rapidement relayé par 
' Hatier et par l'association Matra- 
Hachette. Le ministère de l’édu- 
cation nationale a d'ailleurs, au 
printemps 1983, commandé 
trois mflteTO-7. 

. ■ La preuve de la réussite reste 
cependant à faire : officiellement 
commercialisé depuis novembre 
'1982, le TO-7 a souffert, et 
souffre encore, d'une bibliothè- 
que de logiciels largement insuf- 
fisante — et d'une montée en 
charge plus que tardive des Ir- 
. g nés de fabrication. A la fin juil- 
let, huit mille appareils avaient 
été vendus ; et ce n'est que de- 
puis avril-mal que l’outil indus- 
triel est totalement opérationnel, 
avec une capacité de production 
de quatre mille systèmes par 
mois, pouvant facilement être 
doublée. 

Les équipes de l'entreprise na- 
tionale préparent déjà la suite ; 
sans doute, dans le courant de 
1984. un système «bas de 
gamme », vendu aux alentours 
dé 1 500 fr a n c s ; et surtout, des 
systèmes plus puissants, per- 
mettant de recentrer le marché 
visé vers un segment plus « pro- 
fessionnel ». D'ores et déjà, des 
passionnés ont développé, isolé- 
ment. des logiciels très profes- 
sionnels - en gestion agricole ou 
comme outil de contrôle des 
connaissances pour l'enseigne- 
ment supérieur. L'intention de 
Thomson de doter un futur TO-9 
ou TO-11 d’une mémoire plus 
importante et d’un davier « pro- 
fessionnel », la préparation de 
MEMO 7 permettant au système 
de travailler sur des langages 
évolués comme Fortran ou Forth. 
tout comme l’intérêt de certaines 
sociétés de services, désignent 
clairement le futur objectif de la 
gamme de produit : après la fa- 
mille. la toute petite entreprise. 

X. W. 


riyapas 

un magasin au monde 

qui ait aidé autant de gens 
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LkJn/; 




Page 30 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 * 


Le défi à l'éducation 


Le XXXIV e SICOB 



Le mythe de l'enfant et 


(Suite de la page 27.) 


D ANS un monde indus- 
trialisé où les chô- 
meurs se comptent 
en dizaines de millions, des 
centaines de milliers d'em- 
plois d'informaticiens ne sont 
pas pourvus, faute de candi- 
dats qualifiés. Il n'est que de 
parcourir les rubriques des of- 
fres d'emploi dans la presse 
française et étrangère, d'en- 
tendre les utilisateurs, les 
constructeurs, se lamenter de 
la pénurie d’ingénieurs et de 
spécialistes en informatique 
pour prendre conscience de ce 
paradoxe. 

Le manque de main-d'œu- 
vre formée aux nouvelles 
technologies électroniques est 
ressenti comme un double 
handicap. Il risque d’entraver 
le développement, l'évolution 
des produits, des logiciels, et, 
plus globalement, de freiner la 
transformation, la modernisa- 
tion des industries et de l'acti- 
vité économique des pays qui 
se seront laissé distancer. 

Le débat sur la formation à 
l'informatique n'est pas nou- 
veau. Dès 1970, en France, 
les experts du Plan avaient at- 
tiré l'attention sur les besoins 
de personnels qualifiés. A la 
même époque, un séminaire 
de l'O.C.D.E. concluait à la 
nécessité d'introduire l'infor- 
matique dans l'enseignement 
secondaire et insistait sur la 
nécessaire formation des maî- 
tres. 

Dix ans plus tard, en mars 
1980, un nouveau rapport, 
rédigé par M. Tebeka, mettait 
en évidence le déficit en ingé- 
nieurs électroniciens et le fai- 
ble rôle joué par le système 


éducatif dans (a formation à 
ces nouvelles disciplines. De- 
puis, les rapports se sont mul- 
tipliés. La mission Filière élec- 
tronique, dans le document 
remis en avril 1982 au gou- 
vernement, tirait de nouveau 
la sonnette d'alarme. Toutes 
les actions pour la modernisa- 
tion du tissu industriel, le dé- 
veloppement des industries 
électroniques, risquent d'être 
caduques si l'on ne fait pas 
sauter ce goulet d’étrangle- 
ment que constitue la forma- 
tion. 

Des résistances 
nombreuses 

L'irruption des micro- 
ordinateurs a sensibilisé le pu- 
blic et les autorités à ce phé- 
nomène. En abaissant le coût 
des équipements, en simpli- 
fiant l'apprentissage à l'infor- 
matique, les < micro » rendent 
possibles des opérations de 
sensibilisation, de préforma- 
tion sur une grande échelle. 
Aux États-Unis, en Grande- 
Bretagne, ils sont introduits 
dans le système éducatif. 
Ainsi, outre-Manche, 
27 000 écoles ont été do- 
tées, en un an. de < micro », 
et 57 000 instituteurs ont 
reçu une formation de base. 

En France, la pénétration 
de l'informatique dans l’édu- 
cation nationale se fait plus 
difficilement : 7 000 ma- 
chines seulement sont instal- 
lées dans 700 établisse- 
ments. Certes, d'ici à la fin du 
IX e Plan, en 1988, on prévoit 
l'implantation de 100 000 


« micro » et la formation d'un 
nombre au moins égal de for- 
mateurs. Mais les résistances 
à la pénétration de l'informati- 
que à l'école sont nom- 
breuses. D'où les tentatives, à 
l'instigation surtout du Centre 
mondial de M. Jean-Jacques 
Servan-Schreiber, pour lancer 
des expériences de sensibili- 
sation, de formation à la 
micro-informatique, à côté de 
l'éducation nationale : forma- 
tion de jeunes chômeurs, cen- 
tres de vacances d'initiation à 
l'informatique, opérations pi- 
lotes dans certains' quartiers, 
etc. 

Plus la population sera fa- 
miliarisée avec les nouvelles 
technologies, plus l'industrie 
électronique trouvera, outre 
des débouchés pour ses pro- 
duits, une main-d'œuvre de 
qualité lui permettant ainsi de 
rapatrier en France, dans des 
usines automatisées, des pro- 
ductions actuellement déloca- 
lisées dans des pays à main- 
d'œuvre à bon marché. 

Certes, la formation à l'in- 
formatique à travers les seuls 
« micro » n'est pas la pana- 
cée. Savoir utiliser un TO-7, 
un Apple II, voire un P.C. 
d'I.B.M., ne fait pas forcé- 
ment de vous un informati- 
cien. C'est pourquoi ces ac- 
tions de masse ne sauraient 
se substituer à la mise en 
place, sur une grande échelle, 
de véritables cours d'informa- 
tique, dans le secondaire, 
dans les universités, dans les 
grandes écoles, avec les 
moyens humains, techniques 
et financiers nécessaires. 


L'acquisition de connaissances 
<xi l'informatisation de la société 
ne sont pas des finalités, et l'on 
sent poindre une attente à la fois 
vague et investie de tous les dé- 
bouchés futurs. 


Ainsi, pour certains, de la ren- 
contre enfant-ordinateur surgirait 
un profond bouleversement social 
qui affecterait la société dans son 
ensemble, allant dans le sens 
d'une réduction, voire d'une dis- 
parition des clivages et des inéga- 
lités les plus structurelles. Ainsi, 
non seulement les modalités de 
cette «rencontre» échapperaient 
à la compréhension de l'adulte, 
mais aussi le changement qu’elle ■ 
ferait naître. Un futurologue de 
trente-cinq ans du S.R.I. (Stan- 
ford Research Insiitute) nous dé- 
clarait : * C'est au travers des 

enfants qull faut essayer d'ap- 
préhender l’impact social de la 
télématique... Ce sont eux qui dé- 
finiront le mode d'acceptation ... 
Ils créeront un monde nouveau 
d'une façon qui nous échappe.*. 
Ils utilisent les machines aune 
manière étonnante ; ce qui est dé- 
cisif, c'est la façon dont ils sont 
en train de construire une réalité 
sociale... Les enfants vont être des 
créatures différentes de nous, 
j’apprends pour rester en contact 
avec eux, mais je suis déjà trop 
vieux... Cesl l'Image même de 
l’homme qui va changer... Le 
fossé entre générations va être 
bien plus grand. - 

Il convient maintenant d'inter- 
roger ce qui sous- tend ce conte. 

D’abord, l'idée que ce nouvel 
environnement technique serait 
naturel pour l’enfant. Il est vrai 
que, contrairement à l’adulte pour 
qui cet environnement s*e$t 
constitué progressivement, il a été 
donné dès le départ à l’enfant 


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comme un tout, les différents ob- 
jets techniques y étant présents si- 
multanément. De plus, comme le 
souligne J. Perriault, la nouveauté 
tient dans l'utilisation par l’enfant 
de ces objets dans un contact fa- 
milier, alors que « nous ne prati- 
quions pas étant jeunes tes ma- 
chines à vapeur (3) ». Mais de là 
à affirmer que cet environnement 
est naturel, n’est-ce pas aller un 
peu vite et, sans entrer dans un 
débat sur la notion « fourre-tout » 
et idéologique du « naturel no- 
tons ce qui semble surprenant 
dans l'expérience de Menlo-Park 
ou dans une démarche telle que 
celle de S. Papert, sur laquelle 
nous reviendrons : 3 s’agit de la 
coexistence de deux discours, l'an 
promeut l'environnement techno- 
logique et ses différents compo- 
sants, dont l'ordinateur, comme 
instrument bénéfique du progrès, 
l'autre insiste sur ce qu'il faut 
mettre en place pour que cet envi- 
ronnement soit effectivement au 
service du progrès. 

Dans son ouvrage, fruit d'une 
expérience de dix ans au MIT, 
S. Papert (4) défend plusieurs 
thèses. 

Partant de l'Idée que l'enfant 
apprend spontanément certaines 
choses (sa langue maternelle) et 
qull fait facilement l’apprentis- 
sage de ce- dont son environne- 
ment est riche, S. Papert propose 
de créer, grâce à l'ordinateur, un 
environnement qui permettrait 
aux enfants d’acquénf spontané- 
ment les concepts mathémati- 
ques. Il propose ainsi de créer une 
culture technologique oâ-l'ordina- 
teur ferait partie de renvizonne- 
ment quotidien. 

S. Papert critique sévèrement 
les modalités actuelles d’enseigne- - 
ment par ordinateur (RA.O. no- 
tamment) qui, scion lui, asservis- 
sent Perdant & 1 l’ordinateur. D 
propose au contraire, avec son sys- 


tème Logo, une pcdagogicoù l'en- 
fant guide et même instruit la ma- 
chine en la programmant dès les 
premiers contacts. Lé système 


Fordïnatetnv f enfant aurait Te' rôle 
actif et « s’auiogérerait.» ; du 
même coup, il apprendrait à pen- 
ser en réfléchissant sur sa propre 
pensée afin dé te rendre accessi- 
ble et compréhensible à l'ordina- 
teur. Celui-ci servirait en quelque 
sorte de structure d'ex pëncncn ra- 
tion par rapport à laquelle l’en- 
fant découvrirait et îesteraftieDe 
ou telle théorie. L’enfant accéde- 
rait ainsi à 1a pensée abstraite. 

Batastmnt 

crinbtâaoHire»? 

Théorie de Tapprostissage sé- 
duisante pour beaucoup, dont 
tuais ne discuterons pas ici. Si 1a 
théorie de S. Papota le mérite de 
réfléchir aux moyens à mettre en 
œuvre pour rendre Fenvironne- 
ment technologique maîtrisable 
par l’enfant, notons qu'elle débou- 
che soir ira projet socioculturel 
ambitieux co nsi st an t précisément 
à généraliser un . env iro nnement 
technologique sophistiqué, lui- 
même condition de la mue en ap- 
plication du modèle 'd’apprentis- 
sage.' Nous sommes face à un 
projet structuré par des inclusions 
réciproques.. 

D’autrejpart, cette théorie et ce 
projet se présentent comme ayant 
une validité entame et pouvant 
s'appliquer à tous les enfants. 
Cela repose sur deiux hypothèses, 
te première est que Fontinateur 
répondrait au désir de chaque en- 
fant : • Il (Fordinateur) peut 
prendre 'des mÜMers dè formes, 
remplir- des millîérs de- fonctions 
et par conséquent répandre à des 
milt rs. de désirs diffé- 
rents (5), * La seconde est que 
cét environnement technologique 


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fonctionnerait de la même façon 
. pour tous les enfants quelles que 
soient leurs origines socio- 
" .culturelles ; ce qui amène le Jour- 
nal Liberation à parler de Tordi- 
. naieur revu et corrigé par le 
système Logo comme d'« un ins- 
trument d'éducation révolution- 
naire qui porte un coup de grâce à 

; une société où ta sélection des in- 
dividus est effectuée en fonction 
de fausses théories sur l’apti- 
Deux hypothèses très hardies 
.. • qui font regretter de ne pas trou- 
, ver dans le livre de S. Papert des 
cléments sur les expériences me- 
nees permettant de les valider On 
aurait notamment aimé savoir si 
des enfants d'origines sociales et 
culturelles très diverses ont parti- 
cipé aux expérimentations et si les 
acquisitions facilitées par le sys- 
tème Logo ont été testées et ana- 
lysées. 

D'autre part, affirmer que tous 
les enfants s'investiront dans l'or- 
dinateur du fait de ses caractéris- 
tiques peut paraître excessif. 
t H semblerait ainsi intéressant 
d’analyser l’investissement de 
□ombreux enfants sur l'ordinateur 
qui peut, en effet, être considéra- 
ble et de le rapporter aux évolu- 
tions de la famille et de la société. 
De plus, peut être, pourrait-on 
s interroger sur une spécificité de 
l'ordinateur qui en ferait un objet 
d'investissement privilégié de l'en- 
fant et de l'adolescent durant cer- 
taines phases de son développe- 
ment et sur ce qui sous-tend cet 
.investissement 

Voilà, il nous semble avoir 
quelque peu malmené ce beau 
conte de fées et peut-être n’est-ce 
pas bien... sauf que celui-ci n’est 
pas destiné aux enfants, marê qu’il 
les manipule pour entretenir les il- 
lusions des adultes ou plutôt pour 
les protéger de leur angoisse, an- 
goisse que suscite justement cette 
société informatisée. C'est ainsi 
qu'aux Etats-Unis et maintenant 
en France, bien des particuliers 
achètent des ordinateurs indivi- 
duels par peur, s’ils ne le faisaient 
pas, de compromettre les chances 
d’insertion et de promotion sociale 
de leurs enfants. Cest bien le si- 
gne qu'ils portent une représenta- 
tion d'une société future qui serait 
informatisée mais où les places se- 
raient rares et où la très forte 
compétition serait arbitrée par la 
maîtrise de l'informatique. Cette 
angoisse n’est pas nouvelle et, de- 


puis lontemps, les ordinateurs ont 
fait l'objet d’une abondante pro- 
duction imaginaire (romans, 
films de science-fiction). Pendant 
longtemps, le thème en a été le 
même : l'homme crée une ma- 
chine qui s’automatise dans des 
circonstances diverses et le rac- 
n ^ ce - Peut-être est-ce parce qu'or- 
d ma te ors (et robots) constituent, 
à ce jour. la tentative la plus ache- 
vée de l'homme de créer à sa pro- 
pre image : en créant l'ordinateur, 
l’homme n’essaie-t-ü pas, comme 
le suggère le terme « intelligence 
artificielle », de donner la pensée 
à la machine et, ce faisant, ne 
transgresse-t-il pas quelque part 
un interdit ou bien ne tente-t-il 
pas de se substituer à un ordre, 
soun» de toutes les croyances, su- 
perstitions, interrogations : celui 
de son origine ? 

À un autre niveau, l’ordinateur 
est l'objet de craintes bien 
concrètes : celle de la dcqualifica- 
tion, celle de la déshumanisation 
du travail, celle de la perte de 
l’emploi. Ne se pourrait-il pas 
alors que tous ces romans, films, 
et l'engouement qu’ils suscitent, 
expriment une angoisse de 
l’ homme par rapport à son deve- 
nir, une ambivalence face à la 
toute-puissance de ce qu'il crée ? 

Ne pourrait-on pas alors faire 
l'hypothèse que si, dans un pre- 
mier temps, l'homme a projeté 
l’angoisse de ce qu’il est et de son 
devenir dans ces productions 
culturelles, on assisterait au- 
jourd'hui à un déplacement et à 
une annulation de celte angoisse. 
Après le déchaînement des forces 
du -mal advient l'enfant «appri- 
voisant», «jouant», «aimant», 

* dépassant » la machine. L’en- 
fant, lui, comprend, il a séduit la 
« bête », il saura vivre en 
l'an 2000 dans un monde techno- 
logique nouveau. De ce monde, 
l'adulte s’exclut lui-même comme 
s'il ne pouvait apaiser ses an- 
goisses qu’en se dépossédant de 
son propre devenir. 

BARBARA ALLEN. 

avec la participation 
de Bertrand Giraud, 
chercheur an GS.T.B. 


La guerre des réseaux de distribution 


U NE fois de plus, I.B.M. a 
bouleversé le marché de 
l’informatique. En 
annonçant il y a trois ans qu'elle 
allait entrer en force sur le mar- 
ché du « Personal computer • 
(P.C.), le géant créait l’événe- 
ment et déclarait la guerre aux 
petites _ entreprises-champignons 
américaines qui ont inventé et 
imposé le nouveau concept de la 
« micro », à la tête desquelles trô- 
naient trois mousquetaires intré- 
pides aux couleurs de la bannière 
étoilée : Apple, Commodore et 
Tandy. 

Ces lilliputiens courageux ont 
inventé l’ordinateur personnel à 
bas prix à la portée des cadres à la 
recherche d'un outil de travail 
individuel à usage professionnel, 
des _ « hobbystes » et des foyers 
familiaux. Micro-ordinateur auto- 
nome, parfois portable, ou multi- 
poste qui peut désormais commu- 
niquer, par l’intermédiaire de 
réseaux de télématique, avec les 
plus puissants systèmes informati- 
ques actuellement en service. 


Règlements de comptes 


(3) J. Perrïauh, «Perspective pour 
demain • in l'Enfant et l'Image. 1879- 
1979. CNJ3.P. 

■ (4) "S. Papert, le Jaillissement de 
l'esprit. Flammarion 1981. 

(S) Libération. • Le père Noël de ta 
révolution informatique », 22 octo- 
bre 1981. 


Dans la foulée de cette nouvelle 
« race » d'ordinateur est apparue 
une nouvelle forme de distribu- 
tion : la commercialisation de 
m as s e par l'intermédiaire de dis- 
tributeurs, de revendeurs indépen- 
dants ou de chaînes de revendeurs 
spécialisés disposant de bouti- 
ques. Ainsi Apple compte plus de 
3 300 revendeurs dans le monde, 
dont 350 rien qu’en France. Faute 
de statistiques sérieuses, on 
estime que le nombre de ces 
« partenaires » varie aujourd'hui 
entre 2 500 et 5 000 en France. 
Mais chaque jour qui passe voit 
apparaître de nouveaux adeptes. 
La chasse des distributeurs par les 
fournisseurs bat son plein. 

La raison de cette débauche de 
vocation : avec le faible prix de 
ces matériels (entre 8 000 et 
50 000 F avec leurs logiciels et 
périphériques : disques magnéti- 
ques, imprimantes, terminaux à 
.écran-clavier), les marges bénéfi- 
ciaires sont insuffisantes et ne 
permettent pas aux fabricants 
d’avoir recours à une force de 
vente directe, coûteuse en 
hommes et en moyens. 

Il s'agit d'un tournant dans 
l’ histoire de l'informatique. Au 
début, seuls existaient les 
« grands » ordinateurs, volumi- 
neux et coûteux, vendus directe- 
ment par les constructeurs. Avec 


les - minis », une première évolu- 
tion apparaissait puisque l’améri- 
cain Digital Equipment (DEC), 
leur « inventeur » et numéro 1 
mondial de ce créneau, décidait 
de vendre une partie de ses 
machines par l'intermédiaire de 
revendeurs spécialisés dits 
O.E.M. (Original Equipment 
Manufacturera). DEC leur ven- 
dait des machines « brutes » 
qu'ils se chargeaient d'adapter 
aux besoins spécifiques des 
clients. Cette innovation fit le 
succès de DEC. Mais ces reven- 
deurs restaient des sociétés spé- 
cialisées (Geveke, Métrologie, 
Tekelec, en France) , disposant de 
cadres, d'ingénieurs et de techni- 
ciens rompus — en général — à 
l’informatique. Avec les 
« micro », cette fois-ci, les 
constructeurs sont contraints 
d'aborder une distribution 
• grand public », qui ignore tout 
de cette technique, comme les 
grandes chaînes de distribution 
aux Etats-Unis ou bien la 
Redoute, la FNAC, voire les bou- 
tiques de quartier en France. Cela 
pose et posera immanquablement 
des problèmes. 

Dans un premier temps, on a vu 
se dessiner une première bataille 
entre nouveaux et anciens distri- 
buteurs. Laquelle a commencé à 
prendre des allures de règlements 
de comptes quand les construc- 
teurs japonais (dont Sharp, 
Canon, Sony, Hitachi, etc.) et les 
entreprises-champignons améri- 
caines ont multiplié l'offre de ce 
type de produit et ont prétendu, 
eux aussi, faire appel aux distri- 
buteurs. 

Résultat : plus d'une centaine 
de micro-ordinateurs sont actuel- 
lement proposés en France ; c'est 
la jungle. L'affrontement perma- 
nent s'est transformé en une véri- 
table guerre quand I.B.M. est 
entrée sur le marché, imitée très 
rapidement par certains de ses 
concurrents traditionnels, comme 
N.C.R. et Bunroughs. Les gros 
constructeurs, qui se mettaient 
avec retard de la partie, enten- 
daient écrémer et fidéliser les dis- 
tributeurs les plus compétents. En 
tête, I.B.M., qui domine de la tête 
et des épaules ses poursuivants. Et 
qui, comme pour les grands ordi- 
nateurs de gestion, prétend impo- 
ser scs standards. 

Un deuxième front s'est ensuite 
ouvert au niveau des remises aux 
distributeurs et des services après- 
vente que leur offraient les 


constructeurs (documentation, 
promotion publicitaire dans les 
grands médias, conseils et stages 
de formation gratuits, etc). Tout 
y passe pour séduire mais égale- 
ment pour tester les qualités des 
revendeurs. 

Certains constructeurs n’hési- 
tent pas à les mettre en concur- 
rence. Exemple, l'américain Altos 
Computer qui se fait distribuer en 
France par Tekelec, AI fa ironie et 
Feuuïer. D'autres, au contraire, 
jouent la carte de {'exclusivité au 
niveau national ou régional. 

Aux distributeurs de prouver 
qu’ils sont ou seront les gagnants. 
Ce qui n’est pas évident. Beau- 
coup d'entre eux manquent de 
compétences techniques ou de 
moyens financiers et découvrent, 
parfois amèrement, que vendre 
des micro-ordinateurs n’est pas 
chose facile. Ils cherchent donc la 
meilleure stratégie. Certains ont 
choisi la cane mulli-produits et 
multi-marques. D'autres - ou les 
mêmes - s'efforcent de signer des 
accords de coopération soit avec 
des firmes spécialisées dans la 
maintenance des matériels, soit 
avec des sociétés de services et de 
conseils en informati- 

J [ue (S-S.C.I.) en mesure de leur 
oumir logiciels et progiciels dont 
ont besoin leurs clients. Tous se 
battent bec et ongles pour s'affir- 
mer sur un marché en pleine 
explosion, mais qui n’en est qu'à 
ses débuts. Mais, après une 
période de recrutement intense, 
on risque d’assister à une héca- 
tombe. 

Combien seront-ils dans trois 
ou cinq ans ? Personne n’est en 
mesure d'avancer un chiffre 
aujourd'hui. Une certitude : nom- 
breux seront ceux qui y laisseront 
des plumes. Ainsi malheureuse- 
ment que certains de leurs clients 
qui feront sans nul doute les frais 
de la conjugaison d’une technolo- 
gie encore en pleine mutation et 
d'un nouveau type de distribution 
qui recherche encore sa déontolo- 
gie. 

Chez les constructeurs, ce sont 
une fois de plus les grands de la 
profession qui tireront les meil- 
leurs profits de cette évolution. 
Olivetti France semble d’ores et 
déjà bien placé avec son réseau de 
points de vente indirecte qui 
assure 70 % de la distribution de 
son micro-ordinateur personnel 
M 20. Ce réseau comprend des 
concessionnaires (totalisant 
250 points de vente), près de 
400 revendeurs indépendants 


(distributeurs. S.S.C.l. prati- 
quant le « clé en main », bouti- 
ques) et fait aussi appel au com- 
merce intégré (grandes surfaces, 
sociétés de vente par correspon- 
dance, etc.). Il préfigure ce que 
seront demain les grands réseaux 
de distribution des grands 
constructeurs; lesquels semblent 
vouloir garder en parallèle une 
force de vente pour leurs gros 
clients (les «grands comptes») 
achetant en quantité, tout en se 
révélant, en revanche, plus 
réservés quant à la création de 
boutiques à leur enseigne. 

Dans cette guerre sans merci 
des réseaux, les grands de l'infor- 
matique traditionnelle ont l'avan- 
tage, sur leurs adversaires, de 
pouvoir disposer de gros moyens 
et d’une image de marque consé- 
quente. Laquelle pèsera sans nui 
doute dans les résultats et les 
conquêtes de leurs partenaires 
commerciaux. 

Des «franchisés» 



Un nrmplr dr 
l'an licommunint ion 
dans l'cni reprise.-: 


Quand la fébrilité règne dans les 
bureaux et que le personnel tourne en rond 
comme des écureuils dans leur cage, l’énergie 
humaine est inutilement gaspillée: lettres 
standards tapées mot à mot, calculs faits 
mentalement avec des risques d’erreurs, atten- 
tes énervantes devant le photocopieur. 

Aujourd’hui, ces méthodes de travail 
sont périmées. THumph-Adler a mis au point 
une bureautique intégrée efficace. Votre Distri- 
buteur-Conseil établira avec vous le diagnostic 
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Un dernier front vient d’être 
ouvert avec la création de cen- 
trales d’achats - comme celle de 
Carri — en France et de chaînes 
de • franchisés ». Les premières 
tentent de rassembler des petits 
distributeurs indépendants pour 
leur apporter un maximum de ser- 
vices au niveau de l’achaL et de la 
sélection des matériels qu'ils veu- 
lent vendre, cette aide leur per- 
mettant d'échapper à la férule de 
leurs gros fournisseurs. 

La franchise prétend fournir la 
même aide, mais lie celte fois le 
revendeur à son « franchiseur ». 
Le groupe américain Computer- 
land - distributeur de l'ordina- 
teur individuel d'I.B.M. — consti- 
tue actuellement la plus 
importante chaîne de distribution 
de micro-informatique en bouti- 
que dans le monde. Son organisa- 
tion couvre au total dix-sept pays 
et 400 points de vente. 

Il a inauguré récemment sot 
troisième point de vente parisien, 
portant ainsi à huit le nombre de 
ses boutiques dans le pays. 

< De son côté. Hachette rient 
d'acquérir l'enseigne Nuggets et 
compte créer un réseau en partie 
franchisé qui bientôt (en plus des 
disques, des cassettes et des pro- 
grammes vidéo) distribuera des 
logiciels pour micro-ordinateur. (I 
débutera avec huit points de vente 
et devrait en créer cinq par an. 

Moins connue, mais tout aussi 
dynamique, la firme française 
Start informatique a réussi sa 
reconversion en pariant sur la 
•franchise. Implantée depuis 1978 
à Salies-de-Beam (entre Pau et 
Bayonne), elle a commencé à 
commercialiser en O.E.M. des 
constructeurs californiens Onyx 
(petits systèmes basés sur Z 80 
et Z 8000) et Merca- 
tor (8086/8088). Elle dispose 
aujourd'hui de douze revendeurs 
franchisés et vient d'opter pour 
Rexon - contrat portant pour la 
première année sur la commercia- 
lisation sous son label de 250 sys- 
tèmes - prenant ainsi le relais de 
la société défunte C.M.C. Elle 
compte réaliser en 1983 un chif- 
fre d’affaires de 70 millions de 
francs (en augmentation de 63 % 
par rapport à 1982). 

Bref, on gagne de l'argent dans 
la franchise. Surtout si le franchi- 
seur dispose de bons produits, est 
puissant et connu, enfin s’il per- 
met de faire des économies 
d’échelle en marketing, forma- 
tion, achat, maintenance, publi- 
cité, etc. 

Une grande partie du succès 
tient au sérieux et à l'aide de ce 
franchiseur. Si ce n'est pas le cas, 
le commerçant a toutes les 
chances de se retrouver au chô- 
mage. et le client sans service 
après-vente. 

PIERRE UNDÉ. 


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Page 32 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 *** 


Le XXXIV e SICOB 


Un nouveau marché pour l'édition 


S ELON M. Alain Savary, le 
ministre de l'éducation 
nationale, * le système sco- 
laire disposera en 1988 de cent 
mille micro-ordinateurs __ ef 
d'autant de formateurs formés à 
son usage ». Tous ces appareils 
serviront à enseigner un peu de 
tout, l’informatique comme 
l’anglais, la physique comme le 
latin. On n’en est encore qu’aux 
balbutiements, mais le Centre 
national de la documentation 
pédagogique a déjà en catalogue 
plusieurs centaines d’heures de 
programme. 

Lubie d’hommes politiques et 
de fonctionnaires fascinés par les 
nouvelles technologies ? Pas du 
tout. 

La preuve : les éditeurs spécia- 
lisés dans le livre scolaire se sont 
eux aussi lancés dans l'aventure. 
Ils ont signé des accords avec des 
fabricants de matériels - Nathan 
s'est associé avec Thomson, 
Hachette avec Matra, Hatier avec 
Atari, - ont constitué des équipes 
d’auteurs et commencent à lancer 
leurs premiers produits. Leur 
cible: les parents, la famille, la 
clientèle traditionnelle des jeux 
parascolaires, des manuels de_ 
révision, des cours de rattrapage. 
De manière significative, aucun 
ne vise directement les marchés 
de l'école publique. C'est déli- 
béré. « Nous ne pouvons pas. 
expliquent leurs responsables, 
espérer une réussite commerciale 
en nous pliant aux contraintes de 
I éducation nationale, qui a choisi 
un langage, le L.S.E.. et des 
machines qui ne sont pas les plus 
diffusés sur le marché. » 

Le premier souci de ces édi- 
teurs est, en effet, de créer des 
programmes pour les matériels les 
plus vendus. Ce qui est malaisé 
dans l'état actuel des choses : le 


marché est si étroit qu’il peut, en 
l'espace de quelques mois, chan- 
ger complètement de physiono- 
mie. D’où ces associations avec les 
constructeurs qui laissent à cha- 
que partenaire la plus entière 
liberté et s'imposent aucune 
exclusivité: malgré son accord 
avec Atari, Hatier travaille avec 
Goupil ; Nathan, qui parie sur la 
réussite du TO-7, le micro- 
ordinateur que Thomson vend 
3 500 F, commercialise des pro- 
grammes pour Apple II... 

Deux atouts 

Cet intérêt pour un marché 
prometteur (on pense, en général, 
que les produits éducatifs repré- 
senteront le tiers du marché du 
logiciel domestique), maïs qui, de 
toute évidence, n’est pas encore 
mûr. s'explique : les éditeurs veu- 
lent être prêts à temps. Pour cela, 
il leur faut réunir des auteurs, 
mettre au point des méthodes et 
préparer un réseau de diffusion 
(beaucoup aimeraient que les 
libraires y occupent une part 
importante, mais les difficultés 
qu'a toujours éprouvées cette pro- 
fession à se diversifier les oblige- 
ront sans doute à examiner 
d’3utres solutions), ce qui ne se 
fait pas en quelques semaines. Les 
éditeurs français sont d'autant 
plus disposés à investir dans ce 
domaine qu'ils ont le sentiment 
d’avoir deux cartes à jouer, deux 
atouts : 

- Une protection naturelle de 
leur marché par la langue et la 
culture. On peut exporter tels 
quels des jeux, on ne peut expor- 
ter des programmes éducatifs 
sans profondément les modifier ; 

- Des auteurs qui sont, à 
l’heure actuelle, plutôt plus imagi- 


natifs que leurs confrères améri- 
cains. 

Quant à leur principal handi- 
cap, la faible taille du marché 
hexagonal, il perd de sa gravité 
avec des produits à durée de vie 
longue. 

Pour exploiter à fond ces avan- 
tages, Nathan a donné à sa filiale 
spécialisée dans les éditions élec- 
troniques, VI FI, une dimension 
internationale. Son association 
avec des éditeurs étrangers (alle- 
mands, italiens, britanniques, 
canadiens) doit faciliter la diffu- 
sion de ses produits, leur traduc- 
tion et leur adaptation aux 
méthodes et matériels dominants 
sur les différents marchés euro- 
péens. La dimension internatio- 
nale est tout aussi présente chez 
Hachette et chez Hatier qui, fort 
de l’expérience de sa filiale Didier 
dans l'enseignement du français 
comme langue étrangère, prépare 
la distribution de logiciels aux 
États-Unis en association avec 
Atari. 

Due large gamme 
d’applications 

Dans les lycées, l'ordinateur est 
surtout considéré comme un outil 
pour le rattrapage et les révisions. 
« Il permet, explique Monique 
Perdrillat, vice-présidente de 
i'Ademir, une association qui 
regroupe des élèves et des profes- 
seurs passionnés d'informatique, 
d'individualiser renseignement, 
d'adapter les exercices, leur fré- 
quence et leur difficulté au 
niveau des élèves. » « Cet outil, 
ajoute ce professeur de lettres qui 
a longtemps travaillé dans un col- 
lège de La Courneuve, donne 
d'excellents résultats dans les 
classes difficiles. Je l'ai essayé 
avec des élèves qui accumulaient 


les échecs scolaires, qui étaient en 
révolté permanente, contre l’école. 
Il les a impressionnés; ce 
qu’aucune autorité professorale 
n'avait su faire, et passionnés ». 

Dans l'industrie et dans le 
monde de la formation profession- 
nelle et permanente, on est plus 
exigeant L'enseignement assisté 
par ordinateur est un investisse- 
ment qui ne se justifie que s’il per- 
met de faire des économies, de 
réduire les coûts de la formation. 
Les pins gros efforts faits l’ont été 
pour résoudre dès problèmes 
pédagogiques liés à des situations 
très spécifiques : personnels dis- 
persés (agences de banques...), 
taux de tum-over élevés (cais- 
sières de grands magasins), postes 
de travail à contraintes de qualité 
très sévères, enseignements en 
langues étrangères.- Tous pro- 
blèmes dont la solution exige la 
mise en place de structures 
lourdes : machines « dédiées » 
(spécialisées), programmes réa- 
lisés sur mesure. Ce n'est plus le 
monde de l’édition classique, mais 
celui de l'informatique et de la 
formation professionnelle. On y 
trouve comme fournisseurs des 
spécialistes de l'informatique, 
comme Control Data qui s'inté- 
resse à l'EAO depuis une ving- 
taine d'années, de la formation en 
après-vente comme Sonovision et 
Matra (c’est la division après- 
vente de la branche militair e de 
Matra qui a développé son sys- 
tème dTAO : Mascotte) ou de la 
pédagogie en entreprise comme 
Eduvision. 

Qu'ils s'adressent à des lycéens 
ou à des adultes en formation, les 
cours actuellement disponibles 
exploitent quatre grandes 
méthodes pédagogiques : 

- L’exercice dirigé, dans la 
lignée des systèmes anglo-saxons 


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Vivant 

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Son langage BASIC Microsoft® 
et ses 4 programmes d’application 
intégrés font du TRS-80 Modèle 100 
un ordinateur performant et prêt 
à remploi. Communication active avec 
d'autres ordinateurs, traitement de texte, 
agenda, fichier d'adresses et répertoire 
téléphonique sont les principales 
fonctions de ce véritable poste de 
travail qui se glisse aisément dans 
une mallette. 

Sur piles comme sur secteur, 
le TRS-80 Modèle 100 peut assumer 
avec brio la fonction d’ordinateur de 
bureau. Ainsi, il reçoit et transmet, par 
Hgne téléphonique, lettres, rapports ou 
autres documents. Et - même en posi- 
tion “arrêt"- il sauvegarde vos pro- 
grammes et vos données pendant un 


mois. Connecté à un autre ordinateur, 
à toute imprimante TRS-80 ou à un 
magnétophone a cassette, il offre des 
possibihlés sans commune mesure 
avec ses dimensions. Son authenti- 
que davier de machine à écrire et son 
écran idtra-fiable vous assurent une 
sécurité et un agrément d’utilisation 
appréciables en toutes circonstances. 


Le Modèle 100 concrétise un 
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magasins franchisés 





,'Æ? 


c^/#V7/A; 


des questions à choix multiples et 
de renseignement programmé. 
On pose, àr l'élève une question. 

SU y répond correctement, ^ P 601 
continuer le programme ; s’il com- 
met une erreur, 3 recommence. 
SU ne trouve pas la solution, la 
machine lui dit de retourner à une 
leçon antérieure. Cette formule 
est souvent très élémentaire, c’est 
le cas sur la plupart des logiciels 
actuellement dans le commerce, 
mais elle peut être très complexe. 

Définir 
des objectifs 

C’est ainsi que le logidel édu- 
catif de Matra, Mascotte, possède 
un système expert qui- définit à 
chaque moment du cours les stra- 
tégies pédagogiques à suivre en 
fonction de la personnalité de 
l’élève, de son niveau de connais- 
sances, de ses objectifs (Q s'agit 
de formations très techniques) , de 
son état d'avancement dans le 
cours, de sa nationalité (les cours 
se faisant en anglais, tous les 
élèves n’ont pas les mêmes diffi- 
cultés à suivre), de ses motiva- 
tions. Ces formules sont difficile- 
ment applicables dans 
renseignement primaire on secon- 
daire, mais elles conviennent par- 
faitement pour les formations, pro- 
fessionnelles où Ton sait définir 
des objectifs. 

- La simulation : on introduit 
à l’intérieur du logiciel un modèle 
mathématique qui calcule' auto- 
matiquement les effets d'une 
décision prise par Pélève. Les pro- 
grammes construits sur ce prin- 
cipe sont souvent très proebes des 
jeux, ils sont bien adaptés à des 
disciplines comme l'économie ou 
le management. Hatier a ainsi 
construit tout un cours autour de 
la Bourse. On demande^ Pélève 
d’acheter ou de vendre dès actions 
en fonction d’informations : 
comme un boursier, Q voit son 
capital augmenter s’il prend les 
bonnes décisions et s’amenuiser si, 
à l’inverse, 3 choisit la mauvaise 
stratégie. 

- La combinaison de plusieurs 
médias. Matra et SonoVision ont 
développé des systèmes qui com- 
binent texte, graphique et vidéo. 
Le Vidame de Sonovision utilisé 
un seul écran, le Mascotte de 
Matra en demande trois, mais fl 
est beaucoup plus puissant et dis- 
pose d’un logiciel de traitement 
du graphisme très avancé qui - 
donne la possibilité de simuler les 
résultats d’une décision de l’élève. 
L’apprenti pilote peut, ainsi, voir 
directement sur écran si le nriss3e 
qu’il vient d’envoyer a touché sa 
cible qu pas. Ces systèmes multi- 
médias ont de nombreuses appli- 
cations professionnelles. Us sont J 
très intéressants lorsque l’on doit , 
former des personnels appelés â 
travailler sur des claviers ou des 
tableaux de bord : caissières de 
grands magasins, opérateurs dàns 
une raffinerie, p3otc&~ L’écran 
tactile et la synthèse vocale élargi- 
ront encore les possibilités de ces! 
postes d’enseignement qui valent, 
sel ont les modèles, de 7500&'à; 
près de 500 000 francs. 

U petite tortue ’ 


— L'apprentissage des méca- 
nismes du raisonnement . C'est 
pour des enfants très jeunés, ne 
sachant pas nécessairement lire, 
qu’a été conçu le plus célèbre des 
systèmes exploitant çettè 
méthode : Logo. Tl s'agit, d’un lan- 
gage qui a pour ambition d’aider 
l’enfant à construire son raisonne- 
ment. Conçu, à l’origine, par une 
équipe américaine du MIT pour, 
étudier les comportements des 
enfants et la manière dont ils pro- 
cèdent pour résoudre des pro- 
blèmes, 3 est devenu, au -.fil des. 
ans, un véritable outil pédagogi- 
que. Un outil dont Bertrand 
Schwartz, auteur d’un rapport sur 
l’informatique et l’éducation, a dit : 
qu*3 le fascinait La petite tortue 
du Logo est aujounTbui utilisée 
pour une multitude d'applications 
scolaires : formation à la technolo- 
gie, à la physique, à la linguisti- 
que, etc. Son succès auprès des 
éducateurs est tel qu’au en trouve 
plusieurs éditions : le C J4.D J*, a 
la sienne. Nathan et- Matra-, 
Hachette la leur. 

D’autres solutions sont envisa- 
geables, comme la connexion à 
des bases de données : l’élève 
interroge en cours de leçon une 
banque de données pour recueillir 


1k informations necessaires à la 
solution de son problème. Des for- 
mulés de ce type ou d’autres qui 
exploitent les possibilités de la 
télématique sont intéressantes, 
mais dks ne se développeront que 

s’U y a un marché. 

Or, pour l'instant,, personne 
n’est en mesure de dire ce quTI 
sera. "Nous visons très large, dît 
Marc Lcnot, du G.l.E. Matra- 
Hachette, nous ciblerons plus 
tard . - « Nous réfléchissons dans 
plusieurs directions », reconnaît 
Jacques Verrier, de Control Data. 

Pour le grand public, on dis- 
pose bien de l'exemple américain. 
On sait que chaque acheteur de 
micro-ordinateur acquiert. Tannée- 
qui mot l'achat de sa machine, 
quatre logiciels. On sait aussi que 
les dépensés en logiciels varient 
beaucoup d’un matériel à l'autre. 
Mais comment vont évoluer les 
parts de marché dans la micro- 
informatique? Que vont donner Je 
70-7 de Thomson, le petit ordina- 
teur personnel que doit présenter 
Tannée prochaine Matra? Com- 
ment vont se comporter Goupil, 
Commodore ou Atari? 

Sur les mar chés professionnels, 
les choses ne sont plus simples 
qu’en apparence. Sans doute peut- 
on déjà relever quelques réussites; 
Control Data, qui distribue le 
Micro-Piato, -un ensemble de 
150.000 francs avec micro- 
ordinateur et écran: tactile, a de 
très nombreuses références en 
France Citroën, Peugeot, la 
Société générale, J& Ç.FJ\, 
Kodak, le Crédit agricole (cent 
soixante-dix agences équipées 
d’un poste d’enseignement)-. De 
la même manière. Matra- a déjà 
vendu Mascotte à l'exportation. 

Mais le marché ne s’ouvrira 
vraiment que si TEAO baisse ses 
prix et tient ses. promesses. Or n 
est encore trop tôt pour le dire. 
BU y a dès expériences très posi- 
tives, comme cette du Crédit lyon- 
nais ion * te temps moyen dé for- 
mation. des responsables dû. suivi 
focal est tombé, avec l'EAO, d’un 
jour et demi à deux heures 
quarante-cinq», il en est d’autres 
qui le sort moins, comme celle de 
Renault*// ne semble pas. disait 
récemment un de ceux qui. Tout 
animée, qu'en acquisition de 
connaissances l’EAO en. lui-même 
permette une économie spectacu- 
laire des temps de forma- 
tion» (1). 

. Getfe incertitude qui n’est pas 
seukraent hexagonale est sans 
doute le signe queç sur xe marché- 
là, Tindustriç française n’arrivera 
pàs.après^ ^la bataille. C’est plutôt 


BERNARD GRARD. 


- <I) Deux expériences analysées lors 
de b. Convention jnformatiqiic 83. 


• DARTY ET LA MICRO- 
INFORMATIQUE. - À renseigne 
Infbstare, les établissements Darty 
et ITk vont ouvrir à Paris (272, ave~ 
nue de Vaugïrard) à la fin d’octo- 
bré, ué « grande surface » où le 
grandpujblic trouvera tous tes maté- 
riels.: relatifs - à la « mtero- 
inforntatiqüè. à la bureautique et à 
la communication ». (tâépbomc— ). 
Jusqu'à présent Darty s'était spécia- 
lxs£ dus r S ect ro mfinager et - dans 
. uk moindre, mesure — dam les arti- 
cles desport 


•l CORRECTIF, -■ « Didaai- 
dèT ». et l’enseignement assisté par 
^ordinateur. Plusieurs articles de la 
brochure du Mondes ar>Ea micro- 
informatique > ' utitisenr-Te -mot 
: «didacticidi».pgte dé)^n i< ÿ lratogj- 
cicls d’ensagnement - assisté par 
flurdimueur. Comme noos -io ^igna- 
loos dans Tindex-de céàe brochure. 
Didacticiel est ûne marque ï%wsée 
de la société Faç^ttfl^Ûleci, esti- 
mant que le {vîguâîoe.^qüê'hu fait 
subir cet usage est « considérable », - 
nous- imerdft tout osage Ëator de 
cette marque en Tabrace de son 
accordécril ctpréalablc. Doutacte. 


Edité par b SAJtlf le Sfonde 

. '1 \ -Gérant : '■ 

AadréLpina. cfacti^.dBtafuibfc a Uion 
.Zi AncUm âlritctéuriz' 
mwit B w w Méry {1844-WaW 
jMquHFamt (1969-1882) 


Reproduction interdite de.. iota: articles, 
sauf accord avec l'administration. 




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IL MET EN PAGE MES TEXTES 
ET ME SIGNALE LES FAUTES. 


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Je, tu, il, nous avons tous besoin d’un outil sim plp 
et efficace. Un outil qui amplifierait nos capacités 
personnelles, ferait pour nous les tâches fastidieuses, 
l raccourcirait notre journée de travail. Le rêve. 

- ijiijiiig^igyigi^^ Cet outil c’est l’ordinateur perso nnel TRM. 

Un outil aux pouvoirs multiples qui peut utiliser 

toute une palette de logiciels adaptés aux besoins 
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Page 34 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 


Le XXXIV e SICOB 



Le phénomène du piratage des logiciels 


A VEC l'arrivée des progi- 
ciels. le piratage bat son 
plein. Apple estime que 
50% de ses produits sont copiés, 
Visicalc a été dupliqué et com- 
mercialisé par deux entreprises al- 
lemandes sans l'accord de l’au- 
teur; Tandy a fait intervenir la 
police dans un club informatique 
de la région parisienne, Atari a 
poursuivi onze contrefacteurs... 
La liste est longue. 


lui des logiciels sur mesure. Les 
pirates sont surtout des sociétés 
qui copient pour revendre ou en- 
core les clubs informatiques pour 
leurs adhérents, mais plus rare- 
ment l’utilisateur professionnel. 


vendues à un prix minimal de 
S 000 francs. » Or vendre mille 
exemplaires d’un progiciel profes- 
sionnel, c’est déjà un score diffi- 
cile à atteindre. 


Les copieurs les plus rapides et les 
plus doués reçoivent une récom- 
pense mais, en contre-partie, li- 
vrent leur méthode. 


Pourquoi les progiciels soni-ils 
particulièrement visés ? Com- 
parés aux logiciels d'application 
sur mesure, ils s'utilisent tels 
quels, sans adaptation ; les protec- 
tions -soft* (les verrouillages) 
sont moins complexes pour des 
raisons de place sur le programme 
et de coût. De toute façon, un ver- 
rouillage n'est jamais totalement 
inviolable. Ce qui attire surtout 
les pirates, c'est que ce marché 
est nettement plus porteur que ce- 


Aussi les conséquences d'un 
plagiat systématique risquent- 
elles d’être lourdes pour l’indus- 
trie française encore embryon- 
naire. Ce qui explique le manque 
d'enthousiasme pour les progiciels 
des professionnels que sont les 
S.S.C.I. (sociétés de services et 
de conseil en informatique). « Les 
investissements nécessaires pour 
créer des progiciels profession- 
nels (pour l’industrie ou le ter- 
tiaire) ne sont rentables que sur 
des marchés importants non 
grevés par la piraterie. Le seuil 
de rentabilité d’un investissement 
de l million de francs ne com- 
mence qu'à partir de mille unités 


De leur côté, les professionnels 
des progiciels grand public (jeux, 
formation, gestion personnelle, 
etc.) appartenant à l’édition du li- 
vre semblent beaucoup moins 
marqués par ce phénomène. 
Leurs investissements sont moins 
lourds, le marché plus large, et les 
prix de vente également moins 
élevés. Certains, comme Vifi- 
Nathan, feignent d’ailleurs de 
l'ignorer, mais recherchent néan- 
moins des supports difficilement 
copiables. D’autres attaquent le 
problème de front. Le G.I.E. 
Matra-Hachette, par exemple, a 
décidé de mieux connaître ses en- 
nemis. En présentant ses premiers 
produits sur le marché, il a orga- 
nisé un concours de « piratage». 


Si les réactions sont diverses, 
aucun professionnel, quel que soit 
son secteur, n’est indifférent au 
problème, les enjeux étant trop 
importants. Il s’agit tout d’abord 
de l’enjeu économique : réduction 
d’un marché potentiel par des 
concurrents déloyaux qui com- 
mercialisent des produits ne leur 
appartenant pas, pour lesquels ils 
n’ont fait aucun investissement 
mais dont ils tirent profit. L'au- 
teur réel (personne physique ou 
morale) est directement lésé, ce 
qui, à terme, peut avoir des re- 
tombées directes sur la créativité. 
Les auteurs de progiciels, déjà 
trop peu nombreux, vont-ils conti- 
nuer de créer sans contre-partie fi- 
nancière ? 


QUAND IL S’AGIT DE CHOISIR 
UN CONSTRUCTEUR D’ORDINATEURS, 
LA QUESTION N’EST RAS 
DE SAVOIR QUI EST LE PLUS GRAND, 
MAIS QUI EST LE MEILLEUR» 


LE REMARQUABLE 
PETIT SYSr^lEDEŒCTION: 
BURR0UGHSB20 

La plupart des gens pensent que si 
un constructeur d’ordinateurs est plus 
grand que Burroughs, il est automar- 

. . _ iquement meilleur que Burroughs. 

V 1 Ce n’est pas forcément vrai. 

\ 1 Dans la gamme des petits systèmes 

de gestion, par exemple, le Burroughs 
B20 est Tun des ordinateurs autonomes 
les plus polyvalents, les plus faciles à 
utiliser et les plus écolatîfs du marché. . 

Avec son puissant processeur 16 bits 
et jusqu’à 640 K octets de mémoire 
RAM dans chaque poste de travail, le 
Burroughs B20 donne à chaque utilisateur 
son propre ordinateur, mais avec la puissance, 
les bases de données et la mémoire associées aupara- 
vant uniquement à de grands systèmes. 

Plus important encore, le B20 peut s'intégrer dans un 
réseau d’autres B20, ce qui permet à chacun de disposer dans son tra- 
vail des informations les plus récentes. Et comme le B20 peut gérer de nombreux postes de 
travail, il grandira avec votre entreprise. 

Pour le mettre en exploitation, vous n’avez qu’à le déballer, le brancher *, choisir un de 
nos nombreux logiciels destinés à la gestion des entreprises (fiches de paie, livres de ventes, 
registres de stocks, etc.), incliner l’écran à la hauteur voulue — et c’est à vous de jouer. (Nos 
manuels de formation programmée sont si faciles à utiliser que vous serez capable de projeta* 
vos ventes au bout de quelques heures seulement. ) 

Si vous avez besoin d'aide, appelez le Burroughs Resource Control Center. Les informati- 
ciens compétents de Burroughs vous aideront à résoudre tous vos problèmes — qu’ils soient 
liés à notre matériel, notre logiciel ou nos systèmes d’exploitation. Notre expérience interna- 
tionale de 87 ans dans le domaine du matériel de bureau nous a appris certaines choses en ma- 
tière de service et de soutien aux entreprises. 



Donc, si vous cherchez un petit système 
de gestion, votre décision ne doit pas être 
fonction de la taille du constructeur. 

Mais plutôt de sa qualité. 


*L’unicé de mémoire de masse JB22 doit être instal- 
lée par un technicien qualifié de Burroughs. 

^Le périr système de gestion B20 m'intéresse. Veuillez" 1 
m'envoyer de plus amples informations. 



LA QUESTION N'EST PAS 
DE SAVOIR QUI EST LE PLUS GRAND, 
MAIS QUI EST LE MEILLEUR. 


Nixul. 


Fitncîinni. 

SnctCtK— 


Adresse. 


Téléphone. 


A envoyer i: Direction du Marketing 
Sysèms B2U 
S. A. HtimHJtîhx 
V5H15 — Cctgy Hmn»isc ( ixlcx 


UifcKQ 


I - - 


Ce phénomène ne vise pas par- 
ticulièrement les produits fran- 
çais. Aujourd’hui, ce sont plutôt 
les produits américains qui sont 
concernés, car ils existent Mais, 
très prudentes, les sociétés fran- 
çaises demandent, avant de se lan- 
cer dans ce créneau, un cadre ju- 
ridique bien défini. Les matériels 
informatiques sont protégés par 
les brevets. Il est logique que les 
programmes, qui représentent au- 
jourd'hui use paît die plus en plus 
importante du marché de l’infor- 
matique, bénéficient d'us cadre 
juridique. 

La reconnaissance de la pro- 
priété ne peut être une protection 
efficace à 100 %, estime-t-on au 
Syntec Informatique, mais peut 
être dissuasive! Pourtant.- les 
produits américains, assez bien 
protégés, sont copiés. Il est vrai 
que les pirates sévissent surtout 
hors des Etats-Unis.- 


Depuis 1980, le Computer 
Software Copyright protège les 
codes sources et l'objet des pro- 
grammes informatiques. Résul- 
tat : toute duplication inégale est 
très sévèrement punie. Récem- 
ment, Data Equipment a été 
condamné à payer la somme de 
250 000 dollars aux sociétés Mi- 
croPro International Corp. et Di- 
gital Research Inc., pour avoir 
violé le copyright d’un progiciel 
d’application de micro-ordinateur. 
Ce serait le premier procès de ce 
genre. 


. -.Certes, en France, aucune Ici 
spécifique ne protège les pro- 
grammes d'ordinateur. Mais les 
auteurs ne sont pas pour autant 
totalement démunis. La loi du 
1 1 mars 1957 sur le droit d’auteur 
s 'applique. Les éditeurs de progi- 
ciels y font référence et la juris- 
prudence s’en inspiré. Cette loi 
est, 3 est vrai, incomplète. Elle ne 
couvre que la reproduction de 
l’œuvre et non l’utilisation, de son 
contenu. Or un programme infor- 
matique peut facilement être 
transcrit dans un autre la n g a g e. 
De plus, elle autorise expressé- 
ment la copie pour l’usage privé 
du copiste... 


Une dizains 
de saisies 


Pour être efficace, la lot devrait 
couvrir le savoir-faire (les idées et 
le raisonnement) et le produit 
fini, et, surtout, avoir une portée 
internationale. Des travaux sont 
menés dans ce sens à tous les 
stades : professionnel et gouverne- 
mental Vont-ils aboutir rapide- 
ment ? 


Dans l’immédiat, à défaut d’un 
droit sui generis, les pratiques du 
droit commercial s'appliquent 
également : l’obligation des 
contrats, le dépôt des manques... 
Des actions privées ont également 
été entreprises. Depuis quelques 
mois, tout logiciel ou progiciel 
peut, moyennant finance, être* dé- 
posé auprès de -l'Agence pour la 
protection des progiciels. 
(A.P.P.), qui leur attribue un nu r 
méro d’ordre et la marque. 
«France Logiciel». En cas de 
conflit, elle intervient à l'amiable 
ou assiste ses adhérents dans dés 
poursuites judiciaires; Elle a déjà 
procédé à plus d’une dizaine: de 
saisies de progiciels pirates. .) 


La piraterie est sans aucun, 
doute un danger pour-la profes- 
sion, mais des moyens de protec- 
tion et de recours existent. Les ré- 
criminations des professionnels ne 
seraient-elles pas tout amplement 
une excuse au retard pris dans ce 
domaine? 


L’immobilisme actuel - voilà 
cinq ans que ce problème est posé 
sans trouver de solution' efficace 
- ne s’explique-t-il pas aussi par 
des raisons fiscales? Les S.S.C.I. 
poussent un cri d’alarme una- 
nime. Mais, en leur sein, les avis 
sont partagés. Obtenir une protec- 
tion légale pour , un programme 
pourrait aussi les contraindre à en; 
préciser la valeur réelle. Certain» 
S.S.C.I. ne semblent pas le vou- 
loir. Peut-être parce qu'elles tirent 
plus de profits du flou réglemen- 
taire actuel? 


NICOLE MATHIEU. 


Quand 


L ’AGRICULTURE va deve- 
nir pour l’informatique on 
terrain d’élection. L'atti- 
tude des agriculteurs et des agri- 
cultrices oe trompe pas : ils ne 
veulent pas être en retard sur 
Févénement et multiplient les 
stages de formation. Les organisa- 
tions professionnelles non plus ne 
veulent pas être prises de court, 
ce d’autant qu’elles sentent, 
confusément; qu’il y a là une 
chance pour l’agriculture, mais 
aussi un danger pour eltes-mêmes. 
U y va de leur pouvoir et de leur 
emprise sur le inonde agricole. 
Mais ces enjeux de pouvoir, pour 


la maîtrise desquels les organisa- 
: surveillent. 


lions se surveillent, tournent en 
fait encore autour de deux notions 
mal identifiées : la nature même 
du pouvoir que confère le contrôle 
de l’outil informatique et la na- 
ture aussi de Finformation qu’il 
est censé véhiculer. . 


Schématiquement, l’informati- 
que agricole peut se présenter 
sous plusieurs aspects ; 

— Les automatismes, installés 
àÿus un atelier de production qui, 
selon un programme fixe, déli- 
vrent par exemple des rations ali- 
mentaires propres à chaque ani- 
maL fis peuvent aussi enregistrer 
tes performances de jHüductkra 
des animaux. 


' - La gestion économique indi- 
viduelle : micro-informatique : 
c’est la tenue de la trésorerie, de 
-la comptabilité. Elle est assurée, 
en continu,, par un micro- 
ordmateur installé à la ferme. 


. La gestion technique indivi- 
duelle, micro-informatique égale- 
ment : pour la conduite des ate- 
liers de production, les rotations 
culturales, etc. Les appareils des- 
tinés à ces deux modes de gestion, 
économique et technique, im- 
plantés sur tmft exploitation, peu- 
vent avoir une utilisation plus 
conviviale par un groupe d'agri- 
culteurs une commune ou un 
canton. .De même le conseiller 
agricole, bien quH s’agisse d’une 
utffîsation en continu, peut inter- 
venir au coup par coup. 

- La consultation micro^ 
infarinatiqùe et périodique : c’est 
le territoire priyàégié ctea institu- 
tions professionnelles et de leurs 
conseillers de développement, 
qu’il s’agisse de diagnostic d’en- 
semble sur la santé de l'entre- 
prise, d'une réorientation partielle 
ou totale de Fatpteîtatioii, ou en- 
core de oünsak d’accouplement 
avec, les taureaux améliorateurs 
pour féfevage bovin. Dans ces 
exénqrlés, le matériel sera le plus 
souvent portàble, à disposition 
du conseiller' . .• • ■ - 


-, - La tél éma tique jênfin, à la- 
quelle lès, organisations .profes- 
sionnelles se sont particulièrement 
- attachées, grâce àf l’appui de la 
Direction 'générale des télécom- 
munications' (D.JtîiT.) et parce 
que. la maîtrise do centre serveur 
et des données de la banque d’in- 
formation contrecarré quelque 
peu les tendances centrifuges de 
;ht- nacTOH^ormatique. C’est te 
choix opéré, par le Crédit agricole 
pour la. tenue permanente de la 
trésorerie des exploitations. C’est 
aussi le procède >qûi permettra 
d’accéder anx conseils de. traite- 
ment, de disposer dJun catalogue 
du matériel agricole;: de rations 
alimentaires- où de processus 
d’analyse des sols. Mais c’est aussi 
te précédé qui permet l'arrivée à 
domicile de n’importe' quelle in- 
formation : des aides disponibles 
pour r installa tkwr des jeunes à la 
recommandarâ^de td ou tel pro- 
duit par iine' fitiâé^bhmqae par 
exemple. ; . .. 

Devant cétabfean dés: possibi- 
lités,' plusieurs problèmcs se po- 
sent. En’ . j^eihîeir ffeu celui de 
l'adaptation "'dêa-produits ; les uns 

aux autres- eLdÊ.Tadaptation au 

-mareb&é^teréçuL-;. : - 

Pour: une ■ mfarmatisation ra- 
tiom«lte''dé''dlHïtoitatkKi agri- 
cole, il faudrait «Tabôrd -poùvoir 
associer' lès appareils automati- 
ques. aux micro^dmaàaus de 
gestion tectençohécqrtonûqufc Eu 
seç^:lieu,' ^faudrait prévoir la 
cxxnpatîbflité des ï^ciels de ges- 
tïcnL ■écQiwimq«ie -et do-gestion 
technique, qui Oot^^icn êrôdem- 
ment, des interférKK*& pour la 
conduite dé TiMq^t^om S’Ü 
^xiste’auïouitf^ 
et ccirik^dd^^iî^Mîfaitspar 
des pwsom»daféréiiteè pour des 
utilisateurs différents^ adaptés à 
des matériels différents. Ou com- 
prend, dès foré, la perplexité de 
•FacheteurévéntaeL. . 



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Le XXXIV e SICOB •••LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 35 

l'ordinateur va aux champs 


Honnis les institutionnels qui 
pnt misé sur les logiciels utüjsa- 

- Tslcs par les conseillers agricoles 
- jamais qui envisagent aussi, pour 

en contrôler la distribution, de p€- 

- nétrer sur le marché des logiciels 
pour les utilisateurs individuels), 
il existé une quinzaine de sociétés, 

' • de dimensions diverses, le plus 
." .souvent' régionales. Mais les té- 
nors de l’informatique hésitent en- 
core à s’engager. 

One demande 
mal cornue 

Un petit nombre d'éditeurs, qui 
*;' 1 ’ disposent de deux à trois produits, 

• envisagent d’en développer d'au- 
jres. Us pourraient être encou- 
rages par les pouvoirs publics qui 
disposent dè crédits dégagés lors 
Y de la conférence annuelle agricole 
de 1981, moins cependant que 
d’éventuels nouveaux venus — 

: - trois candidats ont été recensés - 
v qui accepteraient de s’engager 
dans une logique de fabrication de 

- modules homogènes, qui tourne- 
raient sur du matériel français. 

L’adaptation au marché est 
. aussi complexe. Aujourd'hui, 8 % 
seulement des agriculteurs tien- 
.neht une comptabilité et, dès lors, 

. l'informatique de gestion peut ap- 
paraître comme une mode élitiste 
pour le court terme. Le marché 
n'existe pas encore, car on se 
connaît pas la demande en nom- 
bre (LB.M. estime à 5 000 les uti- 
: Bsateurs potentiels de micro- 
informatique de gestion pour les 
deux années à venir), maie on 

■ ..connaît mal aussi la demande en 
- contenu d’informations. Ce mar- 
: ché n'a pas encore non plus suffi- 

■ samment d'agents : éditeurs et 
distributeurs, maintenance, le sec- 
leur public (recherche agronomi- 
que surtout) s’étant attaché da- 
vantage à récriture de logiciels 

. qu’à leur diffusion. 

. Ignorance encore, le juste coût 
d’un service informatique, dp ne la 
mesure où les expériences en 
j* . cours sont toutes plus ou moins ai- 
dées. Comment savoir combien 
l’agriculteur est disposé & payer, 
dans la mesure où lui-méme ne 


sait quels gains de productivité il 
retirera de l’informatisation ? 

Un autre souci se fait jour. 
L’agriculture française est volon- 
tiers collective. C'est-à-dire que 
de nombreux progrès ont été réa- 
lisés et sont encore possibles grâce 
à une organisation collective de 
recensements divers : résultats de 
gestion, contrôles de perfor- 
mances tant en productions ani- 
males que végétales. Ces données 
sont utiles pour le développement 
de l’agriculture, pour la recherche 
aussi. Les organismes concernés 
(centres de gestion ou syndicat de 
contrôle laitier, par exemple) sont 
dotés d’outils informatiques an- 
ciens. Les agriculteurs qui les ali- 
mentent en données le font parce 
qu’ils ont le souci de la collectivité 
et parce qu’ils recevaient, en re- 
tour, un service de la part de ces 
organisations, -mais avec un déca- 
lage dans le temps parfois impor- 
tant. Ces agriculteurs, adhérents 
d’organismes de développement, 
sont aussi parmi les plus nova- 
teurs, et il est permis de penser 
qu’ils seront parmi les premiers à 
s’équiper de ce nouvel outil de dé- 
veloppement qu’est la micro- 
informatique qui leur rend des 
services en temps réel. 

Le risque est grand alors de 
voir se tarir les sources d’informa- 
tion collective. Il est tempéré par 
le fait que les exploitants ont be- 
soin d’éléments de comparaison, 
qu’ils savent depuis longtemps 
l’utilité des mises en commun. 
Mais il faudra aussi que les insti- 
tutions agricoles sachent leur ren- 
dre un service plus « pointu » et 
surtout à un coût faible. L'autre 
danger, qui découle du premier, 
c’est que les organismes, soucieux 
de voir leur pérennité assurée, 
perdent de vue la question posée à 
l’origine — à savoir : quels ser- 
vices destine-t-on aux agricul- 
teurs ? - pour une question subsi- 
diaire : quelles sont les places 
respectives des institutions face à 
l’informatique ? 

Au cours des états généraux du 
développement agricole, en jan- 
vier 1983, cette double préoccu- 


pation est apparue : crainte de 
voir l'informatique utilisée, dans 
certains cas, comme un outil d'in- 
tégration par l'information com- 
plétant une intégration économi- 
que déjà faite, sous couvert d'une 
trop grande sélection dans les 
modes de finance ment ; à l'in- 
verse, dans le cadre d’un trop 
grand Iaisser-faire. crainte de voir 
se développer une multitude de 
systèmes individuels fermés, ren- 
dant impossible toute remontée 
d'informations vers les systèmes 
collectifs. 

Avec la télématique, ces dan- 
gers de dispersion ou de perte de 
contrôle semblent écartés. Les or- 
ganisations agricoles se sont préci- 
pitées vers la télématique. Elles y 
sont aidées par l'équipement : 
d'ici à cinq années, l'annuaire 
électronique sera installé dans 
200 000 exploitations agricoles. 
Mais, surtout, ce mode de com- 
munication en étoile correspond 
bien â leurs structures : un centre 
émetteur et des rayons qui attei- 
gnent chaque adhérent. D’où, de- 
puis deux ans, une quinzaine d'ex- 
périences environ qui, à chaque 
fois, ne représentent qu'un petit 
nombre de terminaux, entre 25 
et 100. 

Des expériences 
bob significatives 

Ces expériences ne sont pas en 
soi significatives, ni sur la réalité 
du service rendu ni sur son coût. 
Au-delà des 25 à 100 terminaux, 
qui n’ont pas la possibilité de se 
brancher sur d’autres émetteurs, 
c’est le vide. Pas de concurrence, 
pas d'émulation, pas de choix réel 
de la part d’une clientèle captive. 
En outre, ces expériences ont été 
largement financées par la D.G.T. 
Elles n’ont donc pratiquement 
rien coûté à ceux qui les mettent 
en œuvre, ni à leurs «clients*. 
Aujourd'hui, on peut penser que 
la source des cadeaux de l’État va 
se tarir. Il va dès lors falloir son- 
ger à calculer les prix de revient 
réel de la télématique à la ferme, 
pour les organisations, et pour les 
utilisateurs. 


Pour occuper le terrain, des 
chambres d'agriculture s’équipent 
aujourd'hui en mini-ordinateurs. 
Plus généralement, les organisa- 
tions professionnelles agricoles 
« classiques - se sont regroupées, 
pour mieux sc contrôler mutuelle- 
ment, au niveau du département. 
Elles entendent ainsi verrouiller le 
système, en le mettant en place. 
En contrôlant les centres serveurs, 
c’est-à-dire le réseau de distribu- 
tion, elles ont le sentiment de pou- 
voir mieux contrôler la production 
de ces informations en écartant 
ainsi le risque de la perte de l'ex- 
clusivité qu'elles détiennent sur le 
monde agricole. 

Cette démarche ne répond pas 
à la question du contenu des infor- 
mations. Selon une enquête de la 
D.G.T., les demandes exprimées 
par les agriculteurs sont la 
connaissance des avertissements 
(conseils de traitement) et des 
cours des marchés. Cette démar- 
che risque, en outre, d’étre fort 
coûteuse. Si l’on admet que la 
rentabilité optimale du système 
suppose l'accès à des informations 
locales et nationales, cela suppose 
que travaillent ensemble des pro- 
ducteurs nationaux d’informa- 
tions (des auteurs), un éditeur lo- 
cal, des auteurs locaux, un 
distributeur enfin. 

De plus, la pratique de la saisie, 
de la mise à jour des fichiers et de 
la diffusion n'existe pas encore. 
Elle nécessitera beaucoup d’em- 
plois, donc des coûts de fonction- 
nement dont on ne sait s’ils seront 
couverts par la demande des agri- 
culteurs. 

En fait, si l'arrivée de Télétel a 
pris de court les institutions qui 
entendent informer le monde agri- 
cole. qui ont cru aussi que celte 
information allait circuler d'un 
coup de clavier magique, l'appro- 
che est aujourd'hui moins enthou- 
siaste. 

La réaction des agriculteurs qui 
ont chez eux un terminal est inté- 
ressante à connaître. L'accueil 
n'est pas délirant. Les spécialistes 
décèlent trois raisons à cela : tech- 
nique pas tout à fait au point 


messages trop élémentaires, diffi- 
cultés de lecture. 

Il reste que, ici ou là, on tra- 
vaille à la constitution de banques 
d'informations. Au ministère de 
l’agriculture, le service de la pro- 
duction des végétaux, qui dispose 
depuis longtemps d’une pratique 
de la collecte et de la diffusion 
(les « avertissements *). envisage 
de créer un système informatique 
agro-météorologique. L’ACTA 
(Association de coordination 
technique agricole) et les instituts 
techniques disposent d'un maté- 
riel pour les produits phytosani- 
taires. 

Un danger 
potentiel 

D'autres travaux, qui demande- 
ront beaucoup de temps pour que 
soient mis en place les circuits de 
collecte, pourront déboucher sur 
d'autres systèmes pour l'alimenta- 
tion animale, l'analyse des sols, le 
machinisme. Un projet sur ce der- 
nier thème réunit le B.C.M.E.A. 
(Bureau commun du machinisme 
et de l'équipement agricoles), le 
Cemagref (Centre national du 
machinisme agricole, du génie ru- 
ral, des eaux et des forêts) et la 
F.N.C.U.M.A. (Fédération natio- 
nales des coopératives d'utilisa- 
tion de matériel agricole). L'in- 
vestissement initial est estimé à 
4 millions de francs en trois ans, 
et le coût de fonctionnement de 
400000 francs par an, après la 
période de rodage, en supposant 
que le nombre de clients estimé 
soit exact. Ceux-ci paieraient un 
abonnement annuel à la banque 
des données (50 francs), la com- 
munication téléphonique, et l'uti- 
lisation de la machine serveuse 
(100 francs de l’heure). U n’est, 
dès lors, pas évident que les « con- 
sultations * soient très nom- 
breuses. 

Le Crédit agricole a estimé, lui, 
que la télématique était un bon 
outil pour la gestion des exploita- 
tions. A l’inverse du système ■ mi- 
cro à la ferme », qu’il juge élitiste 
et peu apte à la vulgarisation, l'en- 
registrement des opérations et la 


tenue des comptes à distance lui 
paraissent être de meilleure péda- 
gogie. plus progressive que la 
micro-informatique. D'ailleurs, ii 
ne s'agit que de tenir un compte 
de trésorerie, en alimentant en 
données les centres de gestion, qui 
rendent en retour un service im- 
médiat. On retrouve ici la préoc- 
cupation, déjà exprimée, de main- 
tien du réseau de la collecte des 
informations par les organismes. 

En outre, la gestion télémati- 
que contraint l'agriculteur à 
continuer d'avoir recours au ser- 
vice d’un comptable. Ce qui as- 
sure la permanence des centres de 
gestion et de leurs emplois... Asso- 
cié à l'IGER (Institut de gestion 
et d'économie rurale), le Crédit 
agricole diffuse donc un logiciel 
(SESAME) utilisé â titre d'expé- 
rience dans deux départements, 
l’Aveyron et la Loire-Atlantique. 
Selon les représentants de la 
« banque verte », - ça marche -, 
et d’autres départements, une 
vingtaine, sont demandeurs. 
Quant au prix de ce service, cal- 
culé en coût réel et non en fonc- 
tion de celui de l'expérience, ii 
serait acceptable par les agricul- 
teurs, même si on l'ajoute au coût 
du service comptable qui demeu- 
rera donc. 

Les fichiers informatiques ne 
sont pas détenus par le Crédit 
agricole, mais par le centre de 
gestion. Pour un paysan, voir par- 
tir dans la nature, sur un fil télé- 
phonique qui aboutit à un fichier, 
qui peut être connecté à un autre 
fichier, celui de son banquier par 
exemple, ses recettes et ses dé- 
penses représente un risque d'au- 
tant plus ressenti que le phéno- 
mène est « mystérieux ». • Je suis, 
le seul à avoir la clef de mon 
coffre à informations, mais en 
suis-je bien sûr ? » Bien qu’on 
s'en défende au Crédit agricole, 
beaucoup de gens sont « inté- 
ressés » par la connaissance de la 
situation de trésorerie des agricul- 
teurs. Ce danger potentiel, tant 
que le jeu n'est pas certifié, repré- 
sente aussi un frein au développe- 
ment de b télématique. 

JACQUES GRALL. 



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7 








Page 36 - LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1 983 * 1 


Le XXXIV e SICOB 


Tiers-monde : le « micro » aux pieds nus 


T\èMOCRATISER 
yy 1 1 l'usage de Vinforma- 
'' X/ tique, diffuser la 
« culture • informatique et infor- 
matiser l’univers de chacun pour 
aboutir non seulement au plein 
emploi, mais au plein emploi des 
facultés de chacun -, telle est 
l'ambition, selon les mots de son 
président. M. Jean-Jacques 
Servan-Schrciber, du Centre 
mondial informatique et ressource 
humaine, créé à la fin de 1981 . Et 
cette ambition est universelle. Le 
Centre a déjà conclu des accords 
avec des universités ou des insti- 
tuts de recherche de plusieurs 
grands pays développés comme 
les Etats-Unis, le Canada et le Ja- 
pon. Mais ses dirigeants s’intéres- 
sent particulièrement au tiers- 
monde et prônent un - transfert 
massif du savoir et des connais- 
sances ». La brochure de présen- 
tation du centre s'ouvre d'ailleurs 
sur la célèbre citation de Kuan- 
Tzu : » Si tu donnes un poisson à 
un homme, il se nourrira une fois. 
Si tu lui apprends à pécher, il se 
nourrira toute sa vie. » 

Deux expériences sont actuelle- 
ment menées par le centre, l'use 
au Sénégal, l'autre au Tchad. 
Elles sont de nature fort dissem- 
blable. 

La première se dérouie à Dakar 
depuis octobre 1982. Il s’agit 
d'initier un certain nombre de 
jeunes élèves à l'informatique en 
mettant à leur disposition des 
micro-ordinateurs. Leur compor- 
tement est constamment analysé, 
leurs progrès sont suivis de près et 
les enseignants s'efforcent de dé- 
terminer l'éventuelle incidence de 
cet apprentissage sur le reste du 
travail scolaire. Dirigée par une 
informaticienne, Mlle Sila, une 
équipe a été mise en place à 
l'Ecole normale supérieure de la 
capitale sénégalaise. Elle com- 
prend six instituteurs et plusieurs 
spécialistes, notamment un doc- 
teur en sciences de l'éducation, nn 
polytechnicien, un mathématicien 
et un psycho-pédagogue. Cette 
équipe, réunie à l'initiative du mi- 
nistre sénégalais de la recherche 
de l’époque, M. Jacques Diouf, 
s'est mise au travail au début de 
1982. Après un séjour à New- 
York. ses membres ont suivi.denx 


stages de formation de deux mois 
chacun a Paris. 

A la rentrée d’octobre, quinze 
Apple LI équipés d’un logiciel 
LOGO ont été mis en place à 
l’École normale supérieure de Da- 
kar. Cinquante élèves de la classe 
d’âge de neuf à treize ans ont été 
sélectionnés dans cinq établisse- 
ments scolaires dont une école 
franco*énégalaise. Les enfants 
étaient de niveaux très différents 
mais tous étaient réputés savoir 
lire et écrire couramment. Il s’est 
révélé jnr la suite que tel n'était 
pas toujours le cas. ce qui n’a 
d’ailleurs rendu l’expérience que 
plus intéressante. La transcription 
du langage informatique en ouo- 
Iof, l’une des langues sénégalaises 
les plus utilisées, a permis parfois 
de compenser le handicap dû à 
une connaissance imparfaite du 
français. 


de données médicales 

Un bilan de cette action a été 
établi lors d’un séminaire qui s’est 
tenu à Dakar en juillet 1983 sous 
la présidence du nouveau ministre 
de la recherche, M. Dassée. Il a 
été jugé suffisamment positif pour 
qu’U soit décidé de passer 1 une 
nouvelle phase. En octobre 1983, 
vingt-cinq nouveaux micro- 
ordinateurs, parmi lesquels quel- 
ques Thomson TO-7, seront ins- 
tallés directement dans les cinq 
écoles qui avaient fourni le pre- 
mier contingent de «cobayes». 
Des efforts sont actuellement dé- 
ployés pour traduire le langage in- 
formatique dans d’autres langues 
africaines et notamment en man- 
dingue, et un groupe de recherche 
sur l'application de l'informatique 
à l’apprentissage de la lecture pré- 
coce s’est mis en place. Des re- 
cherches sont également menées 
sur l’utilisation de l’informatique 
comme outil de formation en logi- 
que et en écriture. 

Ce programme, on tient à le 
souligner au Centre, est entière- 
ment contrôlé et réalisé par des 
Sénégalais. Le Centre mondial est 
intervenu pour la formation ini- 
tiale des anima teurs locaux, il 
donne une assistance technique 
notamm ent pour la maïniemtnre 


des matériels et il participe aux 
recherches pour la traduction en 
langues africaines du langage in- 
formatique. Sur le plan financier, 
ce soutien représente chaque an- 
née 2 millions de francs. 

A Dakar, la micro- 
informatique est utilisée comme 
un mqyen de formation. Le but 

Î |ue poursuit le Centre mondial en 
inançant et en appuyant les ef- 
forts déployés par des membres 
de l’association Médecins sans 
frontières est d’une autre nature. 
Le microordinateur est conçu 
Ame ce cas comme un moyen de 


solution satisfaisante au pro- 
blème des soins de santé dans les 
régions rurales reculées. Les 
jeunes médecins formés dans ces 
pays refusent de s’y installer et 
les mesures contraignantes qui 
ont pu être prises ici ou là trou- 
vent vite leurs limites, les inté- 
ressés préférant parfois s’expa- 
trier plutôt que de s y soumettre. 
L’utilisation des coopérants ne 
constitue qu’un palliatif souvent- 
coûteux et ne permet pas une so- 
lution définitive du problème. Le 
mythe des * médecins aux pieds 
nus » a fait son temps, -et la for- 



paUier — momentanément et par- 
tiellement - les lacunes de la plu- 
part des pays du tiers-monde en 
matière de santé dans la brousse 
et les postes isolés. Cela n’exclut 
pas un effet induit de formation, 
mais ce qui est recherché dans ce 
cas c’est une utilité pratique et 
immédiate. En raison de l'ex- 
trême misère qui le caractérise et 
de la présence d’équipes de Méde- 
cins sans frontières, le Tchad 
constitue un terrain d'expérimen- 
tation tout & fait approprié. 

« Jusqu’à présent, nous dit 
M. Xavier Emmanuelli, l’un des 
fondateurs de l'association, res- 
ponsable au Centre mondial de la 
réalisation de ce programme, au- 
cun pays du tiers-monde, même 
parmi les plus avancés comme 
l’Inde ou l’Algérie, n'a trouvé de 


Dessin de BARBE 


malion sur place de gens en s’ap- 
puyant sur la pratique des méde- 
cines traditionnelles présente 
plus de dangers que d'avantages. 
Nous avons donc eu l’idée de 
crier, sous une forme compacte, 
une « banque de données » acces- 
sible à des profanes ne nécessi- 
tant pas un apprentissage préala- 
ble de données médicales. » 

Au départ, les anteurs du pro- 
gramme se sont inspirés des ordi- 
nogrammes ou « flow charts » mis 
au point depuis une dizaine d’an- 
nées pour faciliter, en Afrique no- 
tamment, la formation des agents 
de santé aux techniques de dia- 
gnostic rapide et exact et de trai- 
tement de presque unîtes les ma- 
ladies et problèmes de santé qu’ils 
sont habituellement appelés à ren- 
contrer. 


Des questionnaires recensent 
systématiquement les principales 
données de base concernant le 
malade (âge, sexe, poids, taille, 
etc.) et les symtômes apparents 
ou décrits par l'intéresse. Selon 
que la réponse est positive ou né- 
gative, l'agent de santé trace ou 
non une croix dans la case corres- 
pondante. Le croisement de ces 
divers éléments permet rétablis- 
sement d’un diagnostic et la pres- 
cription d'un traitement. 

Ce type de questionnaire se 


liser un programme, l’ordinateur 
posant des questions auxquelles il 
est possible de répondre simple- 
ment par oui ou par non. -Les ordi- 
nogrammes ainsi traduits en lan- 
gage informatique équipent un 
micro-ordinateur porta blc en ban- 
doulière et denit fe pends avoisine 
2 kilos. Il s’agit du Husky, 
construit par ■ une firme 
britannique, la D.V.W.- 
Micro-electronics de Coventry. 
Le principal client en est pour le 
moment rElectrichy Board an- 
glaise (équivalent de l’E.D.F.), 

3 ui le confie à ses agents chargés 
e relever les compteurs : chaque 
soir, tous ces appareils sont 
connectés à un ordinateur central 
qui recopie toutes les damées col- 
lectées dans la journée et établit 
les factures. 


Par son faible encombrement, 
sa robustesse, sa total eétanchéi té, 
ce «micro», qui dispose d’une 
autonome de quatre cents heures 
et dont la mémoire disponible a 
été poussée à 336 K, constitue un 
matériel parfaitement adapté à un 
emploi dans la brousse. -La ma- 
chine est équipée d'un écran de 
huit lignes et dSm clavier, actuel- 
lement très complet qui sera 
ramené à une quinzaine de tou- 
ches pour rutihsation que veulent 
en faire les responsables du Cen- 
tre mondiaL Cet appareil n’a 
qu'un défaut : son pnx extrême- 
ment élevé, de l’ordre de 30.000 F 
pièce, un prix excessif qui s’expli- 
que par l'absence de concurrence 
sur ce marché. 


« Ce type de machine, estime 
M. Emmanuelli, n'exige de la 
part des utilisateurs potentiels 
que trois caractéristiques : savoir 
lire et compter, être honnête, être 
un peu malin pour rechercher ce 
qu'il ne sait pas. U choix de cet 
opérateur sera primordial, car 
dans les pays où les pratiques 
magiques sont encore très déve- 
loppées. un appareil de ce type 
peut constituer un redoutable ins- 
trument de pouvoir. » 

Cette banque de données porta- 
ble ne nécessite aucune infra- 
structure particulière et aucun en- 
tretien, la suppression de tout 
élément mécanique excluant pra- 
tiquement les risques de panne. 
Son utilisation régulière finira par 
eqgendrer une autoformauon. ce 
qui implique par la suite la mise 
-au point de programmes plus per- 
fectionnés. Son emploi cependant 
demande que deux conditions 
soient remplies: un approvision- 
nement suivi en produits pharma- 
ceutiques ayant toujours te même 
conditionnement et, enfin, la pré- 
sence à moins de deux jours de 
voiture d’un hôpital au cas où l'or- 
dinateur recommanderait l'hospi- 
talisation du malade. 

Quarante médecins, infirmiers 
et laborantins de Médecins sans 
frontières sont actuellement pré- 
sents au Tchad où, dans le cadre 
d'un programme de deux ans, fi- 
nancé par la C.E.E~, ils gèrent sur 
le plan médical toute la région 
Nord du pays. 

Ils ont réactivé hôpitaux de dis- 
tricts et dispensaires. A la fin sep- 
‘ tembre, cinq Husky seront mis en 
circulation dans une région-pilote 
pour une expérimentation en 
«vraie grandeur». Ils seront 
d'abord utilisés en hôpital avant 
d’être confiés à des volontaires 
dans des dispensaires de brousse. 

. L'expérience se déroulera sous la 
surveillance d’un médecin expa- 
trié dont ce sera la seule tâche. Si 
elle se révèle positive, elle pourra 
être généralisée û l'ensemble du 
Tchad. Des contacts ont été pris 
d’autre part avec le Gabon, lequel 
s’intéresse à cette réalisation, et 
ôù une expérimentation pourrait 
se faire dans des conditions patho- 
logiques très différentes de celles : 
du Tchad. 

DAMfELJUNQiUÀ. 


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Les structures de décision sont en 
train de changer. L'information que reçoit 
et génère votre entreprise doit se gérer 
au plus près. De haut en bas de r échelle 
des responsabilités, davantage de con- 
certation devient nécessaire. Pour décider, 
les dirigeants doivent aujourd’hui aller sur 
le terrain. Et l’informatique doit les y suivre. 


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Cette souplesse est notre règle. Rus 
que tout autre constructeur, nous avons 
au à l'informatique au poste de travail. 
Plus que tout autre nous parlons à l'utili- 
sateur final de F informatique, le langage 
de son application. Nous contribuons à 
f efficacité de vos décisions. 


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LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1983 — Page 39 



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Page 40 - LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 


AFFAIRES 


LES DOTATIONS EN CAPITAL 

DES ENTREPRISES NATIONALES DU SECTEUR CONCURRENTIEL 


« Boucher les trous » 


La ventilation entre les entreprises nationales des dotations en capi- 
tal inscrites dans le budget de 1984 domw toujours lieu à de difficiles 
discnssions entre les ministères concernés. D'autant que la restructura- 
tion de l'industrie du téléphone et les sommes demandées à l'Etat dans te 
cadre du projet d’accord entre la CG JL et Thomson a quelque peu bou- 
leversé les schémas initiaux. 


Dans le projet de loi de finances 
pour 1984, les concours de l’Etat 
ata entreprises nationales du sec- 
teur concurrentiel (hors Charbon- 
nages, S-N.C.F. et ILA-T.P.l sont 
inscrits pour 14,92 milliards de 
francs. Sur ce total. 2,07 milliards 
de francs seront partagés, outre une 
« provision pour les banques -, 
entre la Compagnie générale mari- 
time, Air France et la SEITA. 

Les onze groupes industriels du 
secteur concurrentiel, auxquels 
s'ajoutent I'ex-filiale d'I.T.T. (la 
Compagnie générale de construction 
téléphonique) et la SNECMA, dont 
U tutelle, à l’exception de cette der- 
nière société, relève du ministère de 
l'industrie, auront droit globalement 
aux 12,85 milliards de francs res- 
tants. Ce chiffre comprend les dota- 
tions fournies par les P.T.T. 
(1,6 milliard en principe) dans le 
cadre de la réforme du financement 
de la filière électronique. 

Comment se ventileront ces 
12,85 milliards de francs ? 

La sidérurgie (Usinor) aurait 
besoin, selon les dirigeants de ce sec- 
teur, de 2,5 milliards à 3 milliards 
de francs pour boucler l'année 1983. 
En outre, Usinor et Sacilor auraient 
demandé 6 milliards de francs pour 
1984. Le problème pour l'exercice 
en cours n’est pas résolu (diverses 
formules sont à l'étude) et les dota- 
tions prévues dans l’enveloppe 1984 
seraient effectivement de 6 milliards 
de francs. 

Une somme de 2 milliards de 
francs sera consacrée à la fin des 
opérations de restructuration de 
l'industrie chimique. Toutes les 
autres entreprises auraient donc à se 
partager 4,85 milliards. Or PUK 
aurait besoin de 1,4 milliard, Rhône- 
Poulenc de 1 milliard. Bull de 
1,5 milliard, Renault de 1 milliard. 
Sans parler de E.M.C. (I ), C.D.F.- 
Chimie, Thomson, et tous les autres. 

Diverses formules de financement 
complémentaire étaient envisagées 
pour entrer dans l'épure budgétaire, 
tout en permettant à ces groupes de 
faire face à leurs besoins de finance- 
ment- Ainsi, le succès rencontré 
auprès des épargnants par le nou- 
veau * livret industrie] * (le 
CODEVI) devrait permettre 
d’orienter l’année prochaine vers le 
Fonds industriel de modernisation 
(FIM) des sommes supérieures aux 
5 milliards de francs initialement 
prévus. Renault, pour ne prendre 
que cet exemple, n’aurait pas de 


1983, 3,4 milliards de francs supplé- 
mentaires. dam 1,6 pour les dota- 


mentaires, dont 1,6 pour les dota- 
tions aux entreprises nationales de la 
filière électronique. Prélever ces 
720 millions sur ces sommes ne peut 
se faire qu'au détriment d'autres 
entreprises, notamment de Bull- 

Autre idée avancée : les 720 mil- 
lions de francs pourraient être 
imputés sur le ■ prélèvement excep- 
tionnel • que les P.T.T. sont 
contraints de verser depuis 1982 
dans les caisses du budget général 
(un peu plus de 2 milliards de francs 
en 1984). Mais dans un budget 
général aussi tendu, ces 720 millions 
risquent de faire défaut ailleurs. 
Bref, un bel imbroglio. 

Au-delà de cette péripétie, on 
constatera encore une fois que 
l’Etat-actionnaire consacre la 
majeure partie de ses ressources à 
« boucher les trous » des secteurs 
traditionnels. Si l'on cumule les 
seuls concours en capital et en sub- 


ventions à la sidérurgie, la chimie et 
les Charbonnages de France, on 


tion budgetaire, mais pourrait 
: largement appel au FIM pour 


les Charbonnages de France, on 
atteint pour 1984 le total de près de 
15 milliards de francs, concentrés 
sur une demi-douzaine de grandes 
entreprises publiques. Un chiffre à 
comparer à la dizaine de milliards 
de francs que l’Etat (toutes aides et 
toutes entreprises confondues) 
consacrera à la filière électronique 
en 1984, pourtant baptisée, mardi 
encore par M- Fabius, de * priorité 
numéro un de la politique indus- 
trielle ». 

J.-M. QUATREPOINT. 


faire largement appel au 
financer sa modernisation. 


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AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL ET INTERNATIONAL 


1. Le présent appel d’offres s’adresse aux seuls fabricants et 
producteurs. 

Les regroupeurs, représentants de firmes et autres intermédiaires 
sont exclus, et ce conformément aux dispositions de la loi n* 78-02 du 
11 février 1978, portant monopole de l’Êiai sur le commerce 
extérieur. 

1.1. L’Entreprise de menuiserie et d'équipement lance un appel d'offres 
national et international, pour la fourniture de matières premières, 
réparties en trois (03) lots. 

1.2. Les fournisseurs doivent élaborer les dossiers correspondants par 
lot, et par unité, avec les spécifications techniques du cahier des 
charges qui peut être retiré auprès de nos bureaux de 
SIDI-MOUSSA. route de Dar-El-Beïda (WUaya de Blida) à Alger, 
aux besres d’ouverture des bureaux : 7 h 30 - 1 6 h 30. 

1.3. LOT N» 1: COLLES, DURCISSEURS. 

1.4. LOT N* 2 : QUINCAILLERIES. 

1.5. LOT N" 3 : VERNIS, LAQUES, ETC, 

PRODUITS D’IMPRÉGNATION POUR 
MENUISERIE D’EXTÉRIEUR, ETC 

2. DÉLAI DE SOUMISSION. Les soumissionnaires sont tenus de 
répondre sous trente (30) jours à partir de la présente parution. 

3. Les offres seront présentées sous pli cacheté à la cire, porteront la 
mention suivante «< SECRET A NE PAS OUVRIR » et 
contiendront ; 

3.1. Une première (01) enveloppe contenant les attestations concernant 
le soumissionnaire et son offre. 

3.2. Une deuxième (02) enveloppe contenant les spécifications 
techniques accompagnées de documentations, catalogues, brochures 
techniques, etc. 

3.3. Une troisième (03) enveloppe contenant l’offre commerciale et 
financière. 

4. DATE DE REMISE DE L’OFFRE (TRENTE JOURS APRÈS 
PARUTION). 

4.1. La date de remise de l’offre a été fixée an 15 octobre 1983, à 
16 h 30 précises, heure de fermeture des bureaux de PEntreprise, 
délai de rigueur. 

4.2. Le pli principal sera cacheté à la cire et portera les nom, adresse et 
cachet du soumissionnaire. Il devra aussi comporter la mention 
suivante ; 

APPEL D’OFFRES NATIONAL - INTERNATIONAL N" fl J/83 EME 

4.3. Le soumissionnaire sera tenu au respect des clauses stipulées sur Le 
cahier des charges de F Entreprise. 

4.4. Le soumissionnaire devra indiquer l'adresse à Laquelle il pourra être 
contacté en Algérie s’il y a lieu. 

5. PRIX DU PRÉSENT APPEL D’OFFRES. 

5.1. Le prix du présent « APPEL D’OFFRES » est fixé à 750 dinars 
algériens. 


LA FILIÈRE ÉLECTRONIQUE 


Huit opérations de recherche sont engagées 


L’affaire s’est compliquée ces der- 
niers jours avec le projet d’accord 
entre la C.G.E. et Thomson qui pré- 
voit que l’Etat versera 720 millions 
de francs en capital à la nouvelle 
société Thomson - Télécommunica- 
tions. Où prendre cet argent ? Rue 
de Rivoli, oh l'on n'a guère apprécié 
cette opération tant sur le fond que 
sur la Forme, on est tenté de ren- 
voyer la balle à M. Fabius, ministre 
de l’industrie et artisan du projet 
d’accord entre les deux groupes. 
• Qu’il prélève donc cette somme 
sur les dotations prévues pour le 
secteur industriel - (les 12,85 mil- 
liards). 

Comme la charge du financement 


de la filière électronique a été trans- 
férée aux P.T.T., M. Fabius, qui 
exerce également depuis mars der- 
nier la tutelle sur ce ministère, peut 
être tenté de se tourner à son tour 
vers cette administration. Mais la 
manne de la Direction générale des 
télécommunications n'est pas iné- 
puisable. Déjà, il lui faut trouver en 


Le conseil des ministres du 
27 septembre a été pour l’essentiel 
consacré aux actions qui permet- 
tront de «gagner le défi de l'électro- 
nique et de l'informatique », Une 
importante action de recherche et de 
développement est nécessaire. En 
juillet 1982, le lancement d'un pro- 
gramme mobilisateur «filière élec- 
tronique* avait été décidé. 11 était 
articulé autour de projets nationaux, 
mais était resté un cadre vide. Huit 
opérations précises viennent d'être 
engagées. D'autres opérations sont à 
l'étude et démarreront dans les pro- 
chains mois. 

Ces opérations portent sur la réa- 
lisation d'un poste de travail infor- 
matique, la réalisation de circuits 
intégrés (V.L.S.I.) à partir de 
méthodes «hiérarchiques», du trai- 
tement d'images, du génie logiciel, 
l’industrialisation d'un système de 
traduction automatique, la réalisa' 
tion d'une banque de données pour 
la conception assistée par ordina- 
teur, celle de modules de visions 
pour robots, celle enfin d'un système 
de commande de robots. 

Dans chaque cas, il s'agit d’une 
action de longue durée avec garantie 


d’un financement pluriannuel qui 
peut globalement dépasser les 
200 millions de francs. Elle associe 
des laboratoires publics et des 
groupes industriels, entraînant par- 
fois la création de structures du type 
groupement d’intérêt économique. 
Des comités d’experts ont été formés 
pour assurer l’évaluation et le suivi 
des recherches. Les sujets ont été 
définis à partir de deux critères : 
existence d’équipes de recherche 
années pour s'engager dans cette 
voie, et recherches correspondant à 
un domaine stratégique ou à une 
étape jugée cruciale pour le dévelop- 
pement ultérieur de la filière. Dès 
1983, l'Etat aura consacré 250 mil- 
lions de francs de crédits incitatifs à 
ces opérations. En 1984, les crédits . 
incitatifs affectés à la filière électro- 
nique atteindront 750 millions de 
francs. 


D a été aussi décidé de donner 
une forte impulsion aux recherches 
touchant à l'intelligence artificielle, 
la plupart des projets nationaux 
étant déjà liés à des progrès dans ce 
domaine. 


Stabilisation relative du déficit commercial 


Le déficit commercial des indus- 
tries de la filière électronique tend & 
se stabiliser. Pour les dix premiers 
mois de cette année, il s'est établi & 
5,6 milliards de francs (23,5 mil- 
liards de francs d'importations et 
17,9 milliards de francs d'exporta- 
tions) contre 5,3 milliards de francs 
pour le premier semestre 1982 
(19,2 milliards de francs d’importa- 
tions et 13,9 milliards de francs 
d’exportations). 

Les premières informations sur 
les mois de juillet et août semblent 
confirmer cette tendance. On espère 
pour l'ensemble de l’année ne pas 
dépasser le déficit enregistré en 
1 982 de 7,4 milliards de francs. 

Cette relativie stabilisation tient 
plus à un phénomène conjoncturel 
qu’à une amélioration structurelle 
de la compétitivité du secteur. Sans 


Poitiers et le blocage des magnétos- 
copes, 500 millions de francs de plus 
seraient venus gonfler les importa- 
tions, estiment les experts. De plus, 
on a enregistré une baisse sensible 
des ventes dans Le domaine de l’élec- 
tronique grand public (radio, télévi- 
sion, hi-fi). Une conséquence di- 
recte du plan de rigueur de 
M- Delors. 


Cela se traduit automatiquement, 
dans un secteur oh les marques 
étrangères occupent une part de 
marché importante, par une diminu- 
tion des importations. En revanche, 
et cela est fort préoccupant, les 
achats à l’étranger de biens d'équi- 
pement, de circuits intégrés, de ma- 
tériels informatiques, ne cessent de 
croître et le déficit dans ces- do- 
maines de se creuser, notamment 
avec les Etats-Unis. 


Les mécomptes du plan acier 


(Suite de la première page: ) 


M. Levy n’a pas voulu citer de cas 
précis, mais les exemples sont nom- 
breux. à commencer par le train de 
laminage • universel » que souhaite 
bâtir Sacilor à Gandrange pour rem- 
placer, il est vrai, l’un des siens très 
ancien, mais qui remet en question 
l'existence chez Usinor de l’usine de 
Valenciennes et gêne celle de Dun- 
kerque. U faut que l’État, action- 
naire commun, arbitre les diffé- 
rends, estimé le président d’Usinor 
qui ne souhaite pas pour autant une 
fusion Usiner -Sacilor, dommageable 
du point de vue commercial, mais 
une - coordination étroite ». 

M. Levy avait déjà réclamé en 
avril une révison des objectifs 
(24 millions de tonnes) du plan 
acier. Le plan, bâti autour d'hypo- 
thèses optimistes, ne correspond 
plus aux perspectives réelles du mar- 
ché. U n’a pas été écouté, le sera-t-il 
aujourd'hui ? 


Démobilisation 


Peu à peu, le gouvernement prend 
conscience de l'impasse, en particu- 
lier financière, et les pouvoirs 
publics déplorent aussi que les deux 
groupes se livrent à une course à 
l’investissement et à la conquête de 
la clientèle. Un fonctionnaire ajoute 


même : -Il n'y a plus de règle du 
jeu. Les entreprises ont perdu leur 


jeu Les entreprises ont perdu leur 
objectif de retour à l’équilibre 
financier. Il y a démobilisation. » 
Mais deux impératifs bloquent 
encore une révision globale que l’on 
sait pourtant nécessaire voire 
urgente : le principe d'autonomie de 
gestion et l’impact sur l'emploi. 

«On a essayé de favoriser la 


coordination des deux groupes, 
mais le comité ad hoc prévu d'ail- 


mais le comité ad hoc prévu d'ail- 
leurs dans le plan ne fonctionne pas. 
Usinor et Sacilor ont des points de 
vue différents sur tout ». dit-on an 

ministère de l'industrie. Quand 
l’autonomie rime avec gâchis... Mais 
que peuvent faire les deux groupes 
nvaux sinon se battre à partir du 
moment où ils ont à se partager un 
maigre marché alors que leurs 
usines sont subventionnées ? La 
guerre est inévitable parce qu'elle 
découle de la logique même de la 
non-révision dm capacités globales 
de production. 

Or, cette révision a été refusée 
par le gouvernement pour des rai- 
sons d’emploi. Le plan prévoit douze 
mille suppressions d'emplois - sans 
licenciement - d’ici à 1985, sur les 
quatre-vingt-dix mille que compte 
encore le secteur. Aller au-delà, 
c’est-à-dire concrètement supprimer 
d'autres usines en Lorraine, c'est 
«condamner une région entière». Le 
gouvernement s’y refuse et 


M. Fabius après sa prise de fonc- 
tions en mars a préféré une solution 
progressive : aucun licenciement 
sans création d'emploi de substitu- 
tion dans la région, et ce quoi qu'il 
en coûte financièrement (le Monde 
du 8 juin 2983). Officiellement, la 
position du gouvernement est 
inchangée aujourd’hui. 

Toutefois, les esprits évoluent 
Certains s’alarment de la double 
impasse financière et industrielle. 
Us font remarquer que les crédits de 
politique industrielle ne sont pas 
extensibles et que « tout franc qui va 
à la sidérurgie est I F de moins 
pour les technologies de pointe ». 
Est-ce une bonne solution de créer 
un monopole dans les télécommuni- 
cations - secteur porteur — et de ne 
pas le faire dans là sidérurgie — sec- 
teur en crise ? Autres constat : la 
création d’emplois de substitution 
dans i'« arc * Nord- 
Ardennes-Lorraine prend trop de 
temps. Les sociétés régionales de 
reconversion ont un bilan non négli- 
geable - deux mille emplois seront 
créés dans les quatre ans — mais lar- 
gement insuffisant ( le Monde du 
27 juillet). 11 faudrait, pour accélé- 
rer le mouvement déplacer des 
emplois existants, par exemple des 
usines automobiles de l’Ile- 
de-France. Est-ce possible ? 

L'enjeu du débat intéresse au pre- 
mier chef la sidérurgie. Le risque est 
grand qu’à vouloir trop conserver on 
compromette celles des usines sidé- 
rurgiques françaises qui comptent 
parmi les plus compétitives 
d’Europe. Mais il concerne aussi 
l’ensemble de l'industrie parce qu'3 
s’agit du choix, déchirant mais 
incontournable, entre l’emploi 
d'aujourd’hui et celui de demain. A 
quelques jours de l'ouverture du 
débat parlementaire sur la politique 
industrielle, c’est une question de 

f0ni ERIC LE BOUCHER. 


• Échec des Dix sur /'organisa- 
tion du marché des fruits et lé- 
gumes. - Les ministres de l'agricul- 
ture des Dix. réunis lundi 26 et 
mardi 27 septembre & Bruxelles, ne 
sont toujours pas parvenus à s'enten- 
dre sur les aménagements à apporter 
à l'organisation commune du mar- 
ché des fruits et légumes. Dans la 
perspective de f adhésion de P Espa- 
gne, la Commission européenne pro- 
pose d’une pan un accroissement du 
rôle des groupements de produc- 
teurs afin de parvenir & de meil- 
leures disciplines de marchés, d'au- 
tre part un ensemble de mesures sur 
(es marchés de la CJE.E. et à l'im- 
portation afin de mieux tenir les 
cours. La France, {'Italie et la Grèce 
appuient ces propositions. 



'• c 


SOUCIEUX D'ÊTRE PRÉSENTS SUR LE MARCHÉ PE L'EURODOLLAR . , ministre 


créent une filiale commune à Londres 


En prenant appui sur la banque 
américaine A.G. Becker, dont H s’est 


assuré 1e contrôle majoritaire en 
mars dernier (en même temps qull 
procédait à un réaménagement de 

ses participations croisées avec le 
groupe britannique Warburg), Pa- 
ribas va créer à Londres, d'ici à la 
fin de l'année, une filiale commune, 
Paribas Becker Ltd, dont le capital 
de 1 million de livres sterling 
(12 millio ns de francs) sera réparti 
& parts égales entre les deux parte- 
naires. 

Cette implantation dans la capi- 
tale britannique — où Paribas et 
Becker sont déjà représentés - mar- 
que la décision du groupe bancaire 
nationalisé de se placer au cœur du 
marché international de l'eurodollar 
afin d’offrir aux grands investisseurs 
étrangers une gamme complète 
d'instruments financiers. Elle s’ef- 
fectuera par une mise en commun 
progressive des services de place- 
ments et de trading (prises de posi- 
tions), lesquels génèrent actuelle- 
ment davantage de profits que les 
traditionnelles opérations de direc- 
tion et de garantie relatives an mon- 
tage des crédits internationaux. . 

A cet effet, Paribas va détacher, 
dans un premier temps, deux ou 
trois .membres de sa direction des 


opérations financières internatio- 
nales (DOFI). De son côté. 
A. G. Becker, considérée comme 
l’one des premières banques améri- 
caines d'investissement et qui vient 
récemment d’embaucher l'ancrés 
responsable du marché monétaire de 
Merrill Lynch, va également fournir 
une petite équipe à cette filiale lon- 
donienne. 

Il s'agira là de la seconde étape 
(après. New- York), d'un plan de dé- 
veloppement des opérations du 
groupe Pari bas-Becker sur le mar- 
ché financier international, la pro- 
chaine devant être Tokyo. Tune des 
principales plaques tournantes dm 
marché de l’asïa -doUar. tes deux an- 
tres étant Singapour et Hongkong 
où Paribas dispose déjà d’une solide 
alliance locale à travers Sung Hung 
KaL 


D’autres établissements français 
ont également renforcé depuis quel- 
ques mois loir présence à Londres à 
travers des opérations de moindre 
envergure. C’est ainsi que la Société 
générale s’est associée à la firme bri- 
tannique Strauss Tiznibull, tandis 
que le Crédit commercial de France 
créait sur place une société de cour* 
tage, CCF. Sectirities. 


Buitoni et Poulain envisagent de coopérer 


Industries Bitiiotti Pcrugina 
(LB.P.), le groupe italien de l’agro- 
aUmentaïre, a engagé des négocia- 
tions avec la société française Pou- 
lain. Un communiqué précise que 
ces conversations ont - pour objet 
de permettre à Poulain Industries 
d’être associée aux actionnaires de 
la Finanziarta Buitoni et au groupé 
Redec. dans le contrôle des I.B.P. ». 


I.B.P., qui a réalisé en 1982 un 
chiffre d'affaires de 4 milliards de. 
francs, est encore une société fami- 
liale, puisque son capital est détenu 
à 51 % par la famille Buitoni, le 
groupe de M- Gaith Pharaon, le 
financier saoudien, détenant 10 %. 


Le groupe LBP. possède une demi- 
douzaine d'usines en France. 

Poulain Industries (U milliard 
de francs de chiffra d'affaires) est 
depuis 1981 une société indépen- 
dante contrôlée par la famille Midy 
et cotée en Bourse. Elle était aupa- 
ravant une filiale du groupe Elf- 
Aquitaine. A l’occasion de restruc- 
turations entre Sanofi et C.M. : 
Industries, les activités agro- 
alimentaires de cètté dernière 
avaient été recédées à des groupes 
d’actionnaires privés. Poulain 
contrôle, notamment, les marques 
Banauia et Poulain, et détient 20 % 
dTnterfood. le grand groupe choco- 
latier suisse. ■■ ■- 


Circuit rafale mr 
anglais eourant. 



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INTERNATIONAL 
LANGUAGE CENTRE 


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Le trajet linéaire du papier est un des. pointe forts , 
de la technologie Toshiba. Vous pouvèz ajsement -5 
reproduire sur calque, bristol, film transparent,^* 
étiquette, voire chemises de classement Pour le «^5 
format vous avez le choix, de la double page à la 
carte de visite 


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m : 723 97 03/72336 TL StMOStCOB 5602 MVEMJ5 ZONE F. 


— (FubBèüi) ü 

RÉPUBLIQUE ALGÉRI ENNE DÉMOCRAT IQUE ET POPULAIRE 
MINISTÈRE DE L'ÉNERGIE ET DES INDUS TRIES PÉTROCHIMIQUES 

SOCIÉTÉ NATIONALE DE L'ÉLECTRICITÉ ET OU GAZ 

«SONELGAZ» 


AVIS D'APPEL D'OFFRES NATIONAL 
ET INTERNATIONAL N* D/058XKA 


La SONELGAZ - Direction des approvisionnraien ts. Service 
achats - lance un avis d'appel d’offres pour la. fouimture dc 
matériel de sécurité pour travaux électriques. ~ 

Les fabricants intéressés peuvent retirer les cahiers des charges 
disponibles en ses bureaux (n° 125) au. 2, boulevard 
Salab-Booakouir, Alger (immeuble B), contre présentation d’un 
reçu de virement de 200 DA au compte de SONELGAZ, C.CP/ 
tf 3306.04 Alger. . -- v - y v-' 

Les offres devront parvenir sous double pli cachetc à l’adresse ‘ 
sus-mentionnée, avec mention «Ne pas ouvrir'.- 'À/O : 
d°D/058XKA». - . - 

La date de clôture du dossier est fixée au J5jwyembre 1983; l. 
L’enveloppe extérieure ne doit pas porter d’indication - 
permettant [identification du soumissionnaire, sous peine/ 
d’annulation de l’offre. 

Les soumissionnaires resteront tenus par leurs offres pendant ' 
une durée de 6 (six) mois à compter oc la date de raturer, dit , 
dossier. 










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« / 4 wc une évolution des prix ra- 
menée à 2,7 % sur les quatre der- 
niers mois, l'inflation sur cette pé- 
riode est à son niveau le plus bas 
depuis 1972, soit depuis orne ans, 
hors la période de blocage des prix 
de 1982 », estime le ministère de 
l'économie et des finances après 
l’annonce des résultats définitifs de 
la hausse des prix du mois d'août 
(+ 0 , 6 %). 

Le rythme de 9,7 % enregistré sur 
les douze dentiers mois •corres- 
pond à -une réduction du différentiel 
d’inflation avec nos sept principaux 
partenaires commerciaux par rap- 
port du différentiel du premier se- 
mestre .1982, poursuit le ministère. 
pour les douze derniers mois 


connus, U avait ainsi été ramené de 
4,8 % à 3,1 % 

Selon la Rue de Rivoli, * tes ré- 
sultats obtenus depuis plusieurs 
mois et la poursuite de la politique 
de désinflation telle qu’elle est me- 
née doivent ainsi permettre de rester 
proche de l'objectif de 8 % retenu 
pour 1983 et ainsi, grâce à une sen- 
s/b/e décélération de l’inflation sur 
le second semestre 1983, de ramener 
la hausse des prix à 5% en 1984. » 

[I« co mmenta ire do ministère ne 
Grit pas mention de ptoi e nra données 
importantes: les prix de détail *W- 
bKot pas fibrement en France ; les 
hau sses de tarifs pnbttcs sent freinées ; 
les prix pétroliers ne reflètent qu’ba- 
comptè tentent b hausse du dollar. Les 
comparaisons Caftes avec les années 
passées sont donc Æscatabtes .1 


—Libres opinions— 

La politique de l'indice 

par JEAN ALUX (*) 

L ES pouvoirs publics avaient décidé que les prix n'augmenteraient 
• pas de plus de 8 % en 1983. Cet objectif semblant maintenant 
hors d'atteinte, n est question d'un encadrement plus séné des 
prix et môme, mesure éminemment populaire, de blocages partiels. Le 
syntficat C.F.D.T. des personnels de la direction générale de la 
concurrence et de la consommation a quelques idées au sujet du blo- 
cage et du décalage entre l'objectif et le résultat. 

La contrôle des prix et sa version plus draconienne, le blocage, 
sont populaires, mais l'opinion publique ne perçoit pas les difficultés 
pour concevoir des réglementations et ensuite fa» faire appliquer. 

Certaines réglementations fixent des a u gme n tations en pour- 
centage par rapport à un prix antérieurement pratiqué: d'autres impo- 
sent une marge en pourcentage par rapport a un prix d'achat. Dans 
les deux cas, l'intérêt du professionnel est d'être cher ou d'acheter 
cher : ainsi, l'augmentation rapportera plus, ou la marge sera plus 
importante. Le résultat va donc à l'encontre de l'objectif, il n'est pas 
possible de concevoir une réglementation sans concertation avec les 
représentants de la profession. L'administration, pour négocier, inerte 
les professionnels à se regrouper en syncficats. Cas syndicats profes- 
sionnels passent très vite d’une poétique de concertation à une poé- 
tique d'harmonisation des prix entre leurs adhérants. La pofitique de 
réglementation des prix est donc contrarfctoire avec la poétique de la 
concurrence. 

Il faut enfin faire la tfifférence entre la réglementation et le blo- 
cage des prix. Le blocage est une méthode de politique économique 
fruste, qui ne peut Stre employée que pour des périodes très courtes. 
Efle relève plus de l'arsenal psychologique que de la réalité écono- 
mique : ainsi - et ce n’est qu'un exemple. — pendant le précédent 
blocage (juin è octobre 1982). D a fallu prévoir de nombreuses déro-. 
gâtions pour toutes les ventes de gros et de détail de café. 

Prenons un autre exemple que l’actualité impose: celui de 
l'huile. Certains consommateurs ont remarqué ces damiers jours des 
hausses importantes de 2 F à 3 F sur le prix du litre d'hutte. La tenta- 
tion est grande de dire : il suffit de bloquer le prix. La cause de cette 
hausse est 1e prix de l'arachide sur te marché mondial : + 150 % en 
sept mois. Nous savons, par nos enquêtes, que ta concurrence est 
très forte en matière de distribution d'huile : toute impossibilité de 
répercuter tes hausses entraînerait aussitôt la disparition de l'huile 
d'arachide des magasins, puisque la marge du distributeur serait 
négative. 

Cet exemple simple du prix de l'huile dans une économie ouverte 
montre la difficulté de réglementer. 

Après la conception de ta réglementation se pose ta problème 
de son application. 

Il existe des coefficients multiplicateurs sur les fruits et légumes. 
C'est le chiffre (1.5) par lequel on multiplie le prix d'achat sur facture 
pour obtenir le prix de vente. A priori, te contrôle est facile. Mais de 
nombreux commerçants obtiennent, en fin de mois ou de trimestre, 
des remises, sous forme d'avoirs, en fonction du chiffre d'affaires réa- 
lisé. Ces remises ont depuis quelques mois une très nette tendance è 
augmenter : 20 % n'est pas rare. En toute légalité, tes prix sur la fac- 
ture sont donc faux. 

Etant donné le nombre de prix théoriquement contrôlables, — 
plusieurs millions — . et le nombre de contrôleurs, mille dnq cents 
effectivement sur le terrain, de nombreux établissements ne sont 
jamais contrôlés. Au jeu du gendarme et du voleur, le professionnel 
est presque toujours gagnant, sauf dans certains secteurs très sur- 
veillés. Cette situation déresponsabilise souvent les professionnels. 
Bien sûr. te ministre peut faire appel aux services de police et de gen- 
darmerie. En dépit, parfois, de leur bonne volonté, l’expérience 
montre que ces « collaborants » sont très vite perdus au mûieu du 
maquis réglementaire. 

La poétique des prix, depuis la sortie du blocage de novembre 
1982, est une politique de l'indice: tes réglementations sont 
décidées en fonction de l’évolution de l'indice des prix de l'INSEE. 

Les contrôleurs sont devenus des pompiers qui interviennent 
(tes qu’un poste de l'indice flambe. Dans son dernier article au Monde 
(24 septembre), Maurice Du verger estimait qu’en matière de pofitique 
industriel I b te gouvernement navigue sans objectif entre tes rétifs. 
Nous savons, nous, qu’en matière de lutte contre l'inflation le minis- 
tère navigue entre les composantes de l'inrfce avec une boussole 
orientée à 8 % et une voile portant l’enseigne « blocage ». L’activité 
de ta D.G.C.C. est en conséquence uniquement conjoncturelle. Ainsi, 
par exempte te comité des prix s'est réuni pour donner son avis sur 
une réglementation concernant tes fruits et légumes, le jeudi 15 sep- 
tembre dans l'après-midi. La réunion è peine terminée, les télex des 
directions départementales crépitaient te texte de l'arrêté. Le ven- 
dredi 16 était consacré à l’information des professionnels. Le 
lundi 19, tous tes contrôleurs étaient mobilisés pour commencer les 
contrôles, te premier titan devant être envoyé è Paris dès la mardi 27. 

En contrepartie, à la D.G.C.C., les enquêtes de concurrence sont 
devenues rares. Les études de formation de prix sont suspendues, il 
est vrai que ce typa d'enquête n'a pas d’effet direct sur l’indice. 

Toutes ces critiques ne signifient pas que toute réglementation 
est impossible. Lorsque la concurrence ne joue pas, ou lorsque la 
demande est sans proportion avec l'offre, une réglementation peut se 
révéler efficace. 

Notre critique de fond est que les pouvoirs publics considèrent 
ta lutte contre l'inflation comme un problème entre tes professionnels 
et eux. H ne faut pas tout attendre de l'Etat. Celui-ti doit tenir sa 
partie, conscient des limites d'un contrôle administratif, en orientant 
autrement l'activité de ses services : concurrence et étude de forma- 
tion de prix sont des formes plus structurelles de lutte contre l’infla- 
tion. 

CeKe-d doit être combattue par tout le corps social. Dans ce 
sens et en Raison avec notre confédération et l’ASSECO-C. F.D. T., 
nous faisons depuis des années des propositions pour un contrôle 
social des prix. L’inflation est un conflit de répartition, insoluble par 
des mesuras administratives de blocage de prix. 

(*) Secrétaire général adjoint dn syndicat C.F.D.T. de la concurrence 
el de hl eàw » tf)m«n‘ ftn 


• • * LE MONDE — Jeudi 29 septembre 1 983 — Page 4 1 


PRIX 

1. la HAUSSE DES PRIX EN AOUT U rapport d'activité 

Selon le ministre des finances, ^brépr^odes fraudes 

sensible décélération de l'inflation pas de grands scandales 


MAIS DES ANOMALIES 
CONSIDÉRABLES 

Rôtis de dindonneaux corrompus, 
carcasses de volailles « rénovées - 
dans un bain de saumure antisepti- 
que, viandes d’équarrissage « rafraî- 
chies » au formol pour être vendues 
à des professionnels fabriquant des 
merguez, pizzas • à la mozarella » 
faites avec du fromage ordi nair e, 
pizza «au fromage» s'ornant d'un 
mélange de caséinaies et d’huile de 
coprah hydrogénée... Quelques 
exemples peu ragoûtants des trou- 
vailles faites par les agents de la 
direction de la consommation et de 
la répression des fraudes (ils sont 
1 595, et leur nombre n'augmentera 
pas) au cours de leurs 600 000 opé- 
rations de contrôle annuelles. 

Pas de grand scandale en 1982, 
m ata des anomalies fflywlam imMeit 
Celles-ci se sont traduites par 
9.5 millions de francs d’amendes et 
1 8 000 jours de prison, dont 2 395 
ferme. M. Castang, directeur de ce 
service, qui présentait à la presse, 
mardi 27 septembre, avec 
M“ Catherine Lalnmièrc, secrétaire 
d’Etat A la consommation, son rap- 
port général d'activité pour 1982, a 
insisté sur le lien direct qui existe 
entre la qualité des produits et la 
lutte contre l'inflation, la tentation 
étant grande de maintenir les prix 
aux dépens de la qualité : il n'y a que 
d'infimes différences entre le cous- 
cous «ordinaire» et le couscous 
« royal », mais des différences de 
prix de 30% A 40%. 

Si 1e respect des règles d’hygiène 
s’améliore peu A peu, il n'en reste 
pas moins que seulement 35,8 % des 
produits surgelés conservés en sur- 
face des meubles froids ouverts 
étaient stockés A la température 
convenable. Dix-neuf arrêtés vont 
paraître pour préciser la réglementa- 
tion des surgelés sans que pour 
autant apparaisse sur les emballages 
la « pastille • de couleur qui « vire » 
lorsque la chaîne du froid a été 
interrompue. 

La direction de la répression des 
fraudes devrait voir en 1984 son 
budget de fonctionnement passer de 
38 & 49 millions de francs. 

CONJONCTURE 


Sur fuit mois 

LES DÉFAILLANCES 
D'ENTREPRISES 
ONT PROGRESSÉ DE 13,7% 

Le nombre de défdflances d'en- 
treprises est resté bris élevé en jufl- 
kf « en aoât En données brutes, a 
a été respectivement de 3 669 et de 
2 480. L’INSEE, qui publie ces 
stalktiqnes, estime que cette im- 
portance « s’explique par h rattra- 
page compiet du retard 9 a in# 
affecté les pabBcatioas des juge- 
ments ». Après correction des va- 
riations saisonnières, les chiffras 
sont de 2 882 pour jnilleC et 2 072 
en août. 

Pour les tant premier* mois de 
l’année, le nombre cnmolé d’entre- 
prises défaillantes s’élève A 15 683 
contre 13 796 pour la même pé- 
riode de 1982, soit une augmenta- 
tion de 13,7 %. C’est dans l'indus- 
trie (+ 273 %) et les services aux 
particuliers (+ 19,9 %) que l'ac- 
croissement des défaillances est le 
ptassensMe. 

RENAULT VA LANCER 
UNE ÉMISSION 
DE 1 MILLIARD DE FRANCS 
DE TTniES PARTICIPATES 

La Régie nationale des usines Re- 
nault va procéder, le 3 octobre, A 
rémission de titres participatifs, A hau- 
teur de 1 milliard de francs, conformé- 
ment aux dispositioas de la loi dn 3 jan- 
vier 1983, qui permettent ainsi A des 
groupes nationalisés (et à des coopéra- 
tives co nsti tuée s en société anonyme) 
de procéder an renforcement de leurs 
fonds propres. 

Ces titres, négociés en Bourse, se- 
ront émis an pair et an prix unitaire de 
] 000 F, la rémnnératîoo offerte an . 
souscripteur étant an nrlithnam de 9% 
par an, indexée pour an quart sur le 
cbiffre d’affaires de la Régie, avec me 
dodble base & calad : 

• Une partie fixe de 6,75 % par ti* 
tre; 

» Une partie variable de 2^25 % par 
titre, cette variation étant fonction de 
révotatiou fntnre Al chiffre d’affaires 
consolidé do groupe Renault, considéré 
A slratr tige co n sta nte . 

En principe, ces titres participatifs 
ne sont pas amortissables, mai* i m i tan t 
le récent exemple de la Compagnie gé- 
nérale d’électricité (le Monde daté 18- 
19 septembre), la Régie a prévu une 
danse de sauvegarde A partir de la 
q n i nriëtnr année sots la forme de rem- 
boursements an nuel s Entités A 10 % dn 
mo n t a nt des titres émis. 


MONNAIES 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU F.M.I. 

Le président Reagan adjure le Congrès américain 
de voter l'augmentation des ressources du Fonds 

Washington. — Contrairement à E) e notre envoyé spécial demeure et, si on n’agit pas e 


Washington. - Contrairement à 
la tradition, ce n'est pas seulement 
une allocution de bienvenue que le 
président Reagan, en tant que chef 
de l'Etat du pays hôte, a prononcée, 
mardi matin. lors de la session 
d'inauguration de la trente-huitième 
assemblée générale du Fonds moné- 
taire et de La Banque mondiale prési- 
dée cette année par le ministre des 
finances de l'Espagne, M. Miguel 
Boyer. Le chef de l’exécutif améri- 
cain a prononcé un véritable dis- 
cours politique qui a été très 
applaudi 

Le président a profilé de l'occa- 
sion pour adresser un appel solennel 
au Congrès, l’adjurant de voter en 
temps utile, c'est-à-dire avant le 
30 novembre, la contribution améri- 
caine à l’augmentation des res- 
sources du Fonds. C’est donc un 
engagement irrévocable en faveur 
de cette augmentation qu’a pris 
publiquement le président Reagan. 

Mettant les points snr les • i ». le 
président a déclaré qu’il ne s'agissait 
pas de renflouer par ce moyen les 
pays endettés ou les banques com- 
merciales, mais bel et bien de four- 
nir les fonds nécessaires à une entre- 
prise de coopération internationale, 
faute de quoi tout le système Finan- 
cier et des échanges mondiaux pour- 
rait subir de très graves dommages, 
un véritable « cauchemar » qu'il 
convient A- tout prix d'éviter. 

De même, M. Reagan a exprimé 
son ferme soutien à la Banque mon- 
diale, demandant encore avec insis- 
tance au Congrès de voter les crédits 
pour l’exercice en cours de l'Asso- 
ciation internationale de développe- 
ment, spécialisée dans les prêts sans 
intérêt et à très long terme en faveur 
des pays les plus pauvres. M. Rea- 
gan a fait également un chaleureux 
plaidoyer en faveur de l'économie de 
marché et a encore insisté sur la 
nécessité de réduire la progression 
des dépenses publiques dans tous les 
pays. 

Après le discours de M. Boyer, 
qui déclara notamment que l'infla- 
tion était incompatible avec un 
développement de l'activité écono- 
mique, c'est le président de la Ban- 
que mondiale, M. A. Cia use n, qui 
prît pendant une heure la parole. 
M. Clausen se montra fidèle A une 
certaine image de la Banque mon- 
diale par son franc-parler, n'hésitant 

U HAUSSE 
DU DEUTSCHEMARK 
SE POURSUIT: 3,0376 F 

Sur des marchés des changes assez 
calmes, le doBar a reperdu, mer c redi 28 
septembre, ses gains de la veOk, reve- 
DBBt i Ptato de ft£5 F A 8 F enrirtm, A 
Francfort, de 2,6550 DM A 
2^370 DM. 

A Péris, la montée de la monnaie 
ouest-allemande s’est poursuivie A 
3,0375 F (nouveau record historique). 
Certes, l'obligation, par la Banqor de 
France, de soutenir le franc belge, ton- 
joitrs aa plancher da système monétaire 
européen, a des effets pc iwre sur la 
tenue dn franc français, en tête du sys- 
tème, et pénalisé par rapport an dent» 
schemmfc, pour des rateoos techniques 
et complexes. Mais k régate de rigueur 
de la monnaie onest-aUemande est 
devenu manifeste, et quelques doutes 
s’infiltrent dans l'esprit des opézatenra 
étrangers sur ta tenue <fai franc. 


pas A prendre des positions fort dif- 
férentes de celles défendues par la 
délégation des Etats-Unis sur les 
affaires concernant sa propre insti- 
tution. 11 insista sur la nécessité 
d’augmenter tous azimuts les res- 
sources du groupe de la Banque 
mondiale, demandant que d’ici A la 
fin de 1986 une nouvelle décision 
soit prise pour une augmentation 
substantielle de son capital. 

En attendant, M. Clausen souligna 
le rôle essentiel joué par l'Associa- 
tion internationale de développe- 
ment, es timan t que pour la période 
triennale 1984-1987 il conviendrait 
de lui apporter 16 milliards de res- 
sources nouvelles si on veut qu’elle 
puisse répondre aux nombreux 
besoins des pays qui relèvent de son 
assistance, et no tamme nt les pays du 
SahaL 

On sait qne les Américains vou- 
draient limiter A quelque 9 milliards 
la future dotation de I'A.I.D. : • Une 
réduction des ressources de cette 
institution au-dessous des niveaux 
que l’on a connus au cours des der- 
nières années porterait un coup ter- 
rible aux nations les plus pauvres *, 
a déclaré M. Clausen qui a aussi fait 
appel à la participation accrue des 
capitaux privés, et notamment des 
investissements directs. 

L'effort de la France 

M. Jacques de Larosière, direc- 
teur général du Fonds monétaire, 
reçut un hommage appuyé non seu- 
lement du président Reagan, mais, 
dans l'après-midi, de M. Jacques 
Delors. Dans son discours, le direc- 
teur généra] du F.M.I. souligna que 
les perspectives étaient aujourd’hui 
considérablement plus brillantes 
qu'elles ne l'étaient il y a un an A 
Toronto ; cependant, il reste encore 
trois défis à relever. 

il faut d’abord consolider la réces- 
sion; il faut ensuite résister aux 
pressions protectionnistes ; enfin, il 
convient d'empêcher les problèmes 
soulevés par {'endettement d'échap- 
per A la maîtrise des gouvernants. 
Des progrès considérables, a dit 
M. de Larosière, ont été accomplis 
dans le domaine de l’ajustement des 
pays éhdettâL Cependant, le danger 


demeure et, si on n’agit pas en 
conséquence, la situation pourrait 
bien devenir incontrôlable a-t-il 
encore déclaré. 

M. de Larosière s’est attaché A 
1 montrer le rôle positif du Fonds 
monétaire. On entend parfois, a-t-il 
dit, l'argument selon lequel les pro- 
grammes de redressement demandés 
aux pays débiteurs ont pour effet de 
ralentir leur croissance et, par là, 
d’aggraver encore la récession de 
l'économie mondiale. Un tel raison- 
nement dénote une profonde mécon- 
naissance du rôle du F.M.I., car les 
programmes d’ajustement 
approuvés par le Fonds rendent au 
contraire l'assainissement moins 
douloureux qu’il ne le serait autre- 
menL Le Fonds joue un rôle de cata- 
lyseur, en accordant des crédits, il 
permet de mobiliser de nouvelles 
ressources bancaires quatre fois 
supérieures au montant qu'il a lui- 
même mis à la disposition du pays 
débiteur. 

A son tour, M. de Larosière a 
vigoureusement plaidé en faveur 
d'une augmentation des ressources 
de l'institution qu'il dirige. Le finan- 
cement de la politique du F.M.I. exi- 
gera que celui-ci emprunte de nou- 
veau au cours des prochaines 
années, car l'augmentation des res- 
sources déjà décidée sera insuffi- 
sante. 

Dans son discours, prononcé 
mardi après-midi, M. Jacques 
Delors a fait un certain nombre de 
suggestions visant à améliorer le sys- 
tème. Selon le ministre des finances, 
la conférence préconisée par la 
France pour réformer le système 
monétaire international n'est pas 
pour demain. Mais il convient dès 
maintenant d’examiner un certain 
nombre de questions fondamentales 
concernant notamment le renforce- 
ment du F.M.I., le problème des 
mouvements erratiques de capitaux 
ainsi que la répartition des liquidités 
internationales. M. Jacques Delors a 
insisté sur la nécessité d’augmenter 
l'aide publique au développement 
oui. globalement, plafonne autour 
de 35 milliards de dollars depuis 
quelques années. La France, pour sa 
part, est décidée A accentuer son 
effort. « Elle le poursuivra en parti- 
culier en faveur de la catégorie des 
pays les moins avancés. » 

. PAULFABRA. 


LE MARCHÉ INTERBANCAIRE DES DEVISES 


COURS DU JOUR 



+ bu 

+ haut J Rap. +on Dép. - 

Rap. +ou Dép. - 

Rap. +ou Dép. - 

SIL-U. ..... 

MOTS 

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+ 420 

+ 1040 

+ 1160 

Sera. ...... 

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+ 190 

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340 

+ 395 

+ 920 

+ 1045 

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140 

+ 160 

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300 

+ 335 

+ 920 

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160 

+ 180 

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+ 360 

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2,7130 

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+ 810 

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+ 1710 

+ 1950 


TAUX DES EURO-MONNAIES 


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3/4 

16 

1/2 


( Publicité ) 


Pierre Boutemy 
expert joaillerie-orfèvrerie 
réalise avec succès la formule 
« particulier à particulier » 


Interview de Aline Lamothe 


P ierre Bontemy, votre 
idée paraît intéresser 
beaucoup de gens, son 
succès en est la preuve. 
Pouvez-vous nous en expliquer 
le principe ? 

C’est très simple. De nombreu- 
ses personnes cherchent à ven- 
dre, d’autres à acheter, soit 
une pierre précieuse, un bijou 
ou de l’orfèvrerie, dans les 
meilleures conditions financiè- 
res, et avec une garantie de 
« sérieux ». Je suis expert, je 
peux donc les Conseiller, esti- 
mer leurs biens, et trouver 
pour eux l’acheteur ou le 
vendeur. 

Vons êtes donc lenr intermé- 
diaire ? A quel prix ? 

Je réalise pour eux, et avec leur 



accord, la ou les transactions. 
Lorsque l’opération est termi- 
née, c’est-à-dire le chèque éta- 
bli directement par l’acheteur 
à l’ordre du vendeur, alors, 
seulement, je prends dix pour 
cent du montant de la transac- 


tion, à titre d’honoraires. 

Je suppose que votre notoriété 
et votre expérience ont facilité 
la réussite de votre formule ? 
Effectivement. Trois généra- 
tions de Boutemy ont fait la 
réputation et la clientèle de 
mon Cabinet. Dans la con- 
joncture, le marché de l’occa- 
sion se développe, et ma posi- 
tion d’arbitre est une garantie 
de sérieux et de succès. 

D suffît donc tout simplement 
de téléphoner et de prendre un 
rendez-vous ? 

Exactement, au 260.34. 89, Ou 
alors passer nous voir au 9, rue 
Saim-Florentin, à Fangle de la 
Place de la Concorde et de la 
rue de Rivoli. 




1 


LMjji 




Page 42 - LE MONDE - Jeudi 29 septèmbre 1983 •' 

SOCIAL 


De notre envoyé spécial 


Strasbourg. - intervenant le 
27 septembre devant rassemblée 
parlementaire du Conseil de l'Eu- 
rope, M. Pierre Bérégovoy, ministre 
des affaires sociales et de la solida- 
rité nationale, a évoqué d'emblée les 
dangers de la crise de l'emploi. Fai- 
sant allusion à une récente étude de 
rO.C.D.E. {le Monde du 24 septem- 
bre!, le ministre a souligné que. 
pour arrêter la progression du chô- 
mage dans les vingt-quatre pays les 
plus Industrialisés. « U fout créer 
vingt mille emplois par jour de 
I9S4Ô lafln 19S9 -. 


Pour le ministre, • l'idéal dans 
cette voie serait sans doute la négo- 
ciation de conventions collectives au 
niveau européen, ou au moins d'un 
accord-cadre qui pourrait se démul- 
tiplier dans chacun de nos pays au 
niveau interprofessionnel, ou des 
branches ou des entreprises. Il s’agit 
pour la France d'encourager l'Eu- 
rope à agir de concert, et développer 
des politiques communes ». • La ré- 
duction du temps de travail, a-t-il 
ajouté, est inséparable de la moder- 
nisation de nos entreprises. - 


QUATRE SYNDICATS EURO- 
PÉENS VONT ENTRE- 
PRENDRE UNE DÉMARCHE 
COMMUNE POUR OBTENIR 
LES 35 HEURES DANS 
L'AUTOMOBILE 


- Nous ne pouvons accepter, a 
ajouté M. Bérégovoy, d'un côté, des 
salariés à l'emploi protégé, quali- 
fiés et bien rémunérés, de l’autre, 
des salariés à l’emploi précaire ou 
des chômeurs endémiques, femmes 
désirant reprendre une activité, 
jeunes sans qualification, handi- 
capés. migrants. Si l’on devait s’ins- 
taller dans une société à deux vi- 
tesses. ce serait une formidable 
régression sociale qui nous condui- 
rait à une politique d'assistance à 
des groupes vulnérables, laissés de 
côté une fois pour toutes. - 

Alors que la France présidera la 
C.E.E. au début de 1984. M. Béré- 
govoy a regretté les • divergences » 
européennes quant à l'efficacité de 
la réduction du temps de travail 
comme moyen de lutte contre le 
chômage. Il faut, selon lui. dépasser 
ces contradictions, même si le re- 
cours accru aux retraites anticipées 
a pour effet daccroure les charges 
de la protection sociale... - Ce qui 
me semble important, a-t-il dit. c'est 
de pouvoir confronter nos expé- 
riences. - 


M. Bérégovoy a aussi consacré 
une partie de son exposé à la néces- 
sité d'une coopération internationale 


dans le domaine de l'immigration : 
- Nos oavs ont à l’égard de la main- 


- Nos pays ont à l'égard de la main- 
d'œuvre étrangère une responsabi- 
lité particulière. Nous avons attiré 
cette main-d'œuvre lorsque nous en 
avions besoin, souvent pour assurer 
des travaux déqualifiés et mal 
payés . délaissés par les travailleurs 
nationaux. Le chômage n’a pas 
rendu ces emplois plus attractifs. 
Mais, surtout, l’idée que nous nous 
faisons de la liberté et de la démo- 
cratie implique le respect de la di- 
gnité des hommes et des femmes, 
sans considération de race ou de re- 
ligion. J'ajouterai que l'histoire que 
nous avons en commun doit nous 
rendre particulièrement attentifs 
aux réflexes de xénophobie et aux 
manifestations racistes que la crise 
attise. » Cependant, le ministre 
français a souhaité que les Etats 
membres s'opposent sur leur terri- 
toire aux flux de main-d'œuvre illé- 
gale vers des pays limitrophes. 


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« cahier ae revendications 
communes ». 

Les quatre syndicats vont « inter- 
peller» chacune des directions des 
quatre grands groupes automobiles 
(Volkswagen. Fiat, Renault et 
P.S.A.) et demander l'« aide » de la 
C.E.E. pour obtenir dans l'industrie 
de l'automobile les 35 heures. « la 
mise en place d’une gestion prévi- 
sionnelle de l'emploi », • le contrôle 
des heures supplémentaires et de 
leur récupération en temps libre ». 
« la nécessité de négocier T introduc- 
tion de la robotisation et de l'auto- 
matisation. et leurs conséquences en 
niveau et qualité de l’emploi », une 
meilleure ■ flexibilité * de celui-ci. 

Alors qu'une « réunion-bilan » sur 
la durée du travail est prévue le 
25 octobre dans la métallurgie en 
France, qu'un accord sur la caisse 
du temps de travail vient d’être 
signé dans la sidéruçpe italienne, 
ces discussions à venir dépendront 
largement du résultat des négocia- 
tions que ÎT.G.-Metall va engager 
début 1984 dans l'ensemble de la 
métallurgie ouest-allemande pour 
obtenir les 35 heures avec compen- 
sation salariale intégrale. 
• L'objectif des 35 heures, a 
souligne M. Michel Hue, secrétaire 
général de la fédération F.O. de la 
métallurgie, est obligatoire et 
réaliste si on on ne veut pas avoir 
des problèmes d'emploi plus 
grands. * 


AVIS FINANCIERS DES SOCIÉTÉS 



oîrânti par l’Etat 


Taux fixe: 14,30"» 
Durée : 10 cttis 

Remboursable en 

10 tranches 


Nonce sur demande à 
b Cane Cenrrate de Créda Coopératif : 
Store Socal : Parc de b Détone. 

33. ne des Trait Foonnot. 

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Associations 


l.isn> Je nos rt^mvs rAjioaa]*--'-. sur demande. 



FAITS ET CHIFFRES 


*1 


IfiRCHE 





Affaires 


Confrontés au problème des 
sureffectifs dans l'industrie de 
l'automobile, mis eu lumière par 


l'annonce de suppression d'emplois 
chez Peueeot « Talbot. l’i.G.- 


chez Peugeot et Talbot, 1T.G.- 
Metall ouest-allemande, la F.L.M. 
italienne, la C.F.D.T. et F.O., toutes 
membres de la Fédération euro- 


• Rapprochement dans les tra- 
vaux publics. — Le groupe Caron i 
va être repris en location-gérance 
par Campe non-Bernard, filiale de la 
Compagnie générale des eaux. Ca- 
reni, entreprise familiale de Marcq- 
en-Bansul (Nord) employait 2 500 
salariés, il y a moins d'un an, 1 700 
en juillet dernier et une procédure 
de 494 licenciements est en cours. 
Le chiffre d'affaires consolidé, de 
900 millions de francs en 1982, de- 
vrait être de 650 millions de francs 
en 1983. 


Sécurité sociale do 19 octobre. Pré- 
sente sur toutes les listes aux élec- 
tions des conseils d’administration 
des caisses, la C.G.C. a 2 668 candi- 
dats dans la branche famille, et 
2 944 pourFassurance-maladie- • La 
C.G.C. en profite, lit-on dans le. 

communiqué, pour constater avec 
regret que depuis que les sondages 
donnent la C.G.T. et la CLF.D.T. 
comme perdantes à ces élections, le 
gouvernement a fait arrêter sa cam» 
pagne de sensibilisation. » 


de ces oigarâutas * se sont in- 
quiétées de la dégradation persis- 
tante- du climat économique actuel 
entraînant une démotivation du 
inonde du travail .. . 




prenne de la métallurgie (qui reven- 
dique sept millions de cotisants) . se 
sont concertées sur la réduction de 
la durée du travail, à l'Initiative des 
organisations françaises, le 
27 septembre à Paris. M. Georges 
G ranger, secrétaire général de la 
fédération de la métallurgie 
C.F.D.T., a indiqué à la presse qu’un 
« accord total » s'est dégagé entre 
les quatre organisations sur un 
« cahier de revendications 


• Création du Conseil national 
de la construction. — Le Conseil 
national de la construction 
(C.N.C.) a tenu son assemblée 
générale constitutive mardi 27 sep- 
tembre. Il regroupe autour de la 
Fédération nationale du bâtiment 
des promoteurs-<»ristnicteürs, des 
industriels des matériaux, des archi- 
tectes et des agents immobiliers, 
treize organisations professionnelles 
spécialisées, le tout représentant 
trois millions et demi de personnes 
actives. L'objectif de ce nouvel orga- 
nisme est de faire de la filière 
construction un « partenaire privé 
représentatif ayant la capacité de 
faire prévaloir ses réflexions, avis et 
propositions ». La première prise de 
position officielle du C.N.C. touche 
au projet de budget 1984 qui est * en 
contradiction flagrante avec la poli- 
tique officiellement proclamée de 
soutien à la construction ». 


pagne de sensibilisation. » 

• Elections à la Sécurité so- 
ciale : le R.PJL et la CST. contre 
« les syndicats marxistes ». — Dans 
un communiqué diffusé le 27 sep- 
tembre, le R.P.R. et la CSX. « ap- 
pellent à voter contre tes syndicats 
marxistes ». Cette décision est . prise 
« afin que (ces syndicats J n acquiè- 
rent pas la maîtrise des institutions 
sociales, ce qui conduirait à la col- 
lectivisation du système de soins et 
compromettrait ainsi l'avenir de la 
protection Sociale de tous les Fron- 
çais ». 

Par affleura les deux délégations 


» Ucesriemests en série. - 
Après le dépôt de bilan db l'entre- 
prise Nicolas, 2 CbanmHRjr-Yonse 
(fabrication d’engins de transports 
lourds), le 15 septembre, le syndic a 
annoncé, le 27 septembre, 160 licen- 
ciements sur un effectif de 460 per- 
son V i ft s. 

A Plouagat (Côtes-du-Nord), les 
90 ouvriers de H mprimeriè de Châ- 
teUmdren ont été licenciés, après la 
mise en liquidation de biens de t'en- 
treprise prononcée le 2 1 septembre. 

An Thillo t (Vosges), lés 191 em- 
ployés de la Société dés tissus de 
laine des Vosges vont, être licenciés, 
après la mise en liquidation dé biens 
prononcée le 27 septembre. En sep- 
tembre 1982, cette e n tre p rise avait 
déjà déposé son bilan, licencié 
60 personnes et élaboré un plan de 
restructuration qui a finalement 
échoué. 






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AVIS FINANCIERS DES SOCIÉTÉS 


Agriculture 




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m LeCJNJJL et la réforme de la 
PAC. — Le Centre national des 
jeunes agriculteurs (C.NJ.A.) s’in- 
quiète des conditions dans lesquelles 
ont été engagées les négociations sur 
la réforme de la politique agricole 
commune (PAC). 

» Aucune solution valable ne 
pourra être trouvée (...) si l'unique 
souci reste de réaliser des écono- 
mies budgétaires ». affinàe-t-îl Amn 
un communiqué, en réclamant * la 
définition préalable d’une politique 
d'avenir pour l’Europe, qui ne peut 
se construire sur les ruines de l'agri- 
culture ». 


SLIVAFRANCE 


Société Lyonnaïn dtiwitïiramuri «w \MwnfnmariMS 
Sodmd'lrmstimmMh èOerfal VarMito -SICAV - 


Energie 

• Rdèvemeat du prix de certains 
« bruts» britamriqnes. — La compa- 
gnie pétrolière nationale britannique 
a relevé les tarifs de plusieurs de ses 
- bruts » de la mer du Nord pour le 
quatrième trimestre. Le prix du pé- 
tiole «Brest», qui sert de réfé- 
rence, notamment vis-à-vis de 
rOPEP, reste inchangé à 30 dollars 
par baril, par contre toutes les autres 
qualités voient leurs tarifs augmen- 
ter de 0,15 à 0,40 dollar par baril, ce 


SodAndlnutstlmmaih àCapital Variabte -SICAV - 
L 'Assemblée Générale Ordinaire da la Société, réunie le 21 se ptembre 1983, sous 
la présidence de M. Etienne BOURUET-AU8£RT0T,a approuvé toc co mp tes de 
l ‘exercice dos le 30 juin l9B3u 

Les revenus distribuables de l'axardca 1982-1983 s'élèvent è F 44783 011.29. 
L'Assemblée a décidé d'attribuer é chaque action composant la capital un revenu 
global de F 23,47 composé d'un dividende net de F 20,74 et d’un iopflt déi& 
payé eu Trésor (crédit d'impôt) de F 2.73. Ce dividende, raiseri paiement- to 23 
septembre 1983, sare matérialisé par le paiement du coupon n°34. 

Comme les années précédera», to montant du dividende pourra «m réfouasti en 
actions de la Société an f r a nch is e tonte de droit d'entrée, pendant un délai de 
trois mois i c om pter de la date cto mtoean di strib ut i on. 

Au coure de son allocution , te Président a notamment déclaré : 

«Depuis le 30 juin, la valeur liquidative de SLIVAFRANCE b ajouté 7 2% è ses 
gains antérieurs. Mais, les résultats d’une gestion ne pouvant natureUemant s’ap- 
précier que sur une longue période. Ja voudrais, en terminant, vous rappeler qu'en 
cinq ans la valeur liquidative de l'action de votre société âst panée de F 77204 a 
F 304 £8 te 30 s e pte m bre dernier, soit une aimantation de 77.1 %. Si Ton indut 
las dh/ldendes bruts mis en distribution dans nhtenialte. (Appréciation rassort 
alors à 119,296. 


- • a- 

•*' >. ** i tmum'i 

-■< -mt 

•' v B MHP'JNt.j 
-.TunàiL è MptKH'j 
irtféiw» U** i 




LA V4Ê; 


4 epfth «ft mL.-: 


Ces résultats confirmant, me semble-t-il, la qualité de votre titre et paraissent jus- 
tifier la maintien d’um confiance que vous ntottpn cessé de nous manlfastpre. 


CESSATION DE GARANTIE 


qui a pour effet de diminuer les 
écarts de prix (différentiels) entre 


écarts de prix (différentiels) entre 
les différentes qualités. 


Social 


• Élection à la Sécurité sociale : 
la C.G.C. présentera 5 612 candi- 
dats. - La Confédération française 
de rencadrement-C.G.C. vient de 
préciser, dans un communiqué du 
27 septembre, qu’elle présenterait 
5 612 candidats aux élections à la 


La Banque de Neuflize Sehiiunber- 
ger Mallet, société anonyme régie par 
les articles 1181 150 de là loi sur les so- 
ciétés commerciales, ao capital de 
120 000 009 F, dont le siège est â 
Paris (8*), 3, avenue Hoche, immatricu- 
lée au R.C.S. sons le à D Paris 
552 003 261 v 

porte à la connaissance du puMic qu’eUe 
dénonce la garantie financière qu'elle 
avait délivrée en faveur de la société 
Greybotind World TraveL 4, rue Cazn- 
bon, 75001 Paru, et de son pont de 
vente « Globus Gateway », sis 36, boule- 
vard Haussmann, à Pari (9 1 ), et prévue 
par le chapitre 3 du décret n» 77 363 
du28 mare 1977, pris en application de 
i 'article 14 de la loi n“75 627 du 11 juil- 
let 1975, relative a Pactiriié des agences 
de voyages. 


Cette garantie cesse i respiration 
«Ton délai de trois jours francs suivant la 
datedéla'piésmitepitiilicaiion,- 
, Co n formémen t à l’article 20 dudit dé- 
créât, ks créancios ont un dâai de trois 
m»s à dater de la présente parution 
' pour produire leurs créances. 11 est pré- 
cisé qu'a ifagit de aéanda-eventneiks 
et.que Je présent avis ne préjuge ra rira 
du paiement ou du non-paiement des 
sommes dues. 


j v* ttm m m m.r t 

-■ Fnw.-iwaÉEr. 

> *’ ■ 

*•- du 
- * ■ i.i 

p *m 

C* ARéni-A^ 

« -î*w i» & 

■' ’-»■* * 





U. est-nrérisé qu.H n’y a pas «Pîmer- 
ption de garantie fina ncière pour la 


rteptson de garantie financière pour la 
société Greybound. L 


Dorénavant, la nouvelle garantie fi- 
nancière de là société Greybound World 
Travel sera assurée par International 
Westminster Bank, place Vendôme. 
75001 Paris. 


26 SEPTEMBRE 1983 


392 MILLIONS DEF. 


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Emission de 196.000 obligations 
de 2.000 F. 

Prix d'émission : le pair. 
Jouissanca règlement : 

10 Octobre 1983. 

Durée de l'emprunt : 12 ans. 
Amortissement : 12 annuités 
constantes 

(demi-tirage, demi-rachat). 

Taux de rendenent actuariel 
brut:14jMZ 




i : ««s 

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les întér^s de - ces tttres . figurent', potrar leü 
revenus ûuvninT drotf ùTobaîîwnèBt âe 5000 


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poron- . .. . .. -r i 

Une hblé tfHiforrriâfion (vfeo C.0.ff i 

du . 21. 09, 83). peut- 6tre ohiémje-JsŒis. : fros^: : ; 
auprès -de ‘ta CAEC.L 56; nïe.dè -131e - . 
75356 PARIS et des âiatttssemetiK ’ïtiârgés'j . 
dupfacament. • ' ' r î'-^' ' 'T ' 

Avec le coacben de la - 


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•••LE MONDE - Jeudi 29 septembre 1983 - Page 43 


MARCHÉS FINANCIERS I bourse de paris comptant 27 septembre 


PARIS 

-i. . . ir - ' 

v. .. > 27 septembre 

Marché plus Æscuté 

■ /^'Xprès presque 3% de hausse en 
- • deux séances, les valeurs françaises ont 
—i - J '' f, rmdice instantané 


' ~ ' p/itf ' discutées. . . 

’jicrdant 03 % environ. 

iil';: PourJas professionnels, le marché 
.... était .^coiffé », c'est-à-dire que les 
gains récents, fort substantiels, se 
• consolidaient, dans de bonnes condi- 

■ UOns. li. est vrai, avec d'abondantes 
r transactions. 

•r. - -.Certes. Manurhin, dont la cotation a 

—dû être différée en raison de l’abon- 
dance des ordres de vente, a h^s sé de 
/ 2/ %. mais on sait que la situation de 

.. - la société n est guère brillante. Par ail - 

■ loirs, TILT, et Moulinex ont reperdu 
, une .partie de leur avance antérieure, 

\~ é tandis que Peugeot s'effritait. 

‘ - En revanche. Essïlor gagne encore 
■■■■ -2% après un bond de 7 J % la veille, 
a:- ' Pernod-Ricard poursuit son avance, et 
L’Oréal sa remontée. Ajoutons des 
~ gàlrts de 3 % pour Fichet-Bauche, 
i-CoIas. Otida et Sommer Alliben. 

^ Visiblement, la Bourse prépare sa 
ijs 1 armée, avec les souscriptions aux 
-ycotr&tes d 1 épargne en actions. 

''Aux valeurs étrangères, les atnéri- 
coûtes ont peu varié en dépit de la 
hausse de Wall Street, assez largement 
anticipée et d'ampleur très réduite. H 
estytaL Les mines d’or ont sensible- 
ment fléchi à la suite du recul du cours 
de Ponce de métal, revenu de 416 à 
41 3 dollars. 

Sur le marché de l’or, le lingot a 
perdu 200 F à 107 300 F. et le napo- 
léon 7 F à 679 F. A propos de cette 
pièce, il convient de noter que sa 
* prime» par rapport au lingot est 
tombée, en début de semaine, à moins 
de S % au plus bas depuis très long- 
temps. 

; Le dollar-titre est resté inchangé aux 
environs de 1038 F. 


VALEURS 


NE W- YO RK 
Vif repfi 

Après avoir battu ses records historiques 
es début de semaine, l’indice Dow jones 
atteignait 1260,77 eo hausse de S points. 
Wall Street a battu en retraite mardi 
28 septembre, l’indice perdant près de 
13 points à 1247,97, dans un marché nette- 
ment moins animé, il est vrai. 

Outre les ventes bénéficiaires bien com- 
préhensibles après une avance qui a fait 
monter l'indice Dow Jones de 46 points au 
cours des sept dernières séances, une série 
de facteurs négatifs ont pesé sur la ten- 
dance. 

Si . ^effectivement, la masse monétaire a 
enregistré une contraction inattendue de 
3,1 milliards de dollars (et non 1,5 milliard 
de dollars, comme 3 3 été indiqué par 
erreur dans notre édition dm*- du 28 sep- 
tembre), Pîncertitude continue à régner sur 
les véritables intentions de la Réserve fédé- 
rale en matière de crédit. 

Le compartiment des compagnies 
aérienne s a réagi défavorablement an mora- 
toire obtenu par la Commentai Airlines, les 
Easter Airlines ayant averti qu’elles pour- 
raient en faire antant. Celui des maisons de 
courtage a été affecté par une affaire de 
fraude portant sur des transactions de plus 
de 200 millions de dollars, les transports 
ferroviaires ont souffert des mmbiii^ de 
fusion Santa-Fê-Soutijern Pacific D’une 
manière géné r ale, le marché est devenu sen- 
sible aux mauvaises nouvelles, telles que la 
ch ute d es résultats d’Apple Computer, par 
exemple. 


1* 

15* 

IXamort 45-54.. 
H/4 *1963... 
En*. 7 * 1973... 
Emp, 8,80 * 77. .. 

8.80 X 78/83 .... 
BÜO * 78/86 .... 
1080*79/34... 
1125*80/90... 
1180*80/87... 

13.80 X 81/99... 
16.7E XB1/B7 ... 
16.20 * 32/90... 

16X**B2 

LD.F.7,8%81... 
LUI. 14.5*8042 
Qi. Francs 3 X ... . 

SBquetjm.82. 

|CNB Partes 

ISon 

Upw.B2 

.1050X77. 

I Csnstour 6,75*75 
tombai (obi cm.) . 
Lrferge 6 % 72 . . . . 
Mwtefl 175X77. 
15.50* 70. 
.8*77 
R. (Fai 750% 79 
18 * 70-75. 
i 1025*77. 
>9.75 * 78. 
Tfiém. 7 X 74 .... ; 
L-GSF8DX77 




iHeMn! 

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ISmofi 


X 

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27 50 
39 80 
71 

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112 02 
8820 
8925 
91 
9995 
10125 
100 90 
10995 
11020 
109 55 

ÎÔÎ 30 
138 
10168 
10160 
10160 
10150 
2120 
30010 
21520 
316 
1040 
620 
1530 
195 10 
380 
615 
160 
145 30 
224 60 


Xdu 

coupon 


2 975 
3274 
0475 
4711 

3078 
2069 
6992 
0 706 
4238 
13118 
9 679 
0 824 
11451 
4 662 
10447 
4350 

3 384 
3 384 
3384 
3 384 

215 

30010 

21520 

"l!5 
61900 
151 
19 700 
36700 

15 900 
14530 
22 510 


VALEURS 


Cours 

Dernier 

pcéc. 

cores 


VALEURS 


AT?. 


Chase tataamBré 
Du Pont de Nemoui . 


Fard 

General Etoaric . 

Food* . 


- * 

UUÎT.. 

LT.T. .. 

IfctdOi 
Pfiw 


Tara® 

UAL toc. ... 
UrionCatete 
ILS. Staël 


Coura do 
26 tact 


461/4 
65 3/4 


Comte 
2 7 «pt , 


45 7/B 
66 3/8 
33 7/8 
477/8 

52 3/8 
71 1/4 
37 

631/2 

53 3/8 
491/4 
741/4 
30 3/8 
1281/8 
443/8 
321/4 
411/4 

54 7/8 


I Aoars Peugeot .. 
AGLF.tSiCmJ . 

AAP. Vis 

.tatUrég. - 
iHotcq ... 


i Routera . 
AppfcHrdrauL 

MA 

Artois 

AL CALAS... 
Aussadst-Rey . . 
Bain C. Monaco . 


291/2 
47 1/2 
43 


LA VIE DES SOCIÉTÉS 


POCLAIN. — Le groupe a subi an pre- 
mier semestre 1983 une perte nette de 
1 1 1,6 milli ons de francs, après un déficit 
de 109.6 «nillinrra de francs pour les six 
premier s mots de Tannée précédente sur 
~ un chiffre d'affaires de 1,41 (contre 1.58) 
milliard de francs. Au nivean de la société 
mère, le déficit ressort à 111,2 maiinns de 
francs (contre 98,6 mîlTm iK précédem- 
ment) sur un chiffre tTafTaires de 1.07 
. (contre 1,19) miHiard de francs. Faisant 
n état d’une chute particulièrement sensible 
du marché en France {moins 30%), le 
numéro un mondial de la pelle hydrauli- 
. que estrme « nécessaire la poursuite des 
efforts entrepris » pour opérer le redresse- 
ment de la société, filiale à 40% du 
groupe américain Case Trancoo- 


INDICES QUOTIDIENS 

(INSEE; beat W# : 31 «c. 1982) 

26 sept. 27 sept. 

Vains françaises 142.7 143, 

Valeurs étrangères 15541 154^9 

. O DES AGENTS DE CHANGE 

(Bw 100 : 31 déc. 1982) 

26 sept. 27 sept. 

IaÆce général 139,5 139,2 

TAUX DU MARCHÉ MONÉTAIRE 

Effets privés da 28 sept 12 5/8 % 

COURS DU DOLLAR A TOKYO 

iZlsepC 1 28 sept. 

1 dollar (en yeas) 1 238J3 | 237,10 


SIGNAUX-SAGEM. — La Compagnie 
de signaux et d’entreprises électriques a 
décidé de porter sou capital social de 48,9 
& 65 J millions de francs par l’émission de 
163 134 actions à dividende prioritaire 
(A-D.P.) sans droit de vote, i souscrire 
contre espèces. Comportant un prix 
<f émission de 500 F, la date de jouissance 
étant du 1"- janvier 1983, ces A.D-P. sont 
assorties d’un dividende prioritaire de 
12,5 % du nominal, soit davantage que les 
5 % du dividende statutaire. 

De son côté, la Société d'applications 
générales d'électricité et de mécanique va 
procéder i une opération identique sous la 
forme de 226 600 actions h dividende 
prioritaire, sans droit de vote, au prix 
d’émission de 900 F et à h même date de 
jouissance que pour la Compagnie des 
signaux. Ces A.D.P. seront assorties d’un 
dividende prioritaire de 15 % du nominal 
an lien du dividende statutaire de 5 %. 

BON GRAIN. — Bénéfice net (part du 
groupe) au titre du premier semestre 
1983 : 65.5 millions de francs contre 
58J millions pour les six premiers mois 
du précédent exercice, sur un chiffre 
d'affaires consolidé de 2,13 milliards de 
francs (contre 1.79 milliard), en progres- 
sion de 15,5 % sur le marché français et 
de 23,7 % i l'étranger. 


Banque Hypodi. Eu. 
BfenzrOœst .... 
BJtP. totaonta. . 

Bénéksra 

BotMteché 

Bâta 

gras.Gtoc.taL ... 
CaS 

flnhnrlyf ...... 

CAME. 

CmpanonBvn. .. 
CtaHLPBdMS ... 
Carbone-Lunate 
Carnau! SA. .... 
Caves Roquefort .. 
CLGJrç. 

PPM 

Cardan. Btanzy .... 

Centres? Wy) 

Carabati 

Cf J. Ferrai*! .... 

C.F2L 

CALA 

C.G.V. 

Charbon [MJ 

Onho n ergU .. 

Champs» tWyl 

Qvn. Gde Parasse . 

Ci. Marital 

Ornants Vint 

Cnn] (B) 

□sus* 

CLMMFr.-fea ... 
CMM-MvMadag. .. 

Cochery 

CdraddlL*) 

COQÏ 

ComnU 

Comptas 

Cortp. Lyon-Akm. . 

Concorda {Lai 

CMP. I 

Coma SA 08 .... 

CrMttARSJ 

Crût Gén. hd. .... 
OtetUrevarc. ... 

Crétitd 

CSafaLSeina .... 

DarbtoySA. 

DsDittrieh 

Degremoat 

DetoütaeSA ... 


47S0| 
344 
3210 
65 SOI 
78 95 
35670, 
78 
300 
50 
334 
1570 
17 76, 
97301 
406 
334 
285 
113 
1230 
82 
328 60| 
530 
360 
172 
101 
197 
22080 
50501 
8» 

758 
155 
29 
800 
10350, 
62401 
108 
BU 


48 90 
340 
■wan 
66 

7895 

371 

85 20d 
300 
5130 
330 
1580 
1820 
96 90 
410 

27360 

113 

1250 

82 

34160 
537 
353 
173 
100 
196 
220 50 
50 30 
100 
746 
16020 
29 
799 
10150 
64 50 
107 


8810| 
317 
1301 
106 
63 
328 
185 
115 
287 
350 
4501 
5510 
410 
210 10 | 
460 
154 901 
201 
250 
15 70 
15 50; 
199501 
393 
417 BOj 
U8 
118 
158 
310 
162 
214 


8510 

1212 

104 

54 

33030 

183 

115 

26550 

350 


459 
155 
195 
249 
1630 
1560 
200 
393 
434 30 
109 70 

157 

310 

155 50o 
220 


VALEURS 


Mass- V itaux . 
D6v. flég. P-dCCLQ 
Didot-Betm .... 
Dsl tadodàw .. 

Draa.Trw.pBb. . 

Die-Lanotba ... 

Dwfcp 

Eau Basa. Vichy ■ 

Eauxifad 

Eecn 

Economats Centra 
Bear o- Banque .. 
Ba rai o-E na n e. .. 
BtAMAfK .... 
LLM. Le blanc .. 
EntnpôB Pans . • 

Epargna IB) 

Eparpie de France 

EpsteèF 

Eacaut-Maosa ... 

Eurocorn ...... 

Europ. ActumaL . 

Etero* 

FâtPotn 

Fant. Vichy (Lrf .. 

RnaJarts 

PSŸ 

Frac 

Focep ICh&L aau] . 
FanaitalCia) .... 
Fonc Aqacha-W. . 
Font Lyonnaise .. 

Focra 

Forges Gueugnon . 
Forgss Strasbourg 

Foréner 

FougeroBa 


FroaLPad Renard . 

GAN 

iGaumoffl .... 

Gaz «Eaux 

Gemrata 

Gér. Arm. Hokt . . . 
GutandlLyt .. 

GMt 

Gr. Fia. Conatr. 

Gds MouL Corbei 
GdsMoULPn.. 
GrrapaViaon . . 
ATransp. Ind. .. 
üenHLCJ. . 

Hutchinsan 

Hydro-Bteqpe ... 

||jfc|L (SJW« 

nyinub- onJtOQ ■ 

InniNloSJL ... 
toxan m » ... 
Immabad .... 
tonobonqua . 


torha&ieBtCia .. 
tototafliacL) ... 

Aegu 

Km SA 

Ufma-Bsi 

Lambartfrères .. 

Lampes 

LaBrocs^Ouxxrt 

Lebon Qe 

Ue-Bomêras ... 

Locsbai hnmob 

Loca-Expansian . 

Lotaftiâritoe | 

I nr*rU 

LorttexWyl . . . 

Lomb 

LitdiaaaSA . 
Madré* B4 . 
MagastosUnsaB. 
Magnant SA . 
Maritimes Pan. 
MaroeainaCîa . 
MmdeCriiL 
Mitai Déployé 
IL H. 


NadeBaSA ... 
Naval Wcnra .. 
Nawg. (Nat da) . 


Nodat-Goifle ... 
OPB Partes .... 

Optnrg 

Oripiy-OMvnré . 
Prias Noumwâ. 
Pré France .... 
PsnaOrléans ... 
Pm. Rn. Gbsl hn. 
PathëCjnéma ... 
PathéMareori .. 

D3m> 1,1 4— 

nos VYcnoa , . . 


Cous 

prèc. 


560 
112 
284 
350 
199 801 
273 50| 
6 90, 
942 
688 
2175 
420 
229 
4SI 
145 
588 
253 
1195 
317 
1148 
320 
499 
32 

258801 
1135 
106 90 
89 90 
117 
196 
1370 
176 
75 
1300 
147 
20101 
133 501 
1250 
121501 
94 
529 
204 
799 
368 201 
660 
592 
1090 
110 
25 
570 
98 
176 
85 
255 
412 
126 
38201 
31501 
143 
54 
187 
124 801 
250 
386 
1353 
341 
666 
319 
63501 
880 
271 
5810) 
104 70 [ 
73 
708 
244 
416 
138 
190501 
307 
109 
285 
174 
39 751 
57901 
49 
135 
38 

299 
52 80| 
226 
432 
81 
130 
56 30| 
348 
60 
119 80! 
8790 
119 BO 
297 
125 
133 
211 
244 
152 001 
80 


Damiar 


560 
112 60 
290 
352 
199 
284 50 d 
696 
930 
700 
2246 
404 
229 
490 
150 
575 
250 
1175 
320 
11B4 
319 
500 
32 
250 50 
1149 
110 


193 
1350 

176 
76 

1310 
147 
20 90 d 
132 
1260 
125 
96 50 
529 

779 

652 
592 
1092 

24 
570 

177 

265 
413 


39 70 
30 50 
133 20o 

189 
124 80 
250 
401 < 
1389 
342 
666 

317 
65 

662 
270 50 
59 50 
10880 
72 

758 ‘ 

241 

415 

140 

19140 

318 - 
109 
285 
174 50 
39 75 
5620 


134 20 
35 50 

280 10 
47 10 o 

435 
78 80 

132 
57 60 

338 

61 

119 
8660 
115 
297 

120 30 

133 
22060 
240 
146 
8250 


VALEURS 


npef-noosoat . . . 

PJ-M. 

Porcher 

PnréTiteaEa .. 
Prouvent bj-LbcA 
ftowclancaSA .. 

Pubicb 

fftafl. Sont A .... 
Renortshdutt. .. 

Réritan 

Hcqte-Zn 

Kpobi 

Ride (Ut 

Bûdwfcnaise SA. 
Rodmta-Cenpa .. 
Rmario (fia.) .... 
RouperaFk .... 
RoussalotSA ... 

Sacer 

.SacSor 

SAFAA 

‘SréAfcan 

SAFT 

SarmrDuwal .... 

Sarn-Rephall 

SatoduMkE .... 

(Sama-Fé 

Isstva 

SamtenaM .. 

SCAC 

SaEaKriréc ... 
SanaHe Meteuge . 

SAP. (Ml 

S«v.Eqiéi.VAL . 
|Sc6 

Smti^ ......... 

Stooa-Mc8tri 

Stovan 

SpbfPU nt- Hévéad 
SMnco 

SMACAdénêd ... 
fSotolfiranaèra ... 

Softo 

Soficomi 

S.0JJJ*. M i 

Sofragi 

Sogapal 

Soudure Antnfl. . . , 

S.PJLG. 

ISpeehra 

S.PX 

Spia BBognofas 

Seat» 

SynMri» 

Taitnnger 

trnrn Anyéi 
IrhantiMlUL .... 

Tssmétal 

TraâorSA. 

UfrarSJLD. .... 

Ug*no 

Untea ! 

Unirlri 

UAP. 

Unon Bratseries .. 

UnenHriri. 

Un. toam. France .. 
Ua bid. Créât ... 

Dira 

UTA 

[Vflicey Boaçe? fNy) . 

Virex 

WatannanSA . . . 
Bress. du Maroc .. 
Bras*. Oœsr-Afr. 


Cours 

Aéc. 


384 
139 
173 
710! 
36 10| 
350 
866 
153 

99 901 
467 
135 

41 

10701 

7040 

1665 

100 

64 

38010, 

42 60 
3151 

65 

194 
170 

28 
80 
221 50 
135 
49 

89 
202 
266 
157 90! 
91 
4095i 
4440 

219 80 
640 
119 
171 101 
419 90 
153 
32440! 
16050 
377 
133801 
741 
214 

90 
91501 

182 
188 40 
130 101 
240 
304 

545 
55 
48 
27501 

200 
150 

195 
474 
197 

546 
55501 

255 
269 
27010) 
125 
167 
845 
50 
282 
144 10l 
19 20^ 


379 

140 
172 10 
726 
36 10 
369 
855 
15150 

478 
133 
46 

‘ *73206 
16 66 
100 
6380 
382 

*302 
73 50 d 
194 
192 10 
2B 
78 
221 
183 
4960 

2Ô38Q 
289 90 
156 
85 40 

*44 90 

224 

838 

119 

171 10 

41990 

153 

324 50 

165 

380 
105 i 
745 
215 


94 
185 
187 20 
13150 
23150 
304 
561 
59 i 
49 40 
29 
200 
150 
197 
475 50 
190 
550 
57 
258 

270 

125 

"*865 

275 
142 10 


Etrangères 


U£G. 

lAkn 

lAkanAkm 

AlgamtréBank . 
Am. Pe u a fin» . . . 

AitMd 

lAsturiare» Mnas 
Banco Central ... 
Bco Pop Espanoi . 
B. N. Mexique ... 
B. RégL Internat. . 
B a r ré Ra nd .... 

Blyyoor 

Bmmar 

BntahPreahua . 


CeSataHotfngs . 

Muriervftdfic . 
Cacteft OtgB.. 
Cominco ....... 

Cùiwieciieak ... 

Cttitaéd* . . . . . 
Det and Kraft .. 
De Baers ^on.) . . 
DowCherncal ... 
DresdnarBré .. 
Emrap.BaB Canada 


319 

275 

410 

1305 

603 

235 

68 

95501 
80 
725 
38000 
12230 
164 90. 
32 
71 
464 
115 
430 
25 
525 
685 
15 
706 
93 
397 
678 
254 


300 

287 

41B 

1349 


95 

80 


37800 

161 

32 

71 


435 


718 

388 
67B 
254 50 


VALEURS 

Court 

prie 

Damer 

cm 

FamnesifAij. ... 

76 20 


Ftnoutmmar 

2» 


FnsxSer 

045 


fOMCO 

TSSC 


Gén. Belgique 

370 

355 

ûevaert 

446 

4» 

(9nn . _ 

129 

125 10 

Goodyear 

3» 


Grecs and Ca 

517 

515 

Grand Mmxopcfiian 

5340 

53 

Gutttt Croate.... 

170 

170 

HvtebMK 

8» 

813 

Honeywe* tac. .... 

12» 

1270 


119SC 


LChdunies .... 

479 

461 

ks.Mn.Chem 

485 


Jobaemafaug 

1401 




13» 

LatOnà 

249 

2» 

Mnaatarn 

522 


Marta-Spenera .... 

32» 

33» 

lAdbnd Bank Pk: . . . 

73 

70 

MtanFRanoiR. .. 

115 

117 

IL. s» ■ ■- ■ 

Wl TOaononoen < • 

595 

596 

teanda 

240 

241 

3rédl 

2120 

20» 

ViL f ifiarl HnliL.ii 
^□KnORO nUMtlfl a • a 

210 

209 

’atro&is Canada . . . 

9» 


P&Brlrc. 

441 

446» 

PtKErixAssmnc. .. 

46 60 


PkaB 

12 

11» 

Procter Gantee 

617 

610 

Fficch CyLtd 

43 70 

46 


1119 

1099 

Rfltoeco 

11» 

11» 

ShalCr. (parti .... 

95 


S.ICF. Akbahalag .. 

2» 

194 

SparryRrod 

474 

«70 

Steel Cy of Can. ... 

246 


StStnuin 

1» 

1» 


VALEURS 


Sud. AtoaaaCtai .. 

Tatmco 

Thon* EM 

Thyxsenc. 1 000 . 
ToravaduaLtac .. 

Vite Montagne ■■ 

WagaraKJB 

WastRmd 


Coras 

prie. 


323 
4255(8 
99901 
257 
19 45| 
B50 

10134 


Dente 

axas 


1960 


370 
98 20 


SECOND MARCHE 


A.G.P.-R.D. 

Dafsa 

FerEest Hotte ... 
Marin fmmobite . 
Métafcag. Maire . 

MM.B 

Novotal S.LEÜ .. 

RauBataau 

Pa u n Cgaz 

Sodexho 

Sottus 

Rodamco 


870 

296 -, 
1181 
1880 
135 
296 
1390 

m 

488 

2050 

217 

465 


885 

299 

117 

1880 

136 

290 

1400 

365 

490 

2095 

216 

463 


Hors-cote 


VALEURS 


Émission 
Frais ind. 


Rachat 

nat 


Ak-todustria 

Abre 

CaUosaduPn... 

COMamèm 

Coparex 

FJBJLU 

11» 

175 

38 

8 

4» 

70 

11» 

3910 

’teé 

3 50o 

fiesAwuMS 

lmp.G.-Lng — 

245 

2» 

81 

246 

Maurel et Prom 

’i» 


RorentnN.V. .... 
SahLMorOonCorv. . 
S.ICF.[Appkc. mécj . 
SPJL 

685 

129 

W 

109 50 

686 

129 d 

ira» 

Tool CFA. 

62 

215 



VALEURS 

Énrétafl 
Frais ind. 

Rectal 

ns 


SICAV 27/9 


|AC00rsFam . 
Aefos-Smete. .... 
AdxnssâKtMt ... 
AadEca ntf . 

|a(lF. 5000. 

AgEm 
AGf.i 

lAhafi 

IaxT. 0. 
MieGaw .... 


208191 
20 68 
30992 
333 10! 
230 SS 
36099 
375 19 
22748, 
184 SOI 
547 74 
2095538 
268421 
119833 


28868 

105443 

397521 

35725, 

6209987 

28546 

70554 

18039 

25106 


GetenMotAre 
GestRaadamn ...J 
Gest-S&Fram . 
iHaMarmObia. . 


LMSl 

tadoSniVrian... 

tadfrarcaa 

htmèf» 

taM B Ae nFra n ta ... 
tauMtaostodaSL .. 
kasLOUgn» .... 
IimsL S t-Hoeoré ....I 


23081 al 
143641 
425 78 : 

0787! 

17281 

8» ni 

34062 
1048 30| 

859702 
400 a 
6Û14 
2748» 

40448 
395 B2 1 
22837) 

226 a 

40321 
57317 14 
>0882 
56484 
47662 
35272 
1202» 

60306 
348*21 
64783| 

1225250 
10195 06 
284 17 
384 M 
1205657] 

696501 

fl 14341 12ll 14341 12 


laffina&Tpmn-- 

Irifinafrinca .... 

lafGRaOUg. 

LaHba-Rend. — 
Laffina-Tnktv .... 
Lion-AasocàtiMi .. 
Urépartriadi .. 
ManUtawanm. 
Marade 


1U7S 
25743 
2» 87 
318 M 
22022 
33507 
358 18 
21716 
17623 

522 90«llUitâ>fgmx* ... 


20966» 
■256 25 


Natax-AnL . 
Itam-Epap» , 


NrirL-FtocriMna .. 
Man.-Vrins 


PtaftmSHteBri . 
Partes Epargna .. 
Partes Gestes .. 
Panach a B a tiré 
Phanc Pl aa taarts 
Ba n ataw uid . .. 
Proràca huaaiss. . 
Rndm St-Hcrxxt 
Swr.Ucbtea ... 
SAxourtBma.... 
Stec.UoU.Dw. .. 
StechoftfiaadHL . 
Sènx VeLFtarp... 
Sav-Assaeatnns . 
Sflh.Mùr. .... 

Sioàntao 

ScavüOOO 

SSMkam 


nan*|tei»-*w. 

783 BS 
275 59 
100662 
37949 
34105 
61914 I3«| 

272 52 
673 55 
18176 
239» 

593024 
23012» 

137032 
40647 
666 22 
16497 
82174 
32508 
104621 
8207 IB 
.38270 
58202 
26950 
386 14< 

377 87 
21801 
216 70 
384» 

5717420 
10617 
G» 23 
455 01 r 
336 73*| 

1148 40 
57571 
33262*1 
6184541 
12252 BO 
973275 
25219 
357 35 
12032 a 
664 52 «f 



G» 91] 


1075961 
48671 
338 0E 
53058 80 
*57 72 
2181466 
11B59B1 
91653 
5851141 
48162 
162 34 
405» 
1147364 
54535 
1094 2£ 
22891 
39767 
262 21 
11460 a 
397 

11494 921 
33409 
16834} 
188 75 
102984 
44883} 
460 19 

iaos 

30372 

31181 

ia 12 

384 78 
95883 
77691 
1051» 
43931 
33308 
866 33 
1109 18 
46325 
34577 
244 28 
646 B4 
508» 
104283 
1722 64 
12055 93 
380 07 
1063727 
116638 52 
71501] 


537 53 


182461 174 17 
138 51 130 32 

20049 19136 

B43 7Ü 805 47 
10759 SI 
46464 
32084 
53058 80 
43696 
2im 12 
11742 a 
874 97 
951141 
459a 
154» 

a? a 

11427» 
52062 
1072» 
227 77 
379 84 
250 32 
11403» 
379 

11409 35 
318» 
160 71 
18Q 19 
1026» 
42848 


42979*1 

19006 

2a» 

29767 
181» 
348 24 
915» 
740 83*1 
1004» 
419» 
317» 
82705 
1058 88 
44224 
330H 
23320 
617 51 
581 28 < 
99554( 
1866 
12655a 
372» 
10584» 
116522 
882» 


• : prix précédant . 


Compta tarai de la bribiraté du délai qui nous on 
dans nos derrières éditons, nous poumons être 
dernier* corn. Dans es os ceux-ci figraarerent le 


pour pubter la cote complète 
perfore A ne pot donner tas 
dans le pr arriéra édtion. 


Marché à terme 


La Cltambre syndicale a décidé de prolonger, après la clôture, ta cotation des «lares ayant 
été exceptionnellement r objet de transactions entre 14 h. 15 et 14 h. 30. Pour cane 
raison, nous ne pouvons plus garantir r exactitude des derniers cours de l'après-midi. 


VALEURS 


Cous 

pricéd. 

Premier 

cures 

Dante 

cran 

COfflpL 

hante 

cous 

1989 

1975 

1975 

1975 

.3010 

3010 

3010 

3010 

186 

184S 

184 

!»» 

795 

7» 

7» 

7» 

479 

4758 

477 

468» 

345 

346 

346 

346 

76 S 

7911 

78» 

78 

1» 

158 

158 

158» 

1000 

995 

m 

381 

340 

349 

349 

355 70 

309 

309 

309 

302» 

10» 

1020 

1005 

10» 

4» 

4» 

4» 

466 

229 

228 

227 

226 

491 

494 

484 

492 

328 

325» 

325 10 

325 

110 

109 

106» 

109 

30! 

308 

308 

302 

B88 

G75 

m 

562 

240 

246 

245» 

24010 

13» 

1350 

13» 

1350 

15» 

16» 

16» 

1570 

7K) 

711 

711 

705 

2048 

2048 

2040 

2048 

13» 

1370 

13» 

1351 

870 

8» 

889 

8» 

548 

549 

549 

538 

Z36 

240 

240 

237 

548 

541 

540 

531 

74 

72 60 

72» 

71» 

103! 

965 

965 

945 

247 50 

245 

247 

246 

21 

» 

20 70 

19» 

195 

197 

«2 

19310 

1339 

13» 

1338 

1323 

670 

671 

6» 

671 

10330 

103 

103 10 

10210 

178 

178 9C 

178 20 

176» 

203 

210 

210 

206 

116 11 

117 

117 

116» 

2» 

254 

255 

2» 

495 

433 

493 

4» 10 

183 5C 

188 50 

188» 

18510 

379 

379 

379 

375 

67 5C 

68 

67» 

66 70 

130 5C 

128 

128 

1» 

283 

276 

276 

276 

1118 

1132 

1137 

1132 

671 

674 

«74 

872 

5» 

587 

567 

588 

8360 

85 

85 

86 

9» 

930 

924 

920 

388 

381 

3» 

381 

188 8C 

164 50 

183» 

181 

T74BC 

171 

171 

167» 

1710 

1749 

1739 

1749 

35250 

343 

340 

338 20 

534 

544 

544 

544 


VALEURS 


Cores 

pricéd. 

Premier 

cous 

Dante 

cous 

Corapt 

Plante 

cours 

Compen- 

sation 

VALEURS 

Coers 

pricéd. 

Pramrar 

cours 

Dm aar 
cous 

7» 

7» 

7» 

7» 

445 

Perte** 

4» 

477 

478» 

605 

614 

606 

625 

7» 

Pamod-tord. 

»7 

805 

806 

665 

673 

673 

675 

155 

Pétrate (FseJ . 

162 81 

1» 

IM» 

900 

935 

935 

925 

37 

- 1 carrée] . 

38 21 

38 51 

38» 

154 21 

155 81 

155» 

15320 

73 

Pétroles B.P. . 

7171 

72 21 

72 20 

172 

177 

177 

173» 

220 

Peugeot SA . 

223 81 

220 

219» 

39 

38 

37» 

3725 



84 K 

86 

87» 

85 

85 

86 

B4 



359 

350 

3» 

410 

410 

410 

410 



116 20 


115 

157 5C 

154 

164 

151 

306 

MUrirél.. 

325 

324 

324 

1076 

1070 

1070 

1070 

10» 

Presses Cité .. 

1087 

1092 

1092 

357 

383 

3» 

352 

746 

PrétaùaJSc. . 

775 

778 

778 

329 

32051 

320» 

320» 

230 

Pnmagsz .... 

243 

240 

240 

1170 

1195 

1195 

1174 

110 

Praismps ... 

1135( 

113 St 

113 

2B3K 

284 

283» 

2» 

1120 

Promodès ... 

1128 

11» 

11» 

71 « 

71 5t 

71» 

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400 

Radicfflchn. .. 

428 

426 

423 

226 5( 

235 

236 

2» 70 

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Radin- (Fsel .. 

84 9( 

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343 

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336» 

10» 

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11» 

1145 

>140 

836 

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826 

810 

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558 

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12» 

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1270 

1005 

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1015 

10» 

10» 

154 

155 

157 

152 

149 

Sade 

1» 

1» 

1» 

188 

1S88C 

1B8» 

165» 

1320 

Saga* 

1340 

1340 

13» 

432 

415 

41B 

415 

340 

St-Luus B. 

347 5C 

3» 

349 

2S9 7C 

295 

293» 

2» 10 

425 

Santé 

484 

464 

464 

1918 

1905 

1905 

1886 

2» 

SAT 

288 BC 

288 BC 

288» 

1236 

1223 

1215 

1207 

20 

Serines 

21 8C 

20 9C 

20 70 

238 

237 5C 

235 

237» 

128 

Schneider 

132 50 

131 

131 

546 

555 

565 

559 

42 

S.C0A 

39 25 

39 55 

39» 

7» 

733 

731 

719 

140 

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140 

141 

140 

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370 

371 

371 

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868 

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2» 

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2» 

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420 

423 

423 

1114 

1114 

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11» 

2» 

Sraco 

291 

291 

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125 

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1135 

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1100 

Skis Rossjpml . 

11» 

1145 

1140 

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156 

153 

430 

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445 

469 50 

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115 7C 

117 

117 

115» 

440 

Soosner-Aft. , 

4» 

494 

489 

50 £ 

48 K 

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3» 

SoucePwier.. 

371 

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388 

1255 

12» 

12» 

1268' 

235 

Talcs Luzsnac . . 

334 

335 

335 

432 

499 

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492 

11» 

leL Bect 

11» 

1175 

1175 

32 

88 BC 

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187 

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4» 

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20» 

2000 

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194 

194 

194 

194 

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JJA 

204 

204 

204 

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4» 

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500 

489 

487 

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55» 

56» 

153 

J.C.B. 

159» 

159» 

159» 

300 

3» 

300 

300 

275 

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285 SC 

2» 

2» 

69 

68 80 

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SI 

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89 50 

89 40 

670 

6» 

6» 

673 

1630 

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1605 

1630 

1620 

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c : coupon détaché; * : droit détaché; o : offert ; d : demandé. 


COTE DES 

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AUX GUICHETS 

MARCHÉ OFFWa. 

COURS 

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COURS 

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MARCHE LIBRE DE L'OR 


MONNAIES ET DEVISES 


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COURS 

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20 » 

42» 

670 








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UN JOUR 
DANS LE MONDE 


IDÉES 

2. LE CESSEZ-LE-FEU AU UBAN : «Un 
plan de renaissance nationale >, par 
Georges Heuze; Réplique A André 
Fontaine : LU : tes Arabes des marais, 
deWilfridThesigar. 

ÉTRANGER 

3. LA SITUATION AU LIBAN 
APRÈS U CESSEZ-LE-FEU 

4-5. DIPLOMATIE 

- M. Mitterrand au mini-sommet orga- 
nisé par Vf* Gandhi à New- York. 

— En Répubüque fédérale d'Allemagne : 


- Pacifisme, atlantisme, sécurité euro- 
péenne (II), par Jean-Pierre Col 

6. AFRIQUE 

- Le conflit saharien. 

6. AMERIQUES 

- CUBA : un opposant qui s'était précé- 
demment réfugié A l'ambassade de 
France a été arrêté. 

POLITIQUE 

7. Les journées parlementa ires de 
l’U.D.F. et du fl.P.R. 

8. U communiqué du conseil des minis- 
tres.^ 

9. La déclaration commune C.F.D.T.- 

COOENfc 

SOCIÉTÉ 

10. Après la dissolution de la «consulte» 
nationaliste corse. 

11. Le sixième synode des évêques. 

12. SPORTS. 

LE MONDE 
DES ARTS 
ET DES 
SPECTACLES 

13. Une fêta pour Fellini; h Ballade de 
Nanyama; Une exposition Gustave 
Doré. 

14. Youri Lioubimov à Londres. 

14-15. Mauricio Kagel au Festival 
d'automne: Le tricentenaire de 
Rameau. 

16. La RAC et les galeries. 

- Formes. 

- Une sélection. 

17 à 19. Programmes des spectacles. 

20. Programmes des expositions. 

LE XXXIV e SICOB 

27. MICRO-ORDINATEUR : L'OUTIL UNI- 

VERSR. 

- Une bataite dominée par les États- 
Unis. 

- la mythe de l'enfant et de l'ordina- 
teur. 

31. La guerre des réseaux de distribution. 

32. Un nouveau marché pour l'édition. 
34-35. Quand l'ordinateur va aux 

champs. 

36. Tiers-monde : le «micro» aux pieds 
nus. 

ÉCONOMIE 

40. AFFAIRES. 

41. PRIX: «le politique «te l’intSce», Rare 
opinion, de Jean Altix. 

- MONNAIES : l'assemblée générale du 
FAIM. 

42. SOCIAL : M. Bérégovoy «vite 
«l’Europe à agir de concert » pour la 
réductiopon de la durée du travail. 

RADIO-TÉLÉVISION (21) 
INFORMATIONS 
« SERVICES » (22) : 

La mode ; • Journal offi- 
cie! « ; Météorologie ; Mots 
croisés. 

Annonces classées (24 et 
25); Carnet (12); Marchés 
financiers (43). 


Le numéro du « Monde - 
daté 28 septembre 1983 
a été tiré à 502642 exemplaires 


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LE CHEF DE L'ÉTAT DEVANT L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 
DES NATIONS UNIES 


M. Mitterrand souhaite faire mieux comprendre 
la politique étrangère de la France 

M. François Mitterrand, arrivé mardi après-midi 27 septembre à 
New York, devait prendre la parole ce mercredi devant F Assemblée géné- 
rale des Nations unies. Son intervention est retransmise en direct par 
TF 1, aux environs de 17 heures (heure française). 

En s’adressant, ce mercredi à installations de missiles en Europe 


l’Assemblée générale des Nations 
unies, comme en participant dés son 
arrivée à New-York, la veille, au 
sommet informel organisé par 
M“ Gandhi (lire page 4), M. Mit- 
terrand comptait se livrer à un nou- 
vel exercice d’explication de la poli- 
tique étrangère de la France, 
exercice qu’il estime particulière- 
ment nécessaire. Si bref que soit son 
passage à New-York, le président de 
la République peut en effet y ren- 
contrer, par délégués interposés, 
l’ensemble de la communauté inter- 
nationale, mais aussi, de façon plus 
systématique, les représentants d’un 
certain nombre de pays du tiers- 
monde, grâce à l’initiative du pre- 
mier ministre indien. 

L’engagement de la France au 
Tcbad et, sous une autre forme, au 
Liban, fait partie des sujets qu’il 
comptait aborder dans cette série 
d’entretiens informels, indépendam- 
ment de ce qu’il pourrait en dire à la 
tribune de l’Assemblée générale. Il 
s'agit notamment de dissiper les 
craintes que la politique africaine de 
la France a pu faire naître chez un 
certain nombre de ses interlocuteurs 
du tiers-monde. Le chef de l’État 
devait en particulier insister sur le 
fait que, dans un contexte général de 
tension accrue entre les deux blocs 
(en particulier depuis l’affaire du 
Boeing, mais aussi de façon pro- 
fonde. moins circonstancielle), bien 
des conflits en apparence régionaux, 
comme ceux que l'on observe en 
Amérique centrale ou entre l’Iran et 
l'Irak, ou intérieurs (Liban, Tchad), 
sont en réalité, selon, la formule 
employée par son porte-parole, 
M. Vauzelle, « à très forte implica- 
tion Est-Ouest -. 

Le président de la République 
avait, d’autre pan, l'intention de 
mettre l'accent, dans son discours, 
sur le fait que la diminution des ten- 
sions internationales ne passe pas 
seulement par la réduction des 
armements - au niveau le plus bas 
possible -, mais aussi par celle des 
disparités économiques entre le 
Nord et le Sud. 

Mais les questions de sécurité et 
de désarmement devaient également 
faire l'objet d’un long développe- 
ment, au cours duquel on prêtait au 
chef de l'Etat Je dessein de manifes- 
ter à nouveau avec fermeté, comme 
il l'avait fait en janvier dernier 
devant le Bundestag, à l'occasion du 
vingtième anniversaire du traité 
franco-allemand, la solidarité de 
Paris avec ses alliés occidentaux. Y 
compris dans l’hypothèse où les 
pourparlers américano-soviétiques 
de Genève échoueraient, et où 
l’OTAN devrait mettre à exécution 
ses projets de réarmement nucléaire 
en Europe. Cette question devait 
également être abordée lors du 
déjeuner réunissant notamment, 
juste après sont intervention en 
Assemblée générale, le président 
français et le secrétaire d’Etat amé- , 
ricain George Shuliz, à l'invitation 
du secrétaire général de l'ONU, M. 
Ferez de Cuelïar. 

M. Mitterrand, que le président 
Reagan avait informé personnelle- 
ment par lettre le 10 septembre der- 
nier des dernières propositions amé- 
ricaines sur les euromissiles, n’a pas 
accueilli sans une certaine réserve 
l’idée selon laquelle les Etats-Unis 
pourraient - ne pas compenser entiè- 
rement le déploiement global sovié- 
tique » en SS-20 par leurs propres 


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(se réservant tout de même. la possi- 
bilité d'en installer ailleurs). - Les 
Etats-Unis auraient tort de renoncer 
à exiger la diminution du nombre 
des SS-20 a notamment déclaré le 
chef de l’Etat lors du conseil des 
ministres de mardi. Il pourrait reve- 
nir à la charge auprès de son interlo- 
cuteur américain. 

Enfin, on souligne dans l'entou- 
rage de M. Mitterrand que ce der- 
nier a voulu, en se livrant, à un 
exposé détaillé de la politique étran- 
gère de la France, marquer son 
• attachement aux institutions 
internationales - et aux Nations 
unies, en particulier. 

BERNARD BRIGOULEIX. 


Au Chili 


UN ANCIEN MINISTRE 
DE SALVADOR ALLENDE 
A ÉTÉ ARRÊTÉ 

Un ancien ministre du gouverne- 
ment de Salvador AJlende, M. Pedro 
Felipe Ramirez, dirigeant de la 
Gauche chrétienne (LC.) , a été ar- 
rêté le mardi 27 septembre à San- 
tiago. M. Ramirez, qui fut secrétaire 
d'Etat aux mines à l'époque de 
i'Unitê populaire, fait l'objet d'une 
plainte de la part du ministre de l’in- 
térieur, M. Onofre Jarpa, pour s'être 
montré partisan, dans une interview 
publiée par la revue de gauche Ana- 
lisis. de la « désobéissance civile • 
en vue de mettre En au régime du 
général Pinochet. Le directeur de la 
publication, M. Juan Pablo Car- 
denas, a lui-même été arrêté. 11 est 
accusé d'iqjures envers le chef de 
l’Etat et d’incitation à la paralysie 
des activités économiques du Chili. 

Une manifestation a eu lieu pres- 
que aussitôt â Santiago pour protes- 
ter contre ces deux arrestations. - 
(A.F.P.) 


LA GRÈVE DES CENTRESDE TRLPOSTAÜX 


En R.D.A. 


Berlin-Est annonce des mesures visant à faciliter 
les contacts entre les deux Allemagne» 


De notre correspondant 


Bonn. - Le porte-parole du minis- 
tère est-allemand des affaires étran- 
gères a annoncé, le mardi 27 sep- 
tembre, que les enfants de « pays 
non-socialistes - de moins de qua- 
torze ans seraient désormais dis- 
pensés de l'obligation de change à 
l’entrée en R. DA. En octobre 1980, 
les autorités est-allemandes avaient 
décidé d’augmenter le montant du 
change obligatoire quotidien pour 
; les Occidentaux de 13 à 25 marks 
par personne de plus de quinze ans 
et d’instituer un change obligatoire 
de 7,50 marks par jour pour les en- 
fants de six à quinze ans. Ces me- 
sures avaient eu pour effet de ré- 
duire (de plus d’un tiers) le nombre 
des visites d'Allemands de l'Ouest 
en R.D.A., et les gouvernements de 
Bonn n'ont cessé, depuis, de récla- 
mer leur abolition. 

Les nombreux hommes politiques 
ouest-allemands qui se sont rendus 
ces derniers mois en R.D.A. 
(MM. Strauss, Schmidt, von Weiz- 
sâcker et de nombreux parlemen- 
taires) avaient tous plaidé auprès 
des dirigeants est-allemands en fa- 
veur d'une diminution du change. 
On s’attendait à Bonn que les allége- 
ments s'appliquent aussi aux re- 
traités, ce qui n’est pas le cas. C’est 
pourquoi les mesures annoncées 
mardi par Berlin- Est ont été accueil- 
lies avec une certaine réserve. Le 
chancelier Helmut Kohl a qualifié la 
décision de - premier pas dans la 
bonne direction •. 

La R.D.A. a d’autre part publié 
mardi un règlement concernant la 
réunion des familles séparées et le 
mariage entre certains de ses ressor- 
tissants avec des » étrangers ». caté- 
gorie dans laquelle elle fait entrer 
les Allemands de l’Ouest. Il prévoit 
qu’un visa.de sortie sera accordé aux 
membres d’une famille dispersée qui 
voudraient se réunir en R.F.A. (à 
condition qu'il s'agisse d’ascendants 
ci descendants dirons), ainsi qu'aux 
ressortissants est-allemands voulant 


épouser un - étranger » et s'établir à 
l'Ouest. 

Ces assouplissements (qui décou- 
lent des obligations souscrites par la 
R.D.A. à la conférence de Madrid 
sur la sécurité et la coopération en 
Europe) sont toutefois assortis de 
multiples réserves et clauses restric- 
tives. Les autorisations de déport 
étaient jusqu'à présent laissées à 
l'arbitraire des bureaux locaux. 
Elles sont désormais codifiées, et un 
recours en appel est prévu pour ceux 
qui s'estimeraient injustement privés 
du bénéfice de ces dispositions. 

Enfin, plusieurs sources ouest- 
allemandes (M. Franz Josef Strauss 
à Munich, M. von Weizsâcker à 
Berlin) ont indiqué que les » auto- 
mates de la mort », c’est-à-dire les 
batteries de tir automatique particu- 
lièrement meunières disposées le 
long de la frontière entre les deux 
Allemagne», auraient été déman- 
telés en différents ponts sur plu- 
sieurs dizaines de kilomètres. On 
ignore cependant si la R.DA en- 
tend démanteler l'ensemble de ce 
dispositif de tir automatique, 
comme le demande Bonn, où si le re- 
trait du matériel le plus ancien sera 
suivi de son remplacement par des 
équipements plus modernes. Malgré 
le doute, on a tendance, & Bonn, à 
voir là un nouveau geste de bonne 
volonté. 

Cet ensemble de mesures reste 
bien en deçà de ce qu'on attendait 
ici, en contre-partie de la caution 
donnée par le gouvernement fédéral 
au prêt d’un milliards de deutsche- 
marks consenti à la R.D.A. par un 
consortium de banques ouest- 
allemand. Malgré tout, on veut y 
voir l’amorce de concessions plus 
substantielles dans un proche avenir. 
Si cet espoir devait être déçu, les re- 
lations inter-allemandes, qui ont été 
très actives ces derniers temps, re- 
tomberaient dans la morosité. 

ALAIN CLÉMENT. 






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• Les musées nationaux fermés 
pour cause de grive. — Le Louvre, 
le Jeu de Paume, le château de Ver- 
sailles et d'autres musées, natïntmnx 
sont fermés, ce mercredi 2 Z septem- 
bre, à la suite d’un ordre de grève 
lancé par l'ensemble des symficàts 
(F.O„ C.G.T. et CF.D.T). Ces der- 
niers protestent contre, le retard dé 
l’administration- à- mettre, au 
concours trois cents nouveaux postes; 
de surveillants de musée. 

• Un jeune voleur de voiture tué 
par des policiers à Marseille. - Un- 
jeune homme âgé de vingt ans, 
Serge Molinas, a été tué par deux 
policiers en civil qui tentaient de lui 
barrer la route, le. mercre di 28 sep- 
tembre vas J heures 30, près d’un 
grand ensemble du boulevard Mi-. 


• RECTIFICATIFS. - Un inci- 
dent technique du système de com- 
position a rendu irfcompFéhentible,' ■ 
dans nos premières éditions du 
28 septembre, deux paragraphes de 
l'article consacré aux Sens entre 
l’ex-F.L.N.C. et l'extréme-droite. A 
partir du troisième alinéa, le texte - 
aurait du être : - Un rendez-vous 
manqué, mais surveillé de près par 
la direction des renseignements gé- 
néraux. a conforté récemment ce 
sentiment. En juin, les policiers 
français ont appris qu'une déléga- 
tion de membres de Tex-F.LN.CL 
devait se rendre tes 2 et 3 juillet en 
Belgique, à Dixmude. Chaque an- 
née s y lient un pèlerinage régiona- 
lisie flamand, afin de commémorer 
le sacrifice èn ce lieu de soldais fla- 
mands de l'armée belge durant la 
première guerre mondiale. 

» Une manifestation devenue, au 
fil des ans et en marge des cérémo- 
nies officiel tes. l'occasion de ren- 
contres internationales de militants 
d' extrême-droite européens, . néo- 
nazis notamment. Bien que récem- 
ment dissous, le mouvement fla- 
mand néo-nazi V.M.Ô. (Vlaasme 
Miltianten Or de) en serait toujours 
l'animateur. Selon des source? poli- 
cières. une trentaine de militants 
français issus du Parti des forces 
nouvelles, du Mouvement nationa- 


chetet, à Marseille, alors qu’il pre- 
nait la fuite au volant. «Fone voiture 
volée la veflk-; Les po&dexs guet- 
taient le momcatt.oh 3 utiliserait la 
voiture , qu'ils avaient repérée, dans 
l’espoir de {Interpeller en flagrant 
dffiL ; 

■ • La Suisse nhhmcrgera pas ses 
déchets radioactifs. —“Le goeverne- 
. meut helvétique a annoncé, le 
26 septembre, qu’il renonçai t, pour 
cette armée, à immerger dés dfcbets 
radioactifs dan* J 'AU an tiqué. 
L'équipage du riâvïré britannique 
. qui devait' larguer lès fûts a refusé 
- d’assurer cette m£srictn, avec le sou- 
tien du Syndicat des gens de mer de 
Grande-Bretagne. -En août dernier, 
.la Belgique avait pris fat même déci- 
sion. — (Reuter. ) 


liste révolutionnaire; des Fai s ce a u x 
nationalistes, européens et du 
GR ECE entraient participé cette an- 
néeà ces diverses réunions. * 

U en a été de même pour l'article 
intitulé T * L’Etat est décidé à éviter 
Le dépôt de bilan du groupe Creusofc- 

- Loire*, dans le Monde du. 28 sep- 
tembre. . ". . . ■ . 

. Nous aurions dû imprimer : »ll 
faut encore dégager 5,750 nullards 
de francs. 65Q millions pour com- 
bler le trou de Phoenix Steel, un in? 
vestissement - sidérurgique' désas- 
treux outre-Atlantiquc (.„). Enfin, 
350 1 millions devront permettre de 
financer certaines activités du 
groupe et 400 millions seront néces- 
saires pour payer Je coût social de 
cette reàtructufâtian. 

- Voilà pourquoi M. Pineau- 
Valenciennes d écrit il y à qiielques 
semaines, à M. Fabius, le ministre 
de. l'industrie, pour demander que 
sqit accepté sùn plan soadl.de dé- 
graissage et que. soit assuré lefinan- 

- cernent du groupe par tes banques 
nationalisées (... ).» - • ~ 

H fallait lire aussi à proposée la 

‘ C.G.E. : * Une IRI à la française * 
et non une iDL Enfin,, la somme of- 
ferte par le C.ILÀ.;pour le rachat de 
20 - % de Framatome est de 400 à 
500 mütions de francs et non- mil; 
liards. • *. 




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